Jeudi 5 avril 2007 -- C’est la confusion totale dans le secteur de l’éducation nationale à Constantine, particulièrement chez les enseignants de la langue française de tous les paliers. En effet, ces derniers ont été surpris par la réponse de l’université française (Franche-Comté) à leurs demandes d’inscription pour un mastère à distance en français.

La réponse de cette université était que leurs demandes sont prématurées et que le projet en question est à présent au stade des négociations entre les deux parties (le ministère de l’Education nationale et l’université française).

Rien n’a été signé de façon officielle, ont précisé les responsables français de la formation. Pourtant, les enseignants de français n’ont contacté l’université française qu’après une correspondance officielle du ministère algérien de l’Education nationale, portant inscriptions au mastère à distance pour cette catégorie du corps enseignant et fixant même les modalités de candidature et d’étude.

La correspondance s’adressait particulièrement aux professeurs de langues titulaires du baccalauréat et d’une licence en français qui devraient effectuer une préinscription par E-mail auprès du responsable administratif de l’université française ainsi qu’au niveau de la responsable de la formation – leurs adresses électroniques figuraient sur le document officiel qui précisait également que la date limite pour les inscriptions était fixée au 20 mars 2007.

Mais, ces jours-ci, les postulants à ladite formation ont reçu des réponses décevantes, ce qui a d’ailleurs étonné les personnes concernées «Pourquoi sommes-nous destinataires d’une telle correspondance, alors que le mastère n’est qu’au stade de projet», se sont interrogés certains professeurs.

D’autres n’ont pas manqué de se rapprocher des services de la formation de la direction de l’éducation, mais sans pour autant obtenir des explications à ce propos. On leur a expliqué qu’il s’agit d’accords conclus entre la tutelle et la partie française.

Par ailleurs, les responsables ont souligné que cette formation entre dans le cadre des réformes du système éducatif introduites depuis quatre années, au même titre que les PGS et autres cycles de formation décidés au profit du personnel de l’éducation nationale devant accompagner la réforme du secteur.