Yasmina Khadra est un écrivain algérien. Peu de gens le savent désormais et peu de gens veulent encore le savoir ou s’en souvenir. Pour cela, il faudra que le bonhomme soit mort, rejoigne ceux qui tuent ou partage les raisons de ceux qui ne veulent pas vivre. Le pays est ainsi fait qu’il a réservé l’honneur et la date à ceux qui ne peuvent même plus remuer la terre et à ceux qui s’en servent comme un repas infini dans un univers de mastication perpétuelle. Il y a quelque semaines, cet écrivain, né de lui-même malgré les autres et qui réussit là où les autres n’ont fait que revendre des cadavres, a été récompensé par le «Prix des libraires», et juste après, par le «Prix des tropiques», la-bas, c’est-à-dire dans un autre pays que celui qu’il porte, emporte. L’information a fait «son» bruit en France et dans le système de la francophonie. Elle pèse lourd pour un indigène et signifie beaucoup pour ceux qui le lisent et le suivent comme un astre hybride. L’information n’en sera pas cependant une en Algérie: peu de journaux parlèrent de cette distinction et, au mieux, lui réservèrent le «coin timbre» de leur pages mortes. L’un des deux n’étant pas algérien au yeux de l’autre, n’aimant pas l’autre ou ne voulant pas reconnaître dans l’autre l’honneur épique d’avoir réussi dans un pays qui n’est pas même le sien et celui de son partage intime. Passons. L’AFP donnant l’information rapporta l’essentiel «en bas de page»: le dernier roman de Yasmina Khadra, celui que l’on aime ou que l’on peut ne pas aimer, vient d’être «acheté» par une boîte d’Hollywood en vue de son imminente adaptation au cinéma. «Ce qui me navre, c’est le silence de nos médias. On dirait que je fais cavalier seul. Que se passe-t-il ?», confiera l’écrivain au chroniqueur. Le débarquement du premier Algérien dans la galaxie Hollywood, autrement que pour le boulot de serveur et depuis que l’Algérie est un pays visible, est passé dans un affreux silence en Algérie comme s’il s’agissait de l’inauguration d’une lampe dans un village déjà électrifié.
Sur l’échelle nationale des valeurs, cela a pris place dix mille degrés plus bas que la découverte d’un gisement gazier ou le retour d’un repenti. Nul écho, nul satisfecit auto-nationaliste (le pays ayant pourtant la grosse habitude de ses narcissismes), nul message de félicitations ni même intérêt des médias libres, indépendants de leurs volontés ou publics jusqu’à ressembler à un télégramme et une notice d’aspirine.
«Je viens de créer l’événement. Pour la première fois dans l’histoire, la littérature algérienne entre à Hollywood ! L’Attentat (The Attack, en anglais) sera adapté au cinéma par Focus, les producteurs de «Brokeback Mountain» (huit nominations aux Oscars, et Oscar du meilleur réalisateur). Une telle nouvelle aurait dû enthousiasmer les Algériens, non ? Regardons un peu les Français. Dès qu’un des leurs joue en Amérique, c’est le délire. Pourquoi sommes-nous si tristes quand l’un des nôtres nous honore ?», s’interrogera l’homme de chez nous face aux cadavres des gens de chez nous.
La réponse à Yasmina Khadra, c’est Yasmina Khadra qui la donnera: le pays nous a longtemps habitués à nous interroger nous-mêmes et à retrouver tout seuls les réponses dont il estime ne pas avoir le devoir, ni l’histoire, ni la langue acceptée. Le pays étant un Royaume de monologues. Ceux voraces du Pouvoir et ceux mystiques de la solitude. Passons donc. Yasmina Khadra explique que le pourrissement n’est pas uniquement politique, comme on s’y complaît. «Le milieu intellectuel en Algérie est tout aussi mesquin que les hautes sphères. Il faut aussi rappeler à l’ordre ceux qui sont censés s’indigner devant la bêtise humaine et qui, concrètement, l’incarnent avec dévotion». La tristesse, pourtant vaincue, de cet écrivain qui conquit Hollywood est poignante. On y ressent la biographie diffuse de mille autres cas des enfants de ce pays, tous passés par le même tunnel et le même sort toxique d’invisibilité injuste, là où leur enfance attend encore la reconnaissance de l’immense parenté des siens. C’est le cas de dix mille autres Algériens, partis là-bas ou un peu morts ici. Cela se passe ainsi en Algérie parce que le pays a le don de ses propres décompositions. C’est un pays qui se hait au nom de l’amour qu’il porte à ses entrailles, à son histoire et à sa façon de fausser les rendez-vous de sa propre naissance. Beaucoup, certainement beaucoup d’Algériens comprendront le ton retenu et honorable de l’écrivain qui explique, ne se justifie pas, dévoile sans dénuder. «Ma solitude, ou mon isolement, ne fausse pas mes certitudes. Donc, il est toujours possible de se soustraire à la médiocrité ambiante et de s’élever haut dans le firmament. La presse algérienne, du moins les journalistes intègres se doivent de saluer l’exploit de chaque Algérien. Le pays en a besoin. Le moral des troupes en a besoin. Se taire, c’est participer à la négation de soi. Franchement, K., est-ce que tu penses que, personnellement, j’ai besoin d’être encensé par le journal X. ou le journal Y. ? J’ai toute la presse du monde derrière moi. Mon roman, quand il sort aux USA ou en Allemagne, crée l’événement. J’ai fait la Une du supplément littéraire du New York Times. Une demi-page pour moi seul. N’est-ce pas éloquent ? Mais c’est légitime pour la presse algérienne de relayer la presse internationale. Le peuple a besoin de savoir que ses enfants ont des... , qu’ils triomphent, qu’ils liftent avec talent ce que la corruption, l’intégrisme et la bêtise ont défiguré. J’ai aussi besoin du soutien - platonique - des miens. J’ai vendu plus de 2 millions de livres dans le monde. Je suis heureux. J’ai des amis partout. Mais c’est plus enivrant de sentir les miens. Une simple question d’équilibre (...). Et les gens s’apitoient, non pas sur moi, mais sur cette infortune plurielle qui commence à caractériser les Algériens. Raison pour laquelle il est impératif de se secouer (...). Le vrai chant de la liberté, il est dans l’insolence de réussir là où tout contribue à l’échec».
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9th April 2006 14:36 #1
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10th April 2006 17:52 #2
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Ahaln' ya Fortunato,
je me demande pourquoi est ce silence, enfin je pense qu'il n'est pas le 1er algerien qui fais histiore dans le monde , dont on parle pas, de ma part je suis habituee.
En plus je n'ai jamais entendu parler de cette personne meme en algerie?!enfin quand j'etais labas.
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11th April 2006 19:53 #3Comment ça se fait une mec qui s'apelle Yasmina ou Khadra?!!Originally posted by FORTUNATO
Yasmina Khadra est un écrivain algérien. Peu de gens le savent désormais et peu de gens veulent encore le savoir ou s’en souvenir. Pour cela, il faudra que le bonhomme soit ...
FORT tu dois verifier ce que tu rapportes avant de cliquer sur Envoyer ici

Lazhar Rekik
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11th April 2006 21:19 #4
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Yasmina Khadra ou Commissaire Llob est les pseudonyme!!
sont vrai nom Mohammed Moulessehoul
ex officier de L'arme et commandant 2e région militaire
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11th April 2006 21:59 #5
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Yasmina et khadra sont les deux prenoms de sa femme.
Ses premiers livres ont ete edite en Algerie et n'ont pas connu un grand succes.
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12th April 2006 08:01 #6
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Sahha PapichaOriginally posted by papisha18
Ahaln' ya Fortunato,
je me demande pourquoi est ce silence, enfin je pense qu'il n'est pas le 1er algerien qui fais histiore dans le monde , dont on parle pas, de ma part je suis habituee.
En plus je n'ai jamais entendu parler de cette personne meme en algerie?!enfin quand j'etais labas.
Je suis d`accord il n`es probablement pas le premier Algérien qui fais l`histoire dans le monde de la littérature; puisque Assia Djebbar étais même nommer pour le prix Nobel 2005, en plus il -ya 1 autre Algérien qui as déjà le prix Nobel "Albert Camus"
, en Algerie, Yasmina Khadra es connu comme simple écrivain, mais pas tellement apprécier et priser, en Europe/US il est beaucoup plus connu et reconnu, c`est vrai il écris beaucoup plus depuis qu`il as quitter l`arme.

F-
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12th April 2006 08:06 #7
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Saha LazzOriginally posted by lazzhar
Originally posted by FORTUNATO
Yasmina Khadra est un écrivain algérien. Peu de gens le savent désormais et peu de gens veulent encore le savoir ou s’en souvenir. Pour cela, il faudra que le bonhomme soit ...
FORT tu dois verifier ce que tu rapportes avant de cliquer sur Envoyer ici
Waah Kho! Je vais faire Attention
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I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul







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