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  1. #1
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    Coopération universitaire algéro-canadienne :

    Mardi 4 Décembre 2007 -- La formation des jeunes universitaires algériens nécessite pour les besoins du marché un encadrement assez spécifique. C’est pour cette raison et beaucoup d’autres que l’Algérie fait appel à sa matière grise établie à l’étranger, notamment celle installée au Canada.

    C’est dans ce cadre qu’une délégation regroupant le recteur de l’université d’Alger, Tahar Hadjar, le recteur de l’université de Béjaïa, Djoudi Merabet, et une représentante de l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar (Alger), Alia Khadidja, séjourne depuis le 27 novembre dernier au Canada, dans le cadre du programme de coopération algéro-canadien intitulé «Pôle universitaire de recherche Algérie-Québec» (PURAQ).

    Cette mission qui prendra fin aujourd’hui, comprend un large programme d’actions constitué de prises de contact avec des professeurs et chercheurs algériens installés au Québec afin de pouvoir «renforcer la coopération universitaire entre les deux pays», a rapporté hier l’APS.

    En effet, la délégation algérienne a, à travers cette mission organisée par l’ambassade d’Algérie au Canada et le Réseau des Algériens universitaires du Canada (RAUC) ( une association lancée en 2005), rencontré des professeurs et universitaires algériens installés au Canada, pour lesquels elle a présenté un large éventail relatif aux possibilités de coopération qui existent désormais avec les universités en Algérie, tout en mettant en relief le type de contribution qu’ils peuvent apporter au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Algérie.

    La délégation, après avoir présenté les réformes engagées dans le secteur universitaire depuis quelques années déjà, n’a pas manqué d’énumérer les besoins des universités algériennes en matière d’encadrement et en recherche, notamment tout ce qui concerne la formation des formateurs, la création d’écoles doctorales, l’encadrement de la post-graduation, l’accès aux nouveaux process et aux nouvelles technologies, l’acquisition d’équipements de dernière génération.

    Dans ce cadre, les représentants de la famille universitaire ont expliqué aux enseignants algériens exerçant au Canada qu’«il est possible dans le cadre du recyclage des formateurs algériens de prévoir l’organisation de formations bloquées», a rapporté la même source, avant d’ajouter que la délégation propose également la possibilité de participation de la communauté universitaire algérienne établie au Canada par l’envoi de documents pédagogiques, le conseil, l’encadrement a distance ou le parrainage au sein d’institutions canadiennes de recherche.

    «Il est à remarquer que du côté québécois, 40% des responsables des projets de recherche conjoints sont d’origine algérienne», a ajouté le recteur de l’université d’Alger, estimant que les rencontres directes avec les responsables des universités canadiennes et les membres de la communauté algérienne au Canada ont permis de tracer les voies futures de la collaboration entre les deux pays dans l’ensemble des branches de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et du transfert technologique.

    De son côté, l’ambassadeur d’Algérie à Ottawa, Smaïl Benamara, a indiqué que «cette visite consistait en premier lieu à discuter de la mise en place et du lancement effectif du PURAQ, en ciblant une série de projets qui s’intègrent dans la dynamique de la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Algérie». Notons l’examen d’actions concrètes de coopération bilatérale dans le cadre du PURAQ, un programme lancé il y a trois ans mais qui tarda à voir le jour par manque de projets précis.

    Cette visite semble être fructueuse puisque M. Tahar Hadjar a annoncé à l’APS que «notre séjour au Canada a été très positif, car nous estimons avoir concrétisé un certain nombre d’actions, à commencer par la finalisation du PURAQ qui nous a permis d’identifier une quinzaine de projets de recherche à mener entre les universitaires des deux pays dans différents domaines scientifiques et techniques».


  2. #2
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    Mardi 2 janvier 2008 -- Quinze projets de recherche conjoints algéro-canadiens vont démarrer ce mois-ci en Algérie et au Canada pour une durée de 3 ans. D’un montant de 3,1 millions de dollars canadiens et de 57,234 millions de dinars, ces projets ont été validés le 30 novembre 2007 à l’Ecole polytechnique de Montréal. Ils ont été signés avant-hier à Alger au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ces projets universitaires couvrent sept domaines de recherche : les énergies renouvelables et le développement durable (3), l’environnement (2), l’eau (2), la biotechnologie (2), le génie électrique (2), les technologies de l’information et des communications (2) et la gestion et administration (2).

    Ils s’inscrivent dans le cadre du pôle universitaire et de recherche algéro-québécois (Puraq), 2008-2010. Initié en 2002, officialisé en 2004 et désormais effectif, ce programme lie des établissements universitaires algériens et canadiens et vise à renforcer la coopération bilatérale. Notamment en matière d’enseignement supérieur, recherche scientifique, formation continue, formation des jeunes chercheurs, formation doctorale et développement des pôles d’excellence. A rappeler qu’un appel à sélection de projets de recherche communs avait été lancé le 19 décembre 2005. Soixante-sept dossiers avaient été réceptionnés dont 40 non retenus pour absence de partenaires canadiens. Sur les 27 dossiers restants, 15 projets de haute qualité scientifique ont été validés. Un second appel à sélection de projets communs devrait être lancé à la fin du premier semestre 2008.

  3. #3
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    Jeudi 21 Février 2008 -- Le recteur de l’université d’Ottawa (Canada), le professeur Gilles Patry, sera, à partir de samedi prochain, l’hôte de l’université Abderahmane-Mira de Béjaïa. Une convention cadre de coopération sera, à cet effet, signée le lendemain à la salle de réunion du rectorat de l’université de Béjaïa entre les deux institutions. Un autre pas de franchi pour l’université de Béjaïa et son recteur, M. Merabet.

    M. Gilles Patry, recteur de l’université d’Ottawa, et la délégation qui l’accompagnera seront donc dès samedi matin sur la tarmac de l’aéroport Abane-Ramdane de la capitale des Hammadites pour une visite de travail et de coopération entre les universités. Au programme de l’hôte du secteur universitaire à Béjaïa, figurent une importante rencontre avec les membres du conseil scientifique de l’université Abderahmane-Mira et une visite guidée au campus Aboudaou. Le professeur Gilles Patry animera également à l’auditorium du campus une conférence.

    L’hôte de la wilaya de Béjaïa clôturera sa première journée par la visite de quelques sites de la ville des Hammadites. La journée du dimanche sera consacrée à la signature de la convention entre l’université d’Ottawa et celle de Béjaïa au campus Targa-Ouzemour qui sera suivie d’une conférence de presse. La délégation de l’université d’Ottawa et celle de l’université de Béjaïa effectueront également une visite aux entreprises locales.

    À noter que l'université d'Ottawa est l'un des employeurs les plus importants de la capitale canadienne. Avec ses quelque 3 000 membres du personnel et plus de 30 000 étudiants et étudiantes, à temps partiel ou à temps plein, l'université injecte annuellement plus d’un milliard de dollars dans l'économie locale. À l'université d'Ottawa, des programmes d'échanges entre étudiants sont menés dans le cadre de 140 ententes bilatérales avec d'autres universités dans près de 50 pays.

  4. #4
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    Lundi 25 Février 2008 -- Un contrat de collaboration entre l’Université d’Alger et celle d’Ottawa sera signé aujourd’hui entre Tahar Hadjar et son homologue canadien Gilles Party. Ce contrat va s’articuler autour de quatre axes, à savoir les échanges entre professeurs et chercheurs, l’encadrement des thèses universitaires, l’échange des éditeurs scientifiques et la recherche en collaboration.

  5. #5
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    Mardi 26 Février 2008 -- Les étudiants et chercheurs de l’université de Béjaïa pourront désormais être admis à l’université d’Ottawa. Les étudiants de cette université pourront, de leur côté, séjourner à Béjaïa dans les mêmes conditions. C’est là, l’un des chapitres de la convention signée entre les deux recteurs dimanche matin à Béjaïa. Cette convention vient compléter le réseau déjà mis en place depuis l’arrivée à sa tête par M. Djoudi Merabet, recteur de l’université de Béjaïa. Et c’est une première avec une université de type anglo-saxon. Ce réseau fort est désormais composé d’une trentaine de conventions. Outre les avancées technologiques, la qualité de l’enseignement, l’université de Béjaïa qui s’inscrit dans une stratégie de développement et d’intégration dans l’économie locale et nationale, a besoin du coaching et de l’expérience de l’université d’Ottawa qui, par ailleurs, n’a connu que le système LMD actuellement en vigueur en Algérie. L’axe est mis particulièrement sur les sciences humaines, le génie informatique et les technologies de l’information. L’université de Béjaïa a ouvert la première école doctorale en la matière.

    L’université d’Ottawa a plusieurs avantages qui pourraient intéresser celle de Béjaïa, notamment le fait qu’elle se situe dans la capitale, la seule qui dispense un enseignement et des formations bilingues (français-anglais au choix), un fonctionnement qui chevauche le public et le privé tant elle dépend des subventions et des dons, mais aussi de l’apport du secteur privé. Toutefois, les étudiants doivent s’acquitter de frais d’inscription relativement élevés. Ce volet est pris en charge dans la convention. Les étudiants algériens ne payeront pas ces frais, hormis ceux de l’hébergement et les assurances. Même chose pour les étudiants canadiens qui séjourneront à Béjaïa.

    Le but, selon M. Gilles Patry, recteur et vice-chancelier de l’université d’Ottawa, est d’augmenter le nombre d’étudiants étrangers au Canada et d’encourager les étudiants canadiens à faire des séjours à l’étranger. Son université, fondée dans les années 1800, a signé quelque 250 conventions et ententes avec une cinquantaine de pays. C’est également une université cosmopolite qui dispense des formations à 90% des programmes bilingues, en français et en anglais. Mais le nombre d’étudiants étrangers est infime même si l’on enregistre 140 nationalités. L’université de Béjaïa accueille 600 étudiants étrangers de 23 nationalités, en majorité africaines. L’université d’Ottawa dépend en partie des crédits, mais elle demeure indépendante des bailleurs de fonds et des politiques même si ses programmes, élaborés par un comité, sont évalués chaque sept ans par les pairs. L’université de Béjaïa entend profiter de cette expérience. Expérience qu’est disposée à lui offrir Ottawa.

    M. Patry a eu un séjour speed sans effet du décalage horaire. Un tour à Cap Carbone, au Pic des Singes sur les hauteurs de Béjaïa l’a bien retapé. Il n’a pas caché son émerveillement devant ce site qu’il avoua n’en avoir jamais vu. Les yeux grands ouverts et le clic-clac des appareils photo ont entouré cette virée initiatique de l’ancien ingénieur en génie. Une seule note a déteint sur cette cérémonie empreinte de satisfaction, la présence d’une sommité algérienne “invitée” par le recteur canadien. Titulaire d’une des 60 chaires de recherche des universités canadiennes, le professeur Azzedine Boukerche est directeur du laboratoire Paradise de recherche, de l’École d’ingénierie et de technologie de l’information. La venue de cet Oranais à l’air timide que cachent de petites lunettes ovales a apporté la preuve du désintérêt officiel à l’égard de l’élite nationale, mais surtout les raisons parfaitement compréhensibles de la fuite des cerveaux.

    Après Dallas et la Nasa, les Canadiens ont réussi à le “piquer”. Ils ont eu raison puisque avec ses propositions de recherche, notamment celle relative à la gestion des catastrophes et la sécurité des aéroports, il a réussi à drainer un financement de 5 millions de dollars. Ce dont parle avec fierté, M. Patry. Toutefois, il est disposé à aider les étudiants et chercheurs algériens dans le cadre de la convention signée avec l’université de Béjaïa. Bien qu’il soit parti depuis longtemps au pays des tempêtes de neige, le passage de -20° à +20° n’a pas eu d’impact sur son désir de retrouver le pays. Il a gardé pleinement son accent de l’Ouest, malgré une subtile influence anglophone. Il détaillera longuement ses travaux de recherche, sa vie au Canada et la situation des Algériens partis dans le cadre de l’immigration. Situation peu enviable, mais qu’atténue M. Patry qui justifie l’ouverture de son pays aux étrangers par le vieillissement de la population, surtout des fonctionnaires. Un déficit à combler.

  6. #6
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    Jeudi 28 Février 2008 -- L'université d'Ottawa ouvre ses portes aux étudiants et enseignants des facultés de Bejaia. Les deux parties ont signé une convention de partenariat, lors de la visite les 22 et 23 février du recteur de l'université d'Ottawa en Algérie. L'accord porte sur la formation, la mobilité des enseignants et des étudiants et sur la recherche. « La convention porte sur le prolongement de notre école doctorale d'informatique avec la création à Bejaia d'un centre de recherche en génie informatique et en génie logiciel en partenariat avec les Canadiens », explique à toutsurlalgerie.com le recteur de l'université de Bejaia, Djoudi Merabet.

    L'accord entre Bejaia et Ottawa porte également sur la recherche et la formation des enseignants. « Nous avons 1200 enseignants dont la moyenne d'âge est de 28 ans. Ils sont jeunes. Avec l'université d'Ottawa, nous allons les former dans les technologies de l'information et les nouvelles méthodes et techniques d'enseignement », ajoute M. Djoudi. L'accord avec l'université est le premier du genre entre l'université de Bejaia et une université du continent américain.

    Autre particularité, la convention avec Ottawa permettra à l'université de Bejaia d'envoyer sans frais des étudiants pour des formations au Canada. « En échange, nous allons accueillir des étudiants canadiens à Bejaia. La convention prévoit la mobilité dans les deux sens des étudiants et des enseignants des deux universités », se réjouit Djoudi Merabet. L'université de Bejaia a conclu une trentaine de conventions avec des universités étrangères.

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