Mercredi 19 Septembre 2007 -- La Fondation nationale pour la promotion de la santé et de la recherche (Forem) a initié une enquête sur la consanguinité en Algérie. Le résultat de cette recherche indique qu’en dépit des mutations sociales effectuées depuis une quarantaine d’années, les cas de mariages consanguins sont encore fréquents dans notre pays et qu’ils multiplient même les cas d’anomalies congénitales et de maladies génétiques.
Ce sont des étudiants, en fin de cursus de formation qui, pour évaluer l’état de consanguinité de la population, ont constitué des échantillons, pris au hasard, dans 21 communes, réparties sur 12 wilayas du pays, dont 3 du Sud, 4 du Centre, 3 de l’Ouest et 2 de l’Est.
L’enquête s’est étalée sur 6 mois de recherche, de novembre 2006 à avril 2007, 2 600 mères ont été interpellées dans les centres où a été effectué le captage. 47% des familles sélectionnées ont moins de 3 enfants, 37% ont entre 4 et 7 enfants et 7,7% ont plus de 7 enfants. La moyenne générale des taux de consanguinité est de 38,30%, le plus élevé a été enregistré dans la commune de Bir El Ater dans la wilaya de Tébessa, avec 88%, et le plus bas a été retrouvé à Oran, avec 18,5%. La capitale a, quant à elle, un taux en dessous de la moyenne, avec 29,25%.
Les cas d’anomalies congénitales observées à la naissance (bec de lièvre, maladie de Ducheron, cardiopathie, agénésie des membres, trisomie, mucoviscidose…) marquent un taux très élevé : 6,25%. L’étude atteste également que les cas de maladies génétiques sont plus nombreux dans les familles issues de mariages consanguins. Les enquêteurs ont enregistré plusieurs cas d’anémie hémolytique (béta thalassémie et drépanocytose), de cardiopathie congénitale, d’hydrocéphalie, de myopathie de Duchene, de bec de lièvre, d’hémophilie et de surdité.
Cette enquête démontre la fréquence des mariages consanguins en Algérie que les changements sociologiques survenus ces 45 dernières années n’ont fait qu’atténuer très timidement. De ce fait, la Forem préconise une approche plus précise du phénomène, notamment dans les régions les plus touchées.
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18th September 2007 21:59 #1
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Les dangers des mariages consanguins en Algérie
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19th September 2007 20:47 #2
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Mercredi 19 Septembre 2007 -- La Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) vient de rendre publics les résultats d’une enquête nationale sur la consanguinité en Algérie. Les résultats de ce travail, effectué dans 21 communes de 12 wilayas, à savoir Alger, Béjaïa, Biskra, Boumerdès, Bouira, Ghardaïa, Tébessa, Oran, Aïn Defla, Annaba, débouchent sur un constat on ne peut alarmant : la consanguinité est fréquente en Algérie.
Pis, elle est à l’origine de plusieurs maladies génétiques, sans compter les problèmes neurologiques auxquels sont souvent exposés les enfants.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la moyenne de consanguinité est de 38,30% et varie selon les régions du pays. Bir El-Ater (Tébessa) vient en tête du classement avec un taux de 88% de cas de consanguinité, alors que le taux le plus faible est enregistré à Oran avec seulement 18,5%. La capitale occupe un taux important, même s’il reste en dessous de la moyenne nationale (29,5%).
La consanguinité du deuxième degré, en revanche, est très élevée dans les wilayas de Boumerdès (85,71%), Aïn Defla (76,3%), Bordj Bou-Arréridj (75,92%), et très basse à Oran avec seulement 18,91%.
L’étude qui révèle que les liens de consanguinité en Algérie demeurent très forts et nécessitent une approche sociologique différente fait ressortir également qu’il n’y a pas eu d’évolution durant les 45 dernières années, notamment avec le lot d’anomalies et de maladies souvent fâcheuses qui découlent des mariages consanguins. À commencer par les anomalies congénitales observées à la naissance, comme le bec de lièvre, les cardiopathies et les trisomies.
Les maladies génétiques sont, par ailleurs, plus fréquentes, comme le cas hémolytiques (23 cas), cardiopathies (23 cas), hydrocéphalies et myopathies de Duchenne (16 cas), hémophilie (7 cas) et surdité (3 cas). C’est dire que la gravité des maladies développées liées à la consanguinité est très “ignorée” pendant les dernières années où l’homme et la femme ont eu quand même à observer une certaine évolution.
Laquelle évolution n’a touché que la façade sociologique. La consanguinité (lointaine) du cinquième et sixième degré, quant à elle, n’a pas fait autant de dégâts sur les enfants sachant que l’étude de la Forem n’a décelé aucun cas. L’enquête réalisée par des étudiants des PMU a permis le captage de 2 600 mamans à la faveur des visites médicales de routine, dont la vaccination.
L’échantillon d’étude étant représentatif fait ressortir 47% des familles de moins de 3 enfants, 37% entre 4 et 7 enfants et 7,7% plus de 7 enfants.
Il est à relever que l’Algérie demeure le pays le moins touché par rapport à l’Egypte et à la Tunisie, la Jordanie (55%), l’Arabie Saoudite (50%), le Koweït (54%). D’autres pays comme le Maroc (19,87%) et Oman 38% sont également moins touchés par ce phénomène qui demeure un tabou mais qui fait des dégâts sur plusieurs générations.
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20th September 2007 00:25 #3
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Mercredi 19 septembre 2007 -- Le taux de consanguinité en Algérie est de l'ordre de 38,30 %, selon une récente enquête de la Fondation pour la recherche médicale (FOREM). Si ce taux est élevé par rapport à celui du voisin marocain qui est de 19,87 %, il est cependant moins élevé comparativement à plusieurs pays arabes, entre autres : Bahreïn avec 39,4 %, la Jordanie avec 55 %, le Koweït avec 54 % et l'Arabie saoudite avec 50 %.
Cette étude, première en son genre en Algérie, a été donc menée entre novembre 2006 et avril 2007 par des étudiants en fin de cursus de formation au niveau des centres de protection maternelle et infantile (PMI) dans 21 communes à travers 12 wilayas du pays.
L'échantillon était composé de 2 600 mamans venues dans le cadre des programmes de vaccination, où 47 % des familles ont moins de trois enfants, 37 % entre 4 et 7, et 7 ,7 % plus de 7. Selon les résultats de l'enquête, le taux de consanguinité varie d'une wilaya à une autre.
Ainsi, le plus élevé a été retrouvé dans la wilaya de Tébessa avec 88 % et le plus bas dans la wilaya d'Oran avec 18,5 %. La wilaya de Ghardaïa vient en deuxième position avec 56 %, Aïn Defla en troisième position avec 52 % et Béjaïa en quatrième avec 50,6%.
En outre, la wilaya de Bouira vient en cinquième position avec 42,5 %, suivie de Boumerdès avec 42 %, Biskra 34 %, Annaba 32,5 %, Alger 29,25 %, Bordj Bou Aréridj 27 % et El Oued 22, 5 %. Le taux de consanguinité du deuxième degré, selon les résultats de l'enquête, est plus élevé dans les wilayas de Boumerdès avec 85,71 %, Aïn Defla avec 76,3 % et Bordj Bou Arréridj avec 75,92 %.
La wilaya d'Oran vient encore une fois en dernière position avec 18,91 %. Taux très élevé des anomalies congénitales Les anomalies congénitales observées à la naissance sont d'un taux très élevé avec 6,52 %, au moment où le taux admis varie de 2 à 3 %.
Les cas de maladies génétiques sont plus nombreux dans les familles issues de mariages consanguins, et la fréquence paraît proportionnelle au lien de consanguinité. Dans le groupe étudié, 23 cas d'anémie hémolytique, 14 cas de cardiopathie congénitale, 8 cas d'hydrocéphalie, 8 cas de myopathie de Duchenne, 8 cas de bec de lièvre, 7 cas d'hémophilie et trois cas de surdité ont été détectés.
En parallèle, aucune affection génétique n'a été détectée parmi les enfants de parents non consanguins ou avec consanguinité lointaine. L'enquête a montré que dans les familles issues de mariages consanguins, l'hydrocéphalie est 13 fois élevée, l'hémophilie 11 fois plus fréquente, la maladie de Duchenne 8 fois, les maladies neurologiques 7 fois et les anémies congénitales 3 fois.
Ainsi, cette étude a montré l'importance des liens de consanguinité qui unissent les familles algériennes malgré les bouleversements sociologiques des dernières décennies, qui n'ont exercé qu'un minime effet sur les liens de sang. Une approche plus précise est nécessaire, notamment dans les régions réputées à forte endogamie (obligation pour les membres de certaines tribus de se marier dans leur propre tribu), a relevé l'enquête.
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20th September 2007 18:14 #4
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Mercredi 19 Septembre 2007 -- Les conclusions d’une enquête sur la consanguinité (mariage entre proches) réalisées pour la première fois en Algérie, par la FOREM donnent froid dans le dos. Un phénomène très fréquent dans notre société mais qui n’a jamais fait l’objet d’une étude documentée. Et dire que ses conséquences au plan médical sur les enfants qui naissent d’un mariage consanguin sont souvent néfastes.
Pour certains spécialistes, les malformations, les maladies génétiques ou les arriérations mentales seraient légèrement plus fréquentes chez les enfants issus d’une union consanguine et le risque de fausses couches serait augmenté. La Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) a tenté à travers cette enquête réalisée dans 21 communes réparties sur 12 wilayas du pays — trois wilayas du Sud (El Oued, Biskra et Ghardaïa), quatre du Centre (Alger, Boumerdès, Bouira et Béjaïa), trois de l’Est (Bordj Bou Arréridj, Tébessa et Annaba) et deux de l’Ouest (Oran et Aïn Defla) — de montrer l’ampleur de ce phénomène.
Cette étude menée par des étudiants en médecine en fin de cursus a débuté en novembre 2006 pour se terminer en avril 2007. Elle s’est déroulée dans les PMI où a été opéré le captage des 2600 mamans à la faveur des visites de vaccination. Les enquêteurs ont travaillé sur un échantillon dont 47% des familles ont moins de trois enfants, 37% ont entre quatre et sept, et 7,7% ont plus de sept. Les résultats de l’enquête ont ainsi révélé que le taux de consanguinité est de 38,30%. « Ce taux varie selon les wilayas et donc les communes choisies », souligne la Forem. Avant de préciser que le taux le plus élevé a été retrouvé dans la commune de Bir El Ater, dans la wilaya de Tébessa, avec 88%. Elle sera suivie par la wilaya de Ghardaïa avec un taux de 56%, Aïn Defla avec 52%, Béjaïa avec 50,6%, Bouira 42,5%, Boumerdès 42%, Biskra 34%, Annaba 32,5%, Bordj Bou Arréridj 27% et El Oued 22,5%. La wilaya d’Alger est considérée au-dessous de la moyenne avec un taux de consanguinité de 29,25% alors que le taux le plus bas est retrouvé à Oran, 18,5%. S’agissant de la consanguinité du deuxième degré, qui est la plus marquée dans certaines wilayas, elle est plus importante à Boumerdès, Aïn Defla et Bordj Bou Arréridj avec des taux respectivement de 85,71%, 76,3% et 75,92%. Elle est de bas niveau dans la wilaya d’Oran avec 18,91%.
Concernant les anomalies congénitales observées à la naissance, les enquêteurs ont recensé une série de malformations et de maladies. Il s’agit entre autres du bec de lièvre, la maladie du Duchenne, les cardiopathies, l’agénésie des membres, la trisomie 21 et les mucoviscidoses. Ces anomalies sont très fréquentes avec des taux très élevés (6,52%) soit presque deux à trois fois les taux admis qui sont de 2 à 3%, souligne la Forem. Pour ce qui est des maladies génétiques qui sont très nombreuses dans les familles issues d’un mariage consanguin, les auteurs de cette enquête précisent que la fréquence paraît proportionnelle au lien de consanguinité.
Les résultats ont révélé ainsi 23 cas d’anémie hémolytique (béta thalassémie et drépanocytose), 14 cas de cardiopathies congénitales, 8 cas d’hydrocéphalie, 8 cas de myopathie de Duchenne, 8 cas de bec de lièvre, 7 cas d’hémophilie et trois cas de surdité. L’enquête en question montre que suite à une étude comparative entre les familles issues de mariages consanguins à celles non liées par le sang, ces malformations et ces maladies sont plus importantes. A titre d’exemple, l’on cite l’hydrocéphalie qui est 13 fois plus fréquente, l’hémophilie 11 fois plus fréquente, la maladie du Duchenne 8 fois plus fréquente, les maladies neurologiques 7 fois plus fréquentes et les anémies congénitales sont 3 fois plus importantes.
Ces résultats renseignent ainsi sur les conséquences de cette union qui semble très importante en Algérie. A l’issue de cette enquête, la Forem conclut que les bouleversements sociologiques survenus au cours des 45 dernières années n’ont eu qu’un effet minime sur les liens de sang. La Forem recommande une approche plus précise, notamment dans les régions réputées à forte endogamie.
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14th November 2007 22:21 #5
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November 14, 2007 -- When Abdou decided to marry his cousin, he did not consider whether it might be dangerous for any children from the marriage. He adopted Pascal’s dictum that "love has its reasons which reason does not understand."
"Today I have two children, thank God. They enjoy good health and are very bright," Abdou said.
Despite the potential health hazards, marriage between relatives remains popular in Algeria, where tradition has a very strong hold. In certain regions of the country, particularly in Kabylia or in the M’Zab valley, the tribal system (al ârch) is being perpetuated. "Up to now, people haven’t been able to understand why you should bring a wife from another region when you have everything you need in the village," explains Mourad, who lives in Melbou (wilaya of Bejaïa). He says he has two cousins who suffer mental disorders because of intermarriage.
Malika, who hails from Azzeffoun (wilaya of Bejaïa), is a product of intermarriage. "When I fill in administrative forms, people are astonished to see that both my parents have the same surname. They generally think I’ve made a mistake," she told Magharebia, smiling. She continued: "Thank God, all my brothers and sisters are normal. But my mother had three miscarriages. According to the doctors, the risk of miscarriage increases with consanguinity."
A study of marriage between blood relatives in Algeria published in September 2007 by Forem (the National Foundation for Health Promotion and Research Development) identified malformations and genetic anomalies occurring among offspring of blood relatives at rates two to three times higher than normal. These include harelip, Duchene’s disease, haemophilia, heart disease, limb agenesis, Down syndrome and cystic fibrosis.
The researchers also determined that Algeria has one of the highest consanguineous marriage rates in the world, with one Algerian in four married to a cousin. The Forem investigation found that the rate in Algeria is much higher than in Morocco or Spain. However, it is lower compared with several Arab countries such as Bahrain (39.40%), Saudi Arabia (50%), Kuwait (54%) or Jordan (55%).
The study, the first of its kind in Algeria, surveyed 21 communes scattered over 12 wilayas in the country – three in the south (El Oued, Biskra and Ghardaïa), four in the centre (Algiers, Boumderdès, Bouira and Bejaïa), three in the east (Bordj Bou Arreridj, Tebessa and Annaba) and two in the west (Oran and Ain Defla) – to show the full extent of the phenomenon. Researchers found that regions reporting the highest levels of consanguineous marriages are generally known for their conservatism.
Results indicate that at 88%, the wilaya of Tebessa (particularly the commune of Bir El Ater), in the east of the country, has the highest level of marriage between blood relatives, while the lowest level (18.5%) is in Oran.







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