Jeudi 28 Mai 2009 -- Le Secrétaire Général du Syndicat des Chercheurs Permanents, M. Smati Zoghbi, a affirmé que les ressources de la Caisse Nationale de la Recherche Scientifique, qui ont atteint environ 100 milliards de centimes, dans le cadre du programme quinquennal 2008-2012, sont toujours otages de la mauvaise gestion administrative, ainsi que de la tutelle qui adoptent, selon lui, des mentalités archaïques. Ces ressources sont été destinés à 600 laboratoires scientifiques, incapables de rationaliser la gestion de ces budgets, estimés à 25 milliards de dinars, qui leurs sont accordés, chaque année par l’Etat. Selon le secrétaire général du syndicat des chercheurs permanents, la situation des chercheurs algériens est catastrophique par rapport à celles des chercheurs des pays voisins qui se respectent et qui respectent leurs cadres scientifiques. Il a noté que le salaire du chercheur algérien ne dépasse pas les 45 mille dinars alors que les salaires des chercheurs Marocains sont estimés à 1200 euros. Plus que ça, a-t-il noté, les salaires des chercheurs Tunisiens sont beaucoup plus élevés, alors que les salaires des chercheurs Libyens arrivent jusqu’à 2000 euros, pendant que les salaires des chercheurs Mauritaniens dépassent les 500 euros. M. Zoghbi a indiqué que la situation difficile que vivent nos chercheurs a encouragé la fuite des cerveaux et révélé qu’entre 1998 et 2005, l’Etat a perdu 1 350 chercheurs permanents et que ce chiffre a probablement doublé depuis 2005 à ce jour et touché tous les secteurs.
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28th May 2009 01:12 #8
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30th June 2009 01:15 #9
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Mardi 30 Juin 2009 -- La direction de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a relevé hier le décalage existant entre «l’état de la recherche en sciences médicales et les objectifs de la loi d’orientation sanitaire (2009/2012) qui vise à améliorer la qualité de soins et la couverture sanitaire en Algérie». Pour mieux illustrer cette situation, les responsables de la DGRSDT ont signalé que sur les 2 196 maîtres assistants en sciences médicales recensés en Algérie, seuls 250 sont inscrits en thèses et le même déficit est constaté pour les docents qui sont au nombre de 148 pour 450 professeurs. Ces révélations ont été faites lors des premières assises nationales de la recherche en sciences médicales à l’UDES (unité de développement des équipements solaires) de Bou Ismaïl (Tipasa). Une enveloppe de 100 milliards de dinars a été débloquée par l’Etat pour le développement de la recherche scientifique, a indiqué hier un représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cité par l’APS.
M. Arouag Hafid, directeur général de la recherche scientifique et du développement technique au ministère, a précisé que cette enveloppe débloquée au titre du plan quinquennal 2009/2012 (dont 16 milliards de dinars pour l’année 2009) sera consacrée à la création d’unités de recherche dont six seront destinées aux sciences médicales. Le représentant du ministre a reconnu, toutefois, qu’il existe un «déficit en matière de recherche en sciences médicales» qui sera pris en charge, selon lui, à travers le lancement de ces projets et sur la base des propositions qui seront faites lors de ces assises nationales. Celles-ci, qui regroupent une centaine de chercheurs, professeurs médecins et de représentants des pouvoirs publics, seront une opportunité pour faire un état des lieux de la recherche en sciences médicales et de proposer des solutions pour être en conformité avec les objectifs de la loi sanitaire. Durant les deux jours de travaux, les participants venus d’Algérie, de France, de Suisse, de Grande-Bretagne, des Etat-Unis et du Canada réfléchiront à la mise en place d’une stratégie pour la mise en œuvre d’un programme national, la constitution de groupes de veille scientifique à travers les URSAD, le développement de la formation à la recherche et celle d’une élite et enfin la définition de programmes nationaux de recherche concertés.
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2nd July 2009 01:44 #10
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Jeudi 2 Juillet 2009 -- «Des lots importants de matériels dans les laboratoires de recherche scientifique, acquis en monnaies fortes, sont livrés à l'usure de la manipulation de certains chercheurs, qui ne prennent aucune précaution pour les préserver», a-t-on appris hier en marge de la visite effectuée à Constantine, par la ministre déléguée chargée de la recherche scientifique, Mme Souad Bendjaballah. Appréhendant fortement la perte de ce matériel, le ministère a pris option pour le recrutement de près de 1.500 ingénieurs et techniciens dans la spécialité ‘'maintenance'', à répartir à travers les laboratoires de recherche au niveau des universités du territoire national. «On compte placer ces ingénieurs et techniciens de la maintenance au niveau des centres de recherche pour éviter de voir tomber en panne ce matériel, qui a coûté des sommes énormes, et qui doit encore servir pour de longues années, si toutefois on en prend sérieusement soin», a-t-on encore indiqué. Pour sa part, Mme S. Bendjaballah, dont la visite à Constantine l'a menée aux usines de l'ENMTP à Aïn Smara, et CMT à Oued Hamimime, où elle a pu constater l'utilisation de moyens modernes pour la production en chaîne de tracteurs, et autres engins de travaux publics, a annoncé que «sur les 30 programmes de recherche en cours, 28 se penchent sur le volet de la nouvelle technologie et la robotique». La ministre relèvera dans ce sillage que «les universités algériennes comptent 16.000 chercheurs toutes spécialités confondues», et que «la politique de l'Etat dans ce domaine consiste à mettre la recherche au service de l'industrie». Le lien entre l'université et les entreprises industrielles est presque inexistant, vécu comme une tare par le monde scientifique, et ce genre d'initiative, ou de contact, à l'image de cette visite ministérielle, ambitionne de raffermir la relation entre les deux parties pour atteindre un degré d'efficacité à même de propulser l'industrie vers un meilleur développement. Notons qu'au bout de sa tournée, Mme S. Djaballah a tenu dans l'après-midi d'hier une séance de travail avec les cadre de l'ENMTP, pour débattre des possibilités de partenariat notamment.
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5th July 2009 02:58 #11
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Dimanche 5 Juillet 2009 -- Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a organisé à la fin de la semaine écoulée, à Benaknoun, deux journées d'études consacrées à la relation bilatérale algéro-tunisienne dans le domaine de la recherche scientifique et du développement technologique. Quarante-deux projets de coopération scientifique ont été étudiés du point de vue faisabilité et fiabilité, ceci pour dégager les fonds nécessaires et la signature des modalités de coopération. Plusieurs chercheurs représentant diverses universités des deux pays ont présenté des projets de recherches communs dans des domaines variés comme le traitement des eaux usées, le traitement de quelques polluants industriels récalcitrants, la contamination des écosystèmes marins, la photo et la bio-dégradation des pesticides phénylurés dans l'eau, dans le domaine de la santé, l'étude des bactéries pathogènes opportunistes, le froid solaire, la gestion des ressources en eau de bassins communs et bien d'autres domaines tout aussi intéressants les uns que les autres. D'après les responsables des ministères de l'Enseignement supérieur des deux pays, cette coopération est bénéfique pour tous puisqu'elle permet de mettre ensemble les expériences, les découvertes, le savoir-faire des universitaires algériens et tunisiens, ce qui se traduira par une avancée remarquable dans les sciences technologiques dans un laps de temps relativement court. Outre cette coopération, il a été mis en place un programme de formation d'universitaires au sein des universités des deux pays voisins et ce, pour l'année 2009/2010. Enfin, plusieurs universités algériennes et tunisiennes ont signé des conventions pour l'échange d'enseignants de rang magistral, l'organisation de séminaires et de rencontres et la participation aux thèses dans l'une ou l'autre université.
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6th July 2009 01:17 #12
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Lundi 6 Juillet 2009 -- Quatre entreprises publiques de la wilaya de Constantine, à savoir l’Entreprise nationale des matériels des travaux publics (ENMTP), la Société de matériels de gerbage et de manutention (German) de Aïn Smara, l’Entreprise nationale de production de machines-outils (PMO) et le complexe moteurs-tracteurs (CMT) de Oued Hmimime, ont été au centre du débat qui a réuni, le week-end dernier, Souad Bendjaballah, ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la recherche scientifique, et les responsables de ces entreprises. Il était question, lors de cette rencontre, d’informer ces derniers sur la politique de la mise en relation, à court, moyen et long terme, entre l’université et l’entreprise, qui s’inscrit dans le nouveau programme quinquennal, et de leur demander de préparer une fiche technique sur le potentiel, les besoins en projets d’envergure et les modalités de mise en œuvre de ces mêmes projets.
D’autant plus que l’Etat a dégagé, pour les cinq prochaines années, 100 milliards de dinars pour la recherche scientifique. La méfiance mutuelle, qui a longtemps prévalu entre l’université et le secteur économique, « n’aura plus d’existence », si on se fie aux propos de la ministre, qui a estimé que le chercheur algérien contribuera désormais au développement économique. Permettre à l’université d’être en symbiose avec l’environnement économique, et vice-versa, nécessite d’abord, selon les gérants des quatre entreprises, la diversification de l’enseignement en fonction de la croissance des demandes de savoir, une formation continue du personnel et un recrutement de nouvelles compétences. Les gérants ont fait part de leur inquiétude à la ministre sur la baisse du marché local liée, entre autres, « au vieillissement de la main-d’œuvre », ont-ils affirmé. Il y a lieu de signaler que les universités algériennes, lesquelles sont dotées de 680 laboratoires, comptent 16 000 chercheurs, toutes spécialités confondues.
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19th July 2009 19:05 #13
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July 19, 2009 -- Scientific research in Algeria has received funding of 100 billion dinars (US$1.4 billion), the first allocation to be made under a five-year government plan to boost the sector, according to La Tribune of Algiers. Rachid Haraoubia, Minister for Higher Education and Scientific Research, made the announcement last week at a national conference on scientific research in Tipasa, reported La Tribune. "The public authorities have taken account of world changes and decided to develop the sector to bring it up to standard with an initial allocation of 100 billion dinars for setting up research units and recruitment of specialists, depending on requirements," Haraoubia said. The Minister said the funding was made under the 2008-12 five-year plan through which 34 projects were being launched following an assessment of needs in all the country's provinces where researchers were operating, reported the paper. Haraoubia told the conference: "In the next few years basic research will be reinforced by applied research to answer the socio-economic needs of Algeria, to develop self-reliance and technology transfer." He also announced a "strategic development of scientific research" involving recruitment of new researchers who would join the 22,000 employed in higher education, and as engineers and technicians.
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27th July 2009 01:11 #14
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Lundi 27 Juillet 2009 -- Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’attelle à la préparation de trois projets de lois relatifs à la régulation de la recherche scientifique et à l’amélioration de la situation des chercheurs, a indiqué hier à Alger, M. Hafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique au même ministère, précisant que les trois textes devraient être soumis au Premier ministre dès la prochaine rentrée sociale. Intervenant dans le cadre de la première université d’été, organisée par le Syndicat national des chercheurs permanents (SNCP), M. Aourag, dont les propos ont été rapportés par l’APS, a expliqué que ce nouveau dispositif juridique ambitionne de créer un système qui permet l’émergence de la compétence. Le premier projet concerne le système de «contractualisation» où chaque enseignant sera appelé à présenter, après quatre ans du début de ses travaux, un rapport sur sa recherche. «Tous les projets qui n’apporteront pas un plus pour la recherche seront automatiquement supprimés», a-t-il dit, précisant que cette méthode permettra d’évaluer les capacités de chacun des chercheurs. Ce texte de loi sera suivi par un «système d’excellence, où chaque chercheur compétent pourra bénéficier d’avantages». Une méthode qui permettra à la tutelle, a-t-il précisé, de «distinguer également celui qui a publié 10 livres de celui qui n’a rien fait ou bien de celui qui a publié qu’un seul livre et celui qui a plusieurs brevets de celui qui n’a rien». L’autre mesure devant être prise par le ministère est le système de «mobilité». Ce dernier a pour but de permettre aux chercheurs de bénéficier des stages dans les universités algériennes.
Par ailleurs, M. Aourag a noté la décision du ministère d’encourager les jeunes chercheurs en procédant à la mise en place de «laboratoires de jeunes chercheurs». L’élaboration de ces nouveaux textes a été rendue nécessaires après le constat fait sur la situation déplorable dans laquelle se débat la recherche scientifique en Algérie. En effet, M. Aourag avait indiqué que «sur 6 085 projets de recherche scientifique, à l’échelle des universités, très peu sont des valeurs ajoutées, dont l’objectif principal de leur propriétaire est l’acquisition d’une indemnité». Déplorant cette situation, il a précisé que le parcours de ces projets s’arrête après une durée de deux à trois ans, soulignant, à cet effet, l’absence de la pérennisation de l’acte de recherche. Outre le fait que cette situation a une répercussion «négative et directe» sur les vrais chercheurs, M. Aourag a déploré le problème du manque des chercheurs parmi les enseignants universitaires, ce qui entrave l’épanouissement de la recherche en Algérie. Il a, à ce propos, précisé que sur les 35 000 enseignants universitaires, 21 000 seulement sont des chercheurs, d’où l’importance, a-t-il noté, de trois textes en préparation.







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