Mercredi 19 Mars 2008 -- La tendance au retour flagrant de la médecine alternative est constatée dans la wilaya de Saida, suscitant un débat sur les perspectives et les limites de ce créneau thérapeutique. Communément appelée phytothérapie, cette “médecine” repose sur une connaissance séculaire des plantes endémiques de la région qui s’étend de Saida à Naâma et d’El-Bayadh à Béchar, mais aussi de celles originaires d’Afrique Noire, introduites par des vendeurs ambulants, installés dans plusieurs localités de la wilaya de Saida, des Maliens et des Nigériens en majorité.
Cette connaissance ancestrale des propriétés thérapeutiques des plantes tient, selon l’anthropologue Saddek Mokhtar, au contact continuel des nomades avec la nature, à la recherche de pâturages et de points d’eau pour leur bétail. Il faut dire que la quête d’espaces verdoyants est généralement couronnée par la découverte de diverses plantes aux vertus aromatiques, thérapeutiques et aphrodisiaques.
Ces incessantes découvertes s’ajoutent, selon M. Saddek, à l’immense héritage culturel et scientifique légué par les Musulmans présents au nord de l’Afrique depuis le 7ème siècle grégorien. La rencontre avec la civilisation musulmane a en effet permis d’introduire un patrimoine scientifique riche et varié, puisé au contact des civilisations persane, pharaonique et mésopotamienne.
Le même anthropologue insiste, à l’occasion, sur la nécessité et l’urgence d’expliquer ce qui motive véritablement le recours à cette médecine traditionnelle, sachant que les nomades étaient autrefois motivés surtout par l’instinct de survie et le besoin d’apaiser la souffrance que provoquaient les innombrables maladies et autres épidémies touchant, alors, de vastes contrées, souvent éparses et éloignées.
Des citoyens rencontrés aux marchés hebdomadaires, qui se tiennent à Saida tous les dimanches et mercredis, expliquent cette tendance par le coût relativement bas de ces remèdes présumés, par rapport aux prix parfois “exorbitants” de certains médicaments en pharmacie, nonobstant le coût de la consultation médicale souvent considéré comme élevé. D’autre “patients” mettent en relief les propriétés naturelles de ces plantes supposées “bénéfiques et sans effets secondaires” contrairement, croit-on, aux composants chimiques et synthétiques des médicaments qui peuvent être nocifs, notamment en cas d’automédication.
Mais à en croire tous les médecins rencontrés, à l’instar du Dr Mohamed Ammer, les plantes utilisées dans la médecine dite traditionnelle “contiennent, elles aussi, autant de substances chimiques que les produits pharmaceutiques et peuvent, en conséquence, être à l’origine de sérieuses complications pouvant même causer la mort de celui qui les ingurgite”.
La motivation économique expliquant le recours à la médecine alternative est catégoriquement désapprouvée par un vendeur de plantes médicinales, installé dans la ville. Ce quinquagénaire, qui exerce cette activité depuis une quinzaine d’années, affirme que sa clientèle couvre un large éventail social, du simple agriculteur au cadre dirigeant en passant par les plus nantis.
De son côté, le professeur Abdellah Moussa, enseignant au centre universitaire “Docteur Moulay Tahar”, met en garde contre “certains charlatans” qui écument les marchés hebdomadaires et profitent de l’aubaine des fêtes populaires comme les “waadate”, pour professer leur “savoir-faire” et abuser ainsi de la crédulité des malades ou de leur détresse. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres âmes éclairées, il faut vite organiser et réglementer cette activité afin de parer à toute récupération malveillante et, finalement, mettre les populations à l’abri de drames sanitaires.
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20th March 2008 00:52 #1
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Retour à la médecine traditionnelle en Algérie :
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13th May 2008 12:43 #2
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Mardi 13 Mai 2008 -- Le recours aux plantes médicinales est devenu l’unique alternative à ceux qui n’ont pas de couverture sociale et face aussi à la cherté du médicament qui, parfois, n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. D’ailleurs, on remarque de plus en plus l’ouverture de boutiques d’herboristes sans parler de ceux qui activent dans les souks hebdomadaires proposant toute une gamme de plantes pour diverses pathologies. Le «aâchab» le plus connu dans la région, M. Seddiki Seddik, nous a fourni quelques explications sur ce métier d’herboriste qu’il faut protéger par des lois, nous dit-il. Seddik, 57 ans, pratique ce métier depuis 36 ans et a acquis une grande expérience de sa mère, une paysanne qui sait reconnaître à vue d’œil ou parfois au simple toucher les différents plants. Le fils a développé ses connaissances sur les plantes en s’inspirant du Larousse médicinale. D’ailleurs, même quand il se trouve dans un souk, Seddiki n’oublie jamais sa trousse d’herboriste contenant loupe et livres de plantes (Larousse des plantes). Pour cet herboriste ambulant, il existe 100 plantes principales pour faire face aux pathologies les plus courantes telles que l’insuffisance rénale, l’asthme, la tuberculose, la dépression nerveuse et l’hypertension artérielle. Les patients qui ont souvent recours à cette médecine souffrent de la prostate, de l’hypertension et du diabète de type 2. Il semble que pour le diabète de type 2, la myrtille est toute indiquée pour réduire le taux de sucre dans le sang. Quant à l’aubépine, elle est qualifiée de plante amie des hypertendus. Notre herboriste tient cependant à préciser qu’il ne livre jamais de plantes sans que le patient présente un certificat médical.
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6th September 2009 01:18 #3
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Dimanche 6 Septembre 2009 -- Comme chaque année, en cette période de jeûne, de nombreuses personnes notamment âgées, rencontrent des problèmes digestifs dus à l’absorption de plats variés contenant de la matière grasse et des épices tels que la chorba, lemtewem et autres plats bien de chez nous. Les personnes susceptibles de subir les méfaits de cette alimentation sont celles qui sont atteintes d’hypertension, de diabète et d’allergie. Pour y remédier, certains ont opté pour les soins naturels ou les remèdes de grand-mère. Une virée chez quelques boutiques spécialisées dans la vente de plantes médicinales et huiles thérapeutiques d’Alger nous a permis de constater, durant ce mois de ramadan, que l’affluence est conséquente. Plusieurs personnes défilent devant ces bacs aux couleurs vives et odeurs qui titillent les narines. «Chaque jour nous recevons beaucoup de clients qui viennent acheter ces types de plantes. La majorité d’entre eux souffre de troubles digestifs, notamment de problèmes du côlon, de l’estomac, de l’intestin….», nous révèle chikh Salah, le gérant de la maison des plantes médicinales et compléments alimentaires sise place du 1er-Mai, et d’ajouter : «Nous possédons diverses préparations à base de plantes qui traitent les différentes maladies ainsi que des plantes sèches sous forme de fleurs, de feuilles, de racines et de tiges. En effet, nous importons ces produits de France, car ils sont contrôlés par les services sanitaires au ministère français de la Santé».
Grouillant de monde, la petite boutique d’ammi Kader à Alger-Centre propose plusieurs préparations de plantes médicinales. «Chaque jour, nous recevons une trentaine de clients qui sont à la recherche de plantes médicinales et huiles curatives, de verveine, de poivre noir, de raisin, de carottes. La majorité d’entre eux souffrent de troubles digestifs», dit-il. Pour sa part ammi Ahmed, un retraité de 70 ans environ et hypertendu, estime que «certaines préparations de plantes sont efficaces pour diminuer la tension artérielle, à savoir des préparations de plantes dites aubépines. «Je suis hypertendu. Je me soigne depuis 9 ans et mon médecin m’a demandé de suivre un régime alimentaire pour perdre du poids. Donc, il m’a déconseillé de prendre des repas riches en matières grasses». Quant à Abdelkader, 63 ans, il souffre du problème de cholestérol. «J’entame un régime strict en ce mois de ramadan. Mon médecin m’a conseillé d’éviter les huiles végétales et tous les aliments renfermant trop de cholestérol comme le jaune d’œuf, le lait entier et ses dérivés comme les fromages, tous riches en graisses, et il m’a conseillé de manger de la viande maigre, du poisson et des fruits et légumes. Certaines personnes m’ont conseillé aussi de prendre du thé vert pour baisser le taux de cholestérol mais je vais essayer quand même… ».
Poudre de cumin pour les problèmes digestifs, fenugrec pour les diabétiques et ail pour les hypertendus
Un autre gérant d’une boutique de plantes médicinales croisé à Alger, tient à nous signaler que plusieurs plantes contiennent des substances utiles et des huiles essentielles favorisant le processus de guérison comme la menthe riche en huiles, le polyphénol qui améliore l’haleine et aide à mieux digérer, le thym qui est une huile essentielle contenant le thymol qui est un bactéricide en plus de la sauge qui est une plante de très grande aide pour l’appareil digestif puisqu’elle stimule la sécrétion biliaire et le basilic qui est réputé pour lutter contre les vers intestinaux ainsi que la carotte riche en bêta-carotène qui stimule le fonctionnement du foie. Pour sa part, chikh Salah, tient à nous signaler que plusieurs plantes médicinales sont bénéfiques pour le traitement de plusieurs maladies chroniques telles que le fenugrec appelé communément «halba» prise par les diabétiques. On conseille même aux gens de prendre de l’ail pour les hypertendus, ainsi que d’autres plantes médicinales comme par exemple l’artichaut qui est un régulateur du métabolisme et améliore le fonctionnement du foie et la régénération de ses cellules ainsi que le marronnier d’Inde qui est une plante utilisée pour le traitement de divers problèmes liés à des troubles de la circulation veineuse : lourdeur et enflure des jambes, varices et hémorroïdes. Pour ce qui est des problèmes digestifs rencontrés durant le mois de ramadan, «je conseille les personnes qui souffrent de ces troubles de prendre quelques remèdes comme le cumin, la cannelle, le poivre noir sous forme de poudre mais à de petites doses », préconise-t-il.







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