Mercredi 6 aout 2008 -- Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat, en visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tizi Ouzou, a affirmé hier que les pouvoirs publics «seront dorénavant très regardants sur les prestations des cliniques privées». Réagissant au constat du DSP, selon lequel la majorité des cliniques privées, au nombre de 9 ouvertes à Tizi Ouzou dans le sillage de la réforme hospitalière, «verse dans des activités lucratives telles que la gynécologie obstétrique et la chirurgie générale», le ministre, qui s’est félicité de l’apport de ces structures pour le secteur de la santé, a néanmoins mis l’accent sur «l’impérative nécessité de conscientiser et de moraliser la pratique médiale au niveau de ces cliniques devant se doter de leurs propres médecins, plutôt que de se contenter de conventions avec les hôpitaux publics pour s’offrir les services de spécialistes». «Il n’est pas interdit de s’enrichir, mais à condition de respecter la science», a-t-il ajouté, en assurant que «la réglementation sera appliquée dans toute sa rigueur».
Au CHU de la ville de Tizi Ouzou, le ministre s’est notamment intéressé au service des urgences où il a eu à constater une saturation des capacités d’accueil. Ce qui l’a amené à recommander l’installation, au niveau de cette structure, d’un centre de tri des malades, ainsi que «l’adoption d’un schéma d’évacuation progressive» de ces derniers selon le degré de gravité et la norme de la hiérarchie des soins, débutant à la salle de soins et passant par la polyclinique, puis l’hôpital, pour ne retenir au CHU que les cas avérés comme étant d’extrême urgence». Toujours au niveau du CHU, il s’est attardé au service des admissions pour s’enquérir des conditions de mise en application de la contractualisation induite par la réforme hospitalière, devant entrer en vigueur à partir de l’année prochaine, selon le DG de cet établissement sanitaire.
A la nouvelle ville de Tizi Ouzou, le ministre a inspecté un projet de réalisation d’une nouvelle polyclinique. Il a insisté sur l’impératif du respect du délai de la livraison de cette structure, prévue pour octobre prochain. A sa concrétisation, cette unité de soins de base sera d’un grand apport pour décongestionner les deux polycliniques de la ville de Tizi Ouzou comptant plus de 130 000 habitants. Auparavant, M. Barkat s’est rendu à l’établissement hospitalier spécialisé dans la psychiatrie, à vocation régionale et doté de 330 lits. Sur place, il a requis aux responsables en charge de la gestion de cette structure de «se préoccuper davantage des conditions d’accueil et de séjour des pensionnaires, par une humanisation accrue du service bannissant des pratiques moyenâgeuses, tel que le barreaudage».
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6th August 2008 18:35 #351
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6th August 2008 21:17 #352
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Mercredi 6 aout 2008 -- “À quand la reprise des travaux de la polyclinique du chef-lieu de la commune de Chemora qui sont à l’arrêt depuis septembre 2007 ?” se plaignent les citoyens de Chemora. L’arrêt des travaux de la polyclinique commence à devenir un sujet de mécontentement. La salle de soins où les responsables de la santé ont transféré les consultations et les urgences, à titre de solution temporaire en attendant la réalisation des travaux de la polyclinique, commence à s’essouffler pour prendre en charge d’une manière adéquate la population de la daïra de Chemora. “Nous recevons quotidiennement plus de 150 patients pour les injections et les soins, 50 pour les consultations, sans compter les urgences”, nous confie un employé de la structure. Le personnel médical et paramédical se dit limité dans ses fonctions par l’exiguïté des lieux et les malades commencent à trouver l’attente longue et interminable lors des urgences. “C’est un problème de montage financier. L’enveloppe financière de 4 millions de dinars destinée à la réhabilitation, programmée avant mon installation à la tête du secteur, n’a pas suffi pour terminer les travaux, ce qui explique ce contretemps (…) Nous avons dégagé des reliquats de ce qui reste des autres projets, une enveloppe de 2 millions DA pour relancer l’opération des travaux de réhabilitation. D’ailleurs, l’entrepreneur va entamer ses travaux incessamment”, explique le directeur de la santé joint par téléphone. “La réhabilitation de la polyclinique de Chemora sera réinscrite dans le nouveau programme de réhabilitation des polycliniques implantées à travers la wilaya de Batna”, ajoute notre interlocuteur.
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7th August 2008 19:50 #353
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Jeudi 7 aout 2008 -- En parallèle aux multiples infrastructures du secteur public, tels le CHU «Hassani Abdelkader de 739 lits, des hôpitaux de Telagh (178 lits), Sfisef (106 lits), Benbadis (124 lits) et autres structures dites de proximité à Sidi Bel-Abbès ville, Lamtar, Aïn El-Berd, Marhoum, Sfisef, Tenira selon le récent découpage qui est entré en vigueur selon des décisions sectorielles, l'on vient de relever que le secteur privé s'installe confortablement à Mekerra où, selon une source officielle, il a été fait état de l'existence de deux cliniques médicales, chirurgicales, privées en fonction et qui ont une capacité de 40 lits chacune. Celles-ci sont installées dans le chef-lieu de wilaya où réside plus de la moitié de la population de la wilaya. Deux centres d'hémodialyse avec une capacité chacune de 30 lits sont cités par la même source et ce, outre un centre de radiologie médicale à Sidi Bel-Abbès-ville. Pour ce qui est des laboratoires d'analyses médicales leur nombre est de cinq, quatre au chef-lieu de wilaya et le cinquième dans l'ex-Descartes, aujourd'hui Benbadis, sur l'axe Tlemcen. A cela s'ajoutent cinq cliniques de radiologie dont deux sont en possession de scanners. En matière de pharmacies, voire d'établissements privés, trois établissements de distribution existent selon la même source. Pour ce qui est de l'encadrement pour le secteur public, ils sont 1.446 agents paramédicaux, 07 pharmaciens, 75 chirurgiens-dentistes, 295 médecins généralistes, 73 médecins spécialistes. Par contre, au sein du secteur privé, seuls une quarantaine d'agents paramédicaux sont signalés. Quant aux pharmaciens, ils sont au nombre de 176. Pour ce qui est des chirurgiens-dentistes, ils sont 131 quant aux médecins spécialistes, leur nombre est de 89 selon la même source.
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7th August 2008 21:44 #354
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Jeudi 7 Août 2008 -- Son père qui n’a pas un sou vaillant n’avait eu de cesse de s’adresser au département de la Solidarité et de l’Action sociale de Djamel Ould Abbes, voire au premier magistrat du pays pour permettre à Zineddine, son fils unique, de se soigner à l’étranger, mais ce ne fut que peine perdue. Zineddine est un frêle garçon d’à peine huit ans, qui n’a pu, à cause d’une maladie invalidante, rejoindre les bancs de l’école. Sa maladie congénitale porte le nom de spina bifida, elle lui a provoqué une hydrocéphalie (présence de liquide en excès dans la boîte crânienne) avec des membres inférieurs lourds frisant la paralysie. Le sourire angélique de Zineddine conjugué à son intelligence n’ont pas eu raison de son handicap qui le cloue à longueur de journée sur son fauteuil roulant, acquis, après tant d’économies consenties par un père pauvre, qui n’a d’yeux que pour son fils. Quand il en parle, Youssef Haddad, arrive à peine à contenir ses larmes, tant la douleur ne peut être ressentie que par un père qui assiste impuissant à la douleur du fils. Après tant d’années de calvaire et de douleur, la maladie de Zineddine s’est compliquée et a affecté un de ses reins. Et comme si le fardeau du fauteuil ne semble pas assez lourd, les médecins ont prescrit une sonde à suspendre aux testicules de l’enfant pour l’aider à uriner. Derrière ses lunettes, l’enfant, par qui le malheur est arrivé, esquisse un sourire d’espoir et dira avec une voix éreintée et douceâtre : « Je veux aller en France pour me soigner, j’aimerais aussi quitter ce fauteuil et jouer au ballon comme Zidane. » « Il est vrai, dira le père, que beaucoup de gens au village n’ont pas lésiné sur leurs minces moyens pour m’aider à couvrir les lourdes dépenses qui se résument aux différentes interventions chirurgicales effectuées dans des cliniques, mais il s’avère aujourd’hui que l’apport du ministre de la Solidarité nationale est souhaitable, et ce n’est pas l’argent qui vient à manquer dans ce bled ! » s’exclame-t-il. Enfin est-il nécessaire de rappeler à nos responsables que Zineddine n’est qu’un échantillon des fils de l’Algérie libre qui ne saurait dénier à ses enfants leur droit aux soins, même outre-mer.
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9th August 2008 19:01 #355
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Samedi 9 aout 2008 -- Les services médicaux du nouvel établissement hospitalier universitaire (EHU) «1er Novembre» d’Oran seront totalement équipés dans les deux prochains mois, a annoncé jeudi dernier le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat.
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9th August 2008 22:22 #356
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Samedi 9 aout 2008 -- L'Etablissement hospitalier universitaire (EHU) Mohamed Boudiaf à l'USTO est en quête de professeurs et de personnel paramédical. Si sur le plan de la réception des travaux et des équipements, toutes les contraintes semblent être levées, sur le plan de l'effectif, par contre, il y a un déficit. Quatre ans après son inauguration par le président de la République, ce nouvel hôpital n'arrive toujours pas à démarrer.
A l'exception de quatre services qui sont fonctionnels, ceux de la chirurgie cardiovasculaire, la néphrologie, la médecine interne et la chirurgie générale, les autres pavillons, bien que flambant neufs et avec des équipements encore sous emballage, ne sont pas en activité. Pour faire booster les choses, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat, a consacré sa visite jeudi à Oran, la première depuis son installation, exclusivement à cet établissement qui a fait couler beaucoup d'encre. Le nouveau ministre va-t-il mettre la machine sur rail et réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ? Une chose est sûre, M. Saïd Barkat a exprimé, jeudi, sa volonté de donner à cet EHU la vocation qui lui a été insufflée.
Après une réunion à huis clos tenue entre le ministre et les chefs de service de cet établissement hospitalier, des directives ont été données par M. Saïd Barkat pour que l'installation des équipements qui restent soit effectuée dans un délai de deux mois, avec un fonctionnement progressif des services achevés. Concernant le manque d'effectifs, le ministre a privilégié la formation du personnel, des professeurs et des paramédicaux à l'étranger ou au niveau local pour assurer la prise en charge des malades de l'EHU. « Il faut former ce personnel », dira M. Barkat. « Pour cet hôpital, il n'est pas question de vider le CHU pour faire fonctionner l'EHU. Le personnel de l'hôpital d'Oran restera dans son établissement et l'EHU aura ses professeurs et ses paramédicaux ».
A propos de la vocation de cet établissement, le ministre a insisté à plusieurs reprises pour que l'EHU soit un hôpital de soins de haut niveau, un établissement de recherche et de formation. « Il faut que l'EHU devienne un pôle scientifique », dira-t-il. L'établissement compte actuellement 146 chefs de service et aucun n'a engagé de recherche, a affirmé le directeur de l'EHU en réponse à une question du ministre. Lors d'une présentation de la situation de l'hôpital faite par le DG, il a été annoncé que la réception définitive de l'EHU est prévue pour le mois de juillet 2009, la réception provisoire ayant été faite au mois de juillet dernier. Le coût de ce projet a été estimé à 15 milliards de dinars pour le bâtiment et les équipements.
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10th August 2008 21:44 #357
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Dimanche 10 Août 2008 -- Le secteur de la santé s’est renforcé par la réalisation d’autres structures sanitaires qui seront implantées un peu partout dans le territoire de la wilaya de Laghouat. En effet, selon la direction de la santé et de la population de la wilaya, le taux d’avancement des travaux du complexe médical de maternité confiés à deux entreprises de réalisation, est jugé appréciable. Il est prévu également, un projet de réalisation d’un hôpital psychiatrique qui occupera une superficie de 3 hectares. Les études et la conception du cahier des charges relatif à cet édifice sanitaire sont en cours de réalisation par un bureau d’études avant la parution de l’appel d’offres y afférent.
Le délai de réception de l’ouvrage est estimé à 24 mois, nous indique-t-on. En outre, le choix est porté sur la parcelle de terrain d’une superficie de 4 hectares située à proximité de la cité des 500-Logements, pour la réalisation d’un centre régional anticancéreux d’une capacité de 140 lits, est un signe avant-coureur rassurant les dizaines de cancéreux qui font des kilomètres pour se faire ausculter ou pour un dépistage à la capitale ou à Oran. Ce centre soulagera cette catégorie de malades en lui dispensant les soins nécessaires. Le ministère de tutelle semble avoir agi en construisant et en ouvrant des centres pour désengorger les hôpitaux d’Oran et d’Alger, qui sont la destination de cette population de malades des régions du Sud dont le nombre ne cesse de s’accroître.
Par ailleurs, le projet de réalisation d’un nouvel hôpital à proximité de l’université Ammar-Thelidji à Laghouat, sur la RN1, d’une capacité de 240 lits, s’étend sur une superficie bâtie de 5 hectares. Il a fait l’objet d’un appel d’offres national et international ouvert paru le 23 avril de l’année en cours. Parmi les références professionnelles exigées dans le cahier des charges, la qualification professionnelle de la catégorie 6 et justifier d’avoir réalisé un hôpital d’au moins 120 lits. Considérant l’importance dudit projet, des sociétés turques, chinoises, italiennes et françaises se sont lancées dans la concurrence pour la réalisation de cet édifice sanitaire, nous indique-t-on.







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