Mardi 18 Mai 2010 -- La wilaya d’Alger se dirige-t-elle vers l’incapacité de construire, d’ici quelques années, de nouveaux équipements à ses habitants, dont le nombre ne cesse d’augmenter ? Un bureau d’études portugais a été chargé d’élaborer un plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) pour la capitale, qui devrait être prêt l’année prochaine. Les arrondissements urbains et les assemblées populaires communales ont été, par ailleurs, instruites pour exprimer leurs besoins en équipements d’ici l’année 2030. Cela dit, des études pour l’élaboration des plans d’occupation du sol (POS), avec la coopération du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, ainsi que de la wilaya d’Alger, ont été lancés par des arrondissements urbains et des assemblées populaires. Nombre parmi ces collectivités locales ont rencontré des difficultés liées à la dilapidation du foncier, en particulier celui à vocation agricole. C’est ainsi que de très nombreuses constructions (villas) appartenant à des particuliers ont été érigées illégalement sur des superficies concernées par ces POS. Ce qui pose un réel problème aux autorités de la wilaya d’Alger qui, selon une source proche de cette institution, est dans une situation peu reluisante pouvant finir par l’abandon du PDAU en préparation, «à l’instar de ce qui est arrivé, précédemment, lorsque des programmes identiques ont été délaissés», ajoute cette source qui cite un autre problème, celui ayant trait à la nature juridique de terrains. Illustrant cet exemple, cette source évoque l’opposition faite par la direction des wakfs, de la zakat, du pèlerinage et de la omra, relevant du ministère des Affaires religieuses, quant à l’exploitation d’un terrain dont la superficie dépasse les trois hectares, commune de Birkhadem, circonscription administrative de Bir Mourad Raïs, occupé par deux exploitations agricoles collectives. Le wali d’Alger avait, dans un document dont nous possédons une copie, signé un PV de visite sur terrain, effectuée sur une partie de ce terrain, à travers lequel il demande que soient vérifiés les documents administratifs (attributions et permis de construire) des auteurs de constructions érigées sur les lieux, ajoutant que ce terrain appartient, toujours, aux domaines d’Alger et que celui-ci n’a été cédé à aucune partie, y compris l’EAC qui a bénéficié d’un droit d’exploitation sur cette terre.
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Thread: La capitale dépourvue de PDAU
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18th May 2010 00:22 #1
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18th May 2010 16:42 #2
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Riyad Hamadi :
Mardi 18 Mai 2010 -- L’Algérie a construit depuis 2004 des centaines de milliers de logements, mais les infrastructures d’accompagnement comme les écoles primaires, les lycées, bureaux de postes, centres de santé n'ont pas suivi. Les exemples ne manquent pas et les parents d’élèves sont confrontés chaque année scolaire au manque de places pédagogiques et à des classes surchargées.
À la cité la Fantan de Bouzareah sur les hauteurs d’Alger, une seule école primaire de 18 classes existe pour une cité de plus de 2.000 logements. Six classes ont été construites récemment à l’intérieur de la cour de cette école pour accueillir les élèves de la nouvelle cité Cosider de 421 logements, récemment terminée. « Six classes pour plus de 420 logements, c’est très insuffisant. Il n’y aucune coordination, ni planification entre les différents secteurs. On construit des cités sans prévoir les écoles nécessaires », se plaint un parent d’élève. « Il y a déjà plus de 80 élèves inscrits pour le préscolaire de la prochaine année scolaire alors que l’école ne dispose que deux classes », dit-il.
Pourtant, la cité Cosider de la Fanton n’a pas émergé du jour au lendemain en prenant de vitesse les autorités, notamment le ministère de l’Education nationale. Le projet qui a connu du retard a été lancé au début des années 2000. Les autorités ont eu le temps nécessaire pour prévoir et construire des écoles primaires, un bureau de poste, une antenne de la mairie, un commissariat et des routes. Les habitants de cette cité des hauteurs d’Alger se plaignent aussi de l’absence du téléphone fixe, malgré les nombreuses demandes adressées à Algérie Télécom.
L’exemple de la cité la Fantan de Bouzareah n’est pas unique en Algérie. À Oran, les habitants de Akid Lotfi, une cité de 4.000 logements LSP, livrée en 2004, attendent toujours une école primaire, un bureau de poste, une salle de sports, une antenne de la mairie, un centre de santé, un commissariat de police. L’absence d’infrastructures d’accompagnement dans les nouvelles cités construites depuis 2000 illustre en fait l’absence d’une politique d’urbanisme et le manque de coordination entre les différents ministères : Habitat et urbanisme, Education nationale, Intérieur et collectivités locales, Poste et nouvelles technologies de l’information, Jeunesse et sports, Environnement et aménagement du territoire.







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