Samedi 25 aout 2007 -- La facture des transferts des malades pour soins à l’étranger a coûté 12 millions d’euros à l’Etat, en plus des 600 millions de dinars déboursés pour les malades envoyés dans les cliniques privées algériennes conventionnées avec la clinique médico-chirurgicale infantile (CMCI) de Bou Ismaïl.

C’est ce qu’a déclaré le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, avant-hier à Tipasa, au cours d’une visite d’inspection effectuée successivement à la CMCI, au Centre des grands risques et accidents de Bou Ismaïl, à la CNR de Hadjout et à la CASNOS de Cherchell.

La ministre a, par ailleurs, insisté sur la mise à niveau aux normes internationales de la CMCI, avant d’annoncer l’arrivée «d’éminents professeurs en cardiologie infantile, pour former le personnel médical algérien qui a pris en charge cette année 2 100 malades, dont 312 ont fait l’objet de transferts divers».

La formation que recevra le personnel médical algérien permettra, à coup sûr, de diminuer la facture des transferts à l’étranger». Pour le ministre, la CMCI de Bou Ismaïl «sera une référence régionale, voire africaine, en matière de prise en charge des pathologies cardiaques infantiles».

A cet effet, il a été décidé l’élaboration d’un plan en vue de l’aménagement et de l’extension de la clinique, de l’augmentation de ses capacités d’accueil et de la prise en charge des cas complexes qui, jusque-là, faisaient l’objet de transfert à l’étranger.

Il est prévu, dans ce sens, d’ouvrir la nouvelle salle de cathétérisme et de réaliser deux nouveaux blocs opératoires dont les travaux seront lancés incessamment. La réalisation d’un centre d’accueil de 16 lits et autres dépendances utiles, est un projet qui sera lancé, selon le ministre, dans les semaines à venir.