Jeudi 31 mai 2007 -- “Le service de prévention du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière ne fait pas convenablement son travail. Des milliers d’enfants auraient pu avoir une existence normale, mais, malheureusement, ce n’est pas le cas.” Cette déclaration est un cri de détresse lancé par un professeur en neurochirurgie de l’hôpital Frantz- Fanon de Blida.
Intervenant en marge du Congrès national de neurochirurgie qui se tient depuis hier au théâtre de Verdure, à l’initiative de la Société algérienne de neurochirurgie, le professeur Bouyoucef a tiré la sonnette d’alarme concernant les malformations génétiques chez le nouveau-né. “Les services de neuro-pédiatrie sont dépassés par le nombre de cas de malformation”, constate-t-il même si les statistiques ne sont pas toutes réunies pour ressortir l’ampleur de cette pathologie.
Selon le professeur, la cause principale à l’origine des malformations est celle de la mauvaise nutrition chez les femmes qui projettent d’avoir un enfant. “Concevoir un enfant doit être une décision réfléchie et surtout bien préparée, si on ne veut pas se retrouver avec un nouveau- né handicapé physique ou mental”, a souligné le spécialiste. Ainsi, le nombre d’enfants arrivés au monde avec des malformations pourrait être largement réduit s’il existait une véritable politique de sensibilisation et de prévention au profit des familles. “Ce n’est pas la période de grossesse qui présente ce genre de dangers mais celle qui la précède”, affirme le professeur Bouyoucef.
Selon lui, la femme doit impérativement suivre un régime alimentaire équilibré prescrit par un médecin avant qu’elle songe à porter une grossesse. Les choses semblent toutes simples, mais en réalité très peu de femmes réfléchissent à effectuer des examens avant de projeter une grossesse. “C’est là où se situe le rôle de la sensibilisation et de la prévention”, indique-t-on.
Revenant par ailleurs, à la prise en charge des maladies dans les services de neurologie et de neurochirurgie, le professeur Sidi Saïd, président de la Société algérienne de neurochirurgie, a relevé l’incapacité des services existants pour accueillir le nombre important de malades. En fait, 80% des interventions en neurchirurgie sont pratiqués à Alger et Blida. Même si ces services sont équipés, ils sont débordés entre les urgences et les maladies chroniques qui aussi nécessitent toute l’attention des spécialistes. “Il ne s’agit pas de mettre un neurologue ou un neurochirurgien dans une zone isolée et dire que les spécialistes sont partout. La neurochirurgie est une médecine de précision et a besoin d’équipements très performants”, a enchaîné le Pr Bouyoucef.
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31st May 2007 05:08 #1
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"La malnutrition des femmes à l'origine des malformations chez les nouveau-nés"







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