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  1. #1
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    L'impuissance en débat à Constantine


    Lundi 28 avril 2008 -- Les dysfonctionnements érectiles étaient au centre des débats des 3es journées nationales d’urologie, organisées samedi et dimanche derniers à Constantine sous l’égide de l’Association des urologues (Asur). Cette maladie «multifactorielle», qui touche plus de 150 millions d’hommes de par le monde — un chiffre appelé à atteindre les 320 millions à l’horizon de 2025 — est, en effet, l’une des pathologies présentant le plus de difficultés sur le plan thérapeutique.

    La prévalence très élevée de cette maladie, qui se définit par l’impuissance sexuelle, en a fait, durant ces dernières années, un thème central de débat. En Algérie, l’absence de statistiques fiables indiquant le taux d’incidence de cette maladie et le manque de sexologues compliquent davantage la prise en charge des patients à partir du moment où la dysfonction érectile constitue un «terrain à haut risque cardiovasculaire». Ainsi, la problématique de ce séminaire portant sur le traitement médical et la formation continue en urologie s’inscrit dans la perspective d’actualiser les connaissances des médecins algériens s’agissant des progrès réalisés dans ce domaine précis et bien d’autres thématiques liées à l’urologie et également aux problèmes uro-génitaux.

    Dans sa communication donnée à l’ouverture des travaux d’hier sous le thème «traitements de la dysfonction érectile», le Pr Kamel Ben-Naoum du CHU de Nîmes a passé en revue tous les facteurs ayant un lien de causalité avec l’impuissance sexuelle et également les modalités de prise en charge possibles actuellement. Et d’énumérer les limites d’adaptation à la «révolution pharmacologique» en matière de thérapie, lesquelles consistent notamment en les «freins médicaux», c’est-à-dire le manque de médecins formés dans ce sens.

    «Il est vrai qu’il existe aujourd’hui une multitude de médicaments efficaces, miraculeux même, mais ils ne doivent pas occulter l’importance de la prise en charge globale de la dysfonction érectile. La formation spécialisée des médecins demeure élémentaire surtout dans le diagnostic. L’identification des facteurs de la maladie est plus que décisive dans le processus de guérison puisque la dysfonction érectile est un marqueur important de la santé masculine globale. C’est dire qu’elle peut être un indicateur de plusieurs maladies qui existent chez le patient comme le diabète. Ainsi, on ne doit pas parler de traitement mais de projet thérapeutique en plusieurs étapes», dira-t-il.

    Il recommandera notamment aux médecins de faire dans le «coaching sexuel», autrement dit de définir une ligne thérapeutique qui fait bénéficier au patient un accompagnement adéquat dans sa vie de couple — un suivi psychologique si nécessaire — de manière à lui éviter les fausses croyances y afférentes, et ce, avant de procéder à toute indication médicamenteuse. Bref, la prise en charge doit, aux yeux du Pr Ben-Naoum, «tenir compte de l’appartenance ethnique et des traditions adoptées dans le milieu social du patient, de son contexte socio-économique et aussi de ses préférences sexuelles».

    Selon ses termes, «seule une collaboration transversale entre les différents soignants permet à un homme de récupérer ou de garder une érection». «L’adhésion de la partenaire, qui peut avoir des réponses objectives à ses souffrances lors de la prise en charge de son associé, est essentielle à ce titre» conclut-il.

    Il convient de noter que cette maladie touche dans la majorité des cas les hommes ayant plus de 40 ans. La moyenne d’âge de ceux qui souffrent de dysfonctionnements érectiles est de l’ordre de 57 ans. Environ 14 % ont moins de 40 ans alors que le tiers des malades sont des tabagiques. Cependant, ces dysfonctionnements, qui sont attribués à la fatigue et aussi au stress, ont un lien de causalité avec plusieurs facteurs physiologiques et psychiques.

    Mais le gros problème dans la prise en charge de cette pathologie est le frein à la consultation. Rares sont les hommes qui évoquent le sujet avec un médecin à cause de considérations d’ordre social notamment. «On ne meurt pas d’un trouble ou d’un arrêt de sa sexualité, ce qui permet à un patient ou un médecin de ne pas forcément en parler», souligne le Pr Ben-Naoum, mais la frustration qui en découle est un véritable drame…

  2. #2
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    Lundi 5 Mai 2008 -- Le syndicat national des pharmaciens a mis en garde, hier, contre des médicaments de contrefaçons qui sont commercialisés dans des points de ventes illégaux sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit en général de médicaments pour le traitement de l’insuffisance sexuelle, qui risquent d’avoir de graves conséquences sur la santé du consommateur.

    Le marché des médicaments en Algérie a connu dernièrement, selon M. Belaamri, chargé de l’Information au niveau du syndicat national des pharmaciens, un dangereux phénomène, à savoir la commercialisation illégale de médicaments de contrefaçon, dans des boites sans vignettes. Il s’agit essentiellement de médicaments destinés au traitement du disfonctionnement érectile qui sont vendus à des prix concurrentiels, sans aucun contrôle, constituant de grands risques pour la santé du consommateur.

    Dans ce cadre, ce responsable a lancé un appel d’urgence à toutes les autorités concernées, en premier lieu, les ministères de la Santé et de la Réforme Hospitalière, pour intervenir en urgence afin de mettre fin à ce phénomène qui se propage de manière inquiétante.

    Le représentant des pharmaciens a expliqué que l’Algérie n’est pas à l’abri, surtout si les autorités concernées n’agissent pas pour mettre fin à ce dangereux phénomène.

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