L'année des émeutes
L'année 2005 aura été une année marquée surtout par les grèves et les émeutes enregistrées un peu partout à travers le pays. En effet, au mois d'octobre seulement, des citoyens sont sortis dans la rue crier haut et fort leur mal vie à Sétif, Tipaza, Aïn Defla, Khemis Miliana, El-Attaf, Bordj Bou-Arréridj et tout récemment à Arzew, où deux jeunes ont trouvé la mort lors de la répression des émeutes par les forces de l'ordre.
La montée du front social est on ne peut plus inquiétante car elle est le signe que tout va très mal. Un pouvoir d'achat qui se dégrade comme peau de chagrin, une crise du logement de plus en plus aigue et qu'on ne réglera pas de sitôt avec tous les problèmes de foncier et les entreprises du bâtiment plus ou moins défaillantes. L'exemple le plus démonstratif est le projet de location-vente de l'AADL qui a fait rêver tous les Algériens et qui traîne toujours malgré la présence d’ouvriers chinois réputés pour leur sérieux dans le travail. A ce jour, nombreux sont ceux qui ont déposé leurs dossiers en 2001 et sont toujours en attente d'une réponse qui ne vient pas.
La situation sociale est aussi marquée par les augmentations des prix qui ne cessent de gagner du terrain, surtout celles enregistrées pour l'électricité et le gaz, et qui font que les gens se retrouvent à s’acquitter du double de ce qu'ils payaient il y a quelques mois. On parle aussi beaucoup de la montée du banditisme et l'insécurité dans les grandes agglomérations, du chômage difficile à résorber malgré les programmes élaborés pour la création de micro-entreprises, de l'avancée du béton qui dénature les paysages et nous prive de toute la verdure qui donnait sa beauté au paysage, des cités dortoirs qu'on a construit un peu partout et dans lesquelles on a casé des familles sans penser un moment qu'elles pourraient avoir envie de détente et de loisirs, de ces commerces informels qui poussent comme des champignons et prennent de l'ampleur comme par magie et sont à l'origine de fortunes colossales sans que quiconque lève le petit doigt, de la bureaucratie toujours aussi présente dans nos administrations, des passe-droits, de pots de vins… et tout ce qui fait que l'injustice sociale devient de plus en plus flagrante et aussi de plus en plus ressentie par la frange défavorisée qui, elle aussi, ne cesse de gagner du terrain, même si les officiels affirment qu'il n'y a pas, en Algérie, de gens qui meurent de faim. Il y a pourtant ceux qui n'arrivent pas à assurer la scolarité de leurs enfants, ceux qui n'arrivent pas à acheter des médicaments, ceux qui n'arrivent pas à payer leur loyer ou autres charges… Tout ceci pousse les gens à crier leur ras-le-bol d'une vie sans perspectives. Alors que d'autres s'enrichissent à vue d'œil.
http://www.lesdebats.com/rubriques/nation.htm#3
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12th November 2005 12:52 #1
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A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
By: George Bernard Shaw
I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul
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14th November 2005 07:16 #2
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Face aux soulèvements populaires
http://www.elwatan.com/2005-11-14/2005-11-14-30180
Les soulèvements sociaux, avec leur cortège de violence, de morts, de blessés et d’interpellations parmi les jeunes révoltés, se multiplient. Partant, les émeutes qui ont éclaté hier à Laghouat ne sont pas un coup de tonnerre dans un ciel serein.
Avant cette ville du Sud algérien, il y a eu d’autres troubles à Arzew suite à une intempestive décision de démolition de commerces informels. Peu auparavant, des manifestants d’El Attaf (Aïn Defla) ont porté sur la voie publique leur mécontentement face au retard constaté dans le versement de la prime de scolarité. Les habitants de Takhmaret, une bourgade située à 100 km de Tiaret, se sont également rebellés contre l’autorité locale. Il y a eu aussi des escarmouches à Sétif et à Blida. Durant l’été précédent, ce fut au tour des localités de Theniet El Had (Tissemsilt), Oued Chadi (Skikda), Béchar Djedid, Djelfa... de se transformer, le temps d’une colère, en viviers de la contestation populaire. A quelques exceptions près, la misère sociale qui colle aux guêtres des Algériens est à l’origine de ces soulèvements, presque cycliques, qui se sont fait jour dans plusieurs villes du pays. Pourtant, les dirigeants du pays, le président de la République en tête, clament à longueur de leurs discours, que les caisses de l’Etat regorgent d’argent.A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
By: George Bernard Shaw
I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul
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15th November 2005 15:21 #3
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quelle misère
Quelle misère !!!!
Misère sociale, misère morale, misère….
La misère est une mauvaise graine qui pousse un peu partout, le vent entraîne les graines ici et là, elle n’a pas besoin de beaucoup d’eau ni de beaucoup de nutriments, et heureusement sinon elle ne s’appellerai pas misère cette plante. Les ramifications sont si importantes qu’elles s’étendent sur tous les continents. Il existe de nombreuses sortes de misère et il y a désormais des hybrides qui se développent depuis ces dernières années, où même les produits chimiques ne peuvent plus rien.
L’homme est son propre ennemi, le pire !!!
Pour terminer et sans mentir
Il reste de l’espoir dans l’attitude des hommes
Celui qui me l’a dit n’est pas plus haut que trois pommes
_Alice_







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