“.....We believe that through good-faith negotiations the parties can mutually agree on an outcome which ends the conflict and reconciles the Palestinian goal of an independent and viable state based on the 1967 lines, with agreed swaps, and the Israeli goal of a Jewish state with secure and recognized borders that reflect subsequent developments and meet Israeli security requirements.....”
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17th May 2011 22:38 #1
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19th May 2011 16:15 #2
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19th May 2011 18:50 #3
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Jeudi 19 Mai 2011 -- Le président américain Barack Obama s'est prononcé pour la première fois jeudi en faveur d'un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, au risque d'un choc frontal avec ses alliés israéliens à la veille d'une rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord, afin d'établir des frontières sûres et reconnues pour les deux Etats", a déclaré M. Obama.
"Le retrait complet et graduel des forces militaires israéliennes devrait être coordonné dans l'idée d'une responsabilité de la sécurité palestinienne dans un Etat souverain et non-militarisé", a encore dit le président des Etats-Unis lors d'un discours sur le Moyen-Orient au département d'Etat à Washington. "Il faudra se mettre d'accord sur la durée de cette période de transition, et l'efficacité des accords de sécurité devra être démontrée", a-t-il ajouté, en reconnaissant que les tentatives de son administration pour relancer les négociations de paix au Proche-Orient avaient jusqu'ici échoué.
Il a aussi mis en garde les Palestiniens contre toute tentative d'"isoler symboliquement Israël aux Nations unies en septembre", qui "ne créeront pas un Etat indépendant". Alors que le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas ont engagé une réconciliation, M. Obama a prévenu que "les Palestiniens ne parviendront pas à l'indépendance en niant le droit d'Israël à exister". Au moment même où M. Obama s'exprimait, une ONG révélait à Jérusalem qu'Israël avait approuvé la construction de 1.520 nouveaux logements dans deux quartiers de colonisation juive dans la partie orientale de la Ville sainte, occupée et annexée.
Cette annonce est également intervenue alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit partir jeudi soir pour Washington où il prononcera mardi un discours devant le Congrès. Le dirigeant, qui s'est opposé dands le passé à l'idée des frontières de 1967 comme base des négociations, sera reçu dès vendredi par M. Obama à la Maison Blanche. M. Obama a établi un lien entre le long conflit israélo-palestinien et les révoltes agitant le monde arabe, assurant qu'"au moment où les habitants du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord se débarrassent des fardeaux du passé, les efforts pour parvenir à une paix durable (...) sont plus urgents que jamais".
Dans ce discours très attendu, six mois après le début d'une vague de révoltes arabes, M. Obama a aussi promis un changement d'approche des Etats-Unis envers la région. Plaçant son administration du côté des manifestants, il a promis une aide économique aux pays s'engageant vers la démocratie, sur le modèle de l'assistance à la reconstruction de l'Europe de l'Est après la chute du Rideau de fer. M. Obama s'en est aussi pris au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et au président syrien Bachar al-Assad, tous deux auteurs de répressions sanglantes contre leurs peuples: "le président Assad est maintenant face à un choix. Il peut diriger la transition, ou s'écarter", a prévenu le président.
Le dirigeant américain n'a pas pour autant ménagé ses alliés: à Bahreïn, un pays stratégique pour Washington, il a réclamé un "vrai dialogue" entre le pouvoir et l'opposition. Il a aussi exhorté le président yéménite Ali Abdallah Saleh à respecter ses engagements concernant la transition du pouvoir. Revenant sur la mort d'Oussama Ben Laden sous les balles d'un commando américain début mai, M. Obama a remarqué que les révoltes arabes semblaient, à ses yeux, tourner le dos à l'extrémisme. Selon lui, Ben Laden est "un meurtrier de masse", et dès avant sa mort, son réseau "perdait sa lutte... car l'immense majorité des gens ont vu que le massacre d'innocents ne répondait pas à leur quête d'une vie meilleure".
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19th May 2011 20:00 #4
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Hajer Naili, à New York, Jeudi 19 Mai 2011 :
Barack Obama a prononcé ce jeudi 19 mai un discours très attendu sur la situation dans le monde arabe à la lumière des révoltes démocratiques qui secouent cette région. Le président américain a annoncé un vaste plan de soutien financier et logistique à la Tunisie et à l’Égypte, les deux pays qui se sont prononcés en faveur d'une évolution démocratique. Il a promis le soutien de Washington à tous ceux qui auraient la volonté de promouvoir des règles nouvelles de bonne gouvernance et de liberté d'expression. M. Obama s’est réjoui du «changement extraordinaire» opéré au Maghreb et au Moyen‑Orient tout en soulignant que le futur des États‑Unis était lié à ces régions du monde. Le président américain a fait remarquer que «deux chefs d’État ont déjà été renversés, et d’autres pourraient suivre». Insistant sur la nécessité de soutenir les changements démocratiques en cours en Tunisie et en Égypte, Barack Obama a présenté une série de mesures financières visant à aider au développement économique de ces pays. La Maison Blanche a annoncé l’annulation d’une partie de la dette égyptienne en renonçant à un milliard dû par le gouvernement égyptien aux États‑Unis. L’Égypte est redevable de 3,5 milliards de dollars au gouvernement américain. Le plan inclut également un milliard de dollars sous forme de prêts pour les deux pays. L’argent sera mis immédiatement à la disposition de la Tunisie et de l’Égypte afin de permettre la création d’emplois et de réduire les disparités économiques. Ces deux facteurs avaient été principalement à l’origine des soulèvements populaires dans les deux pays.
Le Maroc appelé à mettre en œuvre ses réformes, aucun mot sur l’Algérie
Dans un communiqué, le Département d’État appelle aussi le Maroc à mettre en œuvre rapidement les réformes annoncées en Mars dernier par le roi Mohammed VI afin de répondre aux demandes du peuple marocain. Barack Obama n’a pas évoqué la situation en Algérie. Mais il y a fait allusion lorsqu’il a évoqué des pays riches en ressources naturelles mais qui ne profitent pas à tout le monde. L’aide économique délivrée par les États‑Unis vise à donner un coup d’accélérateur aux économies tunisiennes et égyptiennes, davantage mises à mal par les révolutions. Tandis que l’économie tunisienne ne devrait connaître aucune amélioration cette année, le déficit égyptien devrait augmenter et dépasser la barre des 9% du PIB. Par ailleurs, l’économie égyptienne ne devrait augmenter que de 1%, contrairement aux 5% enregistrés l’an passé. D’autres institutions telles que le FMI et la Banque Mondiale devraient aussi s’engager dans le développement économique de ces pays traversés par un vent de renouveau. Barack Obama a par ailleurs déploré le fait que les révolutions en Libye, Syrie, Yémen et Bahreïn soient entachées de violence. Le président américain a défendu l’intervention militaire en Libye, soulignant que des millions des civils auraient été tués par le régime Kadhafi si la communauté internationale n’était pas intervenue.
Appel à la création d’un État palestinien sur les frontières de 1967
La position du président américain sur la question israélo‑palestinienne était également très attendue par le public à la veille de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Barack Obama a appelé pour la première fois depuis son élection à la création d’un État palestinien démilitarisé sur les frontières de 1967. «Alors que les populations du Moyen‑Orient et d’Afrique du Nord se débarrassent des fardeaux du passé, le chemin vers une paix durable qui mettra fin au conflit et résoudra toutes les demandes est plus qu’urgent» a déclaré Barack Obama. Tout en soulignant que les «questions fondamentales» qui divisent Palestiniens et Israéliens n’ont pas encore été négociées, Barack Obama a fait remarquer que «la communauté internationale est lassée d’un processus sans fin qui ne produit jamais de résultats».
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19th May 2011 22:11 #5
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19th May 2011 22:13 #6
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19th May 2011 22:46 #7
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