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  1. #1
    Damya is offline Registered User
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    Djamel Sabri sort un album Chaoui yegouma
    «C'est à vous que je m'agresse (sic), je vous hais (sic). » Djamel Sabri, le chanteur du groupe mythique d'Oum El Bouaghi, ne mâche pas ses mots, et sa dernière bobine est décapante. C'est un choix, nous dit ce Jugurtha des temps modernes.
    Il y a longtemps, très longtemps, durant la fameuse émission pour enfants El hadika essahira, les animatrices et les organisateurs ont refusé le passage d'un petit enfant insolent (selon eux) qui voulait chanter Yemma El Kahina. C'était déjà Djo Viennent Bine ethanaouiet (interlycées), Elhan oua chabab, Mesk ellil (la dernière boulette). La recette est la même, ne passeront que ceux qui chantent, certes, avec un rythme chaoui, un tempo chaoui mais des paroles « couscous merguez » du genre Pikatchou et Dindou, nous lance Sabri Djamel et sans rire Quand on lui pose la question sur sa lenteur, sur sa production rare, ses passages à la télévision aussi périodiques que l'éclipse du soleil, les mots ne sortent plus, mais fusent. « Quand je n'ai rien à dire, je me la ferme C'est facile de puiser dans le riche répertoire du chantre des Aurès, Aïssa El Djermouni, et se dire chanteur. » Et d'ajouter avec beaucoup de colère et de sérieux :
    « C'est une honte de voler les paroles d'un artiste mort avec la complicité de ceux, qui, normalement, le défendent. » Le mépris monte d'un cran quand on invoque le Festival de Timgad et son absence, pour ne pas dire sa mise à l'écart. « Je ne suis pas clown, monsieur », dit-il méchamment. « Je suis témoin d'une époque où la chanson chaouie a son roi, son prince, sa reine Des chanteurs cocotte-minute qui se prennent pour des nababs. Le mauvais goût fait école, et ce n'est pas uniquement la chanson chaouie qui en souffre, mais toute la chanson algérienne. Imaginez que Biskra, la capitale des Zibans, avec tout son héritage musical, est représentée au Festival international de Timgad par un quidam qui chante comme Abdelhalim Hafez. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? »
    La conversation avec Djamel Sabri est souvent entrecoupée car des admirateurs et des admiratrices qui n'hésitent pas un moment à venir le saluer chaleureusement, et il le leur rend très bien avec grande modestie. Chaoui yegouma (refuse), titre du nouvel album, semble venir à point nommé par ces temps de disette. C'est qui ce Chaoui qui refuse ? Le père d'Aksel parle d'un Berbère de la montagne, un homme qui plante des arbres pour que les autres s'abritent du soleil, pour que la terre des ancêtres se fixe au sol, comme se cimente la mémoire contre l'oubli. Oussen agen irouhen flenèche Un autre rythme, une ballade, qui raconte les jours d'antan, le Berbère bras droit de son frère, le temps qui ne nous appartient plus. L'homme n'a plus d'awal (parole) où le frère cupide, servile complote et se vend au plus offrant » Il y a des chansons comme ça, qui vont de paire avec leur interprète, souvent auteur. Hervest Moon (Neil Young), Hotel California (Loogls), Chaoui yegouma de Djamel Sabri est de cette catégorie. Les Berbères nés, certes, dans la douleur, les convocations de police, la garde à vue, les menaces Mais tout compte fait ce n'est pas le prix à payer pour ce mérite, pour ce capital de sympathie, mais surtout de la grande considération qu'on a pour Djo, qui a horreur des titres dérisoires
    Et cette menace contre la liberté d'expression, contre notre journal pour Sabri, il faut en faire un combat de rue « Je défends un centimètre de liberté d'expression quitte à en mourir car il y a qui sont morts et pas des n'importe qui pour que je puisse le crier haut et fort. »
    Souvent on se demande comment en Algérie profonde des artistes chantent, jouent avec des instruments du XIIe siècle, parlent du heavy chaoui, mélomanes jusqu'aux ongles, Sabri a une réponse toute simple : « Allez au sommet du Djurdjura, venez dans mon village ou visitez Tiaret L'Algérien est capable des meilleures choses et pas uniquement en musique. S'il y a un problème, c'est en haut de la pyramide, et Dieu merci qu'il y a encore ceux qui se rendent compte, sinon personne ne parle de nous. Merci. »
    Syphax
    06-10-2003
    le matin 07/10/2003
    "Ghir ladjbel alli mayatlakawach"
    "Il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent jamais"

  2. #2
    lazzhar's Avatar
    lazzhar is offline Banned pervert, Lazhar Rekik
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    HAHA
    Merci Damya, je deviens de plus en plus nostalgique. Je me rapelle bien du premier album de ce type. C'était aux début des années 90, il a surement fait un tapage qu'on a tous beaucoup aimé.

    Lazhar Rekik
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    جبان أ ، أ الجنسي المنحرف وخاسرا

  3. #3
    Damya is offline Registered User
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    Originally posted by lazzhar
    HAHA
    Merci Damya, je deviens de plus en plus nostalgique. Je me rapelle bien du premier album de ce type. C'était aux début des années 90, il a surement fait un tapage qu'on a tous beaucoup aimé.
    De rien Lazzhar, bein oui elbachtoula (mokahla) vrai rockman (yghani hafyan) pour la bonne cause pas comme 3aynink ye 3ayniya hahahah
    Damya
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