Des violences urbaines au règne de Narcisse
La violence des délinquants qui empoisonne la vie des cités exprime le crépuscule des repères de base. Une violence prévisible, annoncée dans les faits, conséquence d'erreurs déjà dénoncées en leur temps. Mais qui voulait l'entendre ? A chaque fois c'est une catastrophe qui nous réveille. La société se sent trahie et déboussolée par une gouvernance qui semble menée à partir des sondages, des images médiatiques, voire de ses points aveugles.
Le narcissisme contemporain, dans lequel le sujet se prend pour la référence de tout, détricote le lien social et remet en question la plupart des solidarités humaines. Sous l'emprise de l'individu-roi, le législateur contribue à dévaloriser le sens du couple et de la famille au point de saper celui de l'autorité, de l'engagement et de l'éducation, à travers des lois qui créent de la pathologie sociale. Narcisse impose son ordre funeste autour de quatre faits importants.Le comportement de nombreux jeunes est le symptôme de la confusion du lien familial, d'un mépris du sens des lois, des références culturelles de la société et d'un désarroi délétère qu'on a laissé s'installer. S'ajoute ce que l'on nous prépare pour demain en brouillant, par exemple, le sens de la filiation sans mesurer les effets collatéraux. 1) Le règne de Narcisse délaisse les réalités et les lois objectives au bénéfice des revendications subjectives que la loi devrait légitimer au lieu de s'inspirer de ce qui a une dimension objective et universelle. En acceptant l'arbitraire de la subjectivité, le législateur favorise la désocialisation et dévalorise toutes les autres lois qui peuvent être de moins en moins respectées. A chacun ses moeurs, à chacun ses lois et, grâce à ce miroir dans lequel des personnes veulent se légitimer, la société se fragmente en tribus psychiques et en territoires hors la loi.
2) Le règne de Narcisse c'est le nivellement du «tous ensemble, tous pareils». Au nom de l'égalitarisme, la loi ne distingue plus entre l'essentiel et l'accidentel. Alors que les problèmes de nombreux jeunes révèlent de graves carences familiales, les élus sapent les fondements de la famille en légalisant tout ce qui existe. Prochainement ils risquent de fabriquer du couple et de la famille, non seulement à partir des «tendances sexuelles», ce qui est incohérent, mais aussi en légalisant des cas particuliers qui ont toujours existé sans pour autant être des références. Ce besoin de lois justificatives en dit long sur l'incertitude de ceux qui les revendiquent. La confusion première vient du manque de soutien de l'État à ce qui constitue réellement la famille issue de l'union d'un homme et d'une femme.
3) Le règne de Narcisse c'est aussi celui du transgresseur qui passe pour un héros et se trouve valorisé par les médias et encore davantage s'il utilise sa situation pour en appeler à réformer les lois de la société et les règles morales. C'est de cette façon que fonctionne le pervers narcissique qui instrumentalise tout au nom de son plaisir. On crée une situation de fait pour ensuite demander sa légalisation. Hier c'était avec la drogue, aujourd'hui c'est avec l'adoption des enfants, dans un duo homosexuel, au nom de leur sécurité juridique. Nous assistons, une fois de plus, au meurtre des symboles et au pillage des rôles et des fonctions familiales. La manipulation et la propagande de Narcisse détournent le sens des réalités. Comment s'étonner que devant de telles mesures insidieuses, arbitraires et transgressives, des jeunes soient dans le mépris des lois ?
4) Le règne de Narcisse culmine enfin dans le négationnisme de la différence sexuelle et le révisionnisme des normes sexuelles de la société, qui fondent pourtant le lien social, et dans la revendication du «droit» à l'enfant. Un récent colloque sur l'«homoparentalité» est venu le prétendre. La plupart des enquêtes sur le «bien-être» des enfants vivant dans ces conditions sont limitées et faussées. Elles ne rendent pas compte des structures psychiques qui se mettent en place. Les vrais problèmes apparaissent bien plus tardivement. Les mots, les discours et les chiffres sont manipulés pour en appeler à «l'égalité» afin d'éviter la question de l'instrumentalisation des enfants qui servent d'étayage à ces adultes. La filiation se brouille et devient socialement illisible.
Le désir d'enfant n'est pas en soi légitime, encore faut-il être dans les conditions d'un couple générationnel pour l'accueillir. L'adoption a toujours impliqué un critère de sexualité fondé sur la différence sexuelle. C'est un principe d'humanité et de réalité pas un préjugé, ni une discrimination. L'enfant a besoin de recevoir des matériaux psychiques venant d'un homme et d'une femme, ou d'une personne ayant intégré psychiquement la différence sexuelle, pour se structurer affectivement. Sinon les effets identitaires directs et collatéraux apparaîtront pour lui, une fois devenu adulte, et pour la société sur plusieurs générations.
Allons-nous vers une filiation désincarnée qui fera violence à l'identité personnelle ? Cette vision de la filiation trafiquée prépare les problèmes sociaux de demain, comme l'architecture monstrueuse des années 60 a démoralisé les cités. De détails en détails la société se défait alors que l'on sait ce qui peut la faire vivre et progresser.
Tony Anatrella
Le Figaro [21 novembre 2005]
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29th November 2005 10:29 #1
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A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
By: George Bernard Shaw
I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul
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30th November 2005 11:25 #2
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dites-le avec des fleurs
Narcisse - l'égoïsme la formalité
Désolée, F-, j’étais dans les fleurs et j’ai pensé que je pouvais me permettre d’égayer ce texte !!!
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30th November 2005 11:36 #3
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Re: dites-le avec des fleurs
Et j'ai choisi le terme "égayer" pas par hazard !!! lolOriginally posted by _Alice_
Narcisse - l'égoïsme la formalité
Désolée, F-, j’étais dans les fleurs et j’ai pensé que je pouvais me permettre d’égayer ce texte !!!
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30th November 2005 11:42 #4
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Re: Re: dites-le avec des fleurs
Je ne vois pas!Originally posted by _Alice_
Et j'ai choisi le terme "égayer" pas par hazard !!! lol
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30th November 2005 11:45 #5
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Re: Re: Re: dites-le avec des fleurs
Originally posted by phylay
Je ne vois pas! :rolleyes:Originally posted by _Alice_
Et j'ai choisi le terme "égayer" pas par hazard !!! lol
dans le mot égayer, il y a "gay" rapport au texte !!
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30th November 2005 11:58 #6
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I see
Hmmm, je cherchais un rapport avec les fleurs...Originally posted by _Alice_
dans le mot égayer, il y a "gay" rapport au texte !!
Les nuances de la langue de shakespeare ne me sont pas toutes accessibles
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30th November 2005 12:09 #7
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Re: I see
i know it's okay for me, an english word for a french sensOriginally posted by phylay
Hmmm, je cherchais un rapport avec les fleurs...Originally posted by _Alice_
dans le mot égayer, il y a "gay" rapport au texte !!
Les nuances de la langue de shakespeare ne me sont pas toutes accessibles :confused:
i am carefull because, i am used to be with moroccan and algerian too
Mslama !
ahahahahhahalice







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