Dimanche 23 Janvier 2011 -- De nombreux médecins du secteur privé et public de Biskra et des wilayas environnantes ont assisté, la semaine dernière, à une journée de sensibilisation et d’information sur le cancer du sein et du col de l’utérus. Organisée sous l’égide du wali de Biskra qui a donné le coup d’envoi des travaux, en collaboration avec la direction de la santé et l’association Affak (Horizon) qui s’investit dans le champ des actions d’utilité publique, cette journée a été animée par les professeurs A. Bendib, K. Bouzid et S. Ben Dib, fondateurs et membres de l’association El Amel du Centre Pierre et Marie Curie d’Alger (CPMC), laquelle s’est fixée la mission d’aider les personnes atteintes du cancer.
La salle des conférences du musée du Colonel Chaâbani de la ville de Biskra s’est d’ailleurs avérée exiguë pour contenir tous les participants, dont beaucoup de femmes, que le thème ne laisse évidemment pas indifférentes du fait que le cancer du sein et du col de l’utérus sont les maladies les plus fréquentes chez les Algériennes et la première cause de mortalité. Le Dr N. Benoumechiara, du service de sénologie, le Dr K. Ouhibi, du service de radiologie du CPMC, et le Dr I. Bennaceur, du service de cytologie du CHU Parnet, ont, à travers leurs communications, mis en avant l’ampleur de ces maladies provoquant 10 décès par jour. Ils ont présenté une recension des différents protocoles thérapeutiques et des actions préventives qu’il est impérieux de systématiser auprès des patientes. Le cancer du sein, qui a une incidence de 55/100.000 individus, soit environ 9.000 nouveaux cas par année, touche aussi les hommes qui représentent 1% des cas enregistrés.
Plus le diagnostic est tardif, plus le traitement, quand il est encore envisageable, sera lourd, mutilant et onéreux, expliqueront-ils. La place de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans la prise en charge et du traitement du cancer du sein et du col de l’utérus sera développée dans un second temps par le Dr M. Louardiane, du service d’oncologie, le Dr K. Chebri, du service de radiothérapie, et le Dr M. Khiati, du service de sénologie du CPMC. Ils préconisent de mettre en place un plan national de dépistage de ces cancers «curables» pourvu qu’un diagnostic précoce soit réalisé. Celui-ci entraînerait une baisse de la mortalité de près de 30%. Dans l’après-midi, des ateliers de formation médicale destinée aux praticiens de la santé et des paramédicaux ont été organisés à l’école paramédicale de Biskra. Les thèmes de l’autopalpation et de la mammographie obligatoire pour les femmes de plus de 40 ans, de l’alimentation, des exercices physiques et de la nécessaire consultation médicale annuelle y ont été abordés.
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23rd January 2011 04:24 #22
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Hafedh Moussaoui :
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9th April 2011 17:40 #23
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Nawel Merouane :
Samedi 9 Avril 2011 -- Avec 3.000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus enregistrés chaque année en Algérie, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme. Ils pressent le ministère de la Santé d’autoriser l’introduction du vaccin contre le développement des papillomavirus humain (HPV) qui est la première cause du déclenchement de cette maladie. Le chef de service de gynécologie obstétrique de l’hôpital de Zeralda, le Pr Arab Boudriche, présent ce samedi 9 avril à la deuxième rencontre nationale de la société algérienne du HPV organisée à Oran a affirmé : «le vaccin n’est pas disponible actuellement en Algérie. Nous avons fait des démarches dans ce sens (introduction du vaccin, ndlr) puisque des groupes de travail, composés de spécialistes dont des gynécologues, des pédiatres, ont été constitués pour travailler sur le sujet. Malgré ces efforts nous n’arrivons pas à faire changer les choses». Pour ce professeur, l'utilisation du vaccin contre le cancer du col de l'utérus est susceptible de «réduire de 90% le taux de mortalité due à cette maladie». La vaccination pour la prévention contre le cancer du col de l’utérus «constitue aujourd’hui une nécessité, pour tenter de réduire les taux effarants de cas enregistrés jusque‑là» dans notre pays, a‑t‑il ajouté. Pour le Pr Bouzidi, président de la société algérienne de fertilité et contraception, (SAFEC) «le cancer du col de l’utérus arrive en deuxième position après celui du sein» en nombre de cas enregistrés chaque année en Algérie. Il s'agit, en effet, d'une maladie difficilement traitable puisque 50% des femmes atteintes meurent dans les cinq années qui suivent le traitement, selon le même professeur.







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