Mercredi 4 Juillet 2007 -- Si par le passé, c’étaient des problèmes de sous-nutrition que diagnostiquaient les pédiatres, la tendance est aujourd’hui à l’obésité. Tout en évitant de se montrer alarmistes, les pédiatres et les spécialistes en endocrinologie ne cessent de “prêcher” pour le respect d’une alimentation équilibrée. “Il faut éduquer la population, notamment les enfants et les jeunes à manger équilibré, c'est-à-dire peu de sel et peu de sucre. Par ailleurs, il faut consommer beaucoup de légumes et de fruits et ce, quotidiennement”, recommande le Docteur Kellou, épidémiologique nutritionniste et président du comité national de nutrition.
S’il affiche son entière satisfaction quant aux résultats atteints en matière de lutte contre la sous-nutrition, il n’en demeure pas moins qu’il tient à prévenir sur les dangers de la suralimentation. En effet, les nouvelles habitudes alimentaires inquiètent de plus en plus les autorités sanitaires du pays, et c’est dans ce sens qu’a été organisé hier, à l’école paramédicale d’Hussein Dey, un séminaire destiné, entre autres, à élaborer un plan de relance des actions de la santé à visée nutritionnelle.
Cette manifestation à laquelle ont pris part des médecins de différents secteurs sanitaires, a permis aux praticiens de définir les grands axes de ce plan basé sur des actions de sensibilisation en direction de la population quant aux dangers que représente une alimentation trop riche ou non équilibrée. “Une alimentation équilibrée est celle qui apporte les seuls besoins organiques quotidiens nécessaires à l’être humain”, explique le docteur Fourrar, sous-directeur à la direction de la prévention au ministère de la santé.
Ce même médecin annonce, chiffres à l’appui, le net recul de sous-nutrition engendrant une insuffisance pondérale modérée. “Selon une étude que le ministère a menée, il ressort qu’en 1995, il y avait 10% des enfants qui présentaient une insuffisance pondérale modérée due à une sous-nutrition ; ce chiffre n’a été que de 3,7% en 2005. Même en matière de sous-alimentation sévère, les chiffres sont passés de 3% en 1995 à 0,6% en 2005”, expliquera-t-il. Il estime que le moment est venu pour alerter, cette fois, la population sur les dangers que représente désormais une surconsommation de produits nocifs pour la santé comme le sel, le sucre, les matières grasses...
En effet, et cela est scientifiquement prouvé, l’abus de nourriture est nocif pour la santé. Les praticiens veulent intervenir maintenant, car ils ont constaté sur le terrain une véritable mutation alimentaire chez les algériens. Ces derniers imitent les régimes alimentaires des occidentaux qui se trouvent être néfastes pour la santé. Ce n’est pas l’obésité en elle-même qui représente un danger, mais toutes les maladies cardiovasculaires, diabète et cholestérol induits par une charge pondérale excessive.
Ayant été de tout temps colonisés, les nord-africains ont développé des “gènes économes” arrivant à trouver la moindre calorie dans la pauvre alimentation. Or, aujourd’hui, ceux-ci consomment avec excès, et leur corps, préparé pour des périodes de disette, ne fait que stocker le surplus sous forme de gras et, c’est là où réside le véritable danger. C’est pourquoi les médecins ne cessent d’appeler les citoyens à plus de modération en matière de nourriture. “On peut manger de tout mais à des proportions raisonnables” est le leitmotiv qui revient souvent dans les discours des spécialistes.
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4th July 2007 06:57 #1
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Le régime alimentaire des algériens a changé : De la sous-nutrition à l’obésité
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4th July 2007 09:58 #2
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Mercredi 4 juillet 2007 -- Les trois dernières enquêtes effectuées en 1995, 2000 et 2005 sur la nutrition en Algérie ont montré cette tendance. Le ratio alimentaire de l’Algérien se dirige de plus en plus vers les lipides, au moment où la communauté scientifique se bat contre l’excès alimentaire dans cette matière.
«Cela peut engendrer des problèmes, bien que l’Algérie n’ait pas encore atteint les quantités de calories apportées par les lipides définies par les scientifiques comme seuil de danger», a-t-il indiqué. «Aujourd’hui, l’enfant et la population algérienne ne sont pas seulement exposés aux carences nutritionnelles.
Le danger s’est transformé actuellement aux maladies par excès où une surcharge due à la modification de la structure du ratio alimentaire est constatée. Facteur favorisant de nombreuses maladies, à l’instar de celles cardiovasculaires, le diabète, l’hypertension ainsi que d’autres maladies non transmissibles, les conséquences sont néfastes», a-t-il ajouté.
Le mode de consommation a changé, la malnutrition n’a cessé de régresser depuis l’indépendance, mais actuellement le problème a pris une autre tournure, selon le nutritionniste. Les chiffres y afférents diminuent de moitié chaque 10 ans, puisque les sept enquêtes réalisées à ce sujet depuis 1963 ont montré une nette tendance à la baisse.
Le taux de malnutrition qui était de 50 % en 1963 est passé à 10 % en 1995 et à 3,7 % en 2005. Il convient de noter que les enquêtes sur le sujet se basent sur trois formes de malnutrition : l’insuffisance pondérale qui représente un poids de l’enfant inférieur à la norme par rapport à son âge ; le retard structural qui est la relation entre la taille et l’âge de l’enfant ; la maigreur, soit le rapport entre la taille et le poids.
Ce sont des résultats qui démontrent, selon le responsable du Comité national de nutrition, que «l’enfant algérien souffre plus de la malnutrition chronique qu’aiguë» et souligne, toutefois, que «la question n’est pas si l’on mange bien ou non, mais plutôt par quelles phases est passé le phénomène depuis l’indépendance».
Ainsi, trois phases sont à distinguer. La première est celle allant des années 1960 aux années 1980 où le taux de malnutrition était élevé. La deuxième, durant les années 1990, a vu une augmentation ou une stagnation de ce taux, ce qui peut être assimilé aux conséquences de ce qu’a vécu le pays.
La tendance à la baisse a repris à partir de 2005, où il a été enregistré moins de 5 % de taux de malnutrition. Par rapport à ses voisins et à l’exception de la Libye, l’Algérie se trouve en bonne position en enregistrant des résultats probants, a estimé notre interlocuteur.
Le séminaire dont les travaux se poursuivent aujourd’hui a pour objectifs de faire l’état des lieux, de proposer des mesures de renforcement ou de nouvelles mesures pour l’élaboration du plan de relance des actions de santé à visée nutritionnelle dans un nouveau contexte marqué par de nouveaux défis.
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8th October 2007 10:48 #3
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Selon des experts de la santé publique : Les Algériens tendent vers l’obésité
Lundi 8 octobre 2007 -- Les experts de la santé publique tirent la sonnette d’alarme. Les Algériens tendent vers l’obésité. Statistiquement, la population obèse et préobèse représente plus de la moitie de la catégorie d’âge allant de 30 à 70 ans, laquelle représente à son tour la moitié de la population algérienne.
Il s’agit d’une pathologie des pays développés alors que l’Algérie ne dispose toujours pas des moyens de ces pays. L’Algérie devra faire face à une véritable épidémie de maladies nouvelles liées au vieillissement. Ces maladies nouvelles sont des pathologies chroniques dont le traitement coûte excessivement cher, selon les spécialistes de la santé publique.
L’Algérie peut-elle faire face à la demande de cette catégorie du point de vue médical ? De l’avis des experts et des spécialistes ayant participé samedi soir à une table ronde organisée par l’Alliance nationale républicaine (ANR), le système de santé doit être impérativement adapté aux mutations démographiques constatées ces dernières années, avec un mûrissement de la population et l’explosion des maladies dégénératives, devenues les principales causes de décès.
Les spécialistes constatent de plus en plus de maladies cardiovasculaires et de pathologies dégénératives en général, comme le diabète et l’hypertension artérielle, a ajouté l’ancien chef de service de pneumo-phtisiologie du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Beni Messous et expert consultant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les conférenciers ayant débattu le thème intitulé «Penser la santé et la sécurité sociale en 2020» expliquent la nécessité d’adapter les dépenses publiques de santé à cette nouvelle réalité. Pour eux, il s’agit de trouver des moyens pour pouvoir prendre en charge la transition démographique car l’espérance de vie moyenne dépasse désormais 74 ans avec tout ce que cela implique comme besoins de santé.
Statistiquement, la catégorie des plus de 60 ans représentait en 1962, moins de 2 % de la population. Actuellement, le taux a grimpé pour atteindre 5,2 %. Au total, on compte actuellement 1,1 million d’Algériens de plus de 70 ans, a précisé, le Pr Rachid Bougherbal, président de la commission médicale nationale.
Les différentes pathologies cancérigènes sont la cause de 9 % des décès en Algérie alors qu’elles accaparent 45 % des dépenses de santé publique. Selon le même expert, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de 29,5 % des décès en 2006 et le diabète de 7,4 %.
En dépit de tous les efforts notre pays continue d’enregistrer des maladies du tiers-monde, à savoir le pathologies transmissibles. Le pire est que l’Algérie enregistre de plus en plus des maladies propres aux pays développés, sans même avoir les moyens de lutter contre elles, a également expliqué le Pr Bougherbal.
Outre ce mûrissement constaté de la population, le Pr Noureddine Zidouni, chef de service de pneumo-phtisiologie au CHU de Beni Messous, tire la sonnette d’alarme. La tendance actuelle à risque est l’obésité. La population obèse et pré obèse représente plus de 50 % de la catégorie d’âge des 30 à 70 ans, laquelle représente à son tour la moitié de la population algérienne, a encore affirmé l’expert.
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17th February 2008 16:18 #4
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26th February 2008 18:57 #5
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20th March 2008 05:56 #6
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Jeudi 20 Mars 2008 -- La franchise HyperMinceur ouvre un premier centre à Alger. Ce sont deux associés (dont un médecin) qui ont décidé de développer le concept HyperMinceur en master franchise en Algérie. Cet HyperMinceur est situé en étage sur plus de 100 m2 et placé dans une zone résidentielle d’Alger. Il veut s’attaquer aux excès alimentaires et à la prise de poids que vous aimeriez voir disparaître. Les chiffres alarmants de la seule enquête, réalisée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière dans les deux wilayas de Sétif et de Mostaganem, montrent que 53% des femmes et 36% des hommes sont atteints de surpoids et d’obésité, et plusieurs médecins confirment que l’obésité enfantine est en pleine progression. Aujourd’hui, le culte de la minceur accompagne notre quotidien (presse, TV, affichage et radio).
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9th April 2008 16:35 #7
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