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  1. #1
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    Leishmaniose en Algérie

    Samedi 19 mai 2007 -- Plus de 2 800 cas de leishmaniose, maladie généralement cutanée transmise par la piqûre d’un insecte, ont été enregistrés en 2006 dans la région de Laghouat, a indiqué hier la radio nationale. Au premier trimestre de 2007, plus de 650 cas de cette maladie, causée par l’absence d’hygiène, ont été déjà enregistrés, a ajouté la radio citant les services de santé de cette région à cheval entre le Nord fertile et le Sud désertique.

    Elle a expliqué que la propagation de cette maladie était due au manque d’hygiène et à la pollution de l’eau, exprimant des craintes d’augmentation des cas à l’approche de l’été, très chaud dans cette région. En août, le chargé de la lutte contre les zoonoses au ministère de la Santé, le docteur Djamel Slimi, avait déclaré que cette maladie avait pris «des proportions alarmantes» en Algérie passant de 28,9 à 93,61 cas pour 100 000 habitants de 1997 à 2005.

    «Les causes premières de cette augmentation spectaculaire sont à chercher dans la dégradation du cadre de vie et de l’hygiène», avait-il expliqué. La leishmaniose, qui a toujours existé dans le Sud algérien, se présente sous deux formes : cutanée la plus répandue et viscérale, de moindre incidence.


  2. #2
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    Jeudi 12 juillet 2007 -- Un séminaire national sur l’utilisation des pesticides a été organisé mardi dernier à l’école paramédicale de M’sila et a regroupé 96 superviseurs de la campagne de la lutte contre la leishmaniose. 35 wilayas ont participé et suivront un programme d’appui et de continuité aux précédentes opérations de formation, selon l’expert de l’OMS qui a donné les dernières mises à jour dans les nouveaux produits et les manières d’aspersion pour éradiquer ce phénomène dont les incidences ont baissé de 50% en l’an 2006, ce taux enregistré lors d’un séminaire d’évaluation tenu au mois de mars 2007 où le taux a considérablement baissé pour arriver à 46% (100 000 habitants), une amélioration appréciable.

    A noter que 30 227 cas étaient enregistrés en 2005 à travers le territoire et les wilayas les plus touchées avec un taux de 70% en l’occurrence Biskra, M’sila et Batna qu’on a appelé le triangle de la leishmaniose avec 14580 cas, selon le Dr Djamel Selimi, responsable du programme de lutte contre les maladies (zoonose) transmissibles par les animaux. Au ministère de la Santé, on a dressé un bilan comparatif faisant ressortir une nette amélioration avec 3031 cas de leishmaniose cutanée enregistrés le 1er semestre 2007 contre 9321 à la même période de l’année 2006. Désormais, Biskra compte 432 cas au lieu de 2150, M’sila 434 contre 1214 et Laghouat a enregistré 789 cas contre 1175. Pour les séminaristes, il est impératif de suivre les directives de l’OMS, quant à l’utilisation des deux types de produits qui ne sont pas nocifs pour la santé publique à savoir deltamitri et permitri.


  3. #3
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    Samedi 8 septembre 2007 -- Au cours de la réunion de la commission de préparation de la 2e phase de la lutte contre la leishmaniose, tenue la semaine passée, M. Dhaouadi, SG de la wilaya de Biskra, n’a pas tari d’éloges envers les participants concernés par l’éradication de cette maladie à déclaration obligatoire (MDO).

    En effet, le bilan de trois années d’efforts soutenus est plus qu’honorable, puisqu’il a permis de passer de 8 371 cas de malades atteints par la leishmaniose cutanée, recensés en 2005, à seulement 450 cas déclarés jusqu’à ce jour pour l’année 2007. Après avoir visionné un court métrage tourné par l’équipe médicale de Biskra, en collaboration avec l’institut national de la santé publique, documentaire qui faisait à la fois l’historique de la maladie et le bilan de 3 années d’efforts pour l’éradiquer, la parole a été donnée à différents intervenants entres autres, le DSP qui s’est dit prêt à assurer la formation technique de nouveaux employés communaux, que les APC sont appelées à embaucher à titre exceptionnel.

    Le directeur de l’environnement a, pour sa part, préconisé, avant tout épandage des 2 840 kg de la deltamétrine mise par la wilaya à la disposition des collectivités locales, de procéder auparavant sur les sites à traiter, et pour plus d’efficacité, à l’enlèvement des gravats et autres détritus qui pourraient rendre contre-productive l’opération d’épandage, d’où la nécessité de sensibiliser la population concernée, et surtout de la prévenir à l’avance du passage de l’équipe chargée de la pulvérisation et du traitement des foyers susceptibles d’abriter le phlébotome (moustique de 2 à 3 mm de long dont la femelle transmet par piqûres le protozoaire de la maladie) ou les rongeurs, rats, chats, gerboises et autres mammifères considérées comme « réservoirs contaminés » de l’agent de la maladie. Faut-il rappeler que le coût moyen d’une prise en charge d’un cas de leishmaniose dépasse les 5 000 DA, sans compter les stigmates et autres cicatrices indélébiles que les plaies laissent sur les visages des fillettes à jamais défigurées par le « clou de Biskra », même après guérison complète.


  4. #4
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    Lundi 10 septembre 2007 -- Le dispositif de lutte contre le vecteur de la leishmaniose a permis de réduire de moitié la prévalence de la maladie qui sévissait sur une importante bande du territoire de la wilaya. La pathologie, qui a touché plus de 1 490 personnes en 2005, a enregistré une baisse soutenue jusqu’à descendre à 500 cas lors des huit premiers mois de l’année, après les campagnes de lutte contre le vecteur et ses réservoirs, dont le rat des champs.

    La lutte contre ce rongeur, qui s’est étalée sur trois mois, s’est soldée par une importante baisse du nombre selon les services de l’agriculture. Ces derniers expliquent la baisse par les efforts fournis en matière de traitement des superficies infestées pendant la période où il y a risque de propagation du mérione ou rat des champs.

    L’autre élément, qui a permis une meilleure prise en charge, est celui relatif à l’abondance de la nourriture favorisée par une bonne production agricole. Ce facteur a empêché le rat de s’approcher des habitations pour rechercher sa nourriture.

    Ainsi, il est devenu nécessaire de mettre en place un dispositif pour réduire le nombre de ces rongeurs qui, indique-t-on, constituent le second réservoir de la maladie après les chiens errants. Pour cela, le traitement a touché sept communes situées dans la bande steppique du territoire de la wilaya.

    Basé sur la pose d’appâts empoisonnés, à proximité de terriers où il y a activité du mérione, le traitement de quelque 1 904 ha a été réalisé grâce à l’utilisation d’une main-d’œuvre recrutée dans le cadre du TUP-HIMO. Les différentes opérations menées par les services agricoles ont permis de réduire de plus de moitié les cas humains de leishmaniose.

    Pour consolider ces actions, la seconde phase de démoustication sera incessamment lancée par une mobilisation de moyens d’épandage et de traitement, la distribution de produits chimiques et de pulseurs. En outre, l’abattage de plus de 2 300 chiens errants en 2006 et de plus d’une soixantaine d’autres, au cours du premier trimestre de l’année, a permis de réduire la prolifération du phlébotome, vecteur de la maladie.


  5. #5
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    Dimanche 21 Octobre 2007 -- L’opération de lutte contre la leishmaniose dans la wilaya de Batna est jugée réussie. C’est du moins ce que nous ont appris les services de la direction de la santé de la wilaya de Batna. “Depuis le début de l’année en cours et jusqu’à ce jour, nos services n’ont enregistré que 115 cas”, nous a affirmé le DSP de Batna. Et d’ajouter : “L’éradication de cette maladie se poursuit à grands moyens financiers, matériels et humains.”

    En effet, en se référant aux statistiques qui nous ont été remises, la régression de la leishmaniose dans la wilaya de Batna est très importante. Ces chiffres parlent de 2 165 cas de leishmaniose enregistrés en 2004, puis d’un pic de 2 866 cas enregistrés en 2005, avant que les chiffres ne connaissent une véritable régression.

    En 2006, les statistiques n’ont fait état que de 866 cas de leishmaniose. Les raisons de cette régression, le DSP les explique par le “travail de coordination et les moyens financiers et humains mis à la disposition par la wilaya pour éradiquer cette maladie”. Notons que l’opération entreprise il y a deux ans consiste à s’attaquer aux vecteurs par des moyens chimiques comme l’utilisation des insecticides et à assécher les eaux stagnantes qui offrent un lieu d’hébergement aux larves et aux moustiques.


  6. #6
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    Dimanche 10 février 2008 -- Les statistiques concernant les épidémies et maladies contagieuses constituent un indice réel sur le taux d’efficacité des politiques sanitaires initiées. Le bilan établi par le deuxième commandement de la Gendarmerie nationale dans ce cadre a révélé la recrudescence de quelques maladies due à la « pauvreté », tels que la gale qui est passée de 368 à 374 cas en 2007. La wilaya d’Oran compte le plus grand nombre de tuberculeux à l’échelle nationale.

    Le bilan de la Gendarmerie a été établi sous forme d’une carte indiquant la situation sanitaire dans 12 wilayas de l’Ouest, contenant plus de 8 millions d’habitants.

    Ces maladies sont dues au manque d’hygiène chez les enfants, du au laisser-aller des parents et à l’insalubrité du milieu.

    Parmi les épidémies ayant connu une hausse au cours de ces dernières années, on note la Leishmaniose par 525 cas enregistrés l’année dernière, et 521 cas en 2006.

    Les personnes atteintes de tuberculose représentent 74.28% des personnes atteintes de maladies respiratoires, au premier trimestre de l’année 2007. On dénombre également 283 cas de phtisie et 98 autres cas de tuberculose.

    Cette situation a poussé la direction de la santé publique de la wilaya d’Oran à relancer la commission de lutte contre la tuberculose. Elle a décidé d’ouvrir quatre unités de contrôle et de traitement des maladies respiratoires, pour atteindre l’objectifs d’assurer un centre pour 200 mille habitants.

  7. #7
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    Samedi 8 Mars 2008 -- «59 876 citoyens algériens ont été affectés par les épidémies de leishmanioses entre 2005 et 2007 dont 13 313 cas ont été déclarés durant l’année épidémiologique de 2007. Les populations les plus touchées sont celles des wilayas de Biskra, Batna et M’sila avec 70 % des cas déclarés dans plus de 40 wilayas.»

    Ces chiffres, communiqués par le Pr Zoubir Harrat, parasitologue de l’Institut Pasteur d’Algérie, lors de son intervention à l’occasion de la journée d’information portant sur l’hygiène du milieu, organisée hier à Constantine par la SNC.BPI/ENH-DOUDAH, une entreprise qui commercialise des produits phytosanitaires et d’hygiène publique, sont, on ne peut mieux, révélateurs de la recrudescence des problèmes de santé publique en Algérie.

    Selon le Pr Harrat, cette forte croissance des leishmanioses en Algérie durant ces dernières années est due à «l’apparition de nouveaux foyers de la maladie à travers le territoire national, à cause, entre autres raisons, de l’expansion urbanistique immodérée». De plus, les formes des leishmanioses existant en Algérie, souligne le Pr Harrat, sont des plus dangereuses surtout la leishmaniose viscérale qui cause beaucoup de décès et constitue un fardeau économique des plus lourds (si le traitement des affections cutanées coûte 6000 DA par malade, il coûte 60 000 DA pour les affections viscérales).

    En 2005, où 30 227 cas ont été enregistrés, la prise en charge épidémiologique des leishmanioses avait coûté 12 milliards de centimes en guise de traitement et 60 milliards pour l’achat de produits insecticides. «La prévention qui consiste en l’amélioration de l’environnement coûte largement moins cher puisqu’il n’existe pas de vaccin pour ce genre d’épidémie», dira le professeur.

    Il indiquera, par ailleurs, que la leishmaniose cutanée à Leishmania Killicki, découverte dans la ville de Ghardaïa en 2005, est une forme de leishmaniose nouvelle et unique au monde. Le hic, c’est que cette entité clinique, dont le réservoir et le vecteur restent jusqu’ici inconnus, est une maladie à transmission interhumaine contrairement aux autres formes de leishmaniose dont les vecteurs sont les rongeurs et les canidés (chiens, chacals…). Une particularité épidémiologique qui fait d’elle une épidémie des plus dangereuses, selon l’orateur.

    Ce parasitologue a précisé aussi que le nombre des entités cliniques de cette maladie, qui sévissent actuellement et posent un problème réel de santé publique en Algérie, est de l’ordre de quatre (3 formes cutanées et une forme viscérale). Il s’agit en plus de la leishmaniose cutanée à Leishmania Killicki, la leishmaniose cutanée du Sud à Leishmania Major qui a pour réservoir les rongeurs (rats…) et qui connaît une propagation alarmante vers le nord du pays, la leishmaniose cutanée sporadique du nord à Leishmania Infantum qui a pour réservoir le chien domestique et enfin, la leishmaniose viscérale. Cette dernière touche surtout les enfants en raison de leur faible immunité.

    80 % des cas enregistrés sont recensés dans la Kabylie et du Constantinois (Tizi-Ouzou, Béjaïa, Jijel, Sétif et Constantine). Le taux de létalité est de l’ordre de 6 %. Enfin, les leishmanioses, connues depuis le début du siècle dernier en Algérie et que l’on croyait quasiment vaincues se définissent comme étant «des affections parasitaires zoonotiques à large spectre clinique, provoquées par un protozoaire du genre Leishmania, transmis aux mammifères vertébrés par la piqûre infectante de la femelle d’un moucheron qui s’appelle Phlébotome».

    Les larves de cette espèce d’insecte, qui se développent dans la terre, ont besoin du sang des mammifères pour grandir au moment où les adultes de ce moucheron qui assurent la nourriture aux larves se nourrissent des fumiers des rongeurs, des feuilles de plantes en décomposition et également des ordures ménagères. Il existe 700 espèces dans le monde dont 35 transmettent la maladie. En Algérie, il existe 22 espèces dont 3 transmettent la maladie.

    Il convient de noter que cette journée d’information a été organisée à l’intention des collectivités locales. Plusieurs thèmes liés notamment à l’hygiène du milieu ont été abordés et les différents conférenciers se sont entendus sur le concept de la lutte intégrée contre les épidémies répandues. Une lutte qui implique plusieurs acteurs et associe le citoyen dans l’amélioration de son cadre de vie.

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