samedi 17 fevrier 2007 - - La Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation (SANDT) a organisé, avant-hier à Alger, une journée scientifique sous le thème «Optimisation du traitement de l’anémie au cours de l’insuffisance rénale chronique». La manifestation a été l’occasion de réunir des experts algériens et étrangers pour traiter des dernières actualités thérapeutiques dans le domaine du traitement de l’anémie.
Les spécialistes en urologie qui ont marqué par leur présence la rencontre ont plaidé pour le développement de la greffe et appelé les pouvoirs publics à assurer la disponibilité des médicaments nécessaires pour les insuffisants rénaux, notamment ceux à dénomination commune internationale d’érythropoétine et le fer injectable.
Les spécialistes ont signalé que ces médicaments sont indispensables pour les malades insuffisants rénaux qui doivent les prendre à vie. A titre d’exemple, le coût du traitement à l’érythropoétine, non remboursé par la CNAS, s’élève à 2 000 DA par mois.
Dans ce sillage, la contribution des caisses sur le conventionnement qui les lie aux différents centres de dialyse a été abordée par la représentante de la CNAS, Mme Bougrine, qui a souligné que les insuffisants rénaux de 42 centres du secteur public et de 57 autres du privé sont pris en charge par la CNAS.
Elle a en outre promis que l’érythropoétine sera incessamment ajoutée à la liste des médicaments remboursables. La représentante du ministère de la Santé a, quant à elle, indiqué que 70 greffes rénales ont été réalisées depuis le début de l’année et que le ministère ambitionne d’en réaliser avant la fin de l’année 210 autres.
Elle a, en outre, signalé qu’actuellement, la greffe du rein n’est pratiquée que dans 10 hôpitaux universitaires. Avec 200 greffes par an, les spécialistes signalent qu’il reste encore beaucoup à faire pour répondre à une liste d’attente qui compte 3 000 malades.
En outre, les participants ont également axé leur discussion sur le traitement de l’anémie du dialysé, et plus particulièrement la place des agents stimulants de l’érythropoïèse sous toutes leurs formes ainsi que la stratégie à adopter en Algérie.
Le professeur Prugnaud, de l’hôpital Saint-Antoine de Paris, a abordé, dans un premier temps, le processus de production et de contrôle de médicaments de biotechnologie, ainsi que la réglementation européenne en matière d’enregistrement de biosimilaires.
De son côté, le professeur Choukroune, du centre universitaire d’Amiens, a donné une communication actualisée sur la prise en charge de l’anémie au cours de l’insuffisance rénale chronique. Signalons qu’actuellement, près de 300 néphrologues algériens exercent en Algérie et 200 autres à l’étranger.
Le pays compte par ailleurs 10 000 patients traités par dialyse dans 150 centres et que 358 insuffisants rénaux chroniques ont été greffés. La journée a été clôturée par une table ronde dont le but a été d’initier une réflexion sur les recommandations à adopter en termes d’optimisation du traitement de l’anémie au cours de l’insuffisance rénale chronique.
Greffe rénale : L’Algérie compte 3 000 malades sur la liste d’attente
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17th February 2007 22:23 #1
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Greffe rénale : L’Algérie compte près de 7.000 malades sur la liste d’attente
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16th August 2007 08:46 #2
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Mercredi 15 aout 2007 -- Cette nouvelle mesure intervient dans le cadre de l’élaboration du projet de conventionnement du médecin traitant, auquel a été consacré une rencontre d’information hier au siège du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Présent à cette rencontre, le ministre Tayeb Louh a indiqué que l’absence d’administration de ce médicament aux 8 640 hémodialysés recensés au niveau national leur cause de très nombreuses complications dans leur vie quotidienne, eu égard à leur traitement spécial nécessitant une moyenne de purification du sang de deux à trois fois par semaine.
Le ministre a expliqué, en substance, que le recours aux transfusions sanguines comme palliatif, en raison de la difficulté d’accès à ce médicament, entraîne des conséquences parfois très graves en matière de contamination virale. Ce qui peut souvent compromettre les chances de succès d’une éventuelle greffe rénale ultérieure, a-t-il poursuivi. Il a cependant fait remarquer qu’»un contrôle sanitaire vigoureux sera appliqué dans la cadre de cette convention». Et d’ajouter, dans ce sillage, que l’action s’inscrit dans le cadre de la politique de maîtrise des dépenses de santé, en soulignant au passage que les prix des séances de traitement ont été revues à la hausse, soit 6 415 dinars, suite à l’intégration du nouveau médicament, contre 5 900 dinars.
Même les dépenses de transport sanitaire seront prises en charge «suite au décret exécutif promulgué dernièrement pour stopper l’anarchie qui régnait depuis 30 ans», a précisé le ministre du Travail. Par ailleurs, M. Louh a affirmé que des mesures seront prises pour la création de quatre centres d’imagerie, à travers le territoire national, dans le but de mieux organiser le système de la sécurité sociale. Faisant un exposé éloquent sur les dispositifs et les spécificités du projet de conventionnement du médecin traitant, le ministre a fait savoir que ledit conventionnement constitue une action fortement articulée autour du projet de la carte à puce Chifa (lancée récemment dans quelques wilayas avant sa généralisation en 2010).
Il a indiqué, en outre, que le conventionnement du médecin traitant vient compléter le système des tiers payant dans le cadre de la prise en charge des soins ambulatoires. Evoquant les objectifs du projet une fois mis en place, le ministre a mis l’accent sur l’amélioration de la qualité des prestations de la sécurité sociale et la contribution à l’organisation du recours au système d’offre de soins, entre autres. Il a fait savoir, enfin, que l’ensemble des points sera débattu en concertation avec les parties et les organisations professionnelles concernées avant la finalisation du texte réglementaire en vue de la mise en œuvre de cette convention.
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19th December 2007 18:38 #3
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Mardi 18 Décembre 2007 -- Ancrées, désormais dans les mœurs “managériales” du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Tizi Ouzou, les journées médicochirurgicales, qui sont à leur 14e édition, ont été ouvertes dimanche par le Dr Mansouri, directeur général de l’établissement hospitalier, en présence de Mohamed Ikarbane, président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), et du sénateur Rachid Arabi.
Deux tables rondes étaient prévues dimanche et lundi, parallèlement à la séance plénière. Premier à intervenir lors des communications libres, le Pr Chaouche a partagé son expérience dans la greffe rénale au service de chirurgie du CHU Mustapha-Pacha d’Alger. Pour l’orateur, la greffe rénale avec un donneur vivant apparenté (DVA) reste le traitement idéal pour un insuffisant rénal. Cela, en raison de la prise en charge et du confort et de la qualité de vie, contrairement à la greffe avec des donneurs émotionnels ou cadavériques.
Le conférencier précisera que le prélèvement cadavérique ne constitue pas un obstacle ni du point de vue éthique, juridique ou religieux, mais pose plutôt des problèmes d’ordre logistique et organisationnel et ce, pour un résultat souvent de moindre qualité. Le nombre de greffes rénales réalisées intra-muros a connu une évolution ascendante depuis 2003, passant de 3 greffes rénales il y a quatre ans à 29 cette année. “L’absence de mortalité chez le donneur, la très faible morbidité et les bons résultats chez le receveur nous encouragent à continuer à greffer à partir des DVA, donneurs vivants apparentés”, estime cet éminent professeur qui a relevé un progrès notable en la matière.
La transplantation d’organes, notamment la greffe rénale, est désormais chose possible au CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou depuis qu’un spécialiste algéro-canadien l’a pratiquée il y a quelques mois. S. Chaïb, du service médecine du travail du CHU de TIZI Ouzou, s’est intéressée à la lombalgie en milieu hospitalier. Pour évaluer la lombalgie commune parmi les infirmiers, le Dr Chaïb a pris un échantillon de 309 soignants au niveau de l’hôpital. Cette étude descriptive transversale a permis de relever une prévalence des lombalgies avec un taux de 56,3% avec une prédominance féminine de l’ordre de 57%.
Dès lors que les lombalgies posent un problème majeur de santé au travail, la conférencière suggère une normalisation des conditions de travail. Les docteurs Cherif et Henneb ont donné deux communications sur l’analyse de cas de tumeurs du rein et l’aspect anatomopathalogique de la tumeur du rein, tandis que leur confrère, le Dr Dib, a communiqué sur la sclérose du col viscéral.
Très attendue, la communication du Dr Ziri a porté sur la prise en charge de la tentative de suicide. Partant du postulat que les tentatives de suicide représentent l’urgence psychiatrique par excellence, le praticien, qui exerce à l’EHS Fernane-Hanafi de Oued Aïssi, estime que celles-ci exposent à la répétitivité. “Dix pour cent des sujets ayant fait une tentative de suicide finissent un jour par se suicider”, relève d’emblée le Dr Ziri. Aux yeux de cet expert, la prévention reste le meilleur moyen de lutte contre les tentatives de suicide. Elle repose sur l’identification des facteurs de risque et le traitement de certains facteurs de risque curables.
Il termine sa communication par des recommandations qui se résument, entre autres, à prendre en considération la menace de suicide et les équivalants suicidaires. En conclusion, le spécialiste en psychiatrie estime que la véritable prise en charge repose sur la mise en place d’une politique de prévention globale par la sensibilisation de l’ensemble de la société, la création des structures appropriées pour l’accueil des suicidants au niveau des établissements hospitaliers ainsi que la mise en place des équipes pluridisciplines pour une meilleure prise en charge et prévenir les récidives.
Auparavant, le directeur général du CHU, Mohamed Mansouri, a fait un état des lieux sur les urgences médicochirurgicales (UMC) au niveau de l’établissement qu’il dirige. Parallèlement à ces journées, il s’est tenu le 3e colloque régional de chirurgie générale.
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24th December 2007 00:58 #4
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Lundi 24 Décembre 2007 -- Cinq heures. Telle est la durée de la première opération chirurgicale de la greffe rénale à Tlemcen, dirigée par le Professeur Chaouche Hocine et son collaborateur, le Professeur Abi Ayad. Les deux opérations (donneur et receveur) se sont déroulées dans de bonnes conditions et les deux malades se portent bien, selon le professeur Chaouch qui a animé une conférence de presse tout en déclarant que «l’efficacité de tous les acteurs et la disponibilité du matériel ont beaucoup facilité la tâche», ajoutant qu’à partir de l’année prochaine, Tlemcen enregistrera une dizaine de greffes car il existe un nombre important de candidats qui nécessitent de telles opérations.
Le professeur Chaouche a affirmé que depuis l’implantation rénale en Algérie, aucun cas de décès n’a été enregistré, et que le donneur peut vivre le plus normalement du monde, même si des statistiques démontrent que, sur les 1 000 interventions, on déplore trois décès. «Ceci nous encourage à continuer notre travail sur le terrain et ferons de notre mieux pour que les chirurgiens prennent la relève.» Les médecins ont expliqué cependant que, lorsque un patient atteint d’insuffisance rénale chronique est assujetti à la dialyse trois fois par semaine, il ne pense qu’à une seule chose, à savoir la greffe du rein.
Cependant, explique-t-on, tous les patients ne sont pas «candidats» à la transplantation. Une série d’examens (physiologiques et psychologiques) permettent d’établir une conclusion sur la possibilité d’une greffe. Le bilan pré-greffe a pour but de dépister toutes pathologies susceptibles d’aggraver ou de mettre en danger la vie du patient ou de compliquer l’acte chirurgical.
Lors de cette conférence de presse, le neurologue, le professeur Benmansour, a appelé les intéressés à se rapprocher du service. «Après avoir réalisé la panoplie d’examens et si le receveur est jugé “candidat” à la greffe, il est alors inscrit sur la liste d’attente des greffés.» A Tlemcen, les conférenciers affirment que si on parvient à réaliser une dizaine de greffes rénales, le pari est gagné. Interrogé, le DSP de la wilaya de Tlemcen a déclaré que la politique du ministère vise à généraliser la greffe rénale à travers tous les CHU, pour une raison : éviter la prise en charge des patients dans d’autres pays.
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29th December 2007 21:01 #5
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Samedi 29 Décembre 2007 -- Les premières journées médico-chirurgicales organisées par le secteur sanitaire d'El-Milia, avec la participation de la DSP, ont été couronnées de succès en dépit d'un imprévu de dernière minute dû au décès du père du directeur de l'établissement hospitalier organisateur de cette manifestation scientifique. Cet imprévu, qui a quelque peu perturbé les derniers préparatifs de ces journées, n'a toutefois pas freiné la volonté des membres impliqués dans l'organisation de cet événement qui ont réussi leur pari après le départ précipité du directeur de l'hôpital, parti accompagner le corps de son père pour l'inhumer dans son village natal de Aïn Touta dans la wilaya de Batna.
La réussite de cette manifestation scientifique de premier plan, encore jamais organisée à El-Milia, est également venue soulager les membres du comité organisateur qui ont peiné à trouver une salle digne de l'envergure de cet événement dans une ville qui souffre encore et toujours d'un manque cruel et flagrant d'un minimum d'infrastructures pour accueillir ce genre de manifestation. Ceci dit, après l'ouverture solennelle de ces journées tenues les mercredi et jeudi derniers à la salle de cinéma Afrique, les séances de la première journée ont principalement été marquées par l'intervention des professeurs venus de l'EHS Daksi pour parler de l'expérience de la transplantation rénale à Constantine.
Les conférenciers qui ont traité d'un sujet préoccupant sont d'abord remontés à la première expérience de la transplantation rénale effectuée au CHU de Constantine en 1987, avant de signaler que la toute première expérience de ce genre en Algérie a été l'apanage du CHU Mustapha d'Alger qui a effectué sa première greffe en 1986. Depuis, le cheminement de cette expérience a quelque peu été semé d'embûches, ce qui a fait reléguer notre pays au bas de l'échelle des pays émergents dans l'acte de la transplantation rénale. Ceci dit, en dépit de cette baisse de régime constatée dans la greffe rénale en Algérie, il faut dire que l'activité de l'EHS Daksi a été relancée au deuxième semestre de l'année 2005. Depuis cette date, 14 insuffisants rénaux ont bénéficié d'une greffe rénale, alors que le 15ème malade va avoir son rein dans les tout prochains jours.
Pour l'histoire, les présents dans la salle de cinéma où se tenaient ces journées ont bien applaudi le premier greffé de la wilaya de Jijel qui a été présenté à l'assistance. Le greffé lui-même a avoué qu'il mène désormais une vie tout à fait normale, alors que ses médecins qui l'ont d'ailleurs accueilli à bras ouvert dans la salle ont indiqué que sa vie ne tient plus à aucune contrainte. Quant aux difficultés qui entravent encore l'opération de la transplantation rénale, elles restent liées à des considérations évidentes en rapport avec l'absence d'une législation permettant le prélèvement d'organes sur les morts encéphaliques. L'absence d'une culture de don est également évoquée comme un aspect négatif dans la quête de trouver le fameux organe à transplanter sur des malades souffrants des dures séances de dialyse et dont la prise en charge reste bien coûteuse aussi bien pour le malade que pour les organismes assureurs.
Les travaux de la deuxième journée de cette manifestation scientifique ont encore été rehaussés par des communications d'une excellente qualité données par des spécialistes sur des thèmes variés, telles les urgences hypertensives, ou encore la prise en charge de l'infarctus du myocarde à la phase aiguë. Le post-infarctus a également été traité par un cardiologue qui a soulevé un débat scientifique et médical de premier plan autour de son sujet. D'autres thèmes tout aussi importants que le nodule thyroïdien ou la prise en charge chirurgicale du goître nodulaire, ainsi que l'ira thérapie et l'anatomopathologie des cancers de la thyroïde ont aussi été abordés par des spécialistes ayant fait preuve d'une grande maîtrise des sujets qu'ils ont développés. L'urologie a été le dernier thème soulevé lors de cette deuxième journée avec des communications présentées par des spécialistes sur les tumeurs de la vessie, les cancers de la prostate et les urgences traumatologiques urologiques.
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2nd January 2008 03:24 #6
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Mercredi 2 Janvier 2008 -- Depuis la relance de la greffe rénale au niveau de l’EHS Daksi de Constantine par une nouvelle équipe de chirurgiens urologues, en octobre 2006, 15 transplantations rénales ont été réalisées. Selon le bilan annuel de l’établissement hospitalier spécialisé, les opérations en question ont été effectuées avec succès, au grand bonheur des patients et de leurs familles. Le rendement des différents services a été jugé remarquable, notamment en ce qui concerne l’hémodialyse et le suivi des greffes. D’autant plus que de nouvelles pratiques réservées auparavant aux hôpitaux de la capitale du pays ont été lancées par la même équipe de spécialistes. Il s’agit, à titre d’exemple, de la biopsie rénale. Cette technique a permis aux malades de bénéficier d’un suivi médical rigoureux au niveau de la clinique, précisément au service d’anatomie pathologie. D’autre part, il est à noter que des milliers de patients souffrant d’insuffisance rénale chronique terminale sous hémodialyse attendent toujours leur tour pour retrouver la vie normale. Pour cela, un appel est lancé par l’équipe de l’EHS Daksi aux imams, au mouvement associatif et aux représentants de la société civile, afin de sensibiliser les citoyens sur l’importance du don d’organes.
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16th January 2008 00:18 #7
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Mardi 15 janvier 2008 -- Cela fait plus de deux ans que le jeune Ahmed Saidoun attend la greffe de rein promise par le président de la République en 2005 lors de la visite de ce dernier dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Originaire du village de Chorfa, il a été contraint d'abandonner les bancs de l’école à cause de ce problème de santé qu'il endure depuis 1999.
En 2005, Ahmed avait eu la chance de pouvoir s'adresser directement au premier magistrat du pays pour évoquer son problème pendant que celui-ci inspectait le service de Néphrologie du CHU de Tizi-Ouzou. Il avait arraché une promesse présidentielle de prise en charge pour une transplantation rénale en France. Cet engagement avait commencé d’être mis en application la semaine suivant cette visite quand Ahmed et trois autres malades avaient reçu une décision de prise en charge en France des mains de l'ex-wali de Tizi-Ouzou Hocine Ouadah en présence de la presse locale.
Mais, surprise : Ahmed apprendra trois mois plus tard d'un membre de la commission nationale des transferts de malades à l'étranger qu'il doit se rendre en Jordanie et non en France. Accompagné de son père, il s’envole pour la Jordanie ou deuxième surprise, l'hôpital Al Istiqlal après une semaine sur place l’informe que celui-ci n'assure pas ce genre d'intervention. De retour en Algérie, Ahmed frappe à toutes les portes pour que l'engagement du président de la République soit tenu. En vain.
Aux dernières nouvelles, on lui promettrait une prise charge dans un hôpital algérois. Ahmed Saidoun a décidé de parler de son cas…le président l'avait invité à l'informer si son engagement n'était pas respecté.







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