Jeudi 4 Septembre 2008 -- L’implantation du siège de la station “bio-saline” a eu lieu dimanche dernier à Fkirina (40 km au sud est de la wilaya d’Oum El Bouaghi) en présence des responsables locaux et du directeur régional du haut commissariat au développement de la steppe (HCDS) de Tébessa. Les travaux de réalisation débuteront avant la fin de l’année en cours, selon des sources concordantes. Avec une autorisation de programme de l’ordre de 60 millions de DA, la station comporte un espace bâti de 800 m2 pour l’administration et le labo et 150 ha pour la station de recherche proprement dite. Une fois réalisée, la station en question offrira une cinquantaine de postes d’emploi, apprend-on de sources concordantes. Cette réalisation constituera un foyer de rayonnement scientifique et de recherche couvrant cinq wilayas des Hauts-Plateaux de l’Est (Oum El-Bouaghi, Khenchela, Batna, Tébessa et Sétif) et échangera des données scientifiques avec les organisations internationales et régionales, notamment celles relatives au développement de la steppe et la lutte contre la désertification.
+ Reply to Thread
Results 43 to 49 of 67
-
4th September 2008 23:12 #43
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
-
11th September 2008 23:59 #44
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
Jeudi 11 Septembre 2008 -- Les eaux de la nappe albienne vont être utilisées pour alimenter les villes des Hauts-Plateaux menacées par la désertification, à l’image de Djelfa, Biskra, Tiaret, Saïda, Mila, Batna et Médéa. Il s'agit de l'accélération des études de réalisation de trois ouvrages de transfert des eaux de la nappe albienne du Sud. Cette décision entre dans le cadre du plan spécial concernant les Hauts-Plateaux et vise à garantir un développement des capacités de cette région, notamment sa vocation agropastorale. “Nous avons relevé le défi de dessalement de l'eau de mer. Nous avons déjà engagé avec succès le transfert de l'eau d’In Salah à Tamanrasset. Nous relèverons aussi avec l'aide de Dieu le défi des transferts d'eau du Sud vers les Hauts-Plateaux”, a déclaré le chef de l’État à ce sujet. La décision annoncée, lors de l’audition du ministre des Ressources en eau, ce mardi, met fin ainsi à plusieurs années d’hésitation quant à l’utilisation des eaux de la nappe albienne. Cette dernière qui disposerait d’importantes réserves, tout comme celles de la nappe phréatique, ne sont généralement pas renouvelables, d’où les craintes, par le passé, de bon nombre de responsables du secteur d’y toucher. Mais lorsque cette même nappe albienne est utilisée par la Libye pour constituer son lac artificiel qui alimente présentement plusieurs régions de la Jamahiriya, la question a de quoi pousser les responsables algériens à méditer l’exemple libyen et à essayer de faire quelque chose, notamment pour les régions arides qui risquent d’être englouties à jamais par le sable. Parmi les autres mesures décidées par le président Bouteflika, la réalisation de nouvelles stations de dessalement, pour venir en appoint aux treize stations lancées ou déjà réceptionnées durant le plan quinquennal en cours. En outre, le Président a instruit le gouvernement à prendre en charge, dans le cadre du prochain plan quinquennal, la gestion et la distribution de l’eau, en poursuivant la création de sociétés de gestion et de distribution de l’eau, à l’instar de ce qui a été réalisé dans les grandes villes.
Le président Bouteflika a mis l’accent sur la rentabilisation des stations d’épuration, afin qu’elles contribuent dans l’irrigation des périmètres agricoles. Dans un pays semi-aride, tributaire des eaux pluviales et des capacités de stockage de ses barrages, les réformes introduites dans le secteur des hydrocarbures et surtout l’argent déboursé par l’État ces dix dernières années ont permis de renverser la situation, en faisant appel, d’abord, au dessalement de l’eau de mer, à la poursuite de la réalisation de grands barrages, mais aussi à la réalisation et à la réfection des stations de traitement de l’eau. L’objectif étant de multiplier les capacités de production de l’eau pour les ménages et l’utilisation de l’eau traitée dans l’irrigation des terres agricoles. Le souci de rationaliser l’utilisation de cette ressource rare a poussé le gouvernement à raccorder plusieurs barrages entre eux, dans une sorte de complexe hydraulique, afin de servir dans un ensemble homogène des régions précises. Il y a lieu de mentionner qu’en matière de réalisation de barrages, l’effort consenti par l’État est colossal : 15 barrages réalisés ces cinq dernières années. L’Algérie comptera 77 barrages à la fin de l’année 2009, pour une capacité de mobilisation d’eau estimée à 7,8 milliards de mètres cubes par an. La réception des 13 stations de dessalement de l’eau, d’ici la fin de 2009, portera les capacités de production de ces stations à 825 millions de mètres cubes par an. L’État a injecté 200 milliards de dinars durant la décennie écoulée pour augmenter ses capacités de production hydrique et éviter au pays de demeurer éternellement dépendante d’une pluviométrie capricieuse.
-
13th September 2008 23:59 #45
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
Samedi 13 septembre 2008 -- Un budget conséquent vient d'être consacré par le haut Commissariat des steppes (HCDS) pour la wilaya d'Oum El-Bouaghi, en matière de lutte contre la désertification. Cette action a pour effet de protéger les terres fertiles et permettre un développement économique efficace. L'opération tend aussi à permettre un développement économique social et humain dans les espaces agro-pastoraux. Pour rappel, à l'instar des régions de Batna et Tébessa, la wilaya d'Oum El-Bouaghi souffre du sel qui monte et détruit graduellement les espaces fertiles. Ces terres sont situées aux alentours des multiples chotts (Taref, Mersel et Guellif) qui s'espacent sur 77.000 ha. Ces endroits sont inscrits comme patrimoine naturel protégé au niveau international. L'enveloppe octroyée pour ralentir la désertification est estimée à 10 milliards de centimes, selon un ingénieur local. Des espèces végétales seront plantées pour permettre la stagnation du sel dans des espaces restreints. Une autre enveloppe de 6 milliards de centimes a été octroyée comme complément pour la réalisation d'une station de recherche de lutte contre la désertification à Fkirina avec la création de 50 postes d'emploi. Le centre de recherche disposera d'un espace de 150 ha pour tester les plantes et ressortir celles qui résisteront le plus à la montée des sels.
-
25th October 2008 19:23 #46
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
Samedi 25 Octobre 2008 -- Dans la perspective de cerner la problématique de l’eau dans les pays du Maghreb et du Sahel, l’Observatoire du Sahara et du Sahel tient, depuis hier à Alger, la 9ème réunion du comité d’orientation stratégique où il était question d’évaluer les activités de cette organisation et de se pencher sur la stratégie qu’elle doit développer à l’horizon 2020. La priorité est ainsi accordée à deux thèmes principaux : la désertification et la disponibilité de l’eau. Les participants à cette rencontre étaient unanimes à dire que seule une intervention concertée entre toutes les parties concernées est en mesure d’éviter aux peuples de nouvelles crises. Dans son allocution d’ouverture de la rencontre, le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, a rappelé les multiples préoccupations environnementales de l’Afrique subsaharienne.
Composée en grande partie de zones arides, caractérisées par des conditions climatiques extrêmes, cette région doit vite mettre en place une politique environnementale à même d’assurer à ses populations un équilibre climatique. «La désertification concerne aujourd’hui plus de 100 pays à travers le monde et près d’un milliard d’habitants. L’Afrique est cependant le continent le plus affecté et les deux tiers de sa superficie en sont touchés. La lutte contre ce phénomène constitue une des grandes priorités de la communauté internationales qui l’a unanimement affirmé avec la Convention de lutte contre la désertification à laquelle adhèrent l’ensemble de nos pays», a noté Sellal.
Pour le cas de l’Algérie, le ministre des Ressources en eau a relevé que «la désertification affecte principalement les régions présahariennes qui représentent 60% des terres productives du pays servant de support à l’élevage d’un cheptel ovin estimé à près de 18 millions de têtes et abritant plus de 4 millions d’habitants». Sellal a abordé aussi la question du partage de l’eau. Pour lui, «la gestion concertée des ressources en eau est le deuxième volet sur lequel intervient l’OSS. Ceci constitue, notamment dans les zones arides et semi arides, un enjeu hautement stratégique en étroite liaison avec les questions de lutte contre la désertification et d’atténuation des effets de la sécheresse…»
Il convient de souligner que le programme «Aquifères des grands bassins», initié par l’OSS, a abouti à la signature d’un accord pour une gestion commune des nappes réparties sur les territoires des trois pays : Algérie, Tunisie et Libye. Le trio vient en effet de signer un accord sur le suivi et l’exploitation de cette eau peu renouvelable et qui n’est pas exploitable en totalité. «Il s’agit d’un modèle important qui permettra de pérenniser l’exploitation de cette eau», dira M. Sellal.
Indices sur l’Observatoire du Sahara et du Sahel
L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) est une organisation internationale indépendante qui a été fondée en 1992. L’Algérie a adhéré à cette organisation en 2000. L’OSS a pour mission d’offrir un cadre de partenariat Nord-Sud-Sud. Il mobilise et renforce les capacités de ses membres à traiter les problèmes environnementaux dans une perspective de développement durable et de lutte contre la pauvreté. L’OSS est doté de plusieurs structures : l’assemblée générale, le conseil d’administration, un comité d’orientation stratégique et un secrétariat exécutif. L’organisation compte 22 pays, dont 5 pays du Nord (Allemagne, Canada, France, Italie et Suisse) et son siège est basé à Tunis.
-
11th May 2009 00:34 #47
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
Lundi 11 Mai 2009 -- La désertification menace actuellement 11 millions d'hectares de terres steppiques, alors que plus de 500.000 ha sont déjà "désertifiés", a indiqué dimanche une responsable auprès de la direction générale des forêts (DGF). Selon la ''carte de sensibilité à la désertification", élaborée par la DGF, des superficies de plus de 500.000 ha ont été déjà touchées par la désertification tandis que près de 11 millions d'hectares "sont sensibles à la désertification'', c'est-à-dire menacés par ce phénomène, selon des données avancées par la sous-directrice de la lutte contre la désertification au niveau de la même structure, Linda Hazem.
-
24th May 2009 00:11 #48
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
Djamel Zerrouk, Dimanche 24 Mai 2009 :
Le Jeune Indépendant : Le désert avance à grands pas. N’est-ce pas là un facteur de dérèglement climatique ?
Mounir Bencharif : Je ne suis pas spécialiste du climat, même si je dois affirmer qu’il y a un lien entre ce phénomène et la désertification. Mais il ne faut pas confondre entre désert et désertification. Le désert, c’est le Sahara, qui est une entité naturelle. Elle a donc sa place dans l’équilibre écologique. En revanche, la désertification est un phénomène qui prend de l’ampleur d’année en année, surtout depuis 50 ans, et est localisée dans des régions jusqu’aux limites du littoral.
Le phénomène est localisé où exactement ?
Il tend à toucher tout le pays, y compris toute la bande nord de l’Algérie, mais il est prononcé dans la steppe. Dans ce chapitre, prenons l’exemple de Naâma, située au sud de Saïda qui était il y a quelques années un îlot dans la steppe environnante. Le couvert végétal caractérisait cette région, notamment l’alfa. Avec l’avancée du désert, cette couverture a quasiment disparu. La région est aujourd’hui aride. Il fait plus chaud et l’été dure plus longtemps qu’avant. L’eau se raréfie.
Le barrage vert qui a été présenté comme un palliatif au désert est-il toujours au registre ?
Le projet n’a jamais été abandonné. C’est vrai qu’il a changé de main, passant de l’armée à l’administration des forêts, mais le chantier est toujours au registre de l’Etat. Il est clair que le barrage aura un impact positif puisqu’il aura le rôle de ceinture naturelle pour stopper le désert.
On dit que la cadence des travaux a diminué depuis que le chantier est passé aux mains de la DGF…
Il faut savoir qu’à l’époque de son lancement, au début des années 1970, le barrage vert reposait sur une seule espèce d’arbre, le pin d’Alep. On avait opté pour la monoculture pour des raisons évidentes à l’époque. Il fallait parer à l’urgence vu l’inexistence de pépinières et que le pin d’Alep avait la particularité de s’adapter à tous les reliefs, tous les climats. En bref, il s’acclimate partout. Le travail se faisait rapidement car les moyens humains, à savoir le contingent militaire qui était en charge du projet, étaient plus importants que ceux déployés aujourd’hui par l’administration des forêts.
Selon vous, le chantier avance-t-il sans problèmes ?
Absolument. L’ouvrage est soutenu par l’apport des scientifiques. Les essences sont diversifiées et il faut savoir aussi que le barrage vert, ce n’est pas uniquement la plantation d’arbres, c’est également la plantation fourragère.
-
12th June 2009 00:09 #49
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 332,788
Josiane Le Bescond :
Vendredi 12 Juin 2009 -- Mercredi 17 à partir de 14h, à l’occasion de la Journée mondiale contre la désertification et la sécheresse, la fondation Déserts du monde présente l’exposition du photographe mexicain, Alejandro Boneta. Laïd Makhouf, maître de recherches à l’Institut national de la recherche forestière animera également deux conférences traitant de l’expérience algérienne en matière de lutte contre la désertification. Une deuxième intervention est prévue avec Amar Bouzenoune, enseignant- chercheur à l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB), qui reviendra sur l’état des lieux et la lutte contre la désertification dans la wilaya de Naâma. Cette année, l’accent de cette journée sera mis sur la nécessité de « préserver la terre et l’eau pour protéger notre avenir à tous ». C’est en 1992 que l’ONU a adopté la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Chaque année, la journée consacrée à ce thème a pour but de rappeler les dangers de la désertification et de la sécheresse dans le monde. Pour rappel, en Algérie, près de 130 000 km2 ont été dégradés en dix ans. Si la récurrence de la sécheresse, tous les 3 à 4 ans contre 1 à 15 ans autrefois, est un facteur aggravant, la désertification est surtout le fait de l’homme. Car il fait peser une pression de plus en plus forte sur l’agriculture et l’élevage. L’élevage ovin, qui représente 80% de notre production de bétail, se concentre sur seulement un dixième du territoire. À l’échelle mondiale, 110 pays sont menacés par la désertification. Soit 4 milliards d’hectares du globe.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote

Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries