Jeudi 15 Mai 2008 -- Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a révélé la prochaine publication des textes de loi fixant les modalités de gestion des « écoles d’excellence », qui commenceront à accueillir les Bacheliers dès l’année prochaine.
Le ministre de l’Enseignement Supérieur a animé hier une conférence de presse, en marge de la publication des statuts des enseignants du secteur. Il a affirmé que son ministère a eu des structures lui permettant de lancer des classes préparatoires pour les Bacheliers, préparés aux niveaux des grandes écoles, où ils auront des enseignants pouvant assurer une formation de qualité pour cette élite scientifique.
Dans sa longue présentation des réformes appliquées actuellement dans le secteur de l’Enseignement Supérieur, il a expliqué que l’Université algérienne est appelée aujourd’hui à être en harmonie avec les transformations internationales. Il a ajouté que l’Algérie est le seul pays qui travaille toujours avec l’ancien système de l’enseignement, en parallèle avec le système LMD. On est passé de l’ancien au nouveau système d’enseignement pour les avantages de ce dernier, notamment en termes de Technologies de Communications. Le ministre a, par ailleurs, affirmé que les étudiants qui ont échoué dans l’ancien système ne seront pas admis dans le nouveau.
M. Hraoubia a démenti l’existence d’une initiative visant à privatiser les universités. Il a juste affirmé que le ministère a mis en place un cahier des charges, qui sera publié, dans 15 jours, dans le journal officiel, et qui fixera les modalités de création des établissements d’enseignement supérieur appartenant au secteur privé. Toutes ces mesures visent, ajoute Hraoubia, à se rapprocher de plus en plus des normes internationales.
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15th May 2008 03:04 #1
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Des écoles d’excellence pour les Bacheliers de 2009
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16th May 2008 20:03 #2
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Jeudi 15 mai 2008 -- Deux importantes décisions ont été prises, dernièrement, dans l'enseignement supérieur. Il s'agit de l'ouverture du secteur au privé et la mise en place obligatoire de l'enseignement préparatoire pour les nouveaux bacheliers désirant rejoindre les grandes écoles (loi du 27 février 2008). Lors de sa rencontre, hier, au siège du ministère de l'Enseignement supérieur avec les représentants des syndicats activant dans les universités et le syndicat des hospitalo-universitaires, le ministre a fait le point sur la stratégie de la réforme du secteur.
Répondant d'abord aux critiques faisant état d'un « échec » dans l'enseignement du nouveau système qui est le LMD (Licence Master Doctorat, Rachid Haraoubia a expliqué que son ministère a laissé les deux systèmes (ancien et nouveau) co-exister pour laisser le choix aux étudiants d'opter pour le système qui leur convient. Et de souligner que le système LMD, qui est une nécessité, est le mieux indiqué pour l'intégration de l'université dans le développement économique. « Les diplômés algériens ne peuvent faire exception par rapport à ce qui se passe dans les autres universités du monde », a indiqué le ministre.
La co-existence des deux systèmes, nouveau et ancien, précise Haraoubia, a été facilitée par les dispositions qu'a introduites la loi qui a créé des passerelles qui donnent des équivalences aux étudiants, en formation ou diplômés, la possibilité de passage de l'ancien au nouveau système. Selon le ministre, « le LMD est une nécessité si l'on veut que le diplômé algérien soit reconnu dans les autres universités. Ne pas instaurer ce diplôme équivaudrait à ne pas évoluer ».
Pour ce qui concerne les formateurs et le manque à pourvoir en matière d'enseignants, Rachid Haraoubia signale que « l'université ne manque pas de maîtres assistants mais seulement de professeurs spécialisés dans certaines matières ».
Pour la recherche scientifique, le plan quinquennal, qui s'étale de 2008 à 2012, devra, selon le ministre, définir le programme national de recherche autant qu'il devra « définir les priorisations, la mise en oeuvre des programmes, l'évaluation stratégique, le financement, etc. ». Haraoubia a estimé qu'à l'horizon 2012, ce sont 28.000 enseignants chercheurs qui seront impliqués dans la recherche alors que 45.000 chercheurs permanents sont concernés par l'exécution des programmes nationaux de recherche. Le but étant « d'accélérer l'intégration de la recherche universitaire dans le processus de développement socio-économique». 100 milliards de dinars sont alloués pour l'exécution du programme, a indiqué le ministre.
Au sujet de l'ouverture du secteur de l'enseignement supérieur au privé, le ministre, pour, dit-t-il, « dissiper toute forme d'interprétation ambiguë », a précisé, la loi stipule « qu'il ne peut, sous aucun motif, être procédé à la privatisation des établissements publics d'enseignement et de formation supérieurs ».
Et de souligner que l'investissement privé dans le secteur de l'enseignement supérieur est soumis à des conditions visant à assurer un maximum de garanties. Parmi «ces garanties» figurent le versement bancaire obligatoire d'un montant mis à la disposition du ministère de tutelle. Ce montant est destiné «à couvrir les salaires des enseignants et l'accès des étudiants à d'autres universités en cas d'échec du projet», a indiqué le ministre. «Le responsable du projet doit garantir un encadrement égal ou supérieur à celui assuré dans les universités publiques», a-t-il ajouté en précisant, qu'un cahier des charges, relatif à la création de telles structures, a été élaboré. «Le ministère n'a reçu, jusqu'à présent, aucune demande dans ce sens», a-t-il encore précisé.
Pour ce qui est de la mise en place de classes préparatoires pour l'accès de bacheliers aux grandes écoles qui se fera dans des structures de l'Education nationale (Lycées), le ministre a indiqué que cette opération débutera l'année prochaine. Les étudiants auront à rejoindre les grandes écoles à partir de la troisième année après un concours. Les horaires des cours varieront entre 12 et 14 heures par jour.
Pour le ministre, cela s'inscrit dans le cadre de « la promotion des pôles d'excellence et de la formation de l'élite ». Au sujet des enseignants algériens travaillant à l'étranger, le ministre a indiqué que s'ils désirent retourner au pays pour enseigner, ils ne perdront ni leur ancienneté ni leur poste acquis dans les universités étrangères.







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