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  1. #1
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    Au moins 600 000 enfants souffrent de malnutrition en Algérie


    Mardi 16 octobre 2007 -- L’Algérie compte plus d’un demi-million d’enfants malnutris, soit un enfant de moins de 5 ans sur cinq, ce qui donne un chiffre absolu de près de 600 000 enfants, dont 150 000 présentent une forme sévère de malnutrition. Ces données statistiques pourraient traduire une demande alimentaire insuffisamment satisfaite, en particulier chez les jeunes enfants, observe la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) dans un document transmis hier à notre rédaction.

    Elles montrent également que «les objectifs assignés au programme mis en place par le ministère de la Santé dans le domaine de la lutte contre la malnutrition sont encore loin d’être réalisés». Pis encore, on estime qu’une «famille sur 5 (1,2 million de ménages) n’arrive pas à disposer de sa ration calorique journalière, c’est-à-dire manger à sa faim quotidiennement».

    Preuve en est les 2 millions de couffins du ramadan distribués par le ministère de la Solidarité nationale cette année, note la Forem. Selon cette dernière, «la tendance à une alimentation déséquilibrée, voire à la malnutrition, a souvent pour origine une pauvreté structurelle».

    D’ailleurs, une étude réalisée en Algérie montre que sur les 1 541 communes du pays, près de 80 % ont un ratio de moins de 200 dinars par habitant. Dans ce cadre, les Hauts-Plateaux et le Sud-Ouest sont les plus touchés, sans compter que le PNUD considère que la pauvreté absolue (moins d’un dollar de revenu par jour) touche plus de 14 % de la population algérienne.

    Selon l’enquête MICS-OMD publiée récemment, et sur laquelle se base la Forem, la situation nutritionnelle des enfants algériens révèle un taux de malnutrition de près de 18 % chez les enfants de moins de 5 ans, dont 106 000 connaissent une insuffisance pondérale, 320 000 souffrent d’un retard de croissance et 83 000 souffrent d’une insuffisance staturo-pondérale.

    L’enquête MICS (enquête à indicateurs multiples) montre une relative amélioration par rapport à une autre enquête réalisée en 2000 et qui démontrait que le taux global de malnutrition était de 28 % chez les enfants de moins de 5 ans (soit près de 850 000).

    La Forem observe que la malnutrition paraît plus marquée au cours de la 3e année de vie, principalement dans les régions rurales qui sont plus touchées que les zones agglomérées. De même, les taux observés dans les régions du sud du pays sont deux à trois fois plus élevés qu’ailleurs.

    Dans une comparaison de la production agricole et de la consommation alimentaire, il apparaît qu’en Algérie comme ailleurs au Maghreb, il y a un déficit dans quatre denrées essentielles qui sont les céréales, l’huile, la viande et les produits laitiers.

    «Le pourcentage d’autosuffisance reste difficile à maîtriser car il varie selon l’année et les denrées considérées». En moyenne, «la production agricole couvre les besoins à hauteur de 37 % pour les céréales, de 15 % pour les huiles végétales, de 2 % pour le sucre, de 70 % pour les viandes et les œufs et de 99 % pour les fruits et légumes».

    La ration calorique en Algérie comme dans les autres pays maghrébins est inférieure de 10 à 20 % à celle observée en Europe du Sud. Il est relevé, dans ce sens, que l’alimentation «des Maghrébins est quantitativement correcte mais qualitativement déplorable, surtout pour les enfants».

    La Forem considère que «la situation nutritionnelle des enfants algériens est préoccupante, malgré une certaine amélioration enregistrée au cours des huit dernières années». De ce fait, «la mise en place d’un observatoire national sur la nutrition et d’un observatoire des droits de l’enfant apparaît comme une mesure importante sur le plan de l’évaluation et du suivi de la population», estime la fondation.

    Elle ajoute que cette action doit s’accompagner «d’un renforcement des programmes déjà mis en place en matière de lutte contre la malnutrition et les carences associées, suivi de mesures pour réduire les petits poids de naissance, pour la promotion de l’allaitement naturel, de l’éducation sanitaire… ».

    Le ministère de la Santé s’était fixé en 2001 l’objectif de réduire de 50 % la prévalence de la malnutrition protéino-calorique du nourrisson et des enfants de moins de 5 ans avant l’an 2004, ainsi que la prévalence de la carence en fer.


  2. #2
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    Mardi 16 Octobre 2007 -- La Journée mondiale de l’alimentation est l’occasion pour la Forem de faire le point sur l’état de l’alimentation dans notre pays. D’emblée, la Forem explique qu’en l’absence d’organisme spécialisé dans l’évaluation de l’état nutritionnel de la population, elle se réfère à quelques enquêtes générales déjà effectuées. Précisément, l’enquête MICS-UMD publiée récemment donne un nouvel éclairage sur la situation nutritionnelle des enfants dans notre pays. Globalement, elle révèle un taux de malnutrition de près de 18% chez les enfants de moins de 5 ans.

    Ce pourcentage se répartit comme suit : une prévalence de l’insuffisance pondérale de 3,7% (106 000 enfants), dont 0,6 de forme sévère, une prévalence du retard de croissance de 11,3 (322 000 enfants), dont 3% de forme sévère, une prévalence de l’insuffisance struro-pondérale de 2,9%( 83 000 enfants, dont 0,56 de forme sévère. Elle traduit une perte de poids récente et importante. Selon la Forem, cette enquête comparée à celle plus spécialisée effectuée en 2000 par EDG Algérie montre une certaine amélioration de la situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans. Cependant, les petits poids de naissance ont été oubliés par cette dernière enquête et leur inclusion pourrait élever de près de 50 000 enfants le chiffre arrêté. Selon la Forem, la nouvelle enquête n’apporte aucune information pour les enfants présentant un déficit en micronutriments.

    Les chiffres disponibles sont souvent anciens et ne permettent pas d’avoir une idée précise de la situation nutritionnelle actuelle.

    Ainsi la carence en fer reste estimée à 3% chez l’homme et à 20% chez la femme, alors que le chiffre disponible pour les enfants de moins de 5 ans était de l’ordre de 35% en 1975, 10% en 1982 et de 5% en 1987, suivant des études partielles. La carence en iode qui touchait 7,8% de la population en 1991 a été combattue par un programme national d’iodation de sel alimentaire. La prévalence de consommation de sel iodé était estimé par l’enquête EDG Algérie à 68,5% en 2000, elle ne concerne que 60,7% des ménages en 2006.

    Les disparités régionales connaissent un écart important avec un pourcentage de ménages consommant un sel suffisamment iodé à 3,7% à M’sila et à 6,3 à Jijel contre 94% à Alger ! Le rachitisme par carence en vitamine D, personne n’en parle, indique la Forem, il concerne 10,2% des enfants de moins de 5 ans en 1987. A-t-il disparu sous les coups de boutoir de la systématisation de la prise de vitamine D, s’interroge encore la Forem. L’avitaminose A est également oubliée dans ce bilan bien que de nombreuses observations cliniques la signalent au même titre que l’avitaminose.

    Dans son rapport, la Forem constate que la différence entre sexes n’apparaît pas sur le plan nutritionnel, mais la malnutrition paraît plus marquée au cours de la troisième année de la vie, surtout dans les régions rurales où beaucoup sont plus touchés que les zones rurales. De même que les taux observés dans les régions du sud du pays sont deux à trois fois plus élevés qu’ailleurs. Ces données, selon la Forem, confirment celle mises en évidence par l’enquête de 2000.


  3. #3
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    Mardi 16 Octobre 2007 -- A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation, la Forem a effectué une halte pour établir un état des lieux de la situation nutritionnelle des enfants algériens.

    Celle-ci reste ainsi, selon la Forem, préoccupante. En Algérie de 2007, plus d’un demi-million d’enfants sont malnutris. Un enfant de moins de cinq ans sur cinq présente une malnutrition, ce qui donne un chiffre absolu de près de 600 000 enfants dont 150 000 présentent une forme sévère de malnutrition. Ces données sont avancées par la Forem. Toutefois, en l’absence d’organismes spécialisés capables d’évaluer l’état nutritionnel de la population, la Forem s’est référée aux quelques enquêtes générales effectuées par le MICS-OMD, l’EDG et le CENEAP. C’est ainsi que l’enquête publiée tout récemment par le MICS-OMD révèle, selon la Forem, un taux de malnutrition de près de 18% chez les enfants de moins de 5 ans. Néanmoins, cette enquête ne tient pas compte des « petits poids à la naissance ». Leur inclusion, souligne la Forem, pourrait élever de près de 50 000 enfants le chiffre arrêté. En tentant de décortiquer ces chiffres, l’on saura que 106 000 enfants souffrent d’une insuffisance pondérale d’une prévalence de 3,7% dont 0,6% de formes sévères. Cet indice mesure la malnutrition aiguë et chronique. Par contre, 322 000 enfants présentent un retard de croissance d’un taux de 11,3% dont 3% de formes sévères (cet indice renseigne sur l’absence d’une nutrition appropriée pendant une longue période ou de l’existence d’une maladie chronique ou de maladies récurrentes).

    Le ministère de la Santé montré du doigt

    Enfin, 83 000 enfants souffrent d’une insuffisance staturo-pondérale d’une prévalence de 2,9% dont 0,6% de formes sévères (l’indice traduit une perte de poids récente et importante). Dans son compte rendu, la Forem n’a pas ménagé le ministère de la Santé et de la Population. De l’avis de son président, Mostéfa Khiati, les objectifs assignés au programme mis en place en 2001 par la direction de la prévention de ce département dans le domaine de la lutte contre la malnutrition sont encore loin d’être réalisés. Dans ce programme, rappelle-t-on, il était notamment question de réduire de 50% la prévalence de la malnutrition protéino-calorique du nourrisson et du jeune enfant âgé de moins de cinq ans avant l’an 2004, d’éradiquer les troubles dus à la carence en iode d’ici 2004 et de généraliser les cantines scolaires particulièrement dans les zones rurales. Objectif qui, selon la Forem, n’a pas encore été atteint. Rien que pour parler des zones rurales, la Forem mentionne qu’à titre d’exemple, le pourcentage d’élèves bénéficiant de la cantine scolaire était respectivement de 19,05%, 24,20% et 29,75% pour les wilayas de Djelfa, M’sila et Skikda en 2004.

    Ces données statistiques, selon la Forem, pourraient traduire une demande alimentaire insuffisamment satisfaite, en particulier chez les jeunes enfants lorsque l’on sait que les besoins en protéines animales sont très importants à cet âge. En somme, cette situation expliquerait l’existence de foyers de malnutrition protéino-calorique dans notre pays. En faisant une comparaison entre la production agricole et la consommation alimentaire, il est à noter, en Algérie comme d’ailleurs dans tout le Maghreb, un déficit dans quatre denrées essentielles : notamment céréales, huile, viande et produits laitiers. Le pourcentage d’autosuffisance reste difficile à maîtriser, car il varie selon l’année et la denrée considérées. En moyenne, la production agricole couvre les besoins à hauteur de 37% pour les céréales, de 15% pour les huiles végétales, de 2% pour le sucre, de 70% pour les viandes et les œufs et de 99% pour les fruits et légumes.

    Détérioration du modèle de consommation

    En outre, le pourcentage de couverture des besoins alimentaires établi par la FAO en 2001 par rapport à la production en Algérie est de 28% pour les céréales, 15% pour les huiles végétales, 98% pour les protéines animales et de moins de 1% pour le sucre. Dans le domaine agricole, l’Algérie est à la traîne au Maghreb comparativement au Maroc qui couvre par sa production céréalière 49% de ses besoins, 21% pour les huiles végétales, 99% pour les protéines animales et 51% pour le sucre. La Tunisie affiche respectivement 36%, 52%, 100% et 1,4%. Malgré ces différences, la ration calorique est globalement suffisante pour les trois pays du Maghreb. Elle n’est inférieure que de 10 à 20% à celle observée en Europe du Sud. Cette enquête fait ressortir que l’alimentation des Maghrébins est quantitativement correcte mais qualitativement déplorable surtout pour les enfants.

    L’hypothèse de la détérioration du modèle de consommation au cours de la période allant de 1993-1997 a été confirmée par une enquête effectuée par le CENEAP. Les fréquences mensuelles moyennes de consommation ont subi une diminution nette durant cette période, et ce pour la plupart des biens de consommation. Les baisses des fréquences de consommation d’aliments ont particulièrement affecté les viandes et les œufs mais également, à un degré moindre, les produits laitiers, les légumes frais et les fruits. 42% de la population interrogée au cours de cette enquête ont affirmé avoir diminué leurs achats d’aliments, 14% des personnes enquêtées ont déclaré ne plus effectuer d’achats pour certains produits. Plus d’un ménage sur deux (56%) ont avoué avoir soit restreint leurs achats, soit renoncé à l’achat de certains produits, tels que la viande, les fruits et l’huile, voire abandonné la consommation de certains de ces produits.

    D’après la Forem, près d’une famille sur cinq n’arrive pas à disposer de sa ration calorique journalière, c’est-à-dire à manger à sa faim quotidiennement. Les deux millions de couffins de Ramadhan donnés par le ministère de la Solidarité au cours du mois de septembre 2007 confirment cette donnée. Une étude consacrée au filet social effectuée par le CENEAP montre que les pauvres ont tendance à consacrer la majeure partie de ce qu’ils reçoivent comme argent à leur alimentation. Ainsi, 67% des bénéficiaires du filet social consacrent la totalité de leurs indemnités aux dépenses alimentaires et 70% des personnes âgées dépensent leur allocation en alimentation. Les personnes handicapées consacrent plus de 54% de leur allocation à l’alimentation. Face à cet état de fait, la Forem préconise la mise en place d’un observatoire national sur la nutrition et l’observatoire des droits de l’enfant pour l’évaluation et le suivi de la population ainsi que le renforcement des programmes déjà mis en place.


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    Mardi 16 Octobre 2007 -- En Algérie, un enfant de moins de cinq ans sur cinq souffre de malnutrition. Faut-il faire mine de diluer ce chiffre, effarant, de 600 000 enfants privés d’une alimentation saine et équilibrée dans le flux de bonnes nouvelles en provenance du front pétrolier ? Mais, que valent des réserves de change de 90 milliards de dollars face à la détresse d’un gamin sous-alimenté ?

    Peut-on décemment étaler cette manne providentielle à la vue des milliers de laissés pour compte qui n’aspirent qu’à se procurer une maigre pitance pour leur progéniture ? Sous la glaciation, les libertés étaient certes confisquées, mais les Algériens mangeaient à leur faim des produits alimentaires subventionnés. Les opposants emplissaient les prisons, mais les assiettes regorgeaient de nourriture…

    Nos lecteurs savent notre aversion pour le totalitarisme sous toutes ses formes, mais l’homme de la rue, réduit à vivoter, ne manque pas de faire le parallèle avec l’époque «glorieuse» où l’on faisait ses emplettes en petites coupures pour toute la semaine même si les réunions de plus de trois individus vous valaient le bagne. Les années 80 et les tenants du libéralisme «spécifique» ont mis fin à la baraka et vidé la corne d’abondance nationale qui nous protégeait si bien des affres de la famine et de la malnutrition.

    La parole s’est, enfin, libérée – au prix de dizaines de vies brisées sur des barricades d’infortune, mais nous avions dû très vite engager la «bataille du pain» car le régime en place agitait en permanence le «joujou» démocratique pour précipiter la transition de l’ère de l’assistanat à celle de la grande débrouille.

    Aujourd’hui, notre démocratie est si jeune, et paraît encline à rompre devant chaque assaut des autocrates, mais les médias diffusent les chiffres de la croissance et du chômage préalablement manipulés. Les ministres annoncent les fermetures d’usines comme autant de succès de la politique libérale et les syndicats psalmodient telle une fatalité les milliers de licenciements induits et… les Algériens démunis peuvent se gaver de chorba, généreusement offerte par les bienfaiteurs publics et privés, pendant tout un mois avant de retomber dans les bras de la misère.

    Nous nous sommes plus ou moins habitués à tous ces sinistres, mais pourrions-nous faire le deuil de 600 000 enfants sous-alimentés ?


  6. #6
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    Lundi 22 octobre 2007 -- La malnutrition grave touche 0,6 % des enfants algériens de moins de cinq ans, soit 11 566 cas, selon les données communiquées avant-hier par le ministère de la Santé et de la Population à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.

    Parmi ces cas qui méritent une réelle prise en charge, le représentant du ministère dénombre 640 cas de maigreur, 10 336 cas de retard statural et 684 cas d’insuffisance pondérale. Se référant aux enquêtes réalisées à l’échelle nationale auprès des ménages par son département en collaboration avec les agences onusiennes spécialisées (UNICEF, OMS, FNUAP), la même source a affirmé néanmoins qu’il y a une amélioration sur le plan de l’équilibre de la ration alimentaire et en besoins caloriques.

    Elle assure en outre que le taux de l’insuffisance pondérale diminue de moitié tout les 10 ans avec une perturbation au cours des années 1990 en raison de la situation d’insécurité qui a frappé le pays durant cette période. Ce bilan vient controverser l’enquête de MICS-OMD publiée récemment par la Forem et selon laquelle le taux des enfants mal nourris de moins de 5 ans est de 18 %.

    Ce qui donne un chiffre absolu de 600 000 enfants dont 150 000 présentent une forme sévère de malnutrition, 106 000 enfants souffrent d’une insuffisance pondérale et 322 000 enfants présentent un retard de croissance. L’Algérie loin d’une crise alimentaire A l’issue de sa présentation, le représentant du ministère a assuré qu’on ne peut pas parler de malnutrition sévère et que «l’Algérie est loin des chiffres avancés par les uns et les autres», allusion faite à l’enquête MICS-OMD.

    Abondant dans le même sens, le ministre de l’Agriculture, M. Barkat, a affirmé que la malnutrition en Algérie ne se pose plus comme un problème de la faim ou de sous-alimentation mais qu’en tant que problème d’équilibre alimentaire.

    «Nous sommes à l’aise. Nous possédons un stock conséquent qui nous permet de nous prémunir d’une crise alimentaires en cas de pénurie», a-t-il assuré. Abordant la cherté des produits de large consommation, le ministre indique qu’une régulation sera mise en place pour stabiliser le marché mais sans altérer le principe de sa libéralisation.

    Il a toutefois affirmé que la hausse des prix des aliments de base est un problème mondial qui touche même les pays développés qui sont responsables en partie de cette crise. Pour étayer ses propos, M. Barkat a déploré «la course effrénée de ces pays pour la production de biocarburants».

    Il a cité l’exemple des Etats-Unis qui ont consacré 10 % de leur maïs à la production de biocarburants. «Il faut 230 kg de maïs pour la réalisation de 50 litres de carburants de quoi nourrir un citoyen africain durant une année», a-t-il conclu.


  7. #7
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    Lundi 22 octobre 2007 -- Le ministère de la Santé, qui tenait à présenter sa «vérité» sur l’état de la malnutrition en Algérie, ne pouvait trouver meilleure occasion que la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation placée sous le signe du droit à l’alimentation. Par la voix du professeur Kellou, président du Comité national de nutrition, le département de Amar Tou vient de faire une étude comparative de l’ensemble des enquêtes menées jusque-là sur la pauvreté et la malnutrition en Algérie.

    Sans surprise, il en ressort que la malnutrition chez les enfants est en net recul par rapport aux années post-indépendance. D’emblée, le représentant du ministère de la Santé a tenu à préciser qu’il existait plusieurs formes de malnutrition. Il s’agit de l’insuffisance pondérale calculée sur la base du rapport poids / âge, du retard de croissance qui prend en considération le rapport taille/ âge et enfin la maigreur qui se calcule sur la base de la proportion du poids par rapport à la taille. Il a également précisé que la malnutrition pouvait être soit aiguë soit chronique soit les deux à la fois dans les cas les plus sévères.

    Chiffres à l’appui, le Pr Kellou a indiqué que si en 1975, le retard statural chez les enfants atteignait 45,6% soit presque un enfant sur deux, en 2006, la prévalence n’est que de 11,3%. S’agissant de l’insuffisance pondérale qui atteignait l’alarmant chiffre de 50%, elle n’était que de 3,7% en 2006 tandis que la maigreur est passée de 3,8% à 3,5% avec un pic de 9 % durant les années 1990. Une hausse qui serait due aux conséquences des années de terrorisme.

    Selon le Pr Kellou, les enfants algériens souffrent davantage de malnutrition chronique que celle aiguë qui est souvent «la manifestation d’une situation de crise». Ces chiffres placent l’Algérie dans une zone de faible endémie selon les normes de l’OMS. La situation n’a cependant pas toujours été aussi reluisante, puisqu’en 1963, l’indice la plaçait dans la case de la prévalence très élevée, puis celle élevée en 1975, moyenne entre 1992 et 1995 avant de connaître une courbe décroissante.

    Une récente étude, effectuée par le ministère de l’Intérieur et rendue publique par la Forem va à contresens des chiffres donnés par le ministère de la Santé. S’il est effectivement constaté un recul de la malnutrition, le chiffre avancé est nettement supérieur au 3 % du ministère de la Santé. Ladite enquête révèle que le taux de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans atteint près de 18%, ce qui fait qu’un enfant de moins de cinq ans sur cinq présente une malnutrition en Algérie, ce qui donne un chiffre absolu de près de 600 000 enfants, dont 150 000 présentent une forme sévère.


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