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  1. #1
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    Ouverture d'une nouvelle école doctorale d'astrophysique à Constantine

    Dimanche 7 Octobre 2007 -- Après l'échec de la courte expérience de la post-graduation d'astrophysique lancée à l'université de Blida, au début des années 90, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique entreprend de pallier l'absence de cette discipline dans les universités algériennes et annonce que l'ouverture d'une Ecole doctorale d'astrophysique (EDA) est prévue pour cette rentrée universitaire.

    La première au niveau du Maghreb et de l'Afrique, cette école sera domiciliée à l'université Mentouri de Constantine. Son ambition : poser les fondements de l'astronomie universitaire en Algérie, en associant le secteur universitaire à celui de la recherche, à travers les collaborations envisagées entre les universités de Constantine et de Batna et de deux grands centres nationaux de recherche, à savoir le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) à Alger et le Centre des techniques spatiales (CTS).

    Pour assurer une formation de haute qualité, des encadreurs et des intervenants provenant de grands centres scientifiques européens et de par le monde ont été sollicités. Citons à titre d'exemple l'University of New Brunswick au Canada, l'Institut d'astrophysique spatiale à Paris et l'American University at Sharjah.

    Cette formation va considérablement enrichir les départements de physique et les établissements de recherche de nouvelles spécialités. Les étudiants auront plus de choix de spécialités : en plus des spécialités «classiques» de la physique, de nouvelles spécialités seront donc proposées : mécanique céleste, géodésie, plasmas stellaires, astrophysique nucléaire, astroparticules, cosmologie…

    L'Ecole doctorale d'astrophysique est associée à un projet extrêmement ambitieux. Il s'agit de la création d'un observatoire dans les Aurès. Choix stratégique pour cette région, étant donné que le site des Aurès, dont l'altitude est d'environ 2 000 mètres, présente plusieurs aspects intéressants qui atténuent les difficultés d'observation dans la mesure où il est suffisamment éloigné des sources de pollution tout en étant entouré de différentes villes universitaires telles que Khenchela, Batna, Constantine, Annaba, Sétif, Tébessa. Outre l'activité de recherche, l'observatoire sera ouvert au public et des efforts sont envisagés pour permettre une certaine vulgarisation scientifique et astronomique pour le public intéressé.

    Les initiateurs de l'EDA et du projet de l'observatoire des Aurès qui lui est associé ont affirmé que cette initiative a pour objectif de «placer l'Algérie sur la carte astronomique mondiale d'où elle est singulièrement absente». Et ils n'ont pas manqué de se demander si «nous [Algériens] avions assez d'esprit de suite et de détermination pour poursuivre une politique à la mesure de nos ambitions et de nos moyens».


  2. #2
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    Samedi 20 octobre 2007 -- C’est une première au Maghreb : une école doctorale d’astrophysique ouvre à l’université Mentouri de Constantine.

    « Que l’astronomie entre à l’université est un fait nouveau en Algérie depuis l’indépendance,» nous explique Jamal Mimouni, coordinateur de l’école. « Il y a bien eu une expérience au début des années 1990 à Blida mais cela n’a pas duré. Pourtant, cette discipline est une matière fondamentale pour toutes les sciences. » Carrefour pour les différentes branches de la physique et des sciences appliquées (physique, astrophysique et cosmologie théoriques, instrumentation de pointe et techniques spatiales telles que géodésie et navigation spatiale, techniques GPS…), l’astronomie a en effet occupé une place considérable dans la civilisation humaine au point d’être souvent considérée comme la mère de toutes les sciences, jouant le rôle de locomotive dans la recherche scientifique. « Par ailleurs,» ajoute Jamal Mimouni, « l’astronomie suscite un intérêt énorme chez les jeunes. Il y a bien des clubs qui se créent au niveau des maisons de jeunes mais ils disparaissent assez vite, faute d’encadrement. »

    Les chanceux de la première promotion — ils ne seront que douze ! — seront sélectionnés par concours le 12 novembre prochain. Pendant un an, ils étudieront, bien sûr, les bases de leur discipline, mais aussi la physique des gaz et des plasmas, l’astrophysique des particules, l’astrophysique nucléaire, la mécanique céleste et la géodésie… Sont aussi prévus des travaux pratiques de mesures et d’instrumentation astronomiques, des cours d’anglais scientifique et plusieurs séminaires animés par des intervenants dont certains en provenance du Canada, d’Autriche et des Emirats arabes unis. Quant aux cours, ils seront assurés, à la fois, par des enseignants de l’université de Constantine, de Batna, et des scientifiques du Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique et du Centre des techniques spatiales d’Arzew.


  3. #3
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    Mardi 23 Septembre 2008 -- L’Ecole doctorale d’astrophysique souffle cette année sa deuxième bougie en organisant, dès le 20 octobre prochain, un concours d’entrée simultanément à l’université de Constantine et de Batna. Douze postes sont offerts cette année aux titulaires d’un diplôme universitaire (DES ou licence). Cette seconde année, placée sous le signe de la consolidation, coïncide avec la célébration de l’Année mondiale de l’astronomie. Dans ce contexte, l’Ecole doctorale espère recevoir les meilleurs étudiants de physique que comptent les universités algériennes et concrétiser le projet d’observatoire des Aurès. Ce dernier a déjà fait l’objet d’une étude. Deux missions préliminaires de prospection du site ont déjà été effectuées avec l’assistance des experts japonais. Mise en place l’année dernière, la première école est le fruit d’une synergie entre l’université et le domaine de la recherche scientifique. Elle est, en effet, basée sur un partenariat liant les deux universités algériennes de Constantine et de Batna avec les deux grands centres nationaux de recherche, à savoir le Craag (Alger) et le Centre des techniques spatiales (CTS), à Arzew. Sa création obéit au désir de mettre en place une formation rigoureuse de haute qualité au profit d’étudiants ayant obtenu un diplôme de physique (DES ou ingéniorat) qui pourront se spécialiser en astrophysique théorique (astroparticules, cosmologie, astrophysique nucléaire, plasmas astrophysiques, traitement du signal et simulations). Cette formation, de l’avis des spécialistes, «va enrichir les départements de physique et les établissements de recherche avec ces nouvelles spécialités pour préparer de futurs docteurs en astrophysique. Etablissant le bilan de cette première année d’existence, les responsables de ladite école ont estimé que «cette année a été fructueuse et a constitué un jalon important dans la mise sur les rails de l’astronomie universitaire en Algérie».

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