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  1. #1
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    L'Algérie maintient son programme de lutte anti-grippe aviaire :

    S’il n’existe actuellement aucune menace de pandémie de grippe aviaire, l’Algérie doit rester vigilante. Le risque zéro n’existant pas et les spécialistes considèrent que le risque demeure entier. Ils se sont réunis hier au niveau de l’Ecole nationale vétérinaire pour en débattre loin de l’hystérie qui avait prévalu lors de l’apparition de l’épizootie:

    Lundi 18 juin 2007 -- Unanimes, les participants au colloque international sur l’influenza aviaire hautement pathogène estiment que la vigilance doit être de mise. C’est l’avis du directeur de l’ENV qui considère que «le risque demeure tant que persiste le virus sous sa forme virulente dans plusieurs pays». Une analyse partagée par le Dr Karim Adjou qui a affirmé que «la transmission inter-humaine d’un virus de l’influenza aviaire qui déclencherait une flambée de grippe pandémique humaine n’est pour certains spécialistes qu’une question de temps. Nous ne savons pas quand cela se produira, mais nous savons que cela arrivera».

    C’est ce qui explique la vigilance de l’Algérie qui a maintenu le dispositif mis en place en 2003 et qui fait dire au ministre de l’Agriculture que ce sujet est «récurrent et menaçant pour les économies modestes». Rassurant, Saïd Barkat a avancé que l’Algérie n’avait recensé aucun cas, tout en rappelant la batterie de mesures prise en 2003 et qui a permis d’effectuer pas moins de 5000 captures d’oiseaux, tous non porteurs du virus. «Même en cas de pandémie, nous sommes prêts à y faire face. Les vétérinaires premiers barrages sont mobilisés, idem pour les postes frontières», dira-t-il ajoutant que son ministère était en première ligne de la lutte.

    Saïd Barkat n’a pas manqué d’égratigner les laboratoires qui fabriquent les vaccins estimant que «le bonheur des uns faisait le malheur des autres», allusion à peine voilée aux millions engrangés par la vente des vaccins. La vaccination a d’ailleurs fait l’objet d’un débat ayant pour toile de fond la nécessité de vacciner ou pas.

    Le Dr Thiery Van Den Berg a estimé que la méthode qui consiste à l’éradication du cheptel contaminé est «de moins en moins acceptée de par son implication sociétale, économique et éthique». C’est pour cela qu’il préconise la combinaison de plusieurs méthodes, notamment la vaccination, mais tout en mettant un bémol. «L’éradication de l’influenza ne peut être obtenue par les seules mesures de vaccination car ce virus largement répandu continue à circuler et se modifie continuellement. » La question fait débat au sein de la communauté scientifique qui devrait remettre les conclusions de ces travaux d’hier.


  2. #2
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    Lundi 18 juin 2007 -- Bien que le risque d’apparition de la grippe aviaire en Algérie soit minime, voire inexistant pour le moment, le dispositif mis en place reste maintenu, selon M. Saïd Barkat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, qui a ouvert hier les travaux d’un colloque international sous le thème «Influenza aviaire hautement pathogène», organisé à l’Ecole nationale vétérinaire à El-Harrach (ENV).

    La commission centrale pour le suivi de la situation internationale en la matière ainsi que les commissions de wilaya qui regroupent des cadres de différents secteurs pour veiller sur la situation à l’échelle locale ont constitué le mécanisme mis en place par les pouvoirs publics pour parer à l’éventualité d’apparition du virus H5N1.

    5 000 prélèvements effectués sur des oiseaux migrateurs ont montré des résultats négatifs, selon M. Saïd Barkat. La manifestation scientifique en question a donc été organisée par ENV avec la collaboration de la direction des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Ecole nationale vétérinaire d’Al Fort de France ainsi que les laboratoires CEVA santé animale.

    Les différentes communications présentées par des spécialistes nationaux et étrangers, venus de France, de Belgique, de Tunisie et du Canada, ont traité des aspects liés à l’épidémiologie, son évolution dans le monde, les moyens de diagnostic et de lutte contre le virus, les possibilités de vaccination ainsi que les mesures de police sanitaire.

    Dans sa communication, le professeur Louardi Guezlane, directeur de l’ENA d’El-Harrach, a affirmé : «Bien que la maladie ne domine plus l’actualité, les spécialistes sont unanimes à considérer que le risque demeure, tant que persiste le virus sous sa forme virulente dans plusieurs pays particulièrement en Asie.

    En Algérie, la vigilance reste de mise tant pour les pouvoirs publics que pour les scientifiques, bien qu’elle ait restée jusque-là épargnée.» Le même responsable a résumé la situation internationale de l’année en cours, marquée par plusieurs cas de contamination humaine.

    Ainsi, a-t-il affirmé, l’Indonésie a connu 21 cas dont 18 mortels depuis le début de l’année, l’Egypte 34 cas humains dont 14 mortels.


  3. #3
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    Mercredi 23 janvier 2008 -- «Il a été enregistré à l’échelle mondiale 56 nouveaux décès pour l’année 2007 et 83 nouveaux cas de grippe aviaire (H5N1), avec 6 pays nouvellement touchés. Ce qui porte le chiffre global des décès à 219 à l’échelle internationale, avec 351 cas de contamination humaine dans 31 pays Des chiffres alarmants qu’il ne faut pas négliger et qui confirment que le virus H5N1 continue toujours de se propager dans le monde, depuis son apparition en 2003», a déclaré le Dr Samia Amrani, coordinatrice du dossier grippe aviaire au ministère de la Santé, lors de la conférence de presse organisée au siège du ministère.

    Une conférence portant sur le thème de la grippe aviaire et qui s’inscrit dans la tradition, puisque d’autres conférences du genre ont été organisées en 2006 et 2007. «Je tiens à rassurer tout le monde sur le fait que notre pays n’enregistre aucun foyer de grippe aviaire que ce soit sur le plan animal ou humain», a ajouté la même responsable, tout en expliquant que l’Algérie, dans le cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a pris ses dispositions depuis 2003.

    Elle a acquis une importante quantité de Tamiflu, un médicament censé soigner les malades en cas de contamination. «Cette quantité suffit à couvrir 20 % des personnes susceptibles d’être touchées par le virus», a ajouté le Dr Amrani.

    Une commission a aussi dressé une liste de structure dans le cadre de la réquisition des centres de santé susceptibles d’accueillir les malades en cas de crise. Ces centres sont les hôpitaux de référence de chaque wilaya et qui comptent un service d’infectiologie.

    Pour la wilaya d’Alger, c’est l’hôpital d’El-Kettar qui a été retenu. D’autre part, le Dr Karim Boughalem, sous-directeur de la santé animale, à la direction des services vétérinaires, a parlé de 5 800 prélèvements effectués sur les oiseaux sauvages, migrateurs essentiellement, depuis octobre 2005 jusqu’à novembre 2008, qu’ont effectués les services vétérinaires en collaboration avec les agents forestiers.

    «Tous ces prélèvements se sont avérés négatifs, l’Algérie n’enregistre aucun foyer de grippe aviaire sur les volatiles», a-t-il déclaré. Des laboratoires de prélèvements et d’analyses ont été instaurés et équipés avec un nouveau matériel afin de renforcer le seul laboratoire qui existait.

    Les résultats, selon le Dr Bouafia, sont connus en quelques heures au lieu de 48 heures et plus. Concernant les zones ciblées par ces prélèvements, il a cité les zones humides accueillant les oiseaux migrateurs : Zéralda, Reghaia, El-Tarf, Oran et Tlemcen.

    Par ailleurs, sur le plan de la prévention, les services agricoles ont entrepris l’acquisition de 5 millions de doses de vaccin pour la volaille. Le Dr Boughalem a précisé toutefois, que l’Algérie, ayant signé une convention de coopération avec l’agence de l’OMS pour la santé animale, dispose d’un stock de vaccins au niveau de cette organisation.

    «On pourra utiliser la quantité qu’on veut et immédiatement, dès qu’un foyer de grippe aviaire se déclare», a-t-il précisé. Il a tenu à rassurer que le virus ne se transmet que par voie aérienne, surtout entre les oiseaux eux-mêmes.

    Les humains ne sont touchés que s’ils sont exposés d’une façon régulière à un milieu fortement infecté par le virus. «Ce sont les professionnels tels que les vétérinaires, les fermiers, les familles de fermiers et les ouvriers travaillant dans l’abattoir qui ont été le plus contaminés, à t-on remarqué à l’échelle internationale», a précisé le Dr Boughara.

    Par ailleurs, la vigilance des postes de contrôle aux frontières a permis la saisie et l’abattage de 32 canaris et pigeons provenant de pays européens.

  4. #4
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    Samedi 2 février 2008 -- « La menace de la grippe aviaire sur notre région n'est pas totalement éloignée et personne ne pourra faire face à l'entrée du virus. C'est pourquoi nous sommes toujours sur nos gardes», c'est ce qu'a déclaré le directeur des services agricoles de la wilaya d'Oran, la semaine dernière, lors du forum hebdomadaire de la radio locale El Bahia. A ce jour, aucun cas de grippe aviaire n'a été déclaré à Oran et même en Algérie. Cependant, les opérations de routine qu'effectuent les services de l'inspection vétérinaire en pareille saison, à savoir l'approche de la saison de l'arrivée des oiseaux migrateurs, sont maintenues. «Les services vétérinaires effectuent deux sorties chaque semaine au niveau des zones humides de la wilaya pour le prélèvement d'échantillons d'oiseaux pour les besoins d'analyses. Le contrôle touche également les poulaillers», a affirmé le même responsable.

    En effet, la wilaya d'Oran compte huit zones humides s'étalant sur une superficie globale estimée à quelque 45.000 hectares. Le nombre des oiseaux migrateurs de passage à Oran est évalué entre 65.000 et 70.000 renfermant environ une trentaine d'espèces. Mais le plus rassurant est que tous les oiseaux migrateurs qui passent par la région proviennent des pays où aucun cas n'a été déclaré.

    Concernant le renforcement des dispositifs de prévention au niveau des ports et des aéroports, aucune nouvelle mesure n'a été prise à ce jour. En 2006, des mesures avaient été adoptées, au niveau du port d'Oran, telle la désinfection des navires, en provenance de pays où l'apparition de cas d'oiseau atteint du virus H5N1 a été confirmée. Ces mesures visaient également les car-ferries en provenance des pays dits à risque.

    Rappelons que depuis que l'Organisation mondiale de la santé a déclaré le risque de la grippe aviaire, cette maladie détient une place particulière. Le virus de la grippe aviaire connaît chaque fois une nouvelle variante (mutation) que personne ne peut identifier au moment de son apparition. C'est pour cela que les scientifiques tardent à trouver les vaccins.

  6. #6
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    Mercredi 6 Février 2008 -- Les sept bases du groupe Cojaal, qui supervise la réalisation de l’autoroute Est-Ouest de Bordj Bou-Arreridj à El Taref, sont actuellement en effervescence, suite à la mort d’un travailleur philippin de cinquante ans, il y a deux jours dans la région de Bounfa, près de la commune de Khroub à Constantine. Après l’apparition des symptômes d’un rhume aigu, il a rendu l’âme à l’hôpital de Khroub.

    Cet événement intervient après qu’un certain nombre de fonctionnaires et de travailleurs aient attrapé un rhume à la même période, ce qui a laissé planer des doutes sur l’existence d’un virus propre à la communauté asiatique qui constitue la main d’œuvre du groupe Cojaal, avec environs 2 000 étrangers, la plupart venant des Philippines, de l’Inde, de la Malaisie et du Japon.

    Les doutes se sont accentués après le départ soudain du directeur central du groupe vers Paris, « suite à l’apparition des signes d’une maladie singulière », selon les dires de travailleurs proches de la direction du groupe, située dans la région d’Aïn Smara à Constantine.

    Selon nos sources, les ateliers de Tadjnant et Bounfa ont imposé, récemment, aux travailleurs un masque protecteur afin d’éviter la propagation du virus qui est à l’origine du rhum.

    Nous nous sommes rendus, pour notre part, à la direction centrale du groupe à Constantine, où le chargé de la direction générale, M. Ouichi, a tenté de rassurer les fonctionnaires, en indiquant : « Premièrement, le philippin est mort d’une crise cardiaque et les médecins de l’hôpital peuvent le confirmer, deuxièmement, l’utilisation du masque dans certains ateliers est dictée par la nécessité d’éviter la propagation du rhume ordinaire, et malheureusement les travailleurs sont tombés malades en même temps, ce qui est naturel au regard des changements climatiques. Par ailleurs, le voyage du directeur central en France, vendredi dernier, entre dans le cadre de son congé, et il reviendra vendredi prochain à Constantine ».

    Les propos rassurants du groupe ne peuvent s’appliquer aux mesures sanitaires prises par Cojaal concernant l’utilisation de la main d’œuvre asiatique, vu que le groupe octroie aux 2000 travailleurs des vacances tous les quatre ou six mois, et à leur retour, ils ne sont soumis à aucun contrôle médical, ce qui rend probable la théorie du virus mortel.

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