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  1. #351
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    Djamel Zerrouk :


    Lundi 17 Novembre 2008 -- Les professionnels du médicament ont réaffirmé leur disponibilité à développer une industrie pharmaceutique nationale et appellent les pouvoirs publics à mettre au point une stratégie véritable, étudiée et réfléchie. «Nous espérons que notre pays parviendra à développer une véritable industrie du médicament essentiel, sinon, en attendant d’atteindre cet objectif, il faudra réserver totalement le marché local à la production nationale qui n’est pas spécialisée dans le médicament essentiel tels que les antibiotiques de dernière génération, les anticancéreux...», fait-on savoir au Syndicat algérien de l’industrie pharmaceutique (SAIP).

    Par la voix de son secrétaire permanent, Abdelkader Chibila, le SAIP rassure que les potentialités existantes permettent de répondre à la demande nationale. «Nous sommes aptes à produire des médicaments non essentiels, à l’exemple de ceux contenant du magnésium et du fer. Quatre producteurs assurent aisément la demande, ce qui amène à dire que ce type de produit est à bannir de la liste des médicaments interdits à l’importation qu’il soit en vrac ou en produit fini», soutient M. Chibila dans une déclaration au Jeune Indépendant. Dans le cas contraire, craint-on dans les milieux industriels, la portée réelle de la décision d’Ouyahia sera annihilée. «Ainsi, les fabricants locaux achèteront les matières premières et les articles de conditionnement mais qu’ils vont stocker car ils ne seront pas utilisés du fait que le produit importé continue à concurrencer celui fabriqué localement», ajoutent les producteurs. «Si nous continuons à importer des produits non essentiels cela reviendrait à ignorer la décision du Premier ministre Ouyahia car la production locale n’est pas spécialisée dans le médicament essentiel», fait remarquer encore le SAIP.

    Autre organisation à soutenir la décision du gouvernement d’interdire l’importation des produits fabriqués localement, l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP), qui rappelle son engagement pour une industrie nationale «réelle et libérée des griffes des lobbys», et ce depuis 2003. «Notre organisation fait de ce combat son cheval de bataille. Nous n’avons jamais cessé de rappeler l’ordonnance présidentielle de 2003 qui encourage la production nationale, de même que son décret d’application de 2004 qui incite à la production du générique. C’est notre objectif du moment qu’il sert la souveraineté nationale», indique M. Ziad, président de l’UNOP, dans un entretien au Jeune Indépendant. Avouant être placé sur la même longueur d’onde que le SAIP, «du moment que nos doléances servent l’intérêt national», M. Ziad ajoute que les portes de l’UNOP sont ouvertes aux bonnes volontés. Outre les producteurs, l’UNOP représente aussi les conditionneurs et les importateurs de médicaments.

  2. #352
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    Lundi 17 Novembre 2008 -- Le groupe français de diagnostic in vitro BioMérieux a lancé officiellement lundi les activités de sa filiale en Algérie pour apporter son expertise dans la lutte contre les maladies infectieuses, a déclaré son président Alain Mérieux. BioMérieux Algérie entend également apporter son expertise dans les domaines du sida, des infections nosocomiales et de la sécurité alimentaire, et compte créer un centre de formation des techniciens et biologistes algériens, a affirmé son directeur général Karim Bessaoud au cours d'une conférence de presse à Alger.

    BioMérieux, présent en Algérie depuis 30 ans, compte aussi apporter sa contribution pour renforcer le réseau algérien de surveillance de la résistance aux antibiotiques mis en place par le ministère de la santé, selon M. Bessaoud. «Les besoins en matière de santé sont importants en Algérie, un pays qui met en place des programmes de santé pour lutter contre les maladies infectieuses», a déclaré à l'AFP le directeur Europe, Moyen-Orient et Afrique de bioMérieux, Eric Maillet. L'Algérie possède une longue tradition médicale et un système de couverture sociale important, selon M. Maillet. "Nous envisageons des partenariats avec l'Institut Pasteur d'Alger pour la production de certains de nos produits en Algérie", a-t-il ajouté.

    La création de la filiale algérienne de BioMérieux fait partie de la stratégie de développement à l'international du groupe français, selon son président Alain Mérieux. "En 2008, nous avons lancé deux nouvelles filiales. La première en Afrique du sud et la seconde à Singapour. Nous comptons ouvrir prochainement une troisième filiale à Dubaï", a dit M. Mérieux. BioMérieux a dégagé en 2007 plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires.

  3. #353
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    Mardi 18 Novembre 2008 -- L’anarchie qui caractérise la gestion des pharmacies dans la wilaya de Béjaïa est tellement flagrante que certaines officines sont gérées comme l’épicerie du coin. En effet, en dehors du chef-lieu de wilaya, ces espaces de santé sont constamment désertés par leurs pharmaciens qui, sans scrupules, se font souvent remplacer par des vendeurs qui n’ont aucune notion en pharmacologie et parfois n’arrivent même pas à déchiffrer certaines prescriptions médicales. Pourtant, le pharmacien est tenu d’être non seulement présent, mais à l’écoute de ses clients qui ne sont autres que des patients. Où sont passés alors les inspecteurs de la direction de la santé et de la population ?

  4. #354
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    Mardi 18 Novembre 2008 -- Les Algériens paient-ils plus cher pour se soigner que pour se nourrir? Encore une particularité qui figure parmi les nombreuses équations que doit résoudre l’économie nationale. L’addition payée par les importations de médicaments en tous genres est salée. «Elle augmente de 20 à 30% par an», avait déclaré, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III, le directeur général de Saidal, Rachid Zaouani. Le marché du médicament en Algérie, estimé à quelque 1,5 milliard de dollars par an, est donc porteur à plus d’un titre. L’inconvénient c’est qu’il est tributaire à 70% des importations. Un mal bien algérien? Non.

    En tous les cas, c’est ce qu’ont révélé des experts arabes de l’industrie pharmaceutique, réunis au Caire depuis samedi, dans le cadre du 12e Forum des hommes d’affaires arabes. Ces spécialistes du domaine de l’industrie pharmaceutique ont souligné que les médicaments dans les pays arabes, sont importés à hauteur de 94%. Si l’on se fie aux chiffres, on serait tenté de dire que l’Algérie, par rapport à l’ensemble des pays arabes, est moins exposée au diktat de l’importation. La facture risque d’être lourde à porter, toutefois, en cette période de crise financière doublée d’une spectaculaire chute des prix du pétrole, les hydrocarbures constituent l’essentiel des recettes en devises de l’économie algérienne. À défaut d’une stratégie nationale de l’industrie du médicament, que pourrait proposer une initiative commune des pays arabes? Le volume des investissements dans le secteur pharmaceutique dans le monde arabe s’élève à environ 5 milliards de dollars américains. «Ils profitent, en majeure partie, au secteur privé», ont indiqué les experts arabes de l’industrie pharmaceutique, réunis dans la capitale égyptienne. L’accent a été mis essentiellement sur l’absence et le peu de coopération entre les pays arabes dans ce domaine ainsi qu’au manque de sensibilisation qui draine automatiquement la consommation exagérée des médicaments.

    À combien est évalué le potentiel humain et matériel de l’industrie pharmaceutique à travers le monde arabe? «Il compte actuellement 257 usines spécialisées dans la production de médicaments, qui emploient actuellement 200.000 citoyens arabes. La production de médicaments était de près de 6,2 milliards de dollars en 2007 contre 345 millions de dollars en 1975», a indiqué M.Mohamed Iwahd Tajeddine, président de la Société arabe des industries pharmaceutiques et équipements médicaux. Le conférencier a aussi mis le doigt sur l’inexistence d’un organe de parrainage des industries pharmaceutiques capables d’aiguillonner les différentes firmes en matière de commercialisation et de complémentarité dans la production. L’entrave au développement du secteur pharmaceutique, a été identifiée à travers l’absence de «géants du médicaments» au niveau local et la cherté du médicament. Autant dire un casse-tête chinois auquel tente de faire face le leader du médicament en Algérie. Saidal s’est fixé comme objectif de fabriquer près de 60% de la consommation nationale d’ici l’horizon 1015 et de réaliser un chiffre d’affaires de quelque 3 milliards de dollars. Cela représenterait une vraie bouffée d’oxygène si le défi venait à être relevé.

  5. #355
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    Mardi 18 Novembre 2008 -- Le 12e forum des hommes d’affaires arabes, qui a réuni les ministres de l’Économie, des Finances et de l’Investissement aux côtés des hommes d’affaires et des banques centrales de plusieurs pays arabes, a été consacré à l’examen des retombées de la crise financière mondiale sur le secteur privé arabe et à l’étude des moyens d’y remédier. La réunion des experts du secteur pharmaceutique a constaté que le volume des investissements arabes dans le secteur des médicaments s’élève à 5 milliards de dollars, dont la majorité est assurée par le secteur privé. En effet, 94% des médicaments sont importés par les pays arabes et la facture ne cesse de croître. La fabrication du médicament se heurte à de nombreux problèmes dont l’un des plus importants demeure l’absence de concertation et de coopération entre pays arabes. Un autre problème se pose, celui de la surconsommation de médicaments due, sans doute, à l’absence de sensibilisation des consommateurs par les pouvoirs publics. À titre d’exemple, la facture du médicament qui s’élevait à plus de 800 millions de dollars en 2005, pour s’alourdir de plus de 50%, et dépasser le milliard de dollars, fin 2007.

    On peut rappeler que plus de 200 000 personnes sont employées par le secteur pharmaceutique dans 270 unités produisant pour 6,2 milliards de dollars de médicaments, en 2007. Un net progrès, comparativement à 1975 où la production ne dépassait guère les 275 millions de dollars. Rien n’est fait pour coordonner la production des diverses firmes aux fins de spécialisation et de division du travail, afin d’éviter des chevauchements et des conflits d’intérêt entre ces firmes. La question de la complémentarité se pose, ainsi que la mise en place d’un organe de parrainage de cette industrie. Il est temps puisque de nombreuses entreprises locales de production de médicaments ont déjà été rachetées par des firmes d’envergure mondiale, ce qui a provoqué le renchérissement des produits pharmaceutiques, tout en entravant le développement d’une industrie pharmaceutique performante dans le monde arabe. À signaler que la Jordanie et le Liban, chacun à sa manière, se sont spécialisés dans la fabrication dans l’exportation de médicaments. En 2000, l’industrie pharmaceutique représentait le deuxième secteur d’exportation, après les phosphates, en Jordanie. Alors que certaines firmes libanaises se sont spécialisées dans les produits pharmaceutiques destinés à l’Afrique et à l’Europe.

    Malgré tous les aléas d’une concurrence de plus en plus féroce imposée par les grosses firmes étrangères, les investissements se poursuivent dans un secteur encore presque vierge dans les pays arabes. En Algérie, Saidal arrive à couvrir 30% des besoins en générique, alors que les pouvoirs publics viennent de remettre au goût du jour l’obligation d’investir au bout de deux années d’importation, tout en interdisant l’importation des produits fabriqués sur place. Des mesures applaudies en leur temps par les investisseurs du secteur.

  6. #356
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    Ali Idir :


    Vendredi 21 Novembre 2008 -- L'Algérie va durcir les conditions d'importation de médicaments. Objectif: freiner la progression de la facture des produits pharmaceutiques qui augmente chaque année de 20% à 30%. Le ministère de la Santé vient de confectionner un nouveau cahier des charges fixant les conditions d'importation et de fabrication de médicaments, selon une source proche du dossier. Le document, actuellement sur le bureau du premier ministre Ahmed Ouyahia, s'inspire de la décision annoncée par le gouvernement le 21 octobre visant à interdire l'importation des médicaments déjà fabriqués en Algérie et de conditionner l'accès au marché national par des investissements industriels.

    Le nouveau cahier des charges s'articule autour de quatre grands axes qui définissent la nouvelle politique nationale en matière de produits pharmaceutiques. Le premier point concerne le rétablissement de l'obligation d'investir pour les laboratoires nationaux et étrangers pour pouvoir importer et commercialiser des médicaments en Algérie. Cette décision prise pour la première en 1997, puis annulée par le cahier des charges de 2005, n'a pas permis à l'Algérie d'attirer d'importants investissements dans le médicaments. Seule une poignée de projets déposés au ministère de la Santé ont été réellement concrétisés. «La majorité des projets n'ont pas été réalisés. Les opérateurs déposaient de volumineux dossiers d'investissement, créaient des sociétés juste pour pouvoir continuer à importer et à commercialiser», explique notre source.

    La deuxième décision contenue dans le nouveau document concerne le rétablissement de l'exigence de la durée de vie des médicaments importés qui doit être au moins de 66% de la durée de vie du médicament. Comprendre: l'importation des médicaments en fin de vie n'est plus autorisée. Le troisième point oblige les grossistes en produits pharmaceutiques de détenir un stock d'au moins trois des médicaments qu'ils sont autorisés à commercialiser. But : éviter les pénuries et permettre l'approvisionnement en flux continu des pharmacies. Le quatrième et dernier axe de la nouvelle politique du médicament impose un délai d'une année aux opérateurs spécialisés dans le conditionnement des médicaments pour passer à la fabrication de ces produits.

    «Ces grandes décisions sont réalistes, mais le gouvernement doit veiller à la concrétisation des projets d'investissements déclarés. Certains opérateurs se contenteront de faire des annonces d'investissements, sans concrétiser, juste pour continuer leurs acticités d'importation et de commercialisation. Les opérateurs en pharmacie ont déjà commencé à formaliser des dossiers d'investissements pour les présenter au ministère de la Santé», affirme le proche du dossier. La bataille du médicament est loin d'être terminée pour le gouvernement dont la volonté de réduire de la facture d'importation heurte d'importants intérêts locaux et étrangers.

  7. #357
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    Dimanche 23 Novembre 2008 -- Les fabricants locaux de médicaments ont été exclus des réunions composées d’experts (le mot est mis entre guillemets) au niveau de la direction de la pharmacie auprès du ministère de la Santé. Que ce soit en tant qu’organisation associative ou individuellement, les entreprises locales n’ont pas été associées à ces réunions, selon un communiqué du Syndicat algérien de l’industrie pharmaceutique (Saip). Ce syndicat dit avoir eu écho d’informations relatives à la négociation “au profit de certains copains privilégiés”. En dépit de cette exclusion, le Saip dit avoir “saisi la direction de la pharmacie pour préciser que la liste des médicaments interdits à l’importation doit se concentrer d’abord sur les médicaments non essentiels qui font 95% de la production d’industrie pharmaceutique locale”. Pour le Saip, “ces médicaments n’ont aucun impact sur la santé du citoyen. Ils ne sont pas remboursés, dans leur majorité, par la Sécurité sociale, mais sont générateurs d’emplois. Ce qui rend simple l’élaboration de cette liste et évite toute appréhension pour le futur”.

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