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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Près de 300 000 épileptiques et 100 000 malades d'Alzheimer en Algérie

    Samedi 26 mai 2007 -- Les 7es journées nationales de neurologie qui se sont déroulées à Oran depuis le 22, et ce, jusqu’à jeudi au niveau du Sheraton d’Oran, a permis de découvrir l’étendue des maladies neurologiques et plus particulièrement les maladies dites orphelines dans notre pays. En effet, la Société algérienne de neurologie et de neurophysiologie clinique (SANNC) qui organise cette manifestation scientifique a fait état hier, lors de l’ouverture inaugurale qu’il existait en Algérie près de 300 000 épileptiques, 100 000 malades d’Alzheimer, 50 000 parkinsoniens, 40 000 myopathies… des maladies dites orphelines car pas nombreuses et qui pour lesquelles il n’existe pas de thérapie curative.

    Souvent les médicaments existants ne permettent tout au plus que de retarder les effets et les symptômes de la maladie comme c’est le cas pour la sclérose en plaques qui touche des personnes âgées parfois à peine de 20 ans. Le président de la SANNC a estimé lors d’un point de presse qu’il est nécessaire de mettre en place en Algérie au niveau du ministère de la Santé un comité nationale des maladies neurologiques comme cela existe pour d’autres maladies et cela afin de développer la spécialité neurologique et surtout pour mieux prendre en charge ces pathologies et les personnes atteintes.

    Son association scientifique pourrait dans ce cadre appuyer le ministère de la Santé pour lui suggérer des recommandations. L’intervenant a encore expliqué qu’il était important lors de ces deux journées de débattre des consensus thérapeutiques car le coût des médicaments est très élevé et ne permet pas à tous les patients d’en disposer.

    Durant cette manifestation scientifique, des exposants et spécialistes étrangers ont fait connaître ce qui existe en matière de nouveauté thérapeutique, les derniers résultats dans le domaine de la recherche. Le professeur Mokhtari du CHUO invité à cette rencontre, a pour sa part indiqué que la spécialité neurologie dans l’Oranie connaît une véritable crise car il n’existe plus de professeurs de rang magistral pour enseigner cette spécialité au niveau des trois facultés de médecine de l’Oranie fait qui existe aussi pour la psychiatrie.


  2. #2
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    Samedi 26 mai 2007 -- L’Association locale Alger Alzheimer (ALAA) a tenu, jeudi dernier à la bibliothèque de l’hôpital Lamine- Debaghine (ex-Maillot) à Bab-El-Oued, une assemblée générale. Créée depuis le 4 décembre 2005, cette association, première du genre en Algérie, possède enfin un local, implanté à la rue des Frères Bellili (dans La Casbah), qui lui permettra de mieux réaliser sa vocation.

    Celle, selon le président de l’ALAA, S. Boumaza, de sensibiliser, informer et assister les parents de malades d’Alzheimer, en complémentarité avec le suivi médical. Un local où les parents, les aidants des malades, pourront rencontrer les membres de l’association volontaires pour y assurer des permanences. Après s’être au préalable inscrits, les aidants pourront bénéficier d’un soutien psychologique et social (accueil et écoute des familles, constitution de groupes de paroles, …). Des activités artistiques, de la peinture, du dessin et de la musique sont prévus avec le bénévolat de médecins et d’artistes musiciens et chanteurs locaux. Les aidants pourront aussi obtenir une assistance en matière administrative et juridique (démarches auprès des tribunaux, désignation de curateurs pour la gestion des biens, ….).

    L’objectif étant de mieux soulager la peine et la souffrance des proches, essentiellement les femmes, mobilisés H24 pour prendre en charge ces malades. Cela étant, cette association de la société civile en appelle aux pouvoirs publics pour que les malades et leurs aidants soient pris en charge par les caisses de sécurité. En effet, les médicaments prescrits actuellement pour le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer, notamment les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase, sont excessivement chers. Le prix de ces médicaments est de plus de 90 euros la boîte de 28 comprimés. Ces traitements ne sont pas remboursés et même ceux qui l’étaient ne le sont plus.

    En ce sens, cette association en appelle, notamment par la voix du Dr Abada Bendib, du service de neurologie de l’hôpital Lamine-Debaghine, à ce que le traitement spécifique qui sera prochainement commercialisé sur le marché national soit également remboursable. Pour les membres de l’ALAA, il s’avère également indispensable d’œuvrer à la création d’un réseau national de centres de consultation mémoire, à l’instar de ce qui se pratique dans les deux centres hospitalouniversitaires de Mustapha-Pacha et Maillot à Alger.

    En développant le diagnostic précoce par IRM de cette maladie et la réalisation d’enquêtes épidémiologiques. Mais aussi en développant la médecine gériatrique en Algérie qui souffre de l’absence de praticiens gériatres spécialistes. Soucieuse de montrer que cette maladie existe et voulant aider au mieux les aidants à aider les malades, l’ALAA entend également organiser chaque année, au mois de septembre, une journée nationale de la maladie d’Alzheimer en Algérie.

    Une maladie neurologique qui dégénère

    En rappelant que la maladie d’Alzheimer est une maladie neurologique dégénérative et évolutive qui concerne essentiellement les gens âgés de plus de 65 ans. Elle est favorisée notamment par l’âge, l’hypertension artérielle, le cholestérol, l’inaction physique et intellectuelle. Cette maladie affecte en fait le cerveau et provoque, lentement et progressivement, des troubles de la mémoire, du langage et des fonctions intellectuelles, des troubles du comportement, des hallucinations, la perte de l’autonomie, le déclin mental et physique. Au fur et à mesure de son évolution, elle affecte les fonctions supérieures et le sujet meurt au bout de 8 à 12 ans. En précisant que toutes les démences ne sont pas la maladie d’Alzheimer et que le délire sénile n’est pas quelque chose de normal mais une maladie à traiter. Toutefois, il n’existe pas de traitement curatif de cette dégénérescence mais des traitements qui ralentissent son évolution et la stabilisent, à condition que les symptômes soient décelés très tôt. En signalant que 13% des consultations de neurologues et de psychologues dans la capitale sont faites pour des troubles de la mémoire.


  3. #3
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    May 27, 2007 -- In a seminar on neurological diseases in Algeria, light has been shed on 'orphan diseases', as we call them. The seminar was held last Thursday, May 24th, in Oran. Some thirty presentations dealing with multiple sclerosis, myasthenia and muscular dystrophy were given to those in attendance.

    Taking the floor, among others, Professor Arezki of Blida neurological hospital said the neurological services in all hospitals are understaffed.

    After presenting the different neurological diseases recorded in Algeria and their figures, which have increased, he said the ones that are alarming include muscular dystrophy, Alzheimer's disease and Parkinson's disease. Professor Arezki stressed the expense of treatment and hospitalisation for people suffering with these kinds of illnesses.

    In Algeria, figures show the evolution of these diseases, indicating 17 rare ones. Figures include 300,000 epileptics, 100,000 people with Alzheimer's disease, 50,000 patients suffering from Parkinson's disease, 6,000 with multiple sclerosis, 40,000 with muscular dystrophy while 60,000 suffer from cerebrovascular accidents which claim the life of more than 20,000 people every year.

    Concerning multiple sclerosis disease, which young adult women suffer from mostly, Pr Arezki said it needs expensive medical explorations and treatment. “Only 10% of sick people can afford the treatment (interferon B1a),” he said before adding that “a therapeutic is to be respected in the hospitalisation process of sick people, and only a few people can afford it."

    However, Professor Arezki hailed the Algerian Health Minister’s efforts in allotting some 2 billion dinars aimed at purchasing medicines for these rare pathologies for free distribution. Concerning epilepsy, Professor Saâdi Belouiz, chief of neurology at Aissat Idir Hospital (Algiers) said the situation has tremendously improved; “80% of the 300,000 children suffering from the disease are treated.”

    “Good results are generally recorded when patients are treated by a specialist and the treatment for this disease is not suddenly stopped,” added Professor Belouiz, who called for the authorities concerned to invest in more specific training for people working in the sector so that children would be treated with more up-to-date methods. He added “The disease is not dangerous if the patients avoid accidents linked to driving and swimming.”


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