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  1. #1
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    Transplantation et greffe d’organes en Algérie :

    Lundi 9 Avril 2007 -- Une première greffe du foie a été programmée au courant de l’année 2007 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Annaba. C’est ce qui a été annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse animée par le staff dirigeant du CHU de Annaba, le professeur Abderahmane Saïdia, directeur général du CHU a estimé que la greffe du foie est une opération chirurgicale à la fois délicate et difficile d’où l’importance de sa préparation sur tous les plans.

    En programmant cette greffe du foie, le CHU de Annaba sera le deuxième à l’échelle nationale après celui de Pierre et Marie Curie d’Alger à investir ce type d’opération chirurgicale. Par ailleurs, plus de 100 greffes d’organes ont été programmées au titre de l’année 2007 ; le professeur Abderahmane Saïdia a, d’autre part, rappelé que le CHU de Annaba a effectué durant l’année 2006 deux greffes rénales, 10 greffes de la cornée, avant de réaliser en mars dernier 8 implants cochléaires au profit de patients adultes et enfants souffrant de la surdité. Le professeur Abderahmane Saïdia a par ailleurs affirmé que le ministère de la Santé a réservé 215 milliards de centimes pour les nouvelles infrastructures médicales et leur équipement. Il s’agit d’un centre régional de lutte contre le cancer en cours de réalisation et d’un autre pour la lutte contre les intoxications. Le coût de chacun est de 200 milliards centimes.


  2. #2
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    Octroi de 42 milliards de centimes au CHU de Blida :


    Le centre hospitalo-universitaire (CHU) de Blida a bénéficié, dans le cadre du programme de diminution des soins à l’étranger, d’une enveloppe financière de 42 milliards de centimes, afin d’effectuer 4 implantations de prothèses auditives pour les malentendants, et 13 greffes de reins et de cornées, qui ont toutes été un franc succès.

    Le CHU de Blida a entrepris, en début de semaine, des opérations d’implantation de prothèses auditives pour les malentendants, au profit de quatre patients, dont l’âge va de 5 à 13 ans, sous la direction du professeur Rosse Yahia, avec la collaboration du professeur Français Pierre, dans le cadre d’un accord de partenariat conclu entre les deux parties.

    Le directeur général du CHU de Blida, Berrabeh Zebar, a déclaré à El Khabar, que trois opérations de greffe rénale ont été effectuées, sur un total de 18 opérations programmées pour cette année, en plus de la réussite de 10 opérations de greffe de la cornée, sur un total de 40 opérations programmées.

    Le même responsable a déclaré que le programme en question vise à prendre en charge 50 malades atteints de sclérose en plaques au niveau du service de neurologie, en plus de 10 patients atteints de la maladie de Parkinson, 30 malades atteints de déformation artérielle, et 70 malades touchés par des tumeurs cérébrales.

    M. Zebar a déclaré que la direction du CHU de Blida s’est engagée, vis-à-vis du ministère de la Santé, à prendre en charge les malades, et à réduire les soins à l’étranger, qui coûtent excessivement cher.


  3. #3
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    Transplantation et greffe d’organes :


    Mardi 15 janvier 2008 -- L’Algérie ne dispose ni d’un registre de donneurs vivants d’organes ni d’une banque regroupant toutes les données nécessaires, notamment celles relatives aux patients en liste d’attente. S’agissant de la transplantation d’organes à partir de donneurs décédés, nos spécialistes affirment que c’est une pratique qu’ils n’ont pas pu encore appliquer et qui pourrait être vouée, selon eux, à l’échec dans notre pays.

    Par ailleurs, nos structures ne seraient pas dans la capacité de suivre de près les malades greffés. Les données chiffrées ne seraient pas fiables concernant les cas de rejet de greffe ou de décès. Ces statistiques n’ont d’ailleurs même pas été présentées lors de cette journée d’étude.

    De cette situation, il ressort que notre pays est loin derrière certains pays arabes. Au Liban, 15 inscrits donneurs sont en permanence recensés pour une population de 1 million d’habitants. «Nous devons donc, si l’on veut appliquer les normes de l’OMS, arriver à 300 inscrits, pour les 32 millions d’habitants que compte notre pays», a expliqué un médecin.

    Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Amar Tou, qui a présidé les travaux de cette journée a promis que l’Algérie finira par avoir une agence de transplantation d’organes où l’organisation de toutes ces opérations sera parfaitement gérée.

    Pour quelle année ? Pas d’échéance annoncée par le ministre qui estime que l’Algérie a tout de même fait des efforts en ce sens. Les statistiques communiquées hier font état d’un objectif presque atteint pour 2007, à l’exception de la greffe de foie.

    Pour le rein, 116 greffes ont été réalisées sur les 186 attendues, alors que 484 greffes de cornée ont été effectuées sur les 395 prévues. Pour la moelle osseuse, 149 greffes ont été réalisées au CPMC d’Alger. En ce qui concerne les greffes de foie, aucune n’a été faite.

    Toujours selon les statistiques du ministère, 131 implantologies cochléaires (une partie d’oreille) ont été réalisées contre 7 implantologies phonatoires. Mais une insuffisance demeure dans le processus médical mis en œuvre. En effet, les médecins affirment que pour obtenir un taux de réussite d’implantation cochléaire de 80 %, il faut absolument une bonne rééducation orthophonique, acte médical qui n’est pas dispensé dans nos hôpitaux, vu le large déficit en spécialistes.

    Pour l’année 2008, il est prévu 637 greffes de cornée, 236 de rein, 190 de moelle osseuse, 15 de foie et 410 implantologies cochléaires.

  4. #4
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    Samedi 26 janvier 2008 -- Des professeurs en médecine et des organismes de la santé réclament la constitution d’une banque de don d’organes en Algérie. Il s’agit d’une action utile lorsqu’on sait qu’«une grave rareté» de donneurs d’organes est constatée, comme indiqué par le professeur Si Ahmed, chef du service de chirurgie générale au CHU Frantz Fanon.

    Il s’exprimait lors d’une journée d’information et de sensibilisation sur le «don d’organes et transplantation rénale».

    Au cours de cette rencontre, organisée au cercle régional de l’ANP de Blida par l’association des hémodialysés de Sidi El Kebir de Blida en collaboration avec l’association d’aide aux insuffisants rénaux de Tipasa, il a été signalé que «des milliers de personnes vivent actuellement dans l’attente d’une greffe alors que seul un nombre infime reçoit un greffon».

    Si Ahmed a déclaré que «le prélèvement ou la greffe d’organes ne peuvent être pratiqués avant que ne soit constatée la mort encéphalique (arrêt des fonctions du cerveau) et l’on ne peut procéder à la récupération qu’après accord du donneur et de sa famille».

    Il a néanmoins relevé que les greffes de donneurs vivants les plus fréquentes concernent le rein dont le taux de réussite dépasse les 75%.

    L’organe fonctionne en général mieux et plus longtemps chez le receveur, contrairement au rein à partir de personnes décédées. Les organes sont attribués à partir d’une liste unique détenue par les services de santé qui suivent la compatibilité entre le donneur et le receveur.

    Lors de la rencontre, au début de l’année, sur l’évaluation de transplantations d’organes durant l’année 2007, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, avait plaidé pour la sensibilisation des citoyens sur l’importance du don d’organes pour constituer une banque et contribuer ainsi à la réduction des longues listes d’attente que connaît le pays. «Le don d’organe ne doit avoir aucune conséquence sur la santé du donneur ni présenter un danger pour sa propre vie». Il précisera que «l’achat et la vente d’organes sont interdits par la charia». «Le don est un acte bénévole et ne peut faire l’objet d’aucune compensation financière», dira-t-il.

    Concernant le don d’organes à partir de donneurs décédés, Chikh Mohamed El Mekarkab, secrétaire de l’association «Sidi El Kebir», a estimé que «l’Islam favorise cet acte», s’il est pratiqué dans le respect de l’être humain. Il a signalé qu’il en existe actuellement 9000.

    Pour le Dr Mechnane, représentant du ministère des Affaires religieuses, le don d’organes est «autorisé en Islam si le donneur est adulte, en bonne santé et qu’il prend cette décision loin de toute pression».

  6. #6
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    Samedi 2 Février 2008 -- Quelque 9 000 personnes sont atteintes d'insuffisance rénale en Algérie, a révélé à Liberté le président de l’Association des hémodialysés Sidi El-Kébir de la wilaya de Blida, Noureddine Aïad, au cours d'une journée d’information et de sensibilisation portant sur le don d’organes et la transplantation rénale.

    Cette manifestation scientifique, organisée par l’Association Sidi El-Kébir, a regroupé plus de deux cents personnes dont des autorités civiles et militaires ainsi que les responsables des laboratoires Abdi Ibrahim qui assurent la promotion de Venoffer. Le don d’organes, la prise en charge de la mort cérébrale en vue du prélèvement d’organes, l’organisation de la greffe rénale à partir du donneur cadavérique et la chari’a ont été les principaux point débattus au cours de cette journée.

    Actuellement, la prise en charge des hémodialysés se limite à l’épuration du sang uniquement durant douze heures par semaine. Une prise en charge décriée par les membres de cette association qui souhaiterait l’élaboration d’une législation appropriée à cette maladie.

    Le porte-parole de la Fédération nationale des insuffisants rénaux (Fnir), Mohamed Boukhors, a précisé pour sa part que les enfants insuffisants rénaux doivent bénéficier de la prescription de l’hormone de croissance, ce qui n’est pas le cas actuellement.

    Nous venons d’apprendre que le fer injectable du laboratoire Ibrahim Abdi est disponible sur le marché. Ce médicament permettra une meilleure prise en charge du malade, et ce, selon les dernières recommandations européennes on déplore le fait que l’insuffisance rénale n’est pas suivie après sa séance de dialyse.

    L’Association des hémodialysés Sidi El- Kébir de la wilaya de Blida, qui a été créée en 1998, compte en son sein 500 adhérents bénévoles qui œuvrent pour une meilleure prise en charge des patients atteints d'insuffisance rénale ou ayant subi une greffe rénale.

  7. #7
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    Mardi 14 octobre 2008 -- Le président de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation, le Pr Rayane, a appelé hier à la sensibilisation de la population à la nécessité du don d’organes pour sauver des vies. Les spécialistes ont insisté sur l’urgence de passer au prélèvement d’organes sur des personnes décédées et d’élargir le cercle des donneurs. Le Pr Belabadji a appelé à revoir les tests actuelllemnt en vigueur et recommandé l’élargissement du cercle des donneurs, notamment aux cousins germains, tantes et à la belle-famille. Ceci, sachant que la loi algérienne ne permet que le don d’ascendants, descendants et collatéraux. «Nous voulons actuellement dépasser le don à partir de sujets vivants et nous visons le prélèvement sur des cadavres, pour bénéficier aussi bien des deux reins que des autres organes qui contribueront à sauver des vies», a déclaré le professeur. Actuellement, en Algérie, la transplantation rénale par donneur, à partir de cadavre, représente 5 % du programme national. Il n’existe pourtant pas d’opposition exprimée par les autorités religieuses, soulignent les spécialistes. Toutefois, le consentement explicite et préalable du donneur ou de sa famille après le décès est une nécessité.

    Pour sa part, le Pr Rayane soulignera le retard accusé par l’Algérie concernant le don d’organes et a appelé à un débat de société sur cette question, souvent jugée taboue. Il rappellera, par ailleurs, que l’Algérie s’est lancée dans la transplantation rénale en 1986 et que depuis cette date 500 greffes rénales ont été effectuées. Concernant l’incidence de l’insuffisance rénale chronique en Algérie, 4 500 nouveaux cas sont enregistrés chaque année. «La moitié de ces cas doit être greffée chaque année, alors qu’actuellement nous effectuons seulement 200 à 220 greffes par an», a souligné le spécialiste, notant, par ailleurs, qu’un programme de transplantation rénale a été réactivé par la tutelle, ce qui a donné le chiffre de 116 greffes effectuées à partir de donneurs vivants. Actuellement, selon les intervenants, tous les dons se font de la part de personnes apparentées, ce que permettent la loi et la religion, rappelle le Pr Rayane. Il notera, par ailleurs, que la prudence est de mise pour ce qui est des donneurs non apparentés, qui sont refusés en raison de dérives observées notamment dans certains pays. Il s’agit de multiples cas de transactions purement commerciales, qui entachent les opérations de dons d’organes.

    Toutefois et vu la multiplication des cas et les besoins exprimés par rapport au nombre réduit de donneurs, la situation actuelle inquiète les spécialistes qui ont expliqué hier qu’il fallait répondre à un besoin de 1 000 greffes par an. «C’est le moment de lancer le débat dans les écoles, les universités et même dans les mosquées, du fait que les dons sont insuffisants. La problématique actuellement concerne le prélèvement d’organes à partir de patients en état de mort encéphalique, ce qui représente une situation irréversible. On peut dans ce cas prélever des organes, mais sans trop tarder », souligne le Pr Rayane. L’intervenant s’interrogera toutefois sur l’équipement des hôpitaux, pour la prise en charge des morts encéphaliques, et recommandera, à cet effet, d’équiper des salles de réanimation pour morts encéphaliques, dans les hôpitaux des principales villes du pays, dans le cadre d’une opération pilote. Les présents noteront, par ailleurs, qu’en 2002 six transplantations ont été effectuées à partir de cadavres.

    Le Pr Rayane expliquera, en outre, qu’il est possible de prélever des organes, à partir des cadavres de victimes d’accidents de la route et d’accidents cardiovasculaires. Il s’agit toutefois, selon les spécialistes, de lancer un débat de société sur cette question. A cet effet, ont été préparés des spécimens de cartes de donneurs, puisque, à ce jour, il n’existe pas ce genre de document, comme ailleurs ou dans d’autres pays, ou est exprimé le refus des sujets de faire don de leurs organes. Le document en question a été présenté hier à la presse et devrait être perfectionné. Il existe actuellement en Algérie 13 000 hémodialysés et 250 centres d’hémodialyse, alors que 90 autres centres privés devraient bientôt voir le jour. 10 centres greffeurs sont en outre en activité au niveau des CHU. Le Pr Rayane attirera, toutefois, l’attention sur certains de ces centres qui, dira-t-il, portent préjudice, au plan national, à la transplantation d’organes en raison de défaillances dans leur fonctionnement. Les spécialistes présents dénonceront la tentative de marginalisation des néphrologues, concernant la greffe rénale, tout en précisant que ces opérations sont multidisciplinaires.

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