Origine
• Son nom est une référence au journal L'Homme libre, édité par Georges Clemenceau, qui critiquait ouvertement le gouvernement de l'époque. Ce journal dut alors subir la censure, et son nom fut changé en L'Homme enchaîné. Par parodie, Maurice et Jeanne Maréchal décidèrent donc d'appeler leur journal Le Canard enchaîné.
• Malgré la nouvelle orthographe, le Canard enchaîné garde son « flexe » sur le i.
Histoire du Canard enchaîné
• Le Canard enchaîné a été créé le 10 septembre 1915 en riposte à la censure de la presse, à la propagande officielle et au bourrage de crâne imposés par la guerre et ses difficultés. Il ne démarrera vraiment que le 5 juillet 1916, s'annonçant comme « vivant, propre et libre ». Il va s'attaquer « à la guerre, à la censure, aux politiciens, aux affairistes, aux curés, au pouvoir, à la guillotine » ainsi qu'au bellicisme outrageant des héros de l'arrière (académiciens, éditorialistes de la grande presse) qui se battent avec le sang des autres. L'arme choisie par le journal est le « rire ». C'est la seule utilisable face à la censure militaire et politique avec laquelle le journal poursuit un combat homérique et rusé, illustré d'épisodes désopilants. Certaines fois, les pages du journal sont littéralement trouées de blancs. Pour échapper à « Anastasie » (le personnage inventé par le journal pour dénoncer la censure) les journalistes utilisent un langage codé : antiphrases, démentis qui valent confirmations, phrases à l'envers, etc, bref tout un arsenal qui fait du lecteur un initié, presque un complice. Bien qu'il ne soit pas un « journal de tranchées », il a du succès dans les tranchées... (quand il n'y est pas interdit). Il est pour les Poilus, un rire vengeur et consolateur, le journal des PCDF : « les pauvres cons du front ».
• Des plumes comme Anatole France, Jean Galtier-Boissière, Paul Vaillant-Couturier, Henri Béraud, Raymond Radiguet, Tristan Bernard, Jean Cocteau, Pierre Mac Orlan, Lucien Descaves ou Roland Dorgelès y collaborent, ainsi que des dessinateurs aussi célèbres que Lucien Laforge et Henri-Paul Deyvaux-Gassier. Pacifiste (quasiment « pro-munichois » en 1938), cultivant un antimilitarisme allié d'un anticléricalisme de bon aloi, Le Canard a quelques difficultés (notamment financières) à se reconvertir dans la paix, après l'armistice de 1918. Il se développe néanmoins jusqu'à atteindre 250 000 exemplaires de tirage lors du Front populaire qu'il soutient néanmoins en dénonçant la montée des régimes totalitaires. L'Entre-Deux-Guerres est une période déceptions et d'illusions. Il apparaît, à travers Le Canard la décomposition du régime, miné par les scandales, notamment le suicide de Stavisky (une des plus célèbres manchettes), puis la montée de la guerre. L'ironie du journal se déchaine et devient souvent pamphlétaire avec la plume féroce des Henri Jeanson, Jules Rivet ou Alfred Modeste-Dieu.
• Il est l’un des rares journaux à se saborder pendant l’Occupation nazie en 1940, refusant toute collaboration. Il reparaît le 6 septembre 1944. ("La Liberté, c'est quand Le Canard reparaîtra" affirme un personnage du film L'Armée des Ombres de Jean-Pierre Melville) Maurice Maréchal est décédé en 1942. Son épouse, Jeanne Maréchal, reprend la direction de l’hebdomadaire avec Ernest Reynaud, Gabriel Macé, Roger Fressoz, Yvan Audouard, Morvan Lebesque, les dessinateurs Lap, Escaro.
• Le journal s'étoffe et augmente sa pagination à partir des années 60. Il conserve sa ligne directrice et pour répondre aux aspirations du public, il s'efforce de développer un style différent du conformisme et du peu de curiosité de la presse de l'époque. L’arrivée du général de Gaulle en 1958 donne un nouvel élan au journal avec la création de la rubrique «la Cour», par Roger Fressoz (André Ribaud), représentant le Palais de l’Elysée de Charles de Gaulle comme un nouveau Versailles monarchiste. Lors de la guerre d’Algérie, il est saisi sept fois entre juillet et septembre 1958.
• Dans les annés 70, le journal va évoluer vers le journalisme d'investigation en dénonçant les scandales politiques et économiques. L'hebdomadaire a dévoilé nombre de scandales, fidèle à sa formule « fou du roi et garde-fou de la République » (Roger Fressoz): affaire des « micros », diamants de Giscard, feuilles d'impôt de Chaban-Delmas, de Jacques Calvet, vrai-faux rapport de Xavière Tibéri, Carrefour du developpement, Urba-Gracco, Péchiney et Pelat....
• Ses actuels rédacteurs en chef sont Claude Angéli et Erik Emptaz. Avec 400 000 exemplaires régulièrement vendus il a dégagé un exercice légèrement positif en 2004. Le « volatile » vend environ 400 000 exemplaires par semaine. Il coûte peu à fabriquer: huit pages grand format, avec dessins, et compte une centaine de salariés, y compris les pigistes.
• Les ventes-records sont celles du 13 mai 1981 (1,2 million), celle de la feuille d'impôt de Marcel Dassault (1979, 778 000), des « diamants » de Giscard (1979, 900 000) ou des « micros » (décembre 1973, 1 million).
< Le Canard enchaîné
http://www.canardenchaine.com/
[Edited by FORTUNATO on 26th May 2005 at 20:45]
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26th May 2005 11:22 #1
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A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
By: George Bernard Shaw
I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul
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26th May 2005 11:25 #2
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affaires célèbres révélées par le Canard enchaîné
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Affaire des plombiers, ou encore des "micros", ou "Watergaffe" (1973)
Affaire de la Garantie foncière (1970)
Affaire Aranda (1972)
Le cardinal Jean Daniélou (1974)
Affaire Robert Boulin (1979)
Affaire de Broglie (1980)
Affaire des diamants de Jean Bédel Bokassa (1980 ?)
Affaire Maurice Papon (1981)
Publication des feuilles d'impôts de diverses personnalités (Jacques Chaban-Delmas, Jacques Calvet, ...)
Les avions renifleurs (1983)
Affaire des chiffres truqués du chômage (1983)
Liste de procès de Jean-Marie Le Pen
Financement occulte des partis politiques (Urba-Garcco, Gifco, HLM de Paris, Cogedim, financement du PR, financement du CDS, Affaire Michel Noir, Affaire Alain Carignon)
Affaire dite du "Carrefour du Développement" (1986)
Affaire Luchaire (1986)
Affaire Chaumet (1987)
Affaire Société Générale et Péchinet (1989)
Affaire du sang contaminé (1989)
Affaire Paul Touvier et sa protection par les Chevaliers de Notre-Dame (1989)
Affaire de la mairie de Paris
Affaire Yann Piat (1996)
Affaire Elf-Dumas (1998)
Affaire du dictionnaire breton (2000)
Affaire sur les radars automatiques et les voitures diplomatiques (2004 ?)
Affaire Gaymard et son duplex de 600m² (2005)
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A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
By: George Bernard Shaw
I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul







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