ALGIERS, December 23, 2008: The manager and a reporter at one of Algeria's leading independent dailies have been jailed for three months for defamation, the newspaper reported Tuesday — sparking concerns for freedom of expression.
The El Watan newspaper said manager Omar Belhouchet and reporter Salima Tlemcani were sentenced Monday by the Algiers criminal court for an article that accused a doctor of being a "charlatan" and practicing exorcism.
As manager, Belhouchet is legally responsible for the newspaper's reports.
The newspaper workers' lawyer, Khaled Bourayou, denounced the sentence and said the facts reported about the health practitioner had been well established. He said the plaintiff had prescribed honey and olive oil to the journalist when she consulted him undercover for her article.
The newspaper also later published the doctor's denial, and the Order of Algerian Doctors confirmed the plaintiff was not registered as a medical doctor, the daily said.
Bourayou said his clients would appeal the sentence, which was harsher than the two months that prosecutors had asked for.
El Watan's manager said about a dozen separate lawsuits were now pending against the newspaper. "It's judiciary overheating; some cases are 10 years old," Belhouchet told The Associated Press.
He suggested the trials were politically motivated.
"Authorities are trying to intimidate or quiet down the free-speaking press ahead of key elections," he said.
El Watan was one of the only Algerian independent newspapers to publicly oppose President Abdelaziz Bouteflika's reform of the Algerian constitution last month to abolish presidential term limits.
Bouteflika, 71, has not said whether he will run for a third term next spring, but most Algerian observers view his canceling of term limits as a sign that he will.
A French-speaking paper that publishes some 150,000 copies daily, El Watan has often irked the regime for opposing the president's third term, as well as antagonized security and business circles for denouncing corruption or mismanagement.
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23rd December 2008 23:22 #15
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24th December 2008 15:18 #16
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ALGERIA, December 24, 2008 (MENASSAT) The editor-in-chief and a journalist at the Algiers-based independent daily El Watan were sentenced by an Algerian court to a three-month jail term each for defamation on Monday.
Omar Belhouchet, editor of El Watan, and reporter Salima Tlemcani, were found guilty of defaming a faith healer. The article, published in 2004, accused a doctor of performing "charlatan-like practises" and practising exorcism, the journalists’ lawyer, Khaled Bourayou told the Committee to Protect Journalists.
The lawyer, who is appealing the verdict, also told CPJ that the faith healer, Dr. Sebabou Mohamed, filed a defamation lawsuit against Tlemcani and Belhouchet, but he did not testify or attend any of the court proceedings.
The healer, who claims he can exorcise ghosts from his patients, had his practise shut down by the Ethics Committee of the Algerian Physicians' Syndicate, when they investigated his shop after the El Watan reporter wrote an investigative story about his work.
In addition to the jail terms, the court also fined Omar and Salima 50,000 dinars (500 euros) each.
Media rights groups condemned the decision and are calling on the court to overturn this verdict.
"It is deplorable that the court has handed down two prison terms in a case filed by a man who has since been prohibited from practising by the authorities," said Mohamed Abdel Dayem, CPJ's Middle East and North Africa program coordinator. "We call on the appeals court to overturn this verdict. Criminal defamation does not meet international standards of press freedom."
International Federation of Journalists’ General Secretary, Aidan White, said that these journalists are being prosecuted for exposing bogus healers who are taking advantage of the most vulnerable people in society.
"This ruling fails to take account of the vital role the press play in protecting the public from fraud and deception. When media are penalized for exposing humbug and duplicity the fundamental basis of press freedom in a democratic society is weakened."
Belhouchet told the Associated Press that the trials were politically motivated and that there are about a dozen separate lawsuits now pending against the newspaper.
“It's judiciary overheating; some cases are 10 years old…Authorities are trying to intimidate or quiet down the free-speaking press ahead of key elections," he said.
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26th December 2008 00:26 #17
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M. Iouanouguène :
Jeudi 25 Décembre 2008 -- Le tribunal de Sidi Mhamed nous a tous surpris par son verdict dans l’affaire dont les accusés sont le Directeur du journal El Watan Omar Belhouchet et la journaliste du même quotidien Salima Tlemçani…la victime un « médecin ». Mais un médecin un peu spécial…car même si ce dernier possède un cabinet, même si la consultation est à 500 dinars et même si c’est écrit en grand que c’est un médecin soumis aux impôts, au ministère de la santé, ce dernier prescrit autre chose que des médicaments achetés en pharmacie! Ce médecin conseille à ses patients de prendre de l’eau et de l’huile d’olives… pourquoi ? Pour faire sortir le démon qui sommeille en eux! Une récitation des versés du Coran fait office d’auscultation… pourquoi ? Pour faire sortir le démon qui sommeille en eux!
Mais quelle est donc la spécialité de ce médecin pas du tout spécial ??? Il est capable de guérir les malades avec la Rokia (récitation des versés du Coran)…tout musulman qui se respecte et qui croit à la Rokia sait que la condition principale est l’honnêteté ! L’honnêteté avec le Seigneur et ses Humains… mais ceux qui mentent aux Impôts on ne sait pas si leur Rokia va marcher !!! Comment cette personne peut cacher ses revenus au Seigneur tout puissant, à qui elle demande au passage de guérir ses Patients ! Reste à savoir si ces cachotteries sont permises ou pas et là, seuls les théologiens, les vrais quoi, peuvent nous aiguiller !
Les métiers comme la Fatwa et la Rokia sont indépendants des personnes qui les pratiquent légalement ou illégalement et ce n’est en aucun cas la faute du journaliste si l’Algérie n’a pas promulguée des lois qui régulent le métier de la Rokia ! Puisqu’il n’y a pas de cadre juridique, le journaliste se doit de lutter contre cela, n’en déplaise à certains ! En particulier ceux qui mentent au Peuple ! Le problème de ces gens n’est pas les gens comme Salima Tlemçani ou Omar Belhouchet… ceux sont les dirigeants incapables de promulguer des lois régissant ce genre de domaine ou ne souhaitant pas les reconnaître ! Eh là encore une fois, le journaliste est le bouc émissaire !
Après le verdict, plus sévère que celui requis par le Procureur Général, nous sommes en droit de nous demander si ce genre de métier n’est pas aussi pratiqué dans le domaine de la Justice ! Alors pourquoi Monsieur le juge a décidé d’infliger une peine plus lourde que celle requise contre Salima Tlemçani et Omar Belhouchet ? Est-ce parce qu’il est un fervent supporter de cette cause, la Rokia, ou est-ce pour d’autres considérations ? Dans tous les cas de figures… les perdants sont les mêmes et on les connaît !
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26th December 2008 00:59 #18
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Jeudi 25 Décembre 2008 -- Le tribunal de Aïn M’lila, 60 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya, a prononcé une peine de 2 ans de prison à l’encontre d’une femme, âgée de 45 ans, et de sa complice. Suite à plusieurs plaintes émanant de victimes faisant état de roqia, la mise en cause et sa complice ont comparu et écopé de 2 ans de prison. Les victimes de ces agissements sont pour la plupart des femmes en détresse auxquelles l’accusé promettait des solutions miracles aux problèmes de mariage, stérilité et démence. L’auteure de cette escroquerie a réussi à extirper plusieurs centaines de millions. Par pudeur, certaines victimes ne se sont pas présentées devant le tribunal. Devant le refus de rembourser ses victimes, l’inculpée a écopé de 2 ans de prison. Elle a, par ailleurs, introduit un appel en cassation.
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27th December 2008 01:52 #19
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Larbi Zouak :
Samedi 27 Décembre 2008 -- Une citoyenne a confié à notre collègue d’El Watan, Salima Tlemçani, qu’un individu qui pratique la Rokia avait mis une pancarte où on pouvait lire « médecin pour femme et enfant »… un peu étrange la spécialité non ? Où plutôt elle n’existe même pas ! Ne sait-t-il donc pas qu’il n’y a rien à avoir entre les femmes et les enfants !
Notre collègue s’était rendue à son « cabinet » et là on lui a expliqué que les femmes devaient être accompagnées de leur mari ou père ou frère, leur tuteur quoi! Cette dernière est revenue à son bureau et a ramené un de ses collègues le faisant passer pour son frère ! Une fois la séance de Rokia commençait, le « médecin » lui a mis un drap sur la tête et a commencé à l’interroger sur son état « comment vous sentez vous ? », « je tremble » lui répondait-elle ! Il s’empressait alors de lui dire « c’est normal c’est le démon (djin) qui est en vous ! » ! À la fin il lui a établi une ordonnance contenant un mélange de miel, d’huile d’olives et d’eau !
Notre collègue avait quitté son cabinet convaincue que l’ignorance a atteint des sommets en Algérie… un charlatan peut devenir un médecin spécialiste comme ça ! Sans que personne ne parle ou s’interpose ! Elle est revenue à son bureau, elle a contacté l’Ordre des Médecins… qui a été surpris par cette nouvelle… puis le pseudo médecin qui a compris qu’il avait été piégé ! La police avait fermé le lendemain de la parution de l’article le « cabinet » de ce dernier… tout cela s’est passé en juillet deux mille quatre et notre collègue a bien eu tort de croire que le dossier était clos !
La semaine passée, cette dernière et son Directeur comparaissaient pour diffamation, ils ont été condamnés à 3 mois de prison ferme ! En 2008 une journaliste est emprisonnée pour avoir dénoncé un charlatan ?! Allez comprendre ! Mais vous comprendrez très vite… lorsqu’on sait qu’un ministre d’Etat déclare haut et fort qu’il contrôle les humains et les djins ! Nous pouvons même se demander si nous avons notre place en Algérie car si des jugements du genre sont prononcés… nous n’avons plus grand-chose à y faire… puisque après tout notre job n’est pas de persécuter les « honnêtes gens » !
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18th January 2009 21:39 #20
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Dimanche 18 Janvier 2009 -- La pratique de la Rokia a fait ses premières apparitions à l’orée des années 1990, un peu partout à travers le territoire de la wilaya. À Téleghma, Chelghoum Laïd, Tadjenanet, Mila, Ferdjioua et bien d’autres contrées, des noms de soi-disant célèbres « rakis » sont sur toutes les bouches.
Les plus « patentés », ou supposés avoir accompli ou capables de faire des miracles comme, par exemple, le challenge de terrasser des démons malfaisants, de guérir des sujets atteints d’une infirmité partielle ou totale, ou encore venir à bout du mauvais œil, jouissent d’une notoriété qui dépasse les frontières de la wilaya. Ces derniers reçoivent quotidiennement des dizaines de « désespérés ». Une activité prolifique qui fait tache d’huile et qui se décline comme une insulte, sinon un pied de nez fait à la science, le mutisme et la bénédiction des pouvoirs publics aidant. À voir les voitures parquées et les personnes qui défilent devant les domiciles de certains rakis, dont les états de service sont perçus comme des miracles, l’on induit que ces derniers (pour la plupart des barbus charlatans), très sollicités et ne chômant point, s’adonnent au rituel de la Rokia du matin jusqu’au soir.
Les chemins nébuleux de cette pratique d’un autre âge sont si tortueux et si troublants que les préposés à cette « discipline » défient la médecine avec un peu d’huile d’olive, de l’eau minérale ou du miel. Dans plusieurs cas aussi, ils vous délivrent une simple bouteille d’eau ordinaire qu’ils vous recommandent de boire à petites doses matin et soir et faire les ablutions avec. Mais, la quasi-totalité de ces augustes guérisseurs vous demandent en contrepartie une commission qui est souvent de l’ordre de 200 DA, et plus si affinités. Le plus ahurissant est qu’une fois la séance d’exorcisme terminée, les visiteurs, mus par leur croyance en Dieu, repartent soulagés par le simple fait que leurs rakis, qui sont à milles lieues d’être des parangons de l’honnêteté, leur affirment que le « djinn » ou le mal est évacué grâce à la puissance divine, après leur avoir débité quelques versets coraniques.
Nardjes, Dalel et Romaïssa sont des noms d’emprunt que nous avons délibérément substitués par souci d’intimité et d’anonymat. Ces trois jeunes filles, qui ont accepté de nous faire part de leurs mésaventures et des supplices subis de la part de ceux qu’il n’est pas déplacé de qualifier de « vrais gourous », gardent de profondes séquelles et des souvenirs épouvantables.
Le supplice de la flagellation et de la « falaka »
Romaïssa et Nardjes, prétendument habitées par le diable, avouent avoir été soumises à un traitement de choc par un raki de la région de Téleghma. « Après avoir débité de longues minutes durant des versets du Saint Coran, le raki s’est emparé d’un bout de tuyau et nous a infligées des dizaines de coups sur la plante des pieds. Nous avons failli perdre connaissance et l’avons imploré d’arrêter le supplice, mais en vain », ont-elles affirmées. Aux dires des deux jeunes filles, leur punisseur n’a pas lâché prise, au motif, comble de l’ironie, qu’ « elles sont hantées par un djinn juif, donc autrement plus nocif et dangereux qu’un djinn musulman, d’où le recours à la séance douloureuse de la flagellation pour exorciser le diable ».
Censée être sous l’emprise d’un sortilège, Dalel y va, elle aussi, de son propre témoignage, en déclarant : « Un raki très connu dans les environs de Mila m’a infligée, à deux reprises, une mémorable punition à l’aide d’une savate en nylon. Dieu merci, je me suis rétablie après avoir suivi un traitement intensif chez un psychiatre de renom ». Pratique religieuse courante (sunna) du Prophète (QSSSL) qui, de son vivant, l’avait vivement recommandée aux fidèles, la Rokia, dont le sens spirituel se mesure à la seule aune de la foi et de la croyance incommensurable en le Seigneur, a perdu son essence même, car ayant ouvert la voie à biens des déviances motivées exclusivement par l’appât du gain.
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18th February 2009 18:42 #21
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Mercredi 18 Février 2009 -- La «hidjama», saignée ou phlébotomie, est un terme ancien désignant une évacuation de sang pratiquée sur un malade. Actuellement, elle continue d’alimenter, à travers toute l’Algérie, une vive polémique, mettant aux prises ses partisans et ses opposants. Ainsi, après les sorties tonitruantes de plusieurs médecins spécialistes condamnant sans équivoque cette pratique millénaire, l’assimilant carrément au charlatanisme, la Fondation nationale pour la recherche médicale (FOREM) vient de publier une récente étude sur les risques encourus par les patients objet de saignée en l’absence d’un minimum d’hygiène et de contrôle.
En effet, relève la FOREM dans son étude, l’absence de conditions d’hygiène, la défaillance de la désinfection du matériel utilisé pour sa pratique, l’exercice aléatoire de ce traitement médical par des «charlatans», dépourvus d’une véritable formation médicale ou une quelconque expérience, exposent un grand nombre de patients, selon la FOREM, à des conséquences désastreuses. Ainsi, près de 70 % des adeptes de la saignée en Algérie risquent de contracter le sida, signale le président de la FOREM, le Pr Khiati, au regard des conditions déplorables dans lesquelles elle est quotidiennement effectuée. Selon cet éminent professeur, il est même urgent de limiter l’activité des «charlatans» qui se disent experts dans cette pratique médicale aux résultats thérapeutiques incontestables.
En fait, de nombreux patients estiment que cette médecine traditionnelle peut guérir plusieurs pathologies, dont les migraines, les rhumatismes, le diabète et même la stérilité. Toutefois, les séances de saignée «ratée» sont également légion car des guérisseurs non formés à cette pratique médicale, mais en quête de profit, recourent, en toute inconscience, à des lames infectées, utilisées à plusieurs reprises et susceptibles de transmettre aux patients diverses pathologies fatales. Si le syndrome de l’immunodéficience est le plus redoutable, les patients ne sont pas à l’abri d’autres pathologies, comme les hépatites C, les maladies sexuellement transmissibles et les affections transmissibles par voie sanguine qui ne sont pas moins mortelles.
De son côté, le Dr Bekkat Berkane Mohamed, président du Conseil national de l’ordre des médecins, est monté, à maintes reprises, au créneau pour mettre en garde les citoyens contre les dangers de la «hidjama», pratiquée en l’absence des conditions minimales d’hygiène. «Il s’agit là d’un problème que doivent prendre en charge les pouvoirs publics. La “roquia” et la “hidjama” ne sont pas des modules enseignés dans le cursus de la formation médicale. Le conseil de l’ordre ne peut intervenir que si ces deux pratiques sont prodiguées par des médecins dans leur cabinet. Dans ce cas précis, nous interviendrons pour demander aux autorités compétentes de procéder à la fermeture desdits cabinets», a-t-il déclaré récemment.
Pour rappel, le code de déontologie médicale, à travers ses articles 31, 17 et 18, condamne la «hidjama» et considère cette médecine alternative comme illégale. Mais pour d’autres spécialistes, au lieu de réprimer ce remède prisé par la population, il serait préférable de soumettre la «hidjama» à des règles de contrôle rigoureuses. Enfin, la sensibilisation de la société civile sur les risques encourus est aussi l’une des plus indispensables mesures de prévention. Faute de quoi, des maladies incurables risquent de décimer les Algériens tant que la menace sur la santé publique n’est toujours pas prise au sérieux.







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