Lundi 16 Juin 2008 -- Le 17 juin, comme chaque année, la planète célèbre la Journée mondiale de la lutte contre la désertification. L'Algérie, via la Direction générale des forêts, marque cette journée par l'organisation de plusieurs manifestations placées sous le slogan : "lutter contre la dégradation des terres pour une agriculture durable". C'est le thème également choisi par l'Organisation des Nations unies.
A la veille de cette journée, des chiffres algériens alarmants ont été rendus publics : 600 000 hectares sont désertifiés et 20 millions d'hectares sont vulnérables à la désertification. Sur les 238 millions d'hectares que compte l'Algérie, 7 millions sont menacés par l'érosion éolienne et 12 millions sont soumis à l'érosion hydrique. Des hectares situés notamment dans des zones de montagne. Par ailleurs, 47 % des terres de la région ouest du pays sont les plus érodés.
Un rapport du ministère de l'Agriculture note que l'Algérie perd annuellement 120 millions de tonnes de sédiments et connaît une diminution des capacités de stockage des eaux de barrages équivalent à 20 millions de m3. Parmi les conséquences directes de la désertification, le glissement de terrain. L'Algérie enregistre annuellement un affaissement de l'épaisseur du sol de l'ordre de 1,6 mm. Selon les spécialistes, la diminution de la fertilité des sols est estimée à 40 000 hectares par an.
La forêt ne couvre que 4,1 millions d'hectares, soit 1,7 %, de la superficie globale et 36 millions d'hectares constituent le domaine de la steppe. Il est à signaler que le Sahara représente 87 % du territoire national, soit 200 millions d'hectares.
+ Reply to Thread
Results 36 to 42 of 67
-
16th June 2008 17:06 #36
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Samia Amine :
-
17th June 2008 00:31 #37
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Lundi 16 juin 2008 -- L’Algérie est face à une véritable menace sur sa sécurité alimentaire. Un danger triangulaire nous guette. Il s’agit de la désertification galopante qui risque d’engloutir 30 millions d’hectares supplémentaires, induisant ainsi un recul de l’agriculture qui n’arrive pas à couvrir les besoins en consommation, importés à hauteur de 70% du marché extérieur. Les spécialistes demandent une réaction urgente pour réduire ce risque. En plus de la nécessité de multiplier les efforts pour endiguer le phénomène de la désertification, ces derniers insistent sur l’importance de réaliser une synergie entre l’agriculture et l’industrie agroalimentaire pour subvenir aux besoins de consommation nationale qui ne cessent d’augmenter. La sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau potable risquent d’être compromis à long terme si rien n’est fait. Le phénomène de la désertification pèse telle l’épée de Damoclès sur l’Algérie comme sur d’autres pays du monde. Les chiffres communiqués, à la veille de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification (17 juin) par la direction générale des forêts (DGF) sont alarmants. Erosions, pertes de sédiments, glissements de terrain et avancée du désert… au moins 30 millions d’hectares des terres arables du territoire national sont aujourd’hui plus que jamais menacés par la désertification. Selon le rapport de la DGF, 12 millions d’hectares sont soumis à l’érosion hydrique dans les zones montagneuses, dont 47% des régions les plus érodées se situent à l’ouest du pays.
Le rapport, rendu public hier, évoque aussi la perte de 120 millions de tonnes de sédiments/an et une diminution des capacités de stockage des eaux de barrages avoisinant les 20 millions de m3/an. Ce qui risque de réduire encore davantage les capacités, déjà insuffisantes, pour subvenir aux besoins nationaux en la matière. « La sédimentation de certains barrages a atteint un taux qui avoisine les 100% », précise la même source. Ce sont les régions steppiques (dans les Hauts-Plateaux et l’ouest du pays) qui sont les plus menacées. Représentant près de 36 millions d’hectares, 20 millions d’hectares relevant du domaine de la steppe sont aujourd’hui vulnérables à la désertification. « Alors que 600 000 hectares sont désertifiés, 7 millions d’hectares relevant de la steppe sont sérieusement menacés par l’érosion éolienne », précise le document de la DGF. En plus de l’avancée du désert, la DGF souligne également un autre problème relatif au glissement du terrain (16,6 m3 érodés/an) dû à la déforestation. Malgré les efforts consentis jusque-là, à travers le projet du barrage vert lancé en 1971 et les différentes campagnes de reboisement lancées ces dernières années, la superficie forestière demeure insignifiante. Elle ne représente, selon le même rapport, que 1,7% du territoire national, dont 11% se situent dans la région nord du pays.
La situation est la conséquence de plusieurs facteurs. En sus du climat et de l’avancée du désert (200 millions d’hectares représentent le Sahara), la DGF cite en particulier le facteur humain. L’exploitation irrationnelle des terres, notamment dans les régions steppiques et la destruction des forêts favorisent le phénomène de la désertification. Soulignant la nécessité de conjuguer les efforts au niveau de tous les secteurs, la DGF rappelle les objectifs du programme d’action national (PAN) pour la lutte contre la désertification. Le PAN vise, indique la même source, le développement durable de l’écosystème steppique. « Cet objectif est réalisable à travers la diminution de la population tirant sa subsistance de l’exploitation extensive des zones classées sensibles, la création d’opportunités d’investissement non désertifiant pour les capitaux actuellement utilisés dans l’élevage steppique, et également une recherche scientifique et technique proposant des techniques agricoles et pastorales à effet désertifiant faible », précise la DGF. Pour la reconstruction du patrimoine forestier, la DGF cite encore la campagne de reboisement consacrée comme tâche « d’intérêt national » et qui se traduit par une mobilisation des citoyens et la mise en œuvre d’un vaste programme d’investissement. « Ces programmes et cette campagne ont permis la plantation, de 1962 à 1970, de plus de 99 000 ha », indique-t-on.

-
19th June 2008 06:17 #38
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Jeudi 19 juin 2008 -- Relizane, désignée pour abriter les festivités nationales de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, a donc accueilli le directeur général des forêts que devait accompagner M. Saïd Barkat, ministre de l'Agriculture, retenu par d'autres obligations.
Le DG est revenu sur la menace dévastatrice de la désertification qui touche 36.000 ha des SAU (surface agricole utile), dont notamment 12.000 ha de tissu forestier.
Mais l'autre menace, celle de l'érosion rongeant 7 millions d'hectares, dont 70% dans les régions montagneuses, est statistiquement plus éloquente.
La conjugaison des deux phénomènes rétrécit considérablement les surfaces agricoles, à tel point que 800.000 ha de terres irriguées sont pratiquement inexploitables, ce qui affecte sérieusement la sécurité alimentaire et l'équilibre environnemental, où le respect des conditions de pacage relève directement de la responsabilité des fellahs.
-
20th June 2008 23:51 #39
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Désertification dans le monde :
24 milliards de tonnes de terres fertiles disparaissent chaque année
Jeudi 19 juin 2008 -- Selon les chiffres avancés par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), 24 milliards de tonnes de terres fertiles disparaissent chaque année, victimes de la désertification. Ce qui correspond, en 20 ans, à l'équivalent de la totalité des terres cultivées aux Etats-Unis. Près de 30 à 40 % des terres fertiles de la planète sont menacées de désertification, régions où vivent plus d'un milliard de personnes, signale un communiqué publié par l'Organisation. "La dégradation des terres affaiblit la fertilité des sols, brise les cycles hydrologiques et contribue à l'insécurité alimentaire, la famine et la pauvreté ainsi qu'à la migration forcée", a signalé Luc Gnacadja, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Résoudre ce problème complexe exige une réponse au plan mondial afin d'augmenter la productivité des écosystèmes terriens et faire de l'agriculture durable une priorité avec pour objectif de s'adapter au changement climatique et protéger la biodiversité, a-t-il dit. Pour le Fonds international de développement agricole (FIDA) , des pratiques d'exploitation agricole mal conçues ne font qu'exacerber la situation, les populations pauvres n'ayant pas d'autre choix que d'adopter des méthodes de survie à court thème, exacerbant ainsi la pression sur des ressources locales déjà peu abondantes. L'Agence recommande un usage plus efficace de l'eau, une amélioration des systèmes de récolte et une meilleure gestion des forêts, signalant que des graines plus robustes permettront aux agriculteurs démunis de mieux résister aux sécheresses et aux inondations. A l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, qui est célébrée mardi 17 juin, l'ONU met en avant le rôle important que peut jouer l'agriculture durable pour résoudre ce fléau. Le Fida, institution spécialisée du système des Nations unies, a indiqué que la désertification, le "plus grand défi environnemental de notre époque", se traduit le plus souvent non pas par la progression des déserts mais par une dégradation persistante des terres cultivables. D'autres effets de la désertification qui sont encore plus graves finissent par se manifester. En effet, la dégradation des terres provoque des réfugiés par millions qui fuient dans des pays voisins. La sècheresse en Afrique a poussé des centaines, voire des milliers de réfugiés à chercher refuge chez leurs voisins qui ne sont pas forcément à l'abri eux aussi. En Amérique latine comme en Asie, la déforestation provoque des inondations toujours plus fréquentes et dévastatrices. Les pluies acides et les retombées nucléaires ne respectent pas les frontières. Des phénomènes analogues se produisent à l'échelle mondiale: le réchauffement de la Terre, la destruction de l'ozone…
-
1st July 2008 22:19 #40
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Mardi 1 juillet 2008 -- Il était primordial de visualiser les changements qui touchent l’Afrique aujourd’hui. Pour la première fois, une publication apporte — par l’analyse d’images satellites — l’illustration irréfutable de l’étendue et de la gravité de ces bouleversements au cours des trente dernières années. Avec plus de 300 photographies satellites, 300 images prises au sol et 150 cartes, Afrique, atlas d’un environnement en mutation, produit par le Programme des Nations unies pour l’environnement, illustre de façon frappante la dégradation des habitats naturels, la croissance urbaine, les altérations qui affectent l’hydrologie ou encore la dégradation des zones côtières.
En plus des changements bien connus, comme la fonte des glaces du mont Kilimandjaro, l’assèchement du lac Tchad et la baisse des niveaux d’eau du lac Victoria, les images satellites montrent de nouveaux changements environnementaux et défis moins connus : la disparition des glaciers du mont Rwenzori, en Ouganda, l’élargissement des corridors de déforestation dans le nord de la République démocratique du Congo, ou encore la disparition de la végétation du nord du Cap. Rongée par la désertification, la pollution et la pénurie d’eau, l’Algérie figure aussi parmi les pays les plus agressés par l’activité humaine. El Watan a demandé à des experts de réagir sur les révélations de l’atlas. La conclusion est limpide : si les politiques agricoles et les stratégies de gestion de l’eau ne changent pas, l’Algérie est condamnée à la désertification.
-
4th August 2008 19:21 #41
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Lundi 4 aout 2008 -- Une véritable avancée du désert menace la ville de Tlemcen à cause de la dégradation des zones steppiques due aux défrichements et à l’exploitation des parcours. L’augmentation de la population a obligé les familles à recourir à des stratégies de survie remettant en cause l’équilibre écologique des régions du sud de la wilaya. Les terres sont surexploitées, ce qui les appauvrit. S’y ajoute la multiplication des cheptels qui ravagent les pâturages et les parcours. Le désert avance dans l’ensemble du sud de la wilaya et les villes du Nord se trouvent exposées à ce danger. Des spécialistes précisent que, si les autorités ne réagissent pas dans l’immédiat, la situation risque d’arriver à un point de non-retour et le désert aura gagné la bande du Nord.
-
28th August 2008 18:01 #42
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,621
Jeudi 28 Août 2008 -- Le haut-commissariat au développement de la steppe lance un programme quinquennal à partir de 2009 pour une enveloppe financière de 233 millions DA sous la forme de projets ruraux pour le développement intégré. Cette opération de proximité touchera les communes de Moulay Larbi, Sidi Ahmed, Sekhouna, Maâmora et Balloul, affirme Mlle Ikhelef, responsable de l'entité à Saïda. Et d'ajouter que «ces réalisations qui porteront sur la recherche de la ressource hydrique, la valorisation des ressources naturelles et la création de l'emploi permettront de fixer la population rurale en son endroit et l'amélioration de la condition féminine». La dégradation des terres agricoles, la déforestation, la salinité et la baisse de la fertilité des sols ont favorisé l'aggravation de la désertification, souffrant déjà d'une pluviométrie des plus faibles due aux turbulences climatiques. Ces dernières sont à l'origine de la dégradation du couvert végétal et des plantes tels le thym, l'alfa qui ont quelque peu disparu pour laisser l'espace aux épineux, est-il constaté. La panoplie de moyens mis en oeuvre dans le cadre des différents programmes de développement vise essentiellement la protection de l'environnement et des richesses naturelles et surtout l'avancée du désert. Les zones steppiques risquent une désertification latente du fait de la menace des dunes de sable, dira un rural qui préconise la régénération de l'alfa.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote


Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries