Mercredi 30 mai 2007 -- Intervenant lors de l’ouverture, hier, des travaux du 2e symposium cardiovasculaire à l’hôtel El-Riad à Alger, organisé par les laboratoires Lad Pharma, le Pr Chaou a remarqué que l’absence de chiffres dans le traitement de cette maladie est dû au fait que ne l’on reconnaît pas encore la maladie en Algérie.
Le Dr Krim, cardiologue au CHU de Douéra, a axé son intervention sur la prise en charge de l’insuffisance veineuse. Elle a indiqué que la maladie est répandue dans la société, mais reste négligée et plurifactorielle. Elle a relevé que 90 % des cas sont essentiellement dans un état prémitif.
Plus explicite, le Dr Krim définit cette maladie chronique par une anomalie du fonctionnement du système veineux causée par une incompétence valvulaire. Elle souligne, au passage, que ce sont souvent les femmes qui subissent cette maladie de la mauvaise circulation sanguine.
Ce médecin spécialiste évoque les différents facteurs de risque liés à cette maladie. Elle a fait savoir que l’âge, la sédentarité et l’obésité favorisent l’apparition des varices à hauteur de 39 %. La grossesse en est un autre facteur, soit un risque de 23 à 30 %.
Autres facteurs cités en plus, l’hérédité et le manque en vitamine E. L’exposition au soleil, le traitement hormonal lors d’une grossesse ou les vêtements serrés sont aussi des facteurs de risque. En conclusion, le Dr Krim préconise, pour le traitement de l’insuffisance veineuse, l’écho doppler vasculaire qui permet d’établir une cartographie veineuse précise indispensable à la codification thérapeutique.
Le Pr Chaou recommande, pour sa part, contre l’insuffisance veineuse, plusieurs conseils tendant à la diminution des varices activement, telle l’élévation des jambes au moins deux heures par jour. Par ailleurs, le Dr Djebar a brossé un tableau peu reluisant de la situation de l’industrie pharmaceutique privée en Algérie.
L’orateur a fait part du manque énorme d’encouragements concrets de la part des pouvoirs publics comparativement aux autres pays voisins. «L’état de santé de l’industrie pharmaceutique est moribond», a indiqué ce responsable. Pour étayer ses propos, Dr Djebar a regretté le fait que les produits étrangers soient remboursables contrairement à ceux nationaux.
Faisant allusion au dernier médicament pour le traitement des varices et des jambes lourdes, en l’occurrence Resiven, produit récemment par ses laboratoires. A cet égard, il estime que «c’est l’intérêt individuel qui prime sur celui collectif».
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30th May 2007 12:50 #1
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Les maladies cardiovasculaires en Algérie :
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14th June 2007 14:14 #2
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Jeudi 14 juin 2007 -- Le professeur Hanifi, qui s’est exprimé hier en marge du séminaire intersectoriel sur la promotion de l’activité physique, organisé à l’Institut national de la santé publique d’El-Biar, a indiqué que des personnes meurent de plus en plus jeunes du fait du tabagisme où des cas d’infarctus du myocarde ont été signalés parmi des trentenaires. L’Algérie est frappée de plein fouet par les conséquences du modernisme, à savoir les mauvaises habitudes alimentaires, le tabagisme et la sédentarité. Ce dernier phénomène touche plus d’un quart des Algériens d’après l’enquête menée en 2003 par le ministère de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, et ce dans les wilayas de Mostaganem et de Sétif. L’activité physique se trouve ainsi réduite à son minimum, ce qui entraîne des conséquences néfastes pour la santé, entre autres l’aggravation des maladies cardiovasculaires, l’obésité, le stress… Pour cela, le Pr Hanifi, en spécialiste de la médecine du sport, a plaidé pour la pratique de l’activité physique dans les écoles, les lieux de travail et le milieu carcéral.
La rencontre en question a donc pour objectif de sortir avec des recommandations pour l’élaboration et l’officialisation du programme national pour la promotion de l’activité physique. Pour faire un travail de proximité, la sensibilisation des intervenants intersectoriels et des individus sur l’intérêt de l’activité physique, la proposition d’une collaboration intersectorielle pour sa promotion, le développement des stratégies spécifiques par institution, l’amélioration de l’accessibilité aux structures développées dans ce cadre ainsi que l’analyse des conséquences économiques et du gain de coût par la promotion de l’activité physique sur la réduction des maladies non transmissibles figurent également parmi les objectifs tracés. Ainsi, des cadres de plusieurs ministères et des spécialistes en la matière ont débattu des meilleurs moyens pour enraciner de nouvelles habitudes, notamment chez les enfants, vu que le travail s’effectue sur le long terme.
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18th February 2010 00:22 #3
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Djamila Kourta :
Jeudi 18 Février 2010 -- Des statistiques recueillies par l’Institut de santé publique (INSP) pour l’année 2008 renseignent sur le taux élevé de ces décès liés à des maladies cardiovasculaires dont 70 à 80% sont enregistrés en milieu hospitalier. Mais ces chiffres restent en deçà de la réalité. Puisque l’enregistrement des causes des décès manque encore de coordination à travers les différentes wilayas et l’on déplore la non-implication du secteur privé. Des efforts ont été consentis, a souligné le Dr Belamri, responsable de l’unité des causes de décès à l’INSP, mais beaucoup reste à faire. « Nous avons enregistré une petite avancée des déclarations des décès ces dernières années. Nous sommes passés de 36,5% en 2007 à 40,5% en 2008. Pour améliorer la déclaration, il est nécessaire que d’autres secteurs d’activité soient partie prenante dans ce processus, notamment le ministère de l’Intérieur et des Collectivité locales dont le rôle est primordial pour disposer de la totalité des décès (décès en milieu hospitalier, à domicile et sur la voie publique) et du ministère de la Justice pour disposer des décès certifiés par les médecins légistes », a-t-elle souligné lors de la journée d’information sur les causes des décès organisée hier à l’INSP. Les données sur la mortalité restent tout de même incomplètes car sur le nombre total des décès enregistrés en 2008, dont le taux est de 40,5%, 25,6% restent des décès dont les causes sont définies et 59,5% ne sont pas déclarés. Pour le Dr Belamri cela « ne peut pas contribuer efficacement dans la stratégie de prévention contre certaines maladies si nous n’avons pas les vraies raisons des décès », a-t-elle expliqué. L’analyse faite sur un ensemble de 10 wilayas a montré qu’Alger figure parmi les premières wilayas à enregistrer plus de déclarations de décès avec un taux de 80%, suivie de Béchar (68%), Naâma (64,8%), Tiaret (55%), Ghardaïa (52,8%) et Aïn Témouchent (14%). Les principales causes de décès sont généralement liées à des maladies cardiovasculaires pour l’ensemble des wilayas.







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