Dimanche 14 octobre 2007 -- Alors que les rumeurs persistent sur une possible séparation du couple présidentiel, Le Parisien rapporte, dimanche 14 octobre, que Cécilia Sarkozy a envoyé un SMS à son amie Isabelle Balkany pour la rassurer. "Ne t'inquiète pas. Tout va bien", indiquait-il selon le quotidien. Une fois encore, le président est apparu seul samedi soir dans les tribunes du Stade de France pour suivre la demi-finale de la coupe du monde de rugby, continuant à alimenter ainsi les supputations. Selon nos informations, l'annonce officielle de la séparation devrait avoir lieu lundi.
L'Est Républicain persiste et signe
Vendredi, le quotidien L'Est Républicain maintenait son information selon laquelle l'Elysée devrait annoncer prochainement le "divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy". Interviewé par 20 minutes, Laïd Sammari, journaliste au quotidien affirmait que "la seule question, c’est comment l’Elysée va faire cette annonce". "Je remarque que ce matin (vendredi), contrairement à son habitude, Nicolas Sarkozy n’a pas convié la presse à son déplacement en Normandie", ajoutait-t-il. Par ailleurs, dans une interview au Post.fr, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express affirme que "la séparation de Nicolas et Cécilia Sarkozy est désormais "un secret de Polichinelle". "On va vers une annonce officielle apparemment imminente", indique-t-il. Selon nos informations, l'annonce devrait avoir lieu lundi.
Pas de commentaires de l'Elysée
Le quotidien L'Est Républicain avait affirmé, vendredi, sur son site que l'Elysée "devrait annoncer dans la journée la séparation et le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy", citant des sources proches de l'Elysée. En fin de journée vendredi, aucun annonce officielle n'avait cependant été faite. Le quotidien affirme que la femme du chef de l'Etat a réalisé des photos pour un magazine spécialement à cet effet. Joint par l'Associated Press, le porte-parole présidentiel David Martinon n'a souhaité faire "aucun commentaire sur ce genre de rumeur". "C'est grotesque et ridicule", a-t-il dit.
"On ne peut pas faire de commentaire sur toutes les rumeurs comme ça", a déclaré Carina Alfonso-Martin, la porte-parole de l'épouse du chef de l'Etat.
Selon le quotidien, Cécilia Sarkozy "devrait s'expliquer dans les prochains jours sur cette rupture spectaculaire. Les choses devraient aller assez vite, car une procédure de divorce devrait rapidement être introduite auprès du tribunal de Nanterre, juridiction des Hauts-de-Seine, compétente en la matière".
Rumeurs
Déjà jeudi, le quotidien suisse La Tribune de Genève affirmait que l'information devait être prochainement officialisée.
"La presse hexagonale est prête à officialiser la séparation du couple présidentiel", écrivait en effet Alain Jourdan dans son article, intitulé "La France traque Cécilia jusqu'à Genève" et revenant sur les rumeurs ayant circulé en fin de semaine dernière.
De nombreux médias s'étaient en effet interrogés sur les absences très remarquées de la femme du président lors de la visite de son mari en Bulgarie ainsi que lors de l'émission "Vivement Dimanche" consacrée à Rachida Dati.
Les pages sont prêtes
Selon le journaliste suisse, "les rédactions sont dans les starting-blocks. Les journalistes français attendent un communiqué de l'Elysée ou une déclaration de Cecilia Sarkozy pour faire leurs gros titres". "Les pages sont déjà" prêtes, aurait même affirmé le rédacteur en chef d'un "grand magazine".
La Tribune de Genève donne par ailleurs les résultats de son enquête sur les absences de la première dame de France. Selon le quotidien, Cécilia Sarkozy était à l'hôtel la Réserve, à Genève, il y a trois semaines, en pleine polémique sur les infirmières bulgares. Elle y aurait séjourné deux nuits, mais "il n'est pas exclu qu'elle y soit retourné depuis ou qu'elle ait prévu d'y séjourner à nouveau"."Ces derniers jours, en tout cas", poursuit l'article, "elle n'était pas sur les bords du lac Léman", mais à Londres.
Le quotidien donne ces informations en estimant que "les ennuis du couple du président français ne sont plus du domaine de la sphère privée". "Pourtant, la presse française ne sait toujours pas comment les aborder", poursuit le journaliste pour qui il ne s'agit pas seulement d'une question d'éthique". Selon lui, "les patrons de presse sont tous amis avec le président. Tant que l'info n'est pas officielle, elle n'existe pas". Et "beaucoup" de journaux attendraient "une permission élyséenne pour pouvoir" écrire que le couple s'est séparé.
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14th October 2007 15:21 #1
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Cécilia Sarkozy à Isabelle Balkany : "Tout va bien"
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14th October 2007 15:33 #2
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Dimanche 14 Octobre 2007 -- Ultime manoeuvre de diversion ou ignorance réelle ? A l'Elysée, on opposait, samedi encore, une fin de non-recevoir catégorique aux - insistantes, persistantes, harcelantes - rumeurs de divorce du couple Sarkozy. Il semble pourtant loin le temps où le couple présidentiel affichait un bonheur que certains jugent factice. La Ve République connaîtra-t-elle son premier divorce ?
Si les conseillers du président de la République, sur la défensive, reconnaissent avoir "effectivement" lu l'article publié vendredi sur le site web de L'Est républicain annonçant, avec force détails, qu'une séparation officielle est sur le point d'intervenir entre Nicolas et Cécilia Sarkozy, tous font état de leur totale impossibilité à s'exprimer sur le sujet "si intime", "totalement privé" et qui "n'appartient qu'à eux" de la vie conjugale des Sarkozy. Du "Je ne suis pas habilité" de l'un au "Je ne commente pas la rumeur" de l'autre, en passant par "Je ne suis au courant de rien, ni de près ni de loin" du troisième, pourtant de tous les déplacements, l'entourage du chef de l'Etat forme, depuis des semaines, un pack serré et étanche autour du patron. Et les interrogations des observateurs se heurtent invariablement à des réponses évasives et dilatoires.
Le retour précipité de Cécilia du G8 d'Heiligendamm, en juin, qui lui a fait sécher le déjeuner des femmes de conjoints offert par l'époux d'Angela Merkel? "C'était l'anniversaire d'une de ses filles." Son absence, en août, du pique-nique organisé par le président américain George Bush dans sa résidence d'été? "Une angine blanche". Et qu'importe si des photographes américains l'ont vu se promener, hâlée et les jambes nues dès le lendemain, dans les rues de Wolfeboro. Sa défection lors du récent voyage présidentiel en Bulgarie, où elle était attendue comme une héroïne depuis son coup d'éclat à Tripoli avec les infirmières? "Quand elle va en Libye, ça ne va pas. Quand elle ne va pas en Bulgarie, ça ne va pas non plus. Quoi qu'elle fasse, on la critique. Elle est blessée." Sempiternelles explications répétées en boucle par Carina Alfonso-Martin, son attachée de presse personnelle, à des médias aux aguets dont les photographes planquent, des heures durant, entre Genève, Londres et Paris (où elle a été vue hier), à peine est-elle annoncée quelque part.
Seul à la Lanterne
Aux aguets, les médias. Et d'autant moins gênés de l'être qu'ils ont connu -et parfois subi- la volontaire surexposition du couple, au temps des jours heureux. Fier de montrer une épouse dont il était démonstrativement amoureux et envers laquelle il ne tarissait pas d'éloges, Nicolas Sarkozy usait, bien avant Ségolène Royal, de la carte people. A-t-il joué avec le feu? Déjà, lorsque le couple s'est séparé en 2005 et que chacun envisageait de refaire sa vie de son côté -une procédure de séparation à l'amiable avait même été envisagée-, le piège a failli se refermer sur lui. Que dire aujourd'hui, où chaque étape de ce qui ressemble de plus en plus à la chronique d'un divorce annoncé est scrutée à la loupe?
Quoi qu'il en soit, en ce mois d'octobre où le soleil se joue des nuages, ils semblent bien loin ces clichés détendus et souriants d'un couple glamour à qui rien ne semblait devoir résister. Cette double page, façon Kennedy, dans le bureau de la place Beauvau, du temps où Sarkozy était ministre de l'Intérieur, avec le petit Louis jouant sur le tapis... Ces photos de l'intronisation à l'Elysée, toute la famille recomposée au grand complet... Aujourd'hui, Louis a grandi, les cheveux de Nicolas ont imperceptiblement grisé et Cécilia, toujours belle, a pâli. Son visage s'est creusé. Son regard a changé, comme tourné vers l'intérieur. "Je suis là, mais je ne suis pas là", semble-t-elle dire, avec ce quelque chose de lointain, d'absent et de triste dans l'expression. Pas là, pas au Château en tous cas, où nul ne l'a vue depuis quatre semaines, où le couple ne s'est pas installé, contrairement à ce qui avait été annoncé par Sarkozy lui-même lors de la garden-party du 14 juillet. "Au fond, Cécilia est mon seul souci", avait confié, ce même jour, le chef de l'Etat.
Avant d'assister à France-Angleterre samedi soir, le chef de l'Etat a passé la journée seul à la Lanterne, la traditionnelle résidence de week-end des Premiers ministres qu'il avait annexée à peine élu, parce que, justement, disait-on alors, Cécilia s'en était entichée. "C'est une maison à taille humaine", aurait dit celle qui s'est toujours voulue "libre" et à qui le rôle de femme de président faisait si peur. "Je n'y arriverai jamais", répétait-elle, en pleurs, à quelques intimes lors de la soirée qui s'est tenue au Fouquet's le soir du second tour de l'élection présidentielle.
La séparation du couple Sarkozy pourrait devenir officielle très vite si l'on en croit les bonnes - et mauvaises - langues. Si le point de presse hebdomadaire du vendredi de David Martinon, le porte-parole de l'Elysée, a "exceptionnellement" été repoussé à demain lundi, ce ne serait pas un hasard... Mais le hasard a-t-il quelque chose à voir avec l'histoire de ce couple présidentiel - le premier de l'histoire de la Ve République - qui risque de se défaire?
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16th October 2007 22:53 #3
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Mardi 16 octobre 2007 -- L'avocat de Cécilia Sarkozy a indiqué mardi 16 octobre à La Tribune de Genève que l'épouse du chef de l'Etat "ne s'est pas rendue à Genève depuis le mois de juillet", contrairement à ce qu'avait affirmé le quotidien suisse.
La Tribune de Genève avançait en effet jeudi dernier que Cécilia Sarkozy était à l'hôtel La Réserve, à Genève, il y a quelques semaines, lors de la polémique sur les infirmières bulgares. Faux, affirme Me Michel Halpérin, avocat suisse de l'épouse de Nicolas Sarkozy. "Je me suis entretenu avec elle par téléphone à plusieurs reprises", explique-t-il au journal genevois, "elle est absolument formelle : 'Je ne me suis pas rendue à Genève depuis le mois de juillet. Mon bref séjour à ce moment-là est le seul que j'aie effectué à Genève depuis plusieurs années'".
Selon Me Halpérin, Cécilia Sarkozy "voulait s'adresser à la Tribune de Genève et à la presse suisse plus généralement".
Cécilia n'ira pas au Maroc
Les journaux helvétiques ont évoqué à plusieurs reprises les rumeurs autour de la séparation du couple présidentiel, et les raisons de l'absence de Cécilia aux voyages officiels de son mari. La Tribune de Genève avait notamment déploré le "silence" des médias français, qui attendraient, selon elle, un communiqué du palais présidentiel pour annoncer la rupture officielle des Sarkozy.
De son côté, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, s'est une nouvelle fois refusé lundi à tout commentaire sur les annonces de séparation évoquées dans la presse. Mais il a précisé que Cécilia Sarkozy n'accompagnerait pas le président dans son voyage officiel au Maroc la semaine prochaine. Selon le site internet du quotidien économique La Tribune, leur séparation pourrait être annoncée mercredi.
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16th October 2007 23:20 #4
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Mardi 16 octobre 2007 -- Le président de la République a-t-il le droit de divorcer? Alors que bruissent les rumeurs sur la séparation de Nicolas et Cécilia Sarkozy, 20minutes.fr fait le point sur cette épineuse question.
Procédure
Pour divorcer, même par consentement mutuel, les époux doivent être entendus chacun à leur tour par un juge aux affaires familiales. «Dans le cadre d’une procédure de divorce, le juge doit effectuer trois actes, explique cette avocate spécialisée en droit des affaires familiales. D’abord convoquer les époux, ensuite les auditionner et enfin homologuer - ou non - la rupture du mariage.» Une convocation et une audience que, précisément, interdit la Constitution. En effet, l’article 67 stipule que le Président «ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.»
Autrement dit, Nicolas Sarkozy est, depuis la réforme du statut du chef de l’Etat voulue par Jacques Chirac en février dernier, «irresponsable» pénalement mais aussi civilement.
«Si l’on interprète stricto sensu le texte de la Constitution, Nicolas Sarkozy se trouve dans l’impossibilité de divorcer, souligne Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Montpellier et membre de l'Institut Universitaire de France. Mais si l’on donne une interprétation plus élastique, on peut considérer, dans le cas d’un divorce par consentement mutuel, que le juge n’a qu’un rôle de notaire: il authentifie un acte voulu par les époux. Dans ce cas, le président de la République pourrait divorcer.»
Mieux: grâce à son statut de chef de l’Etat, aucun juge ne pourrait poursuivre Nicolas Sarkozy s’il advenait qu’il ne payait pas sa pension alimentaire. Ou même si quelqu’un voulait faire une recherche de paternité à son propos.
Contraire à la Constitution ou contraire aux droits de l'homme?
«Le cas d’un Président qui voudrait divorcer ne s’est jamais produit,» reprend Jules, un juriste qui tient le blog Diner's room. «Alors on ne sait pas ce qui pourrait se passer, la procédure est très floue. Au final, le juge aux affaires familiales qui statue sur un divorce est là pour vérifier que l’intérêt des époux est sauf, pas pour veiller au respect de la Constitution.»
Le président de la République pourrait-il passer outre la Constitution s’il voulait vraiment divorcer? «Interdire aux époux Sarkozy de pouvoir bénéficier du dispositif législatif qu’ont tous les citoyens français est peut-être contraire à l’article 67 mais c’est surtout contraire à la convention des Droits de l’homme,» dit ce juriste. «Ce serait vraiment discriminatoire.»
Une situation monarchique?
Une seule chose est certaine selon Dominique Rousseau: «cette question marque avant tout le déséquilibre entre la femme et l’homme au sein du couple Sarkozy. Cécilia, même si elle était la seule à le vouloir, ne pourrait pas demander le divorce. Car elle n’aurait pas le droit de convoquer son mari devant un juge. En revanche, Nicolas Sarkozy le pourrait, même sans le consentement de sa femme. Cécilia est ainsi subordonnée au bon vouloir de son époux.»
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18th October 2007 19:29 #5
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19th October 2007 15:10 #6
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20th October 2007 14:32 #7
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