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  1. #8
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    1.5 millions d’algériens souffrent de malnutrition


    Samedi 17 novembre 2007 -- L’Algérie n’a pas réussi à améliorer le niveau de vie de ses habitants et répondre à leurs besoins malgré les politiques initiées depuis des années. Elle reste bien loin de ses voisins qui ont pu assurer une sécurité alimentaire à leurs peuples.

    Dans son rapport annuel, l’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, FAO, a indiqué que plus de 1.5 millions d’algériens, soit 5% de la population, souffrent de malnutrition.

    L’organisation met en relief le développement modeste des secteurs de l’agriculture et de la pêche. Ce développement est inférieur à celui des mêmes secteurs dans les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord.

    Selon les statistiques avancées, le nombre de personnes habitant et activant dans le secteur agricole est supérieur à 7.5 millions. Ce secteur représente 10% du PIB. La production nationale n’arrive pas, cependant, à couvrir plus de 50% des besoins du pays en produits de premières nécessités comme le lait et les grains.

    L’agriculture algérienne est incapable aussi de saisir les opportunités qu’offre l’accord d’association avec l’Union européenne. Elle n’est pas soumise au système des quotas et bénéficie encore des accords bilatéraux conclus avec les membres de l’UE.

    D’autre par, les exportations algériennes n’ont pas franchit le seuil des 60 millions de dollars en cinq ans soit 0.17%. Les importations quant à elles explosent. Elles enregistrent une hausse importante. La facture atteint les 4 milliards de dollars.


  2. #9
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    Meziane Rabhi :


    Jeudi 24 Avril 2008 -- La flambée des prix des produits de première nécessité, notamment le lait et la semoule, met de nouveau sur la table la problématique de la sécurité alimentaire en Algérie. Cette problématique a été au centre du 7e Colloque scientifique international sur “la sécurité alimentaire, quelle stratégie pour le développement agricole ?” organisé, hier, à la Bibliothèque nationale, par l’Association nationale des économistes algériens. En dépit de la mise en œuvre d’un colossal programme national de développement de l’agriculture, l’Algérie peine à assurer sa sécurité alimentaire. Au fil des ans, notre pays s’impose comme le principal importateur de denrées agroalimentaires.

    M. Lebeche, expert au conseil économique et social, a bien résumé cette situation en affirmant que les besoins alimentaires de la population algérienne, sont satisfaits grâce aux importations, dont la facture est passée de 2,8 milliards de dollars en 2000, à 3,59 milliards dollars en 2005 et à 4,8 milliards dollars en 2007. L’inefficacité des politiques agricoles et la régulation administrative ont bloqué le développement de l’agriculture et transformé l’Algérie en un importateur net de céréales, d’huile, de laits industriels, de sucre. Le président de l’Association nationale des économistes algériens, M. Belkacem Hacène Bahloul, parle de malnutrition, “estimée 6,8% de la population”, un taux jugé élevé. Une malnutrition, illustrée par les statistiques présentées par M. Lebeche, faisant ressortir un modèle de consommation, pauvre en protéines animales.

    La faiblesse de notre agriculture réside, semble-t-il, ailleurs que dans le financement, qu’il faudrait certes aussi augmenter. M. Mesli, ancien ministre de l’Agriculture, a bien résumé la situation, en affirmant qu’en 50 ans le nombre d’exploitations agricoles est passé de 600 000 dénombrées lors du recensement général de l’agriculture de 1958 à 1 000 000 présentés lors du dernier recensement de 2001. Ainsi, le nombre a presque doublé tandis que la surface agricole utile est restée identique. En 1958, la superficie moyenne par exploitation était de 13 hectares, en 1973 elle chutait à 11,5 pour se situer autour de 8 hectares. 600 000 exploitations ont une superficie moyenne inférieure à 5 hectares. 170 000 s’étendent sur moins de 1 hectare et 800 000, soit 80% du nombre total des exploitations ont chacune moins de 10 hectares. “Il faut cesser de dilapider les terres”, souligne-t-il.

    À cet inconvénient, s’ajoute un autre non moins sérieux : 60% des terres propriétés des fellahs (melk) ne possèdent pas de titre de propriété ! Tandis que le statut des terres de l’État confiées aux EAC et EAI reste entier 20 ans après la promulgation de la loi 87/19. L’agriculture traîne un autre désavantage concernant les hommes : 43% des agriculteurs ont un âge compris entre 41 et 60 ans, 37% ont plus de 61 ans, 5% seulement ont moins de 30 ans, ce qui est loin de refléter la pyramide des âges de la population, 67% des agriculteurs n’ont aucun niveau d’instruction, et 20% ont le niveau primaire. 2% seulement ont un niveau universitaire. “On ne saurait donc s’étonner des résultats qui n’ont jamais été au niveau des moyens mis dans le secteur et des espérances placées en lui”, estime l’ancien ministre de l’Agriculture. M. Mesli estime que la nouvelle “risque de ne pas régler le problème”, si la question de propriété n’est pas tranchée.

    Quant à la politique agricole, “le soutien de l’État à l’investissement dans le secteur en amont et en aval est jugé faible et ne dépasse pas 3,6% du produit intérieur brut en 2006, alors qu’il est de 17% aux États-Unis et 34% dans les pays de l’Union européenne”, fait remarquer M. Belkacem Hacène Bahloul. “40% des revenus des agriculteurs français proviennent des soutiens de l’État”, renchérit M. Medjitna de l’université d’Alger et membre de l’Association des économistes algériens. La sortie de la crise est-elle possible ? Oui répondent les économistes. À des conditions. Il faut mettre en place une politique agricole globale à long terme. Il faut une implication davantage prononcée de l’État, financièrement mais aussi en organisant profondément le secteur (statut définitif des terres publiques, titres de propriété, refonte des structures agraires, formation et rajeunissement de la population agricole). Le Maroc vient de lancer sa stratégie, “le plan Maroc vert”, doté de 20 milliards de dollars.

  3. #10
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    Dimanche 19 octobre 2008 -- La Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) a saisi l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre, pour interpeller les pouvoirs publics sur la gravité du problème de malnutrition en Algérie.

    Se référant à l’enquête diligentée en 2006 par le ministère de la Santé et l’Unicef, la Forem révèle qu’environ un enfant de moins de cinq ans sur cinq (18%) présente une malnutrition, soit un chiffre absolu de près de 600 000 enfants, dont 150 000 présentent une forme aiguë sévère de malnutrition, c’est-à-dire en danger de mort. L’organisation de Mostéfa Khiati ajoute que 50 000 nouveau-nés naissent avec un poids inférieur aux normes et qui vont nécessiter des soins mais également le recours fréquent aux médecins étant donné leur fragilité particulière.

    Analysant ce constat, la Forem indique que la malnutrition paraît être liée dans notre pays à deux facteurs souvent associés : une pauvreté structurelle et/ou une absence d’éducation sanitaire. On estime, en effet, qu’une famille sur 5 (1,2 million de ménages) n’arrive pas à disposer de sa ration calorique journalière.Il existe, par ailleurs, une tendance à une alimentation déséquilibrée, donc à la malnutrition, dans de nombreuses familles pouvant pourtant assurer leurs besoins alimentaires.

    Cette situation témoigne de la faiblesse de l’éducation sanitaire et du peu d’intérêt accordé par les médias aux problèmes de la rationalisation de l’alimentation. En guise de solution, la Forem souligne que la mise en place d’un observatoire national sur la malnutrition apparaît comme une mesure importante sur le plan de l’évaluation et du suivi de la population. Pour la Forem, la prise en charge du problème de la malnutrition est multisectorielle et ne dépend pas uniquement du département de la Santé.

  4. #11
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    Dimanche 2 novembre 2008 -- Une soupe aux lentilles ou aux haricots, un tajine copieux préparé selon la méthode de grand-mère ne font plus partie de nos traditions culinaires. Les repas de midi ont tendance à disparaître pour laisser place à une restauration rapide : pizzas et casse-croûte. Les temps changent, les mœurs gastronomiques aussi. Se basant sur ce constant, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) a réalisé une enquête sur les habitudes alimentaires des élèves de la capitale. Cette étude a révélé que 50 % des collégiens d’Alger mangent à midi dans des fast-foods ou des gargotes. Ce changement dans les habitudes alimentaires n’est pas sans conséquences directes sur la santé des enfants. Selon les rédacteurs de cette recherche, ces derniers souffrent de perturbations alimentaires car ces repas ont une moindre valeur nutritionnelle (vitamines, protéines, etc.) Cela influe également négativement sur leur croissance et leur capital santé. Les résultats de cette étude ont montré aussi que ces enfants risquent des intoxications alimentaires à cause de l’utilisation des huiles brûlées (réutilisées plusieurs fois). En sus, ces collégiens consomment de manière excessive les boissons gazeuses. A ce sujet, les médecins de la FOREM avertissent que ce type de boisson a un effet néfaste sur l’appareil digestif, notamment les intestins. Cette étude a indiqué que les repas cuisinés à la maison se basent sur la quantité et non la qualité. De ce fait, ils sont loin d’être équilibrés.

    La conclusion sur ce point est édifiante : une famille algérienne sur quatre consomme des repas pauvres en vitamines. Les pâtes constituent l’essentiel des plats servis quotidiennement. A la lumière de cette étude, il a été noté que la ration journalière de l’Algérien en protéines n’excède pas 18 grammes, alors que la moyenne européenne est de 80 grammes. Autre résultat surprenant : 31 % des enfants n’ont consommé de la viande qu’une année après leur naissance. Par ailleurs, il a été signalé que 61 % ont mangé des fruits et des œufs à partir de un an. Dans ce contexte, une étude réalisée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, en collaboration avec l’Unicef, a montré qu’un enfant de moins de 5 ans sur cinq, soit 18 %, présente une malnutrition. En chiffres, près de 600 000 enfants, dont 150 000 présentent une forme aiguë de malnutrition, selon cette enquête. Selon la FAO, le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde est estimé à 923 millions, dont 55 millions d’enfants. Le nombre de décès des conséquences de la malnutrition est de 3,5 millions d’enfants annuellement. Les formes aiguës touchent 4,2 % des enfants âgés de moins de 5 ans. A ces chiffres, il faut ajouter 50 000 nouveau-nés qui viennent au monde avec un poids inférieur aux normes. Une nette régression a été signalée depuis 2001, où le nombre d’enfants mal nourris était estimé à 800 000. Par contre, 322 000 enfants présentent un retard de croissance (11,3 %), dont 3 % de forme sévère.

    Selon un communiqué de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), la malnutrition en Algérie est due à deux facteurs souvent associés : une pauvreté structurelle et/ou une absence d’éducation sanitaire. Il a été également signalé qu’«une famille sur cinq, soit 1,2 million de ménages, n’arrive pas à disposer de sa ration calorique journalière». Dans ce sillage, le président de la fondation, le professeur Mostéfa Khiati, a déclaré que les objectifs tracés par le ministère de la Santé de réduire de 50 % la prévalence de la malnutrition protéino-calorique du nourrisson et des enfants de moins de 5 ans avant 2004, n’ont pas été atteints. La raison, a-t-il estimé, est que «la prise en charge de ce problème est multisectorielle et ne dépend pas uniquement d’un seul ministère». Dans ce sens, il préconise de bien utiliser «les moyens susceptibles de nous faire atteindre l’objectif de l’éradication de ce problème». Cette éradication doit passer par la mise en place d’un programme multisectoriel et d’un mécanisme de suivi. De ce fait, la création d’un observatoire national sur la nutrition apparaît comme une mesure importante sur le plan de l’évaluation et du suivi de la population, a ajouté le professeur Khiati. La mission de cet observatoire est de «définir les besoins alimentaires et leur impact sur la croissance des enfants, en plus de la subvention de certains produits qui contiennent d’importantes quantités de vitamines».

  5. #12
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    Dimanche 2 novembre 2008 -- Le changement des habitudes alimentaires des Algériens est une réalité. Mais que mangent les Algériens ? En réponse à cette question, un nutritionniste a précisé que «les Algériens ont un mode alimentaire basé essentiellement sur les céréales. En sus, ils font moins d’activité physique et cela se répercute sur leur état de santé, en favorisant les excédents en calories et en glucides. Ils sont donc amenés à manger souvent en dehors de chez eux et prennent des repas rapides, bon marché, dans des fast-foods et quatre saisons». Aujourd’hui, le risque de surpoids chez les adultes et les enfants est imminent. Et le nutritionniste de continuer : «Plus de 53 % des femmes âgées de plus de 35 ans ont un problème de surpoids ou sont obèses, selon l’enquête Stap by Stap réalisée par l’OMS dans les wilayas de Sétif et Mostaganem. Ce taux est de 20 % chez l’homme. La même tendance s’observe chez les enfants en bas âge, les écoliers et les adolescents.» Le surpoids et l’obésité favorisent l’apparition du diabète, de maladies cardio-vasculaires et de cancers. L’Algérien ne mange pas assez de produits animaux et, surtout, pas assez de fruits et légumes (fibres alimentaires, minéraux et antioxydants), a-t-il ajouté. Pour cela, il estime important de développer la culture nutritionnelle chez tous les Algériens, à commencer par les ménagères, les enfants à l’école (cantines scolaires) et les jeunes à l’université (restaurants universitaires). «Le plus important, c’est de répondre aux besoins de l’organisme de façon équilibrée, sachant tout de même qu’ils diminuent en fonction de l’activité physique.»

  6. #13
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    Dimanche 12 Avril 2009 -- Le taux de malnutrition chez la mère et l’enfant en Algérie est en nette régression, passant de 11,6 pour cent en 2000 à 3,7 en 2007 et 2008, avait déclaré le Dr Fodil Cherif Zakia, responsable du programme national de nutrition et membre de la Commission nationale de nutrition auprès du ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière à partir de Mostaganem. Elle avait également souligné que «l’Algérie a enregistré ces dernières années une amélioration en matière de nutrition de la mère et de l’enfant», en se référant à une enquête élaborée, en 2006, par le ministère de tutelle en collaboration avec l’OMS et l’UNICEF. Le Pr Houti Leila, spécialiste en épidémiologie au CHU de Sidi Bel-Abbès, avait expliqué, pour sa part, que l’Algérie déplore un manque en nutritionnistes d’où l’absence d’une stratégie globale de nutrition. Par ailleurs, le taux d’obésité en Algérie a atteint 22 pour cent, eu égard à la qualité nutritionnelle notamment, dont 30 pour cent chez les femmes et 9 pour cent chez les hommes, par manque d’éducation sanitaire et sportive et l’état sédentaire.

    La malnutrition est devenue, au fil des ans et des vicissitudes de la vie, une réalité avec laquelle le pays doit composer et un enjeu de santé publique. Loin d’être une simple vue de l’esprit, le phénomène tend à prendre des proportions alarmantes s’attaquant à presque toutes les couches sociales. Et ce ne sont certainement pas les discours rassurants qui vont pervertir la réalité du terrain, puisque le quotidien alimentaire des Algériens n’augure d’aucune amélioration, tant qualitative que quantitative de son menu. Pour beaucoup, l’amalgame est vite fait avec la sous alimentation mais par définition, la malnutrition est un état physiologique pouvant devenir pathologique, dû à une carence ou à une consommation excessive d’un ou plusieurs éléments nutritifs. Un sujet court le risque de souffrir de malnutrition lorsque l’apport calorique ou l’équilibre nutritionnel ne sont pas conformes à ses besoins. Si l’alimentation est trop pauvre en calories, les réserves de graisse de l’organisme, puis celles de protéines des muscles sont utilisées pour fournir de l’énergie. En cas de carence prolongée, le corps devient trop faible pour avoir un métabolisme normal et combattre les infections. En Algérie, comme à Oran en particulier, la malnutrition se définit directement comme une carence. En absence d’une culture de nourriture équilibrée chez la plupart des citoyens ou tout simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de parvenir à ce genre d’équilibre. Les statistiques sont éloquentes et révèlent que plus de 10 % de la population souffrent des maladies causées par la carence, soit plus de 3 millions d’habitants. Oran est loin d’être une exception où certains assurent que plus de 20 % de la population locale souffrent de malnutrition en absence de données exhaustives et d’études approfondies sur ce sujet. Les causes par contre sont multiples, économiques avant tout. Nombre de familles algériennes ont depuis longtemps fait l’impasse sur les trois repas de la journée.

    Avec un petit déjeuner réduit à sa plus simple expression, un déjeuner ou un dîner au choix pour tromper la faim, l’équilibre calorique est loin d’être atteint. En effet, la consommation quotidienne idéale conseillée par les spécialistes est composée par des plats variés de fruits et de légumes frais, où il est hautement recommandé que la quantité de ces aliments doit être comprise entre 400 et 800 g par jour et représenter 5 à 10 fruits et légumes frais différents. Avec une mercuriale démente, les Algériens sont vraiment loin du compte, eux qui ne peuvent que difficilement joindre les deux bouts. Les malades sont doublement handicapés par ces carences nutritives puisqu’ils sont obligés généralement de suivre des régimes impossibles à satisfaire. Cette situation devient plus préoccupante pour ceux atteints de maladies intestinales et qui ont besoin d’un pain spécial maïs, rarement disponible chez les boulangers. Pourtant, la cherté de la vie a poussé les consommateurs à faire des choix cornéliens entre l’indispensable survie et la santé. Alors qu’une seule personne devrait manger plus de 6,5 kilos de poisson par an, l’Algérien lui ne dépassait pas les 5,5 kilos et ce, malgré le fait que la production locale ait augmenté de 120.000 à 187.000 tonnes. Ce quota risque d’être revu à la baisse avec les prix actuels de la sardine en particulier et du poisson en général. Par ailleurs, l’état « hygiénique » de nos fast-foods laisse penser à une alimentation à risque avec de la friture recyclée et un surgelé hypothétique. Quant à l’alimentation en milieu scolaire, il est temps de penser à établir un programme pour lutter contre la malnutrition. Oran était, pour plusieurs journées, la wilaya pilote au niveau de l’Ouest algérien avec des séminaires organisés pour traiter du sujet.

    Mais, malgré une baisse de la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans en Algérie, la situation est jugée préoccupante par les spécialistes. C’est ce qui ressortait d’une enquête effectuée en 2007 par le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, dont les résultats ont été communiqués à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation coïncidant avec le 16 octobre. Comparée à une étude réalisée en l’an 2000, le taux de malnutrition en Algérie est passé de 28 à 18 % en sept ans, soit plus de 0,5 million d’enfants. Même si ces résultats révèlent « une amélioration » des conditions de nutrition chez cette catégorie d’enfants, ils restent loin, selon la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche scientifique (Forem), des objectifs assignés au programme mis en place par le ministère de la Santé en 2001 pour lutter contre la malnutrition. La tendance à une alimentation déséquilibrée voire à la malnutrition a souvent pour origine une pauvreté structurelle. Notons, à ce sujet, que plus de 80 % des enfants scolarisés souffrent de problèmes dentaires à cause des troubles nutritionnelles, soit par la consommation abusive de sucreries ou par la qualité des repas préparés dans les cantines, qui ne sont toujours pas équilibrés.

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