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  1. #1
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    5 000 médecins algériens «errent» dans les hôpitaux français

    Samedi 24 novembre 2007 -- Le vice-président du Conseil national de l'ordre des médecins, chargé de la communication, M. Gaceb Mostepha a indiqué, jeudi dernier à Alger, que quelque 3.000 médecins algériens sont «exploités» dans des hôpitaux français et exercent des métiers subalternes à cause de l'absence d'un accord de réciprocité entre les deux pays.

    Intervenant en marge de la VIème rencontre nationale d'éthique et de déontologie médicales organisée à l'hôtel El-Aurassi, M. Gaceb expliquera que cette situation est due principalement à la législation française qui stipule dans ce cas de figure qu'en l'absence d'un accord, le médecin qui ne dispose pas de la nationalité française ne peut pas être inscrit à l'ordre des médecins français et du coup interdit d'exercer le métier dans l'hexagone. Nombre de ces médecins algériens qui sont partis à la recherche d'une vie meilleure et parmi eux d'éminents chirurgiens sont réduits, dira le vice-président du Conseil national de l'ordre des médecins, à travailler comme des «veilleurs de nuit» et dans les meilleurs des cas à exercer en qualité d'infirmiers alors qu'ils sont bardés de diplômes.

    Parallèlement à cela, les médecins français quant à eux malgré l'absence de cet «accord de réciprocité» ne trouvent aucune peine pour venir et exercer en toute illégalité en Algérie.

    Selon notre interlocuteur, certaines cliniques privées algériennes n'hésitent pas à faire appel le temps d'un week-end à des chirurgiens français pour pratiquer des interventions sans aucun suivi du malade après. M. Gaceb Mostepha interpelle les autorités algériennes à se pencher sérieusement sur ce «phénomène» et à appliquer la politique de réciprocité, d'autant plus que la législation algérienne de son côté précise clairement que le médecin qui n'est pas inscrit sur l'ordre des médecins algériens ne peut pas exercer et encore moins pratiquer des interventions chirurgicales en Algérie. «La réciprocité doit être de mise», a déclaré pour sa part le président du Conseil national de l'ordre des médecins, le Dr Bekkat Berkani Mohamed, lors d'une conférence de presse animée en marge du congrès en soulignant qu'il faut absolument protéger les intérêts de la médecine algérienne.

    Selon le vice-président, chargé de la communication M. Gaceb, la circulaire N° 25 du 24/09/2007 du ministère de la Santé parle de l'organisation des cliniques privées et qui donne le droit au Conseil de l'ordre des médecins de moraliser la profession, et d'ajouter qu'il faut impérativement organiser des rencontres pour mettre en application la circulaire et mettre un terme à la présence illégale des chirurgiens étrangers qui, dit-il, prennent des devises et s'en vont sans aucune déclaration. M. Bekkat, pour sa part, plaide pour l'organisation d'assises nationales sur la santé afin de mettre en place une politique de santé pour les vingt prochaines années et cela, avec la participation de toutes les parties concernées, à savoir le ministère de la Santé, les syndicats et l'ensemble des praticiens.

    La révision du code de déontologie, qui date de 1992 et dont des articles sont aujourd'hui dépassés, s'avère être une priorité, soutient M. Bekkat qui déplore le fait que 10 % des médecins algériens (Ils sont 36.000 à travers le pays), ne sont toujours pas inscrits au Conseil de l'ordre. La séparation des trois professions médicales (Médecine, chirurgie dentaire, pharmacie) doit constituer l'une des priorités du Conseil national de l'ordre des médecins, a indiqué M. Bekkat en soulignant qu'il faut « individualiser le code des médecins » par la mise en place d'un code spécifique au médecin.

    La réforme du code d'éthique et de déontologie, soutient M. Bekkat, remettra sûrement de l'ordre dans la profession notamment le problème des malades qui sont « détournés » du secteur public vers le secteur privé.

    «Le détournent de malades vers le secteur privé est intolérable » se cabre le président du Conseil national de l'ordre des médecins en soulignant qu'il est temps de prendre des décisions.

    «L'espace public doit être en amont et les cliniques privées en aval », a déclaré M. Bekkat qui fera savoir qu'il existe assez de praticiens pour redorer son blason au secteur public qui a perdu, dit-il, la confiance des citoyens qui sont de plus en plus nombreux à s'adresser aux cliniques privées qui sont, poursuit-t-il, mieux équipées en matériels techniques.

    Il faut noter que cette sixième rencontre nationale d'éthique et de déontologie médicales a vu la participation de plusieurs spécialistes algériens et étrangers notamment de Tunisie, de France et de Belgique. «L'histoire de la responsabilité médicale et son évolution à travers les siècles», «la responsabilité civile et pénale du médecin», «le secret médical », «la médecine parallèle», «le tarif de référence du médicament , «la bioéthique» sont autant de sujets qui ont été abordés en présence des médecins mais aussi des magistrats, avocats et députés. Le Conseil national de l'ordre des médecins a recensé, avons-nous appris, quelque 500 plaintes déposées au niveau de la justice contre des praticiens de la santé.


  2. #2
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    Samedi 1 Décembre 2007 -- Le 2e congrès des cardiologues d’origine algérienne de France s’est ouvert vendredi à Paris. Parmi les thèmes qui y sont abordés : l'urgence cardiologique, l'insuffisance cardiaque, cœur et diabète, les acquisitions récentes en rythmologie, la cardiologie interventionnelle, le patient à haut risque cardiovasculaire, l'hypertension artérielle et la pression pulsée et des ateliers pratiques d'échocardiographie. Ces domaines, en constante évolution, seront débattus. “Après le succès de notre premier congrès, nos partenaires de l’industrie pharmaceutique ont adhéré avec enthousiasme à cette nouvelle édition, avec des symposia qui traiteront particulièrement de nouvelles modalités de prise en charge en pathologie cardiovasculaire, avec des stands d’exposition et l’organisation d’ateliers pratiques. Notre engagement avec le soutien de tous nos amis témoignera de notre capacité à être inventifs, créatifs et innovateurs dans ce monde en évolution où nulle position n’est acquise et qui font que la science, la recherche et l’innovation sont nos objectifs majeurs”, explique l'association.


  3. #3
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    Samedi 15 décembre 2007 -- Quelque 2 000 médecins titulaires de diplômes acquis en Algérie exercent dans les hôpitaux français sans avoir une autorisation de pratiquer la médecine, a-t-on appris, jeudi dernier, auprès de Bekkat Berkane, président du Conseil national de déontologie médicale et président de la conférence euro-méditerranéenne de l'ordre des médecins, et ce, en marge de la 2ème Journée internationale sur «l'éthique et la responsabilité médicale», tenue à la bibliothèque centrale de l'université «Abou Bekr Belkaïd» de Tlemcen.

    «Ce chiffre est approximatif car beaucoup d'hôpitaux ne déclarent pas leurs médecins étrangers» a indiqué le Pr. Bekkat, et d'enchaîner, «leur diplôme n'est pas reconnu. Ils ont été embauchés sous contrats mais rémunérés entre 30 et 50% de moins que leurs confrères français. Ils pallient les manques des médecins dans les hôpitaux périphériques peu attractifs, voire dans des zones géographiques désertées par leurs homologues français». Ces médecins algériens, sur la base d'un diplôme non reconnu en France, exercent donc sans avoir d'autorisation officielle d'exercer. Ils vivent depuis plusieurs années une situation sociale et psychologique traumatisante.

    Sur un autre plan, nous avons appris auprès de notre même interlocuteur que l'Algérie a été élue, le 1er novembre dernier, à la présidence de la conférence euro-méditerranéenne de l'ordre des médecins, à l'issue de la réunion de sa conférence permanente tenue récemment à l'hôtel «Hilton» d'Alger et qui a adopté des statuts et a procédé à l'élection d'un bureau pour un mandat de deux (02) ans pour les douze (12) pays européens et dix (10) pays arabes.

    A noter que l'ordre national des médecins de l'Algérie regroupe plus de 40 000 praticiens spécialistes et généralistes.

  4. #4
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    Jeudi 22 mai 2008 -- L’Ordre français des médecins a indiqué que sur les 8 431 médecins étrangers exerçant en France, inscrits sur son tableau, 15 % sont Algériens. Dans un rapport traitant des "médecins de nationalité européenne et extra-européenne", l’ordre a recensé 8 431 médecins de nationalité étrangère inscrits sur son tableau, représentant 3,5 % du total des praticiens en France, toutes spécialités confondues. Ces données font ressortir que 15% sont Algériens contre 17 % de Belges, bien avant les Allemands (11%) ou encore les Italiens (8%).

  5. #5
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    Mardi 29 juillet 2008 -- La marginalisation et l’exclusion des compétences sont les premières causes qui poussent les cadres algériens à quitter l’Algérie pour s’installer dans un pays étranger, notamment la France, l’Angleterre ou le Canada. Selon les dernières statistiques, le nombre des compétences algériennes travaillant dans des pays étrangers est estimé à 30 mille, dont 7 mille médecins. Selon le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), le professeur Mustapha Khiati, ces cadres «n’envisagent pas de retourner en Algérie à cause de la marginalisation et de l’exclusion dont ils ont été victimes».

    Il a indiqué que 30 % des médecins algériens en France exercent en tant qu’infirmiers, car le diplôme algérien n’est pas reconnue dans ce pays. Pour cela, certains ont suivi une formation académique pour l’obtention d’un diplôme équivalent. Une équivalence qui leur permettra d’exercer leur métier. Mais cela, a-t-il ajouté, ne leur a ouvert que les portes «des permanences de fin de semaine». Il est à noter que 20 % seulement des médecins installés en France ont pu avoir un poste permanent dans un hôpital français et celà après avoir poursuivi des études spécialisées en médecine, alors que 10 % occupent des postes de responsabilité dans un établissement hospitalier.

    Au Etats-Unis, 50 médecins algériens travaillent dans des hôpitaux et des centres de recherches, indique-on également. D’un autre côté, en vue de mettre un terme à la fuite des cerveaux, une rencontre sur la contribution que peuvent apporter les Algériens résidant à l’étranger à leur pays a été organisée dernièrement. Il a été signalé que sur les 5 millions d’Algériens établis à l’étranger, 4 millions résident en France. Ces dernières années, des cadres algériens, notamment des chimistes, médecins et gestionnaires, quittent l’Algérie pour d’autres pays du globe. Il est judicieux de commencer à réfléchir à une stratégie à même d’impliquer les Algériens établis à l’étranger dans le développement économique et social du pays, estiment certains spécialistes.

  6. #6
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    Samedi 12 Septembre 2009 -- Le nombre des médecins algériens, employés dans les hôpitaux en France, représente 10.26% du nombre global des médecins étrangers, a indiqué une étude réalisée par l’ordre des médecins français, pour l’année en cours, 2009. Malgré la baisse du nombre des praticiens algériens exerçant dans les hôpitaux français, par rapport à l’année dernière, 2008, pendant laquelle le taux des médecins algériens ne dépassait pas 11.29%, ils viennent en 2009 en première position, et occupent la première place sur le plan maghrébin, avec un taux de 10.26%, sachant que 9 112 médecins étrangers exercent en France, alors que les médecins marocains représentent 7.69%, suivis par les tunisiens, avec 10.3%. Selon l’étude de l’ordre des médecins français, le nombre des médecins en France a baissé de 2%, en 2009, une baisse expliquée par le facteur de la vieillesse. 258 153 médecins généralistes et spécialistes ont été mis en retraite. De même, le nombre des médecins algériens en France, de son tour, a régressé de 1.3%, l’année en cours. Quoique le nombre des médecins algériens en France a atteint 934, selon les statistiques de 2009, il reste toujours faible, si l’on compare avec d’autres métiers, mais ce chiffre, selon les spécialistes, est important, si en prend en considération le budget consacré pour la formation des médecins. Par ailleurs, plus de mille médecins algériens sont installés en France, un chiffre aussi important démontre de la gravité du phénomène de la fuite des cerveaux, notamment ceux qui jouissent d’une grande compétence et les spécialités difficiles, qui exigent des budgets énormes.

  7. #7
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    Samedi 6 Février 2010 -- Plus de 5.000 médecins algériens exercent actuellement dans les hôpitaux français, dont 2.000 ont quitté le pays pendant les deux dernières années. Une situation qui requiert l'intervention immédiate des pouvoirs publics, afin de mettre fin à la «fuite de cerveaux». Selon les derniers statistiques fournies par le Conseil de l'ordre des médecins algériens, le nombre des médecins algériens exerçant en France, est passé de 3.000 à 5.000 médecins, juste pour les deux dernières années. Le départ des médecins, à la recherche de meilleures conditions de vie, pourrait avoir des retombées désastreuses sur le trésor public, puisque leur formation nécessite des investissements énormes de la part de l'Etat, sans qu'elle puisse, en contre partie, bénéficier de leurs compétences. À cet égard, le président du conseil national de l'ordre des médecins, M. Bekat Berkani, a estimé que les médecins qui ont quitté le pays pour aller s'installer à l'étranger sont les meilleurs dans leurs spécialités, puisque les pays occidentaux n'admettent que les bons médecins. Le phénomène de la «fuite» de médecins algériens, ajoute-il, a atteint des niveaux alarmants, indiquant que ceux qui sont en cours de formation, se préparent eux aussi à rejoindre leurs compatriotes déjà installés à l'étranger.

    Selon M. Begat, la France la première destination de nos médecins, suivie par le Canada, puis les autres pays, à l'instar des Etats Unies, la Suisse, la Belgique et autres. Il s'agit d'un sabotage organisé contre notre médecine, martèle-t-il, toute en responsabilisant les pouvoirs publics, qui restent toujours indifférent vis-à-vis ce phénomène. Ils ont quitté l'Algérie pour diverses raisons. La plupart ont été forcé de quitter le pays, à cause du manque flagrant des motivations et des privilèges sociaux, à l'exemple d'une rémunération digne de leur rang social et leurs compétences. C'est d'ailleurs, la raison principale qui pousse les syndicats de médecines de mener des grèves, depuis quelques mois. En effet, si l'on compare les salaires de médecins algériens et ceux perçus par leurs homologues tunisiens et marocains, on constatera les salaires de nos médecins ont inférieurs. Selon M. Begat, qui a dénoncé la signature de contrats avec des médecins étrangers, notamment des cubains, chargés d'effecteur des interventions chirurgicales contre des sommes faramineuses, au moment où nos compétences sont «bradées» pour d'autres pays.

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