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  1. #1
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    Sida, diabète, hypertension et cancer : de sérieuses menaces pour la santé publique

    Mercredi 9 Mai 2007 -- Le sida, le diabète, l'hypertension artérielle (HTA) et le cancer sont les maladies chroniques qui présentent une sérieuse menace” pour la santé publique, selon les résultats d'une enquête de perception de l'hépatite en Algérie, menée par l'association SOS Hépatite, publiés lundi dernier à Alger. Selon les personnes interrogées, le VIH/sida (86,2%), le diabète (68%), le cancer (66,1%), l’HTA (48,4%) et la tuberculose (22,2%) constituent “une menace pour la population algérienne”, a affirmé le président de l'association SOS Hépatite, Abdelhamid Bouallègue, dans un point de presse.

    A contrario, les hépatites B et C viennent en fin de réponse, selon le sondage conduit sur un échantillon représentatif de 300 personnes du Grand-Alger, âgées entre 18 et 55 ans, durant la période allant de décembre à fin mars. A une réponse sur l'identification de l'une des maladies au sein de l'entourage familial, le diabète vient en tête 56%), suivi de l'HTA (38,9%), du cancer (35%), de l'hépatite B (22,1%), de l'hépatite C (17,1%), de l'obésité 11,1%), de la tuberculose (9%) et en dernier du VIH/sida (1,7%).

    Concernant les modes de contamination de l'hépatite C, 96% des personnes interrogées incriminent les relations sexuelles non protégées, contre 95% pour une contamination avec du sang infecté, 94% avec des aiguilles contaminées, 82% par la transfusion sanguine et enfin 82% par un matériel médical non stérilisé. Par ailleurs, 87,7% des personnes interrogées affirment être informées sur ces maladies chroniques par la télévision, par l'entourage (57,7%), par la radio (55,3%), par le corps médical 38,8%), l'internet (20,1%) et en dernier par les associations (11,1%).

    Trois autres enquêtes de perception de l'hépatite en Algérie seront entamées octobre prochain, a annoncé M. Bouallègue. La première concernera l'hépatite B et ciblera 10 wilayas du pays, a-t-il précisé. Les deux autres, relatives à la prise en charge de l'hépatite sous ses trois formes (A, B, C), seront conduites auprès de médecins généralistes et spécialistes, a-t-il ajouté. “L'objectif des enquêtes est de sensibiliser les pouvoirs publics sur le danger que constituent les hépatites pour la population”, a expliqué M. Bouallègue, en plaidant pour des campagnes de diagnostic précoce pour cibler les personnes à risque.


  2. #2
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    3èmes journées internationales sur les pathologies digestives :

    Samedi 9 juin 2007 -- 30 000 cas nouveaux de cancers sont enregistrés chaque année en Algérie, ont rapporté les participants aux journées internationales sur les pathologies digestives, et dont les travaux ont été ouverts mercredi a la faculté de médecine. Ce chiffre est appelé à augmenter dans les prochaines années en l’absence d’une véritable prise en charge de cette maladie et une maîtrise d’un précoce diagnostic des signes, ont fait savoir les séminaristes indiquant que le cancer gastrique constitue un problème grave de santé publique en Algérie et dans le reste du monde par son incidence de plus en plus élevée et par sa létalité, en plus du coût important de sa prise en charge. Il est considéré comme étant le plus fréquent parmi les cancers chez l’homme dans le monde et occupe la première place des cancers digestifs dans les différents rapports des tumeurs à Tlemcen et dans le reste du pays.

    D’ailleurs et, lors de son discours inaugural, le wali de Tlemcen a indiqué que la wilaya de Tlemcen a enregistré 612 cas l’année écoulée, et a appelé tous les acteurs à se mobiliser car il s’agit d'un sujet d’extrême importance. Le wali a estimé cependant que des recommandations efficaces doivent être prodiguées pour juguler cette maladie du siècle. A ce sujet, il a déclaré que, dans le but de prendre en charge le citoyen, des projets de grande envergure sont lancés à travers la wilaya notamment au service de la médecine nucléaire et au centre anti-cancéreux avec un plateau technique.

    De son côté, le professeur François Lacaine, chef de service de chirurgie digestive - Paris et rédacteur en chef du journal de chirurgie, a déclaré que les relations entre la France et l’Algérie se resserrent d’avantage dans le but d’élargir le champ scientifique. «Cette rencontre nous permet d’échanger des idées et trouver les moyens propices pour permettre de mieux prendre en charge les patients.» Ces journées ont été marquées par plusieurs conférences comme l’épidémiologie des cancers digestifs, la prise en charge des tumeurs stomacales, des lymphomes gastriques, cancer et dénutrition, etc.

    Il est à noter que la cérémonie d’ouverture a été marquée par une conférence présentée par le Pr Touhami sur l’héritage d’Averroès, le génie aux connaissances étendues, et qui a partagé sa vie mouvementée entre l’Espagne et le Maroc en qualité de juge et de médecin. Il a été le grand commentateur de la philosophie d’Aristote dont l’influence pénétra les esprits y compris des théologiens chrétiens les plus conservateurs du Moyen Age, comme Saint-Thomas-d’Aquin. On venait le voir en consultation aussi bien en médecine qu’en matière juridique. Averroès, a indiqué le conférencier, était un médecin porté sur la recherche, l’analyse et le traitement des maladies, bien qu’il ait eu un plus grand penchant pour la recherche et l’étude. Son œuvre médicale la plus connue est Kitab Al Kulliyate fil Tibb (Livre de Médecine universelle). Ecrit avant 1162, cet ouvrage fut traduit en latin par Bonacosa en 1255, sous le titre de Colliget, et en hébreu. Il fut publié en 1482 et en 1560 à Venise, et enseigné officiellement dans les facultés et écoles de médecine occidentales jusqu’aux XVIIe et XVIIIe siècles.

    Ce n’est qu’en 1984 que le texte arabe a été imprimé à New Delhi. En 1989, le conseil supérieur algérien de la culture , en coopération avec l’Union internationale des Académies, a procédé à la publication d'Al Kulliyate, après authentification et commentaire par les Dr Saïd Chibane et Ammar al Talibi.


  3. #3
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    Lundi 11 juin 2007 -- Le diabète, maladie chronique, qui fait partie des maladies à risque non transmissibles les plus fréquentes, est considéré comme un problème de santé publique. Cette maladie, selon les spécialistes, est en hausse progressive. Pour assurer aux médecins une formation continue en diabétologie et sensibiliser l’opinion publique sur ce mal, le service diabétologie du CHU Mustapha-Pacha a tenu hier une journée d’étude sur la formation médicale continue à la Bibliothèque nationale d’El Hamma.

    Lors de leurs interventions, les spécialistes présents mettront l’accent sur les insuffisances constatées au niveau de la Maison des diabétiques. Cette dernière, a précisé le professeur Mimouni du service de diabétologie du CHU Mustapha, accueille un nombre important de malades et si la couverture est importante quantitativement, beaucoup reste à faire pour ce qui est de la qualité de la prise en charge. «Si le traitement est large, certains aspects ne sont pas particulièrement ciblés comme pour ce qui est du contrôle glycémique», a déclaré le professeur Mimouni qui attirera en outre l’attention sur un aspect non négligeable, celui de la tension artérielle qui s’associe au diabète dans 46% des cas et cette pathologie touche donc un malade sur deux.

    Il existe actuellement en moyenne 30 000 dossiers au niveau de la Maison des diabétiques. Il s’agit, selon les spécialistes présents de malades qui sont suivis deux ou trois fois par an. Il sera également mis en évidence le fait que les laboratoires ne suivent pas les besoins exprimés par les malades alors que les explorations cardiaques ne sont pas faites systématiquement. Les thèmes abordés lors de cette rencontre concernent par ailleurs la difficulté du traitement du diabète de type 2, l’hypertension artérielle chez le diabétique, la néphropathie du diabétique et l’insulinothérapie chez le diabétique de type 2.

    Les spécialistes noteront en outre que l’environnement et les conditions socioéconomiques et socioculturelles qui induisent notamment de mauvaises habitudes alimentaires favorisent l’apparition du diabète du fait qu’elles entraînent, dans la plupart des cas, des prises de poids importantes. La sédentarité est également mise en cause dans la multiplication des cas. Les présents conseillent ainsi une prévention à un stade précoce.


  4. #4
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    Lundi 11 juin 2007 -- En raison du manque flagrant de services autonomes traitant le diabète au niveau national, les spécialistes de la maison du diabète d’El-Hamma recommandent la création d’autres centres avec un statut défini, pour une meilleure prise en charge des patients.

    Le diabète touche quelque 10 % de la population en Algérie. Devant cette progression continuelle, et vu la complication du traitement, l’éducation sanitaire et les soins intensifs restent les plus indiqués. Pour cela, il est nécessaire de réaliser des structures sanitaires suffisantes afin d’assurer une meilleure prise en charge des diabétiques.

    C’est ce qu’ont souligné les spécialistes, hier, lors d’une journée d’étude organisée à Alger, ayant pour thème «Formation médicale continue». Constatant un manque flagrant de maisons du diabète, et d’un service autonome des polycliniques au niveau de la capitale, les spécialistes exerçant à la maison du diabétique d’El-Hamma, seul service existant d’ailleurs, ont recommandé l’élaboration d’un statut bien défini de la maison du diabétique.

    Le service en question dépend toujours, en effet, du service de diabétologie du CHU Mustapha. Le statut déterminera les missions et les tâches de cette structure dans le but, a précisé le Dr Sâadoune, première responsable de la maison, «d’améliorer la prise en charge des diabètes», en soulignant aussi que la maison du diabète «ne doit plus être considérée comme une polyclinique».

    Elle a proposé son autonomie, afin, a-t-elle insisté, d’assurer les meilleures prestations aux diabétiques. Le Dr Sâadoune a expliqué que la journée vise, en premier lieu, les médecins généralistes puisque ce sont les premiers médecins auxquels s’adressent les malades.

    Intervenant de son côté, le Dr Habitouche, chef du service à la maison du diabète d’El-Hamma, a fait remarquer que la réalisation d’autres maisons du diabète au niveau local et national diminuera certainement la pression sur le centre d’Alger.

    Il a mis en avant certains problèmes que rencontre ce service, compte tenu du nombre important des patients avoisinant 23 000 consultants par année, depuis la création de cette maison en 1995. Le même intervenant a relevé que la consultation s’effectue une fois l’an, alors qu’elle doit intervenir au moins deux à trois fois par an.

    Il convient de noter enfin que la maison du diabétique a été créée en mai 1995 et est implantée au niveau de la polyclinique du secteur sanitaire de Sidi M’hamed. Depuis sa création, plus de 30 000 patients y ont été traités. Pour ce qui est de l’année 2006, les spécialistes ont fait savoir que près de 26 000 consultations ont été données.

    La maison compte 6 médecins permanents et 17 autres relevant du secteur sanitaire de Sidi M’hamed, une annexe du CHU Mustapha.


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