Samedi 18 Avril 2009 -- Le service des urgences de l’hôpital Zmirli reçoit chaque jour plus de 200 personnes traumatisées venant en bonne partie de localités de la Mitidja. Les blessés suite à des accidents de la route, et des victimes polytraumatisées, sont également transférées au même service tout au long de la journée et parfois la nuit. Face à ce nombre élevé, « on a parfois besoin, pour secourir les cas urgents, dans les services, de trois spécialistes et un généraliste », affirme un médecin. Aussi, devant le « déferlement » de patients, les secours sont dispensés par les 8 infirmiers mobilisés en cette période d’exacerbation des accidents de la route, surtout sur l’axe routier reliant la banlieue d’Alger aux routes nationales menant vers l’est et l’ouest du pays. À cet effet, le personnel médical des 5 services de neurochirurgie, de chirurgie générale, de traumatologie, d’orthopédie et de réanimation se trouve dépassé par les interventions. S’ajoute le manque de moyens nécessaires, notamment dans les cas les plus compliqués, souvent évacués vers les autres hôpitaux d’Alger. Quant aux équipements, on affirme sur place qu’ils sont neufs et fonctionnels, mais on avoue, par contre, la panne du scanner et ce, depuis plusieurs semaines. Par conséquent, les patients souffrent énormément pour faire les radios exigées par les médecins traitants dans différents services, surtout pour détecter les traumatismes internes et certaines fractures. En effet, les médecins, eux-mêmes, se plaignent de l’insuffisance de moyens susceptibles d’effectuer des examens complémentaires pour les analyses de sang, entre autres. Par souci d’établir un diagnostic convaincant, les malades sont ainsi obligés de les faire dans des cliniques privées à des prix onéreux. Le calvaire des patients, venant des localités démunies et perdues de la plaine de la Mitidja, est désolant, et s’aggravera davantage si l’administration de cette infrastructure hospitalière de grande utilité publique n’intervient pas dans l’immédiat. Aussi, l’hôpital situé près de la zone d’activités d’El Harrach, est très fréquenté par les habitants des Eucalyptus et ceux de Baraki où les structures sanitaires actuelles ne sont pas en mesure de prendre en charge les malades graves, à cause du déficit en encadrement médical et en moyens spécifiques à traiter les traumatismes.
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18th April 2009 01:50 #701
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18th April 2009 01:55 #702
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Samedi 18 Avril 2009 -- Deux années seulement après son transfert vers le civil, l’ex-hôpital militaire d’Aïn El Turck baptisé un 16 avril 2007 du nom du professeur en médecine « Tami Medjebeur », a réussi avec succès la pose de la première prothèse de Moore (remplace la tête du fémur, accidents dont sont victimes les personnes âgées en général) sur un patient. L’acte chirurgical produit en 2008 a été présenté lors de la commémoration des deux années d’activités de l’EH, comme étant un pas important vers les nouvelles missions assignées à cet établissement à vocation régionale. Selon son DG, cette performance est à mettre à l’actif du personnel médical et paramédical dont la compétence n’est plus à démontrer. Il rappellera que, parmi les objectifs à atteindre d’ici 2010, outre l’élévation du niveau des prestations médicales et paramédicales, il s’agit de réduire, au plan externe, les transferts souvent couteux et ruineux de patients nécessitant des chirurgies de ce type vers l’étranger. Quant au plan interne, il s’agit d’atténuer la pression sur les infrastructures hospitalières de la wilaya d’Oran. Avançant le taux de 45%, le DG, M. Aoufi, expliquera que celui-ci représente celui de la fonctionnalité actuelle de l’EH et qui est appelée à évoluer, voire doubler en 2010, conformément au plan de restructuration mis en place. L’autosuffisance en matière de ressources humaines, qui a atteint les 95%, plaide, dira-t-il, à faire progresser le nombre des actes médicaux et paramédicaux. À titre indicatif, durant l’année 2008, l’EH a effectué 177 000 opérations médicales, dont 97 543 actes médicaux ou consultations et 443 actes opératoires.
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18th April 2009 02:30 #703
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Samedi 18 Avril 2009 -- Lors d'un point de presse organisé en fin de semaine écoulée, le directeur de la clinique Sarl Sanoucia lance un appel à Mme le wali et au ministre concerné pour l'aider à concrétiser son projet d'envergure régionale. Selon Hadj Charef, cet investissement, qui a coûté au départ 32 milliards de centimes, est confronté à des problèmes d'ordre bureaucratique en matière de prêt de financement des équipements médicaux pour se mettre au service des citoyens de Mostaganem et des wilayas limitrophes. Le projet en question, souligne-t-il, concerne une clinique à trois étages, avec un sous-sol, édifiés sur une superficie de 2.000 m² au niveau de la Salamandre. Les travaux, qui ont débuté en 2003, se sont achevés en 2006. Et plusieurs services spécialisés sont prêts à recevoir le matériel médical, tels l'ophtalmologie, la neurologie, l'orthopédie, la gynécologie, les UMC, l'imagerie multiple, un laboratoire d'analyse, etc. Le dossier stagne depuis deux ans au niveau de l'organisme financier pour un prêt d'un montant de 30 milliards de centimes destiné à l'achat des équipements médicaux. Il remplit toutes les conditions et même l'agrément a été délivré par le ministère concerné. La clinique médico-chirurgicale Sarl Sanoucia dispose de plus de 70 lits et pourrait prendre en charge plus de 60% de la population de la wilaya, dira cet investisseur, qui sollicite les responsables locaux, notamment Mme le wali et le ministre concerné, pour l'aider à concrétiser cet important projet tant attendu par la population de Mostaganem et d'ailleurs.
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18th April 2009 03:58 #704
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Samedi 18 Avril 2009 -- Un congrès international sur la chirurgie laparoscopique dite également chirurgie par vidéo assistée aura lieu les 25 et 26 avril prochains à l’hôtel Sheraton Club-des-Pins d’Alger. Organisée par la Société algérienne de chirurgie, cette importante rencontre regroupera plusieurs spécialistes du domaine, dont des chirurgiens venus d’Europe pour apporter leur savoir-faire et leur expérience. La chirurgie par vidéo assistée mini-invasive, dont les suites opératoires sont souvent meilleures avec un séjour hospitalier sensiblement moindre par rapport à la chirurgie traditionnelle, est en voie de généralisation en Algérie, notamment durant ces dernières années. La première ablation de la vésicule par ce procédé a été effectuée durant les années 1980.
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18th April 2009 04:07 #705
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Samedi 18 Avril 2009 -- Les psychologues adhérant au Snapsy qui exercent dans les structures de la santé ou celles de la jeunesse reparties à travers la wilaya d’Oran seront en grève à partir d’aujourd’hui. Ce mouvement décidé par le bureau national du syndicat se caractérisera par un débrayage cyclique à raison de trois jours par semaine. Selon Chentouf Djamel, président du Bureau d’Oran, psychologue au niveau du CHUO, la plateforme des revendications qui a été déposée en février dernier auprès des tutelles est restée à ce jour sans suite. Selon le représentant, les psychologues revendiquent un statut spécifique, une qualification pour répondre à une demande sociale qui s’accroît d’année en année avec tous les maux sociaux existentiels ainsi que l’examen de la situation administrative des contractuels. Ce mouvement de grève qui entre dans sa deuxième étape, indique le communiqué du bureau local du syndicat, « est une opportunité valable non seulement dans un but revendicatif, mais surtout elle ouvre aux psychologues en poste la voie pour dénoncer les pratiques abusives envers une légitimité reconnue par des textes ». Ces derniers sont malheureusement ignorés par certains responsables de l’administration et la haute sphère de la santé ou de la Fonction publique, souligne le document.
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19th April 2009 00:35 #706
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Nabila Amir :
Dimanche 19 Avril 2009 -- Ils sont au total 1791 psychologues exerçant dans le secteur public. 959 d’entre eux sont titulaires. Les autres sont soit contractuels (161 ), soit embauchés dans le cadre du préemploi (471). Cette corporation, qui évolue dans la précarité, est aujourd’hui quasiment sinistrée. Pour attirer l’attention des pouvoirs publics, qui n’ont apparemment aucune ambition pour les psychologues, le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy) a entamé, hier, un mouvement de débrayage de trois de jours. Une grève qui devrait être organisée chaque semaine.
Cet arrêt de travail est conçu comme une action décisive par ses animateurs. Ces derniers veulent tout simplement mettre devant leurs responsabilités les pouvoirs publics et à leur tête le ministre de tutelle qui n’ont jamais tenu leurs promesses. Hier, pour la première journée de débrayage, le syndicat a affiché sa pleine satisfaction quant au taux de suivi de la grève qui a dépassé les 90%, et ce, en dépit des multiples dépassements et intimidations exercés par l’administration. D’après le premier responsable de l’organisation syndicale, les directeurs de différents établissements sanitaires à travers le territoire national ont fait la tournée des services sanitaires pour demander aux psychologues d’émarger sur la liste des grévistes.
« C’est une démarche malsaine qui vise à intimider les contestataires en les menaçant de ponctions sur salaires et d’éventuelles traductions devant les conseils de discipline. Pis, l’administration a menacé les contractuels de mettre fin à leur contrat s’ils adhérent au mouvement de grève », a déploré M. Kedad, président du bureau national du syndicat. Celui-ci a rappelé que l’administration n’est pas à son premier coup puisque lors de la grève d’une semaine observée il y a un mois, les grévistes ont eu droit à une ponction sur salaire d’une semaine. M. Kedad s’est dit par ailleurs outré par le comportement des agents de police qui ont été dépêchés au niveau des établissements pour identifier les psychologues qui ont suivi le mot d’ordre de grève. « À qui ces policiers vont-ils rendre compte ? Ignorent-ils que la grève est un droit constitutionnel ? Nous ne comprenons pas pourquoi le recours à ce type de pratiques ô combien révolues ! », a fulminé le président du syndicat.
Revenant sur les détails et les motifs du retour à la protestation, le Snapsy rappelle que la plateforme de revendications formulée depuis le 19 février 2006, remise au ministère de la Santé, est restée sans réponse malgré les promesses des responsables centraux dont les dernières en date ont été celles du secrétaire général du ministère du tutelle, datant du 15 janvier dernier. Le président du Snapsy regrette que cette corporation soit restée le parent pauvre du système de santé publique national. La remarque l’est autant d’ailleurs pour la prise en charge des malades sur un plan psychologique qui, dans de nombreux cas, s’avère déterminante.
Appuyant ses propos par des faits concrets, notre interlocuteur ne comprend pas pourquoi sur les 30 000 postes budgétaires dégagés par l’Etat au profit du secteur de la santé aucun n’a été attribué aux psychologues. Les seuls bénéficiaires des ces postes sont les personnels médical et paramédical, dit-il. Les psychologues revendiquent à cet effet un statut digne pour les psychologue praticiens de santé publique conformément à l’accord signé en septembre 2008 entre le Snapsy et le ministère de la Santé, l’ouverture immédiate de négociations sur le régime indemnitaire du psychologue, en harmonie avec les conditions particulières liées à l’exercice de la profession. Le Snapsy demande également la régularisation de la situation administrative des psychologues contractuels et vacataires, l’amélioration des conditions de travail, l’introduction des actes psychologiques dans la nomenclature des actes médicaux et la classification du psychologue praticien de santé publique dans la catégorie 13.
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19th April 2009 02:25 #707
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Dimanche 19 Avril 2009 -- L'appel à une grève cyclique de 3 jours par semaine décidé par les psychologues, au début du mois de mars dernier, semble connaître un taux de suivi «satisfaisant», selon le premier responsable du Syndicat national des psychologues (SNAPSY), Khaled Keddad. Un pourcentage dépassant les 90 % enregistré lors de cette première journée. Les bureaux de wilaya du syndicat donnent 88 % pour la wilaya de Blida, 98 % pour Alger, 95 % pour Oran et 93 % pour Annaba... pour ne citer que l'essentiel des wilayas où sont concentrés les psychologues. Hier encore, il n'a été enregistré aucune réaction de la tutelle. Ils sont 1.591 psychologues concernés par cette grève, a indiqué Khaled Keddad, qui expliquera que le recours à la grève est motivé par le non-respect de l'engagement pris par le ministère de la Santé et de la population, au sujet de la classification des psychologues à la catégorie 13 contenu dans un PV du 17 septembre 2008. Il déplore que la tutelle ait pris, avec la fonction publique dans le cadre d'une commission ad hoc, la décision de classer les psychologues dans la catégorie 12. Or, les licences (Bac +4) sont classées dans les départements de l'Education nationale, la Justice, les Affaires religieuses dans les catégories 13. Pourquoi cette disparité ? Que fait-on du principe d'égalité au sein la fonction publique ?, s'interrogent-ils. L'on souligne que le corps des psychologues ne bénéficie d'aucune indemnité ni primes à même de rehausser les salaires. Le problème des contractuels au nombre de 161 et des 471 psychologues recrutés dans le cadre du pré-emploi «fait penser à une marginalisation de la fonction du psychologue au sein de la santé publique», a estimé Khaled Keddad.
Dans la wilaya d'Oran, comme annoncé, les psychologues ont observé hier le premier jour de débrayage cyclique à l'appel du Snapsy. Rencontré hier au CHUO, où il exerce au niveau du service de l'Urologie, Djamel Chentouf, le président du Bureau de wilaya a précisé que 90 psychologues éparpillés au niveau des structures sanitaires, des unités de dépistage en milieu scolaire (UDS) ou les centres intermédiaires de santé mentale (CISM), sont concernés par cette action de protestation et dont 30 sont affiliés au syndicat. Selon notre source, «la question de la dévalorisation de ce corps considéré encore comme étant le parent pauvre de la santé publique, du fait que leur travail n'est pas perceptible aux yeux des pouvoirs publics en dépit de son importance dans l'accompagnement des malades hospitalisés ou atteints de graves pathologies, constitue la raison essentielle du recours à la forme extrême de la protestation après l'échec des voies intermédiaires». Devant, ce que le syndicat qualifie de «silence méprisant» de la part du ministère de la Santé, les revendications formulées s'avèrent fondées, a indiqué notre interlocuteur qui précise que l'ensemble des doléances de la corporation maintes fois communiquées aux instances de tutelle sont restées lettres mortes. Enfin, notre interlocuteur illustre le mépris affiché par la tutelle en citant le cas d'une femme psychologue qui, 33 ans de service après, n'a eu aucune promotion alors que dans d'autres corps, les chances de gravir les échelons existent.







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