Mardi 6 Juillet 2010 -- Le sentiment d’indépendance entre l’officiel et l’officieux, c’est précisément le thème qu’on aurait voulu traiter à l’occasion de la célébration de cette journée du 5 juillet, si symbolique à nos yeux, même si 5 juillet ne signifie, d’après un sondage évènementiel, pour nos enfants qu’un rectangle vert où nos Fennecs ont tenté une gloire d’un autre ordre. Il ne s’agit pas, là dans cet espace, de jouer au trouble-fête, mais simplement de recadrer quelques concepts qui brouillent des générations déjà traumatisées par d’autres soucis et qui se rebiffent dans l’identité du ballon rond. Mais la grande java du Mondial terminée, les Fennecs rentrés, que devient ce drapeau qui a orné nos villes et nos villages des mois durant ? Cet emblème, taché du sang de nos martyrs, sera-t-il plié en cédant la place au laxisme de nos APC et de nos wilayas, à l’anarchie des villes et à la bassesse des comportements ? Nous sommes face à deux solutions possibles : soit inciter la FIFA à notre cause nationale et à faire un Mondial non-stop pour que nous autres Algériens nous puissions retrouver un sentiment national durable, une solution peu plausible et impossible en même temps, soit revenir à de bons sentiments nous-mêmes, en faisant de cette charge émotionnelle un tremplin pour l’avenir.
Il est vrai que le sentiment d’indépendance passe tout d’abord par un sentiment de confiance qui ne se décrète par aucune administration, quelle que soit sa bonne foi. Mais, l’officiel mis à part, un éveil citoyen s’impose, car on ne peut affecter derrière chaque citoyen un agent de contrôle de civilité, un autre de contrôle d’hygiène et un troisième pour la salubrité du langage. Nos APC et nos écoles se retrouvent côte à côte pour l’édifice de ce sentiment d’appartenance à un territoire, à un peuple et à une culture. Où en sommes-nous de cet édifice ? Nos chroniques judiciaires constituent le baromètre des comportements de nos élus et s’il faut illustrer ces propos, la campagne anticorruption qu’ont menée les services de sécurité est révélatrice de certains comportements mafieux au profit d’intérêts personnels. Dans cet ordre d’idée, citons juste une pensée du Mahatma Gandhi qui disait que «Nul homme qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses compatriotes». Il disait aussi qu’un pas à la fois me suffit, faisons-le pour commencer une grande marche pour la gloire éternelle de notre peuple et notre emblème, pour la mémoire de nos martyrs, pour notre pays en faisant barrage à tous ceux qui veulent semer le doute sur notre identité et nos constantes, car même si elle agit en silence, la mémoire de l’histoire est toujours vive et retiendra, comme elle l’a toujours fait, le moindre fait de nos actes.
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Thread: Commémoration du 5 juillet :
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6th July 2010 00:18 #1
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Samir Méhalla :







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