March 2, 2011 -- Despite a recent improvement in their work conditions, Algerian scientists continue to move abroad in search of better opportunities. To tackle the problem, Algeria looks to adopt fresh measures to bolster youths' interest in science. "The action undertaken by the directorate, as part of the national recruitment policy, provides for the training of 60,000 research lecturers by 2020," Director of Scientific Research and Development at the Higher Education Ministry Hafid Aourag said on February 16th. "In 2012, the number of research units and centres in Algeria will rise to 100," he said, adding that the country also plans to build 300 new laboratories.
With only 22,000 researchers, Algeria has 600 scientists per million citizens, half of the average ratio in the world. For comparison, Tunisia boasts 2,200 specialists per million. What is the reason behind this distaste for scientific research, which puts Algeria at the bottom of the table in the Arab world? Despite a "considerable" increase in salaries, which have "doubled" to about 20,000 dinars (1,779 euros), university graduates "prefer to go into teaching" and "often turn their backs on research", according to Aourag. "Research demands more time and effort, and many universities prefer teaching, with its months of holiday and convenient working hours," he said.
This argument "is far from convincing", according to researcher Fatiha Djourlaf. "The reasons for this unpopularity lie elsewhere," she told Magharebia, pointing to the "deplorable" conditions offered by the authorities to researchers. The conditions for Algerian scientists include a glaring lack of laboratories, low remuneration, bureaucracy, and an array of other social problems, "which hinder creativity" and discourage researchers, according to Djourlaf. As a result, a great number of Algerian specialists pursue jobs in foreign laboratories and research centres, medicine professor Yazid Amrouche said. "As a doctor and head of a hospital department, I receive 7,000 dirhams, which is approximately 700 dollars," he said. If many university graduates turn their backs on research, Amrouche continued, it is not just to have a "nicer" work schedule.
More than 40,000 Algerian scientists work abroad, Amrouche said. According to government sources, only 1,500 researchers are employed outside Algeria. Many research expatriates refuse to return to their country of birth to avoid mandatory military service, said nuclear researcher Tatah, who spent several years in the United States. Despite government promises to improve the situation, 300 scientists from the Algiers Nuclear Research Centre staged a sit-in on February 21st to demand allowances and pay hikes.
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2nd March 2011 19:29 #57
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17th April 2011 13:55 #58
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Sonia Lyes :
Dimanche 17 Avril 2011 -- C’est une véritable hémorragie. Quelque 71.500 diplômés universitaires ont quitté l’Algérie entre 1994 et 2006, a révélé ce dimanche 17 avril le chercheur Ahmed Guessoum lors d’une conférence à Médéa sur le thème de la fuite des cerveaux. Cette fuite des cerveaux a causé à l'Algérie des pertes estimées à quelque 40 milliards de dollars, selon le même chercheur. Le Royaume-Uni, la France, le Canada et les Etats-Unis sont les principaux pays qui attirent l’élite nationale, a précisé le chercheur. Selon cet enseignant de l’université de Bab Ezzouar (USTHB), qui cite un rapport du Conseil national économique et social (CNES), plus de 10.000 médecins ont quitté l’Algérie durant cette période pour s’établir essentiellement en France. Les universités nord-américaines, quant à elles, ont accueilli pas moins de 18.000 universitaires algériens et cadres de haut niveau, parmi lesquels figurent 3.000 chercheurs. La dégradation de la situation sécuritaire, les conditions socioprofessionnelles, l’absence d’un climat propice à la recherche et la formation des élites, les entraves à la liberté d’initiatives et l’absence de débouchées sont les principales causes du départ massif des diplômés, a-t-il relevé.
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17th April 2011 13:58 #59
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Abderrahmane Semmar :
Dimanche 17 Avril 2011 -- L'Algérie a subi un énorme préjudice financier à cause de la fuite des cerveaux. Selon le chercheur Ahmed Guessoum, enseignant à l'université des sciences et des technologies Houari Boumediene de Bab-Ezzouar (Alger), rien qu'entre 1992 et 1996, la fuite des cerveaux a occasionné à l'Algérie "des pertes estimées à près de 40 milliards de dollars" ! Le chercheur Ahmed Guessoum a révélé également, lors d'une conférence organisée samedi à Médéa sur le thème de la fuite des cerveaux, que selon un décompte établi par le Conseil national économique et social (CNES), pas moins de 71.500 diplômés universitaires ont quitté l'Algérie entre 1994 et 2006. Plus de 10.000 médecins, toutes spécialités confondues, se sont installés également durant cette période en France. Quant aux universités d'Amérique du nord, elles ont accueilli, depuis le début des années 90, pas moins de 18.000 universitaires algériens et cadres de haut niveau, parmi lesquels on dénombre plus de 3.000 chercheurs. À cet effet, Ahmed Guessoum n'a pas hésité à souligner que les conséquences néfastes de l'un des plus grand mouvements migratoires de l'élite nationale vers l'étranger qu'a connu l'Algérie depuis l'indépendance, se font toujours sentir dans tous les secteurs névralgiques du pays. Et si les pouvoirs publics ne vont pas vers une meilleure prise en charge socio-professionnelle des universitaires Algériens, les cadres et les diplômés continueront de fuir le pays à la recherche d'une plus grande liberté d'initiatives.
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5th May 2011 14:28 #60
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Hamid Guemache :
Jeudi 5 Mai 2011 -- Les expatriés boudent l’Algérie. Les groupes étrangers ont de plus en plus de mal à trouver des candidats pour occuper des postes dans leurs filiales algériennes. «Nous avons du mal à convaincre des expatriés de venir travailler chez nous. Tous évoquent la situation politique difficile et les tensions sociales qui secouent le pays depuis des mois», explique le directeur général d’une entreprise qui a requis l’anonymat. Récemment, un groupe français a peiné pour convaincre l’un de ses cadres de venir diriger une filiale qu’il vient de créer en Algérie. Les expatriés appréhendent l’évolution de la situation politique et sociale en Algérie dans un contexte régional marqué par le vent des révoltes populaires qui souffle sur le monde arabe depuis fin 2010. Ces révoltes ont abouti aux départs des présidents tunisien et égyptien alors que la Libye est plongée dans la guerre civile. «Aucun expatrié ne souhaite se retrouver dans un pays qui risque de connaître à tout moment des troubles et des émeutes populaires», explique le même directeur.
Depuis plusieurs mois, l’Algérie donne en effet l’image d’un pays qui risque de basculer dans les émeutes à tout moment. Les experts et les spécialistes, algériens et étrangers, multiplient les mises en garde contre une dégradation de la situation en Algérie, si le pouvoir n’entame pas rapidement des réformes politiques et économiques afin de calmer le front social en ébullition. «Je devais recevoir ces derniers jours cinq expatriés de nationalités différentes, mais aucun n’est venu. Ils ont tous annulé et reporté leur voyage», affirme le PDG d’un groupe privé.
L’Algérie n’a jamais été en fait la destination privilégiée des expatriés, contrairement au Maroc, à la Tunisie ou à l’Egypte, pays où il fait bon vivre pour les étrangers. «Notre pays n’est pas bon à vivre, le système éducatif est mauvais et les problèmes de sécurité se posent toujours», explique un chef d’entreprise franco-algérien. «Les expatriés acceptent des missions à l’étranger pour généralement trois raisons : lorsque le pays en question est stratégique pour sa société, donc pour sa carrière professionnelle ; lorsqu’il fait bon vivre dans ce pays et lorsqu’il peut bien y gagner sa vie», explique-t-il. Mais l’Algérie ne remplit pas toutes ces conditions. «Le nombre de groupes étrangers qui considèrent l’Algérie comme un pays stratégique pour leur développement est très faible. La qualité de la vie chez nous est très mauvaise et nous sommes confrontés aux problèmes de sécurité», ajoute-t-il.
À l’insécurité liée au terrorisme, s'ajoute le fait que l’Algérie est devenue un pays instable aux yeux des étrangers en raison notamment de la multiplication des émeutes sociales ces derniers mois et des changements fréquents de lois sur l’investissement et le contrôle de change. «Même les expatriés d’origine algérienne boudent l’Algérie. Ceux qui sont venus ont eu de mauvaises expériences. Ils ont été mal accueillis», affirme le chef d'entreprise franco-algérien. Les entreprises publiques notamment refusent souvent de travailler avec des expatriés d’origine algérienne, en exigeant des coopérants français, allemands ou d’autres nationalités. «Les cadres étrangers d’origine algérienne sont généralement méprisés par les cadres locaux», déplore notre interlocuteur.
Les difficultés des entreprises basées en Algérie à recruter des expatriés profitent en partie aux cadres locaux. De nombreux groupes étrangers ont entrepris avec succès des politiques d’algérianisation de leur encadrement. Certaines filiales de sociétés étrangères sont dirigées à 100% par des Algériens. Ces derniers bénéficient de formations à l’étranger. Toutefois, le manque d’attractivité de l’économie nationale pour les expatriés prive le pays de compétences étrangères capables d’effectuer de véritables transferts de savoir-faire. D’autant que les cadres algériens cherchent dans leur majorité à quitter le pays pour s’installer à l’étranger. L’Algérie se retrouve ainsi doublement pénalisée.







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