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  1. #1
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    Implants cochléaires :

    Jeudi 5 Avril 2007 -- La deuxième opération de placement d’appareils appelés implants cochléaires pour les sourds-muets aura lieu ce samedi à Blida, apprend-on auprès du professeur Yahia Rous, chef du service ORL du CHU Frantz-Fanon. Quatre patients ont été sélectionnés pour ces interventions chirurgicales qui seront supervisées par une équipe médicale française dirigée par le professeur Bébéar.

    Contrairement à la première opération qui s’est déroulée au mois de décembre dernier et qui a vu ce professeur procéder à ces implantations, cette fois, c’est le professeur Rous qui, fort de son expérience, les effectuera lui-même. Les appareils proviennent de deux sociétés différentes, à savoir Cochlear et Med El. Cette dernière a offert gracieusement un implant dont le prix, rappelons- le, avoisine les 2,5 millions de dinars. Pour le Pr Rous, l’objectif est d’atteindre le nombre de 50 implantations cette année puisque il a été décidé du financement de 40 appareils. L’opportunité de la présence de l’équipe médicale française permettra de former les médecins algériens sachant qu’une coopération dans le domaine du développement de l’ontoneurochirurgie en Algérie est effective. Notons par ailleurs que le service ORL du CHU Frantz-Fanon de Blida comprend des équipes spécialisées dans la prise en charge des cancers de l’ORL et des pathologies fonctionnelles de l’oreille ainsi que des vertiges. La chirurgie plastique reconstructive de la face et du cou a également sa place dans ce service qui tend à se doter d’autres équipements médicaux dont le laser d’iode et du matériel de l’exploration fonctionnelle de la sphère ORL. Un plan d’aménagement est prévu pour l’année 2007. Il concerne la construction d’un plateau technique dont le but est de réduire le nombre de jours d’hospitalisation des malades.


  2. #2
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    Mercredi 7 Janvier 2009 -- Une équipe du service ORL de l’hôpital Mustapha-Pacha se déplacera, le 17 janvier, au centre hospitalier de Ouargla pour procéder à la création du premier centre d’implants cochléaire sur place. L’équipe d’Alger va également procéder à la formation du personnel sur place qui sera par la suite chargé de prendre en charge les populations locales nécessitant la pose d’implants cochléaires. La formation du personnel spécialisé sur place s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement visant à désenclaver les régions du Sud en matière de soins et éviter à leurs populations des déplacements souvent coûteux dans les structures sanitaires du nord.

  3. #3
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    Houria Alioua :


    Jeudi 22 Janvier 2009 -- L’équipe médicale de l’hôpital Mohamed Boudiaf de Ouargla, assistée par le Pr Djamel Djenaoui, chef du service ORL du CHU Mustapha, a achevé mardi dernier son programme d’opérations d’implants cochléaires dont ont bénéficié cinq enfants sourds de la wilaya de Ouargla et d’El Oued. Quatre opérations ont été effectuées samedi et une cinquième dimanche après-midi dans un programme record qualifié de réussite éclatante par le Pr Djenaoui, tandis que le Dr Abazi paraissait tout simplement heureux à sa sortie du bloc. Les familles ont accueilli avec des youyous leurs enfants opérés avec succès, dont les quatre premiers étaient particulièrement actifs lors de notre passage au service ORL de l’hôpital de Ouargla. Heureux, les parents ont tenu à exprimer leur satisfaction après tant d’années de souffrance. L’objectif est la création d’un centre de référence pour les sourds de la région sud du pays et la prise en charge médicale de la surdité profonde dans ces wilayas et ce, par la formation du personnel médical et paramédical d’encadrement du centre et l’assistance de l’équipe du Dr Abazi. Le Pr Djenaoui parle aussi d’un programme de renforcement humain et matériel du centre en perspective.

    Les journées médicales organisées en marge du programme opératoire au siège de la wilaya de Ouargla ont été marquées par la participation du Pr Belbekri du CHU de Constantine et du Pr Vanecloo, médecin-chef de l’hôpital de Lille. Il a notamment été question de présentation de la technique de l’implant cochléaire dont les premières opérations ont été retransmises par vidéo-conférence aux participants, ainsi que l’implant proprement dit qui est un produit de la société française Neurelec, représentée à Alger par la société Chemmi. Ainsi, après Alger, Tlemcen, Annaba et Constantine, c’est au tour de Ouargla d’introduire cette technique et, pour l’équipe médicale locale, il s’agit d’une belle aventure qui commence, d’autant plus que l’autorisation du ministère de la Santé n’a été délivrée qu’au CHU. Le centre commencera donc par la prise en charge des 40 malades recensés à travers la wilaya de Ouargla, puis d’assurer ce type d’interventions chirurgicales pour les wilayas du sud du pays. Pour rappel, une enveloppe de 1 milliard de centimes a été allouée à cette première vague, qui sera suivie d’un programme de 20 implants cochléaires par an pour la seule wilaya de Ouargla.

  4. #4
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    Dimanche 01 Février 2009 -- 108 interventions chirurgicales pour la pose d’implants cochléaires ont été réalisées depuis le lancement de cette opération au mois d’avril 2007 par le service ORL (oto-rhino-laryngologie) du CHU de Annaba. Des enfants venus de 17 wilayas de l’est du pays ont constitué 90% des patients ciblés par cette opération.

  5. #5
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    Mercredi 18 Mars 2009 -- Depuis le début de l’année, l’équipe de chirurgiens du service ORL du CHU Annaba, sous la direction du professeur Saïdia a posé 41 implants cochléaires dans le cadre de la lutte contre la surdité et la politique de réduction des soins à l’étranger. Aussi, dés le lancement du programme national, l’équipe en question a réussi à réaliser pas moins de 144 implants posés chez des enfants originaires de 19 wilayas du pays, parmi lesquels les 2 premiers implants binauraux en Afrique et le premier de l’oreille moyenne en Algérie mis en place le 8 décembre 2007. Il faudrait souligner que le coût d’un seul implant cochléaire est estimé à 250 millions de centimes auquel il faudrait ajouter le montant du bilan diagnostique de l’acte chirurgicale et anesthésique mais aussi toute la rééducation orthophonique durant plusieurs années. Ainsi, 36 milliards de centimes ont permis à 144 enfants de recouvrer l’audition et par conséquent la parole.

    En parallèle à ces activités de soins, un vaste programme de formation ultra spécialisée en audiologie, chirurgie et en rééducation orthophonique, a été dressé avec la participation d’une vingtaine d’experts, tous chefs de service dans les plus grands CHU de France et Belgique et en partenariat avec la société algérienne d’ORL et chirurgie de la face et du cou, et cela pendant prés de deux années.Ces activités de haut niveau a valu la création d’un comité régional Est pour la prise en charge de la surdité néonatale sous la présidence du professeur Saïdia, directeur du CHU Annaba. Ce comité basé à Annaba a pour objectif également de contrôler l’exécution du programme national implant cochléaire dans l’Est algérien.

  6. #6
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    Rabah Beldjenna :


    Dimanche 22 Mars 2009 -- Encore peu connu en Algérie, l’implant cochléaire peut redonner l’ouïe à des milliers de patients atteints de surdités sévères ou profondes. Quelles personnes peuvent bénéficier de ce dispositif ? À quel prix ? Beaucoup d’adultes, en raison de leur audition qui s’est aggravée avec l’âge, se demandent en effet s’ils peuvent bénéficier d’un implant cochléaire. Ce qui est sûr, c’est que « l’implant cochléaire est une aide auditive. Il est destiné aussi bien pour les enfants que pour les adultes », comme l’affirme le Dr Mohamed Naït, maître-assistant en ORL à l’hôpital Mustapha Bacha. Près de 700 cas de surdité attendent d’être implantés au CHU Mustapha. À l’échelle nationale, ils seraient des milliers parmi ceux qui sont nés avec ce handicap et ceux qui ont perdu l’audition en grandissant (surdités congénitales évolutives). Chez les enfants déjà, on distingue la « surdité pré-linguale », et la « surdité post-linguale » qui apparaît à l’âge de 5 ou 6 ans, une fois le langage acquis. « Ces enfants sont candidats à la pose d’un implant cochléaire », selon le spécialiste. Un peu plus de 100 malades ont été implantés à l’hôpital Mustapha en 2008 qui a commencé cette activité en octobre 2003. « Pour l’année 2009, le nombre sera de 98 cas », selon le directeur de l’hôpital, Yahia Dahar.

    À ce titre, une procédure est en cours pour l’acquisition de 50 implants. Le dossier est au niveau de la commission nationale des marchés, précise le directeur de l’hôpital. Cela étant, l’implant cochléaire est recommandé aux personnes atteintes de surdité bilatérale, profonde, pour lesquelles les prothèses auditives n’apportent pas une intelligibilité de la parole suffisante. Ce système est indiqué pour des personnes devenues sourdes suite à des maladies, intoxications, traumatismes ou de vieillissement naturel de l’oreille. Il concerne également les enfants dont la déficience auditive est survenue à la naissance ou dans les premières années de la vie. « L’implant, qui est une cochlée artificielle, est destiné pour la surdité profonde, bilatérale et de perception », précise le Dr Mohamed Naït. Il reste que ce soit chez l’adulte ou l’enfant, il est important de pouvoir bénéficier au plus tôt de l’implant cochléaire. Plus la durée de surdité est grande, plus le cerveau perd l’habitude d’entendre, les circuits nerveux se modifient et la rééducation devient difficile. Cette urgence est encore plus grande chez le jeune enfant, car privé d’informations sonores, son cerveau s’atrophie. « Le réglage est plus ou moins difficile chez l’enfant », précise Dr Mohamed Naït qui insiste sur « l’implantation précoce ». L’idéal est de procéder à l’implantation le plus tôt possible, avant l’âge de 2 ans.

    Les personnes atteintes de surdité ancienne, adultes ou adolescents, obtiennent des résultats moins convaincants. « Pour les sourds de longue durée, c’est trop tard car l’implant qui remplace le nerf auditif ne va rien donner », estime le Dr Benyahia. Il explique : « Le cerveau reçoit certes le son, mais ne reconnaît plus la parole. C’est un problème d’indications. Ce n’est pas tout le monde qui a besoin d’un implant », selon ce spécialiste. Autrement dit, si une personne n’a pas entendu de sons depuis plusieurs années et ne communique pas par la parole, elle bénéficiera beaucoup moins d’un implant. « Pour la surdité de longue durée, le cerveau est défaillant. La région destinée à décoder le son est colonisée par d’autres afférences. Donc, pour un tel malade, l’implant ne sert à rien. Il ne va pas en bénéficier, car il va juste entendre du bruit », explique le Dr Mohamed Naït. Cela, avant d’ajouter : « On ne peut pas implanter tout le monde, c’est une question d’indications et de bénéfices. » S’il est admis que l’âge n’est pas un facteur limitatif pour recevoir un implant, il faut par contre que la personne soit en assez bonne santé pour subir la chirurgie.

    Ce critère serait déterminé par un comité de surdité du CHU. « Dans les deux cas, il y a des indications pour placer cette prothèse », selon notre spécialiste. En ce sens, le Dr Mohamed Naït cite la durée de privation (la durée de surdité). Pour lui, « celle-ci ne doit généralement pas dépasser les 10 ans, mais il y a des exceptions. » Il ajoute : « parfois, il y a des contre-indications d’ordre anatomiques, telles les malformations majeures à la naissance, les enfants sans nerf auditif, les cochlées ossifiées et les autistes ». « Les gens doivent toujours passer par un comité de surdité composé d’un chirurgien ORL, du psychologue, de l’orthophoniste et le régleur », précise-t-il. Les résultats découlant de l’implant cochléaire ne sont pas immédiats. Il y a tout un processus d’apprentissage par la rééducation orthophonique. Il faut donc du temps pour que la personne s’adapte au nouveau son et pour associer le son au sens.

    Pour réussir avec un implant, la motivation compte pour beaucoup. La personne qui songe à un implant devra consentir à mettre du temps et des efforts pour s’adapter à la nouvelle façon d’entendre. « Il faudra de la persévérance. La motivation des parents dans la rééducation est importante », note le Dr Mohamed Naït qui estime que le « niveau intellectuel des parents est important dans la réussite de l’implant ». Autrement dit, si les parents sont démissionnaires, « l’implant ne réussit pas ». Un implant cochléaire donne le meilleur résultat lorsqu’une personne a déjà eu accès à l’usage de l’ouïe et qu’elle a connu une perte auditive progressive. Cela étant, si l’intérêt d’un implant cochléaire ne fait pas de doute, il n’en demeure pas moins qu’il bénéficie actuellement qu’à un nombre limité de patients. Son coût élevé peut expliquer en partie cette situation. En Algérie, le prix d’un implant cochléaire est de près de 210 millions de centimes, plus environ 5 millions pour l’acte chirurgical, les réglages et le séjour hospitalier. Ces frais sont intégralement pris en charge par l’Etat. Un programme de lutte contre la surdité est initié par le ministère de la Santé chaque année en Algérie et ce depuis 2007. L’Etat dégage une enveloppe budgétaire chaque année pour l’achat d’implants.

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