NEW YORK, June 21, 2007 — In 1964 Nguyen Thi Hong, then a young woman of 17, joined the struggle against the U.S. occupation of her country, Vietnam. She knew that she might lose her life. But she had no idea that she would become sick and remain so for more than 30 years.
“I was exposed to dioxin during the war,” Hong told reporters outside a federal courtroom here June 18.
Dioxin, a deadly carcinogen, is the most lethal ingredient in Agent Orange, one of several chemical herbicides used by the U.S. military over 2.6 million acres of Vietnamese countryside from 1961 to 1971. The U.S. sprayed more than 660 pounds of dioxin, mainly in southern and central Vietnam, but also in Laos and Cambodia. By way of comparison, scientists estimate only 3 ounces of dioxin in New York’s water supply would be enough to kill the city’s entire population.
More than 3 million Vietnamese suffer from Agent Orange exposure.
Hong miscarried in 1969. She then gave birth to underweight premature children three times, one born with a heart defect. Then things got worse.
“When peace returned, I moved to Bien Hoa,” she said. Bien Hoa, a city in the south of Vietnam, was used for Agent Orange barrel storage during the war and is now recognized as a ”hot spot” with high levels of dioxin poisoning.
After living in Bien Hoa for several years, Hong was diagnosed with breast cancer and cancer of the spleen and liver. She has cerebral anemia and cirrhosis, and has limited mobility due to bone metastasis and varicose limbs. Her legs are swollen and painful. She tests positive for very high dioxin levels in her system.
“I am rife with diseases,” she said. “I am determined to tell my story in court.”
Hong, along with Vo Thanh Hai, Nguyen Muoi and Nguyen Van Quy, testified before a U.S. appeals court here. The Vietnamese Association for Victims of Agent Orange/Dioxin (VAVA) is a party to the suit.
Muoi, only 24 years old, was born long after the war ended. Yet he suffers from Agent Orange as well. His father fought for the army of the Republic of Vietnam, the U.S. ally during the war. In 2003 he was diagnosed with spina bifida. He told the World, “I don’t know if I should get married or not.” He is afraid of passing genetic disorders or even dioxin poisoning on to his children. “I am very worried for the future,” he said.
VAVA originally filed suit in U.S. court in January 2004. The class action suit charges Dow Chemical, Monsanto and 35 other U.S. chemical companies with liability for causing personal injury though their manufacture of the chemicals for the U.S. military. The U.S. government is immune from lawsuit in such cases.
The suit was dismissed in 2005, with District Court Judge Jack Weinstein ruling that Agent Orange was a “defoliant,” not a chemical weapon, despite its use on civilian populations, and that the companies were not liable for the U.S. government’s use of Agent Orange during the war. That ruling was appealed last year, and the court finally heard testimony last week. Hundreds of the victims’ supporters filled the courtroom and stood outside with orange balloons and informational leaflets.
In a companion case heard the same day, U.S. veterans appealed the dismissal of a similar lawsuit filed on their behalf. Thousands of U.S. veterans also suffer from dioxin poisoning due to wartime exposure. Some received settlements from the chemical companies in the 1980s. Others remain sick without compensation.
Hugh Bruce, a Vietnam veteran and vice president of the New York chapter of Veterans for Peace, stood in front of the courthouse for hours while the judges heard testimony inside.
“I am here to demand simple justice and dignity for victims of Agent Orange, both Vietnamese and others,” said Bruce. “We have to hold those who provided these chemicals accountable. They knew.”
The Vietnamese Agent Orange victims attended public events in San Francisco, Chicago, New York and Washington, D.C., organized by the Vietnam Agent Orange Relief and Responsibility Campaign and co-sponsored by Veterans for Peace, Vietnam Veterans Against the War, the National Lawyers Guild and United for Peace and Justice.
In Washington, they joined U.S. Vietnam veterans in a visit to the National Vietnam Memorial, and met with Reps. Jim McDermott (D-Wash.) and John Conyers (D-Mich.).
Lawyers said they hoped for a positive ruling soon.
More information on the campaign is available at Vietnam Agent Orange Campaign | Home
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22nd June 2007 07:46 #15
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25th May 2009 02:22 #16
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Lundi 25 Mai 2009 -- Les USA sont rattrapés, à leur tour, par leurs horreurs durant leur guerre au Vietnam. Le terrible «Agent Orange», un produit chimique terrifiant, a été déversé, durant 10 ans, sur les forêts et rizières vietnamiennes. Aujourd'hui encore des millions de Vietnamiens en souffrent ou en meurent. À défaut de justice des hommes, les Vietnamiens font appel à la justice de la Conscience humaine. Les Algériens en savent quelque chose avec les essais nucléaires français.
L'histoire des conflits armés du siècle passé, en particulier celle des guerres de libération, n'en finit pas d'ouvrir bien des chapitres douloureux sur lesquels des générations d'aujourd'hui peinent à se réconcilier. Parce que, précisément, la réconciliation est tributaire de la justice qui tarde à se manifester. Parmi ces chapitres, il y a celui des crimes - et non des actes de guerre - commis par les ex-puissances coloniales sur des civils et leur environnement naturel. Si la fin de la guerre ouvre la période de deuil aux peuples à la mémoire des victimes immédiates de la guerre, la Justice des peuples libres demeure le seul exutoire aux survivants et victimes collatérales des conflits. C'est dans ce sens qu'il faut inscrire la demande des victimes des essais nucléaires de la France coloniale en Algérie et de la France libre aux îles Caraïbes. Le «procès» fait aujourd'hui à l'Etat français par les victimes françaises - militaires et civiles - a été jugé recevable. Celui des victimes algériennes irrecevable. C'est le lot des peuples qui ont vaincu l'abomination coloniale. Ils iront d'appel en appel devant le Tribunal de l'Histoire, jusqu'à ce que justice leur soit rendue. Les Algériens ne sont pas seuls dans ce cas. Le peuple vietnamien qui a combattu courageusement et vaillamment la première puissance militaire mondiale d'après-guerre, celle des USA, poursuit lui aussi sa demande de réparation des conséquences des affres de la guerre, celles occasionnées par des armes chimiques horribles et destructrices à jamais, autant que l'arme nucléaire. Il s'agit de «l'Agent Orange», un produit chimique effroyable à très haute dose de dioxine.
Les 15 et 16 mai derniers, l'Association internationale des juristes démocrates, avec son Association française «Droit Solidarité», a organisé la tenue d'un Tribunal international d'opinion à Paris pour donner ses conclusions sur trois éléments du dossier. Il s'agit des faits qui montrent les conséquences de l'utilisation de «l'Agent Orange» par l'armée américaine de 1961 à 1971 sur l'environnement et l'écologie du Vietnam ainsi que sur la santé des Vietnamiens ; des responsabilités légales et morales des 32 compagnies identifiées et citées pour leurs actions commises sans respect de la loi internationale et des lois des nations ; enfin, du rôle que ces compagnies devraient jouer en remédiant aux conséquences de leur produit au Vietnam.
Pour rappel, de 1961 à 1971 (la guerre du Vietnam s'est terminée en avril 1975), les B52 de l'armée américaine ont déversé plus de 72 millions de litres d'herbicides sur une superficie de près de 2 millions d'hectares de forêts et rizières. Les experts ont évalué à 41.635.000 litres d'«Agent Orange» contenant de la dioxine, un «poison un million de fois plus toxique que le plus puissant poison naturel connu à l'époque», affirme le rapport des experts, avant d'ajouter «qu'en août 1970 le sénateur américain Nelson déclarait au Congrès qu'il n'est pas impossible que notre pays ait déclenché une bombe à retardement qui retentira sur les populations avec des incidences qui ne pourront être évaluées que dans un lointain futur». Plus tard, un autre rapport du Congrès américain a estimé à plus de 4.400.000 le nombre de victimes potentielles, sans compter les victimes empoisonnées ultérieurement par la chaîne alimentaire. Il affirme que «les victimes passées, présentes et à venir se comptent par millions».
L'armée américaine faisant fi de toutes les lois de la guerre a utilisé «l'Agent Orange» pour la défoliation des forêts et rizières dans le but de débusquer les combattants, de détruire les récoltes et d'exiler les paysans vietnamiens. Le Tribunal international d'opinion dispose de sérieuses preuves énoncées par les sénateurs américains eux-mêmes sur la catastrophe naturelle et humaine que vit, à ce jour, le Vietnam. Il se base, entre autres, sur un vote du Congrès américain de 1991, dit «l'Orange-Act» et qui reconnaît que le produit favorise «une dérégulation hormonale avec des graves effets dur le système de reproduction du foetus en développement, sur le cerveau et sur le système immunitaire». Ceci alors même qu'en 1966 (durant la guerre) l'Institute of Medecine des USA avait établi un lien entre l'exposition à «l'Agent Orange» et une dizaine de maladies telles le sarcome, lymphome, leucémie, maladie de Hodgkin, cancers des voies respiratoires et de la prostate, diabètes, etc.
Par ailleurs, l'épandage de «l'Agent Orange» a hypothéqué pour plus d'un siècle des millions d'hectares de forêts et rizières, les rendant impropres à l'exploitation. Aujourd'hui encore, des millions d'enfants vietnamiens naissent avec des malformations et des maladies graves, souvent incurables. D'autre part, le Tribunal a mis en avance l'indemnisation de 70.000 vétérans américains de la guerre touchés par «l'Agent Orange» et pour lesquels les firmes mises en cause ont déboursé 180 millions de dollars en 1979 au titre de dédommagement. En outre, le Tribunal retient que le 30 janvier 2004, l'Association des victimes et les victimes ont engagé une action judiciaire aux USA contre les firmes et qu'après un débouté frappé d'appel, le procès est en cours. Enfin, en janvier 2006, un tribunal de Corée du Sud a condamné les firmes Dow Chemical et Monsanto à indemniser 6.800 victimes sud-coréennes. Rappelons que la Corée du Sud était engagée en appui aux troupes militaires américaines au Vietnam. Dans cette bataille à la fois judiciaire, politique et humaine, le Tribunal international d'opinion rappelle que le gouvernement des USA a reconnu l'illégalité de l'utilisation de «l'Agent Orange» en temps de guerre. Aussi, les 32 firmes américaines de fabrication de ce poison chimique citées en comparution sont sommées, au regard des attendus et considérations retenues contre elles, à procéder à la réparation financière et surtout morale envers les victimes d'hier et d'aujourd'hui.
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27th May 2011 12:44 #17
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30th May 2011 21:15 #18
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