Lundi 26 janvier 2009 -- Sur les 62 000 cas de cécité recensés en Algérie, 15 000 sont dus au glaucome. Celui-ci, qui apparaît à partir de 40 ans, n’a pas de symptômes apparents mais peut causer des dommages irréversibles au niveau du nerf optique. Le professeur Amar Aïlem a souligné l’impératif de consulter un ophtalmologue avant 40 ans pour faire mesurer la pression oculaire car, a-t-il précisé, la destruction du nerf optique est irrémédiable et provoque la cécité. Dans cet entretien, le professeur nous éclaire sur cette pathologie.
Le Jeune Indépendant : Pouvez-vous nous définir ce qu’est le glaucome
Pr Amar Aïlem : Avant d’expliquer ce qu’est le glaucome, je ferai d’abord un petit rappel anatomique. L’œil est un organe sphérique rempli d’un liquide : l’humeur aqueuse. Celle-ci est sécrétée en permanence par le corps ciliaire ; elle s’évacue (excrétion) normalement au niveau de l’angle entre l’iris et la cornée (angle irido-cornéen). Cet angle permet donc la régulation de la pression dans l’œil. Le glaucome est une augmentation de la pression intra-oculaire (hypertonie). Le glaucome est une maladie oculaire qui touche surtout les personnes de plus de 40 ans. Il est dû à une montée de la pression oculaire entraînant une atteinte du nerf optique (qui envoie les informations visuelles au cerveau) et du champ visuel (espace de vision). Il s’agit d’une maladie qui peut passer longtemps inaperçue car elle est le plus souvent non douloureuse et silencieuse. Cependant, en l’absence de traitement, elle peut rendre la personne aveugle. De nombreux traitements médicaux existent, sous forme de collyres essentiellement. En cas d’échec de ceux-ci, le recours à la chirurgie ou au laser est nécessaire. Le glaucome est contrôlable à condition d’être régulièrement suivi par un ophtalmologiste.
Peut-on connaître les différentes formes de glaucome ?
Il existe deux grandes formes de glaucome : le glaucome par fermeture de l’angle et le glaucome chronique (ou glaucome à angle ouvert), qui est la forme la plus fréquente.
Le glaucome à angle ouvert est lié à la fermeture progressive du filtre d’évacuation, le trabéculum. Le fait que ce phénomène soit progressif explique que le patient ne ressente pas l’augmentation lente de la pression oculaire. Il existe, par ailleurs, des glaucomes très rares survenant dès la naissance et appelés glaucomes congénitaux. Leur traitement est chirurgical. Un glaucome peut se déclencher à la suite d’une autre maladie de l’œil, à l’instar d’une inflammation ou d’un traumatisme. Le glaucome aigu est une maladie brutale qui associe douleur violente des yeux, œil dur et baisse de la vue. Il est dû à une fermeture spontanée de l’angle par lequel passe le liquide intra-oculaire (humeur aqueuse), cet angle étant obturé par l’iris. Cette fermeture explique pourquoi ce glaucome aigu est appelé glaucome par fermeture de l’angle.
Cette maladie est-elle réversible ?
Le glaucome à angle ouvert, ou plus exactement le glaucome le plus habituel, est responsable d’une atteinte définitive du nerf optique et du champ visuel. Le nerf optique correspond à une partie du cerveau qui lui transmet les images de notre environnement, et les lésions qui y surviennent ne peuvent pas régresser. Le glaucome n’est donc pas réversible. Le traitement a pour but d’arrêter la maladie sans pouvoir la faire régresser. Il existe cependant quelques cas d’excès de pression oculaire qui régressent spontanément en quelques mois. S’il y a un œil touché, l’autre ne tardera pas à l’être.
À quel âge peut-on diagnostiquer cette maladie et quels en sont les symptômes ?
Le glaucome chronique, plus fréquent, évolue très lentement. Les premières gênes visuelles ressenties par les patients ne surviennent que 10 ans environ après le début de la maladie. Le plus souvent, lorsqu’il est diagnostiqué tôt et bien traité, le glaucome n’évolue pas et la vision se stabilise. En l’absence de prise en charge, il aboutit parfois à la cécité complète, c’est-à-dire à la perte de toute vision. Heureusement, cette grave complication reste actuellement très rare. Le glaucome est une maladie oculaire fréquente et touche plus de 2 % de la population au-delà de 40 ans. Dans les pays développés, le glaucome est la première cause de cécité absolue. Les autres causes fréquentes de baisse de la vue sont la dégénérescence maculaire liée à l’âge ainsi que la cataracte. Ces deux dernières maladies n’ont rien à voir avec le glaucome mais peuvent exister chez des patients glaucomateux.
Un dernier mot professeur…
Il ne faut pas confondre entre la cataracte et le glaucome. Aussi il est conseillé de consulter son médecin spécialiste tous les deux ans environ, à partir de 40 ans, pour subir des examens préventifs. Prendre sa tension visuelle est un geste qu’il faut généraliser au même titre que la prise de la tension artérielle.
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26th January 2009 17:58 #1
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«Le glaucome est la première cause de cécité en Algérie»
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26th January 2009 18:03 #2
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Lundi 26 janvier 2009 -- Les grandes études prospectives épidémiologiques conduites ces dernières années ont joué un rôle essentiel pour donner à la pression intraoculaire (PIO) un rôle majeur dans le déterminisme du glaucome et dans la compréhension de cette maladie. Elles ont aussi confirmé l’intérêt thérapeutique qu’il y avait à abaisser la PIO. Le glaucome se caractérise par une PIO supérieure à 24 mm Hg qui finit par altérer le nerf optique (destruction des fibres optiques) et peut aboutir à la cécité totale et irréversible, en dehors d’une prise en charge. Il apparaît volontiers après 40 ans et sa fréquence augmente avec l’âge. De nombreux facteurs de risque ont été mis en évidence : l’âge, la composante héréditaire, le diabète, la myopie… Un malade glaucomateux sur deux est méconnu, car le glaucome est une maladie silencieuse, insidieuse, lente, progressive, mais irréversible qui, en l’absence de traitement, aboutit à la cécité.
Le dépistage doit être systématique chez la population à risque. Il se fait par la mesure de la pression intraoculaire (PIO) chez toute personne, au-delà de 45 ans (âge habituel de la presbytie). On comptabilise 60 millions de glaucomateux dans le monde dont 6 millions sont aveugles. Une prise en charge adéquate permet de stabiliser la maladie et de ralentir fortement la progression du glaucome. Cela aboutit à un bénéfice certain sur le plan socioéconomique, en réduisant les handicaps visuels. Il est indispensable de prévenir la maladie (dépistage des cas précocement) et d’établir une évaluation précise de ses stades évolutifs, afin de proposer une prise en charge adaptée à chaque patient.
Abaisser la pression intraoculaire (PIO) représente l’élément essentiel du traitement. De même, il a été prouvé que le risque d’évolution vers une aggravation du glaucome est estimée à 10 % pour une PIO >24 mm Hg et à 35 % pour une PIO>30 mm Hg (le risque est augmenté de plus de 3 fois). Une grande étude prospective a démontré, en comparant deux séries de patients glaucomateux l’une traitée et l’autre pas, que le risque d’aggravation du glaucome est 3 fois supérieur dans le groupe sans traitement (rôle primordial du traitement). Toutes les études récentes ont démontré que la pression intraoculaire joue un rôle majeur, indéniablement néfaste, dans l’émergence et l’aggravation du glaucome. Le fait de la diminuer protégera le nerf optique (pression cible à obtenir pour chaque patient par le traitement). Cela doit être le but des médecins et l’objectif à atteindre afin de réduire le risque potentiel de cette maladie.
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26th January 2009 18:07 #3
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Lundi 26 janvier 2009 -- Le glaucome congénital, première cause de cécité chez l’enfant en Algérie, est une maladie liée à une malformation oculaire responsable d’une pression trop forte à l’intérieur de l’œil. Celle-ci a pour conséquence le grossissement du globe oculaire (buphtalmie), l’opacification de la cornée, la compression du nerf optique et l’évolution très rapide vers la cécité, signalent des spécialistes en ophtalmologie pédiatrique. Chez les enfants atteints de cette affection, l’humeur aqueuse est secrétée normalement mais son excrétion, c’est-à-dire son élimination, ne se fait pas comme il se doit. Ce qui est à l’origine d’une hyperpression et de ses répercussions sur le globe oculaire en entier (allongement), la cornée (opacification) et le nerf optique (atrophie donc cécité à long terme).
Le glaucome congénital est une maladie génétique favorisée par le mariage consanguin, ce qui fait qu’elle est plus fréquente dans notre pays. Selon des spécialistes en ophtalmologie pédiatrique, les chiffres concernant la fréquence de cette affection sur le territoire national n’existent pas. Même si au niveau de l’hôpital Mustapha, 30 à 40 enfants atteints de cette pathologie sont hospitalisés chaque année, ceci ne reflète en aucun cas la fréquence de cette affection car plusieurs autres hôpitaux prennent en charge ce type de pathologie. Le dépistage se fait généralement avant 1 an (dans 75 % des cas). Il y a des enfants qui naissent avec une cornée opacifiée ou blanche et là, le diagnostic est fait d’emblée. Le glaucome est d’abord suspecté chez tout enfant ayant de grands yeux brillants. Il existe d’autres symptômes qui peuvent alerter les parents, essentiellement le larmoiement clair et la photophobie, ou crainte de la lumière. Il faut savoir que le quart des enfants de l’école des aveugles sont des glaucomateux.
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22nd February 2009 03:01 #4
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Amel Bouakba :
Dimanche 22 Février 2009 -- Les travaux du 5e Forum des omnipraticiens ont pris fin jeudi dernier à la faculté de Bouzaréah. Les ateliers organisés le dernier jour ont été consacrés à différentes pathologies notamment celles liées à l’ophtalmologie. Deux pathologies, responsables de cécité, le glaucome et la cataracte, ont été abordées par les spécialistes dans le domaine, à savoir Amar Ailem et Slimane Mohabeddine. Evoquant le glaucome, le professeur Amar Ailem, chef de service ophtalmologie au CHU Mustapha, dira que le dépistage est la meilleure façon de traiter cette pathologie. Il relèvera que 50% des patients consultent tard, soit après avoir détruit la moitié de leur capital de fibre optique. Ce qui augmente le nombre de personnes atteintes de cécité. En fait, dira-t-il, «sur les 62 000 aveugles, 12 000 le sont à cause du glaucome, d’où l’importance de dépister à temps cette maladie grave de la vision, entraînant une destruction lente et irréversible du nerf optique.» S’agissant de la cataracte, le docteur Slimane Mohabeddine, de la clinique Diar Saada, évoquera les avancées en matière de traitement de cette pathologie. L’Algérie est l’un des rares pays à avoir éradiqué la cataracte, qui était, rappelle-t-il, la première cause de cécité. Des avancées appréciables ont été réalisées pour traiter la cataracte, dont la phacoémulsification, une technique de chirurgie moderne largement pratiquée, qui consiste à traiter chirurgicalement les cataractes, opacifications brutales ou progressives du cristallin. Après une incision dans la cornée de quelque 2 mm, le cristallin est fragmenté grâce à un appareil à ultrasons puis aspiré et remplacé par un implant. Le taux de succès de cette technique qui permet une récupération visuelle rapide atteint 99%. Le centre de Diar Saada est l’un des pionniers dans le domaine de la phacoémuslification en Algérie. Il faut savoir que le coût de cette technique moderne varie, selon les centres et les cas, de 78 000 à 200 000 dinars. Le docteur Slimane Mohabeddine avertit sur l’évolution des maladies des yeux et insiste sur l’importance du dépistage précoce. Actuellement, dit-il, de plus en plus de personnes s’adressent directement à l’opticien pour l’acquisition de lunettes sans passer par l’ophtalmologue, ce qui est dangereux et peut aggraver les affections oculaires. En marge du forum, plusieurs entreprises ont exposé leurs produits, à l’image de Etumax, spécialisé dans les produits de phytothérapie. Préconisant le retour à la nature, le docteur Meziane, directrice régionale de cette entreprise canadienne, a indiqué que le retour aux produits de phytothérapie est de plus en plus en vogue dans le monde et en Algérie. Une gamme de produits à base de miel et de plantes pour différentes pathologies a été présentée à cette occasion, suscitant l’intérêt d’un grand nombre de visiteurs.
L’immunothérapie sera introduite en Algérie
L’immunothérapie est une méthode de traitement destinée à modifier les moyens de défense naturels de l’organisme, soit par injection de sérum ou d’immunoglobuline qui apporte les anticorps spécifiques (immunothérapie passive), soit par la vaccinothérapie qui suscite la production de ces anticorps (immunothérapie active). Dans le traitement contre le cancer, elle a pour but de venir en aide à l’organisme ou plus exactement au système immunitaire pour non seulement combattre la maladie mais aussi pour protéger le corps contre certains effets secondaires provoqués par les traitements. Les anticorps monoclonaux sont actuellement utilisés dans le traitement de certains cancers : cancer du sein, lymphomes. L’une des sommités mondiales dans le domaine, le directeur de la fondation internationale de recherche Hasumi, du Japon, M. Minoru Komura, a pris part au 5e Forum de l’omnipraticien. Il a révélé cette nouvelle technique dans le traitement du cancer. Utilisée au Japon, en 2008, sur 22 patients cancéreux, elle a permis de guérir définitivement trois d’entre eux et de réduire pour 11 autres de 60% l’évolution de la maladie. D’après ce spécialiste, cette technique peut être utilisée en parallèle avec la chimiothérapie ainsi que sur des patients cancéreux traités à la radiothérapie mais qui récidivent après 3 ans. Une formation de six mois destinée aux oncologues algériens est prévue en vue d’introduire cette technique en Algérie.
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5th April 2009 00:59 #5
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Dimanche 5 Avril 2009 -- M. Amar Ailam, président de l’Association algérienne d’ophtalmologie, a déclaré hier à Alger que 2 habitants sur 1 000 sont atteints de cécité en Algérie. À l’occasion des 5es journées d’ophtalmologie de l’Hôpital central de l’armée, le professeur Ailam a affirmé que «le glaucome vient en deuxième position en Algérie et dans le monde des maladies causant la cécité après celle de la cataracte».
Il existe deux types de glaucome qui causent la cécité chez plus de 66 millions de personnes dans le monde, dont la moitié souffre du premier type de cette maladie appelée le glaucome à angle ouvert dans les pays européens, africains et américains, alors que la deuxième partie qui souffre du glaucome à angle fermé est répandue en Asie. Concernant l’Algérie, le professeur Ailam, chef de service au centre hospitalo-universitaire (CHU) Mustapha, a souligné que le glaucome à angle ouvert est le plus répandu avec 90 % du total des personnes souffrant de glaucome. Cette maladie cause l’hypertension oculaire chez les personnes de plus de 40 ans sans présenter de symptômes précis, a précisé le spécialiste. Le professeur Ailam préconise d’assurer l’équilibre de la tension oculaire, soit par la prise de collyres, l’utilisation du laser ou le recours à la chirurgie, qui contribuent tous les trois à éviter que cette maladie mène à la cécité. Le spécialiste a estimé que grâce aux progrès de la science, notamment par l’enregistrement de nouvelles molécules, lasers et techniques chirurgicales, les spécialistes algériens, à l’instar de leurs confrères dans le monde, ont adopté ces techniques pour mettre un terme à cette maladie handicapante. «Le taux de propagation de cette maladie en Algérie avoisine celui des pays développés», a souligné M. Ailam, ajoutant que la différence entre les deux taux s’explique par «les mariages consanguins».
À la naissance, les fibres optiques s’élèvent à un million de fibres, a précisé le spécialiste soulignant qu’une fibre meurt toutes les 90 minutes, alors que chez la personne atteinte de glaucome, c’est toutes les 9 minutes. La maladie se manifeste par l’atteinte du champ visuel et le malade ne peut s’en rendre compte qu’après l’apparition de troubles dans l’oeil suite à la destruction de 40 pc des fibres optiques (entre 400 000 et 500 000), et dans ce cas, le renouvellement ou l’opération chirurgicale sont inutiles. Le spécialiste a déploré l’ignorance des gens de cette maladie et le fait de ne pas faire la distinction entre le glaucome et la cataracte qui provoque également la cécité mais, a-t-il ajouté, «la deuxième maladie est réparable et la personne atteinte peut retrouver la vue, tandis que si la personne perd la vue suite à un glaucome, elle sera handicapée le restant de sa vie». Les spécialistes ont appelé les participants à cette rencontre au dépistage précoce de la maladie pour toutes les personnes ayant atteint 40 ans, d’éviter de porter des lunettes sans consulter l’ophtalmologiste et de se faire ausculter les nerfs optiques.
Ils ont préconisé par ailleurs de sensibiliser les gens à cette maladie à travers notamment les médias, à l’instar des autres maladies tels que le diabète et l’hypertension artérielle. Les études effectuées par le ministère de la Santé durant les dernières années ont montré les taux d’atteinte par le glaucome parmi la population, mais les études restent très limitées puisque 60 % ignorent qu’ils sont atteints de cette maladie. Pour faire face à ce défi, les spécialistes ont appelé à la conjugaison des efforts des associations scientifiques pour faire connaître cette maladie qu’ils qualifient de silencieuse et pour une meilleure prise en charge. De son côté, le Dr Hartani Dahbia, chef de service au CHU Mustapha, a affirmé que l’Algérie «a franchi de grands pas» en ophtalmologie, grâce aux équipes de jeunes médecins et des équipements mis en place par l’Etat, ajoutant que «ce développement à permis la prise en charge des malades et la réduction des transferts à l’étranger». Par ailleurs, le professeur Antar Mustapha, directeur de l’Hôpital central de l’armée, a souligné la nécessité pour cet hôpital de tenir des rencontres scientifiques pour traiter des thèmes de la formation, la chirurgie et les soins.
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18th July 2009 01:05 #6
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Samedi 18 Juillet 2009 -- Les résultats de l'enquête de dé-pistage des pathologies cécitantes lancée en mars de l'année dernière à l'échelle nationale par les 48 directions de la santé et de la populations (DSP) du pays viennent de tomber. L'objectif général de cette enquête a été de déterminer la prévalence oculaire cécitante (cataracte, DMLA, glaucome, rétinopathie diabétique, trachome, causes cornéennes). Les résultats de cette enquête viennent tout juste d'être rendus publics après avoir fait l'objet d'une réunion en fin du mois de juin dernier à Alger, sous l'égide des services du ministère de la Santé et en présence de représentants des DSP et d'ophtalmologistes. Principale révélation de l'enquête, notamment en ce qui concerne la pathologie du glaucome: une disparité entre la prévalence du glaucome connu et la prévalence du glaucome dépisté.
En termes plus simples, selon les explications des cadres de la DSP ayant pris part à l'enquête, l'étude a confirmé que beaucoup de gens sont atteints du glaucome sans même le savoir. Ainsi, et selon les résultats de cette enquête, la prévalence du glaucome connu est de 1,3%, alors que celle du glaucome dépisté (grâce à l'enquête) est de 3,3%. Autre fait marquant les résultats de cette étude, la prévalence glaucome aussi bien connu que dépisté a tendance à augmenter avec l'âge. Ceci amène les services de santé à recommander fortement pour les personnes âgées de 40 ans et plus, le recours au dépistage au moins une fois par an par une prise de tension oculaire. Selon les mêmes sources, il s'agit de la première enquête dans le domaine qui permet à l'Algérie de disposer enfin de sa propre base de données relative aux pathologies cécitantes. Les données collectées serviront dans l'élaboration d'une stratégie de prise en charge sous forme d'un programme national de lutte contre la cécité, avec comme enjeu, réduire, grâce à la prévention, la facture relative à la prise en charge médicale de ces pathologies.
À Oran, l'étude a révélé que la prévalence globale du glaucome est de 5,8%, alors que celles du DMLA et du cataracte, elles sont respectivement de 3,7% et 20,44%. Quant à la rétinopathie diabétique, les causes cornéennes et le trachome, leurs prévalences sont de 4,6%, 1,4% et 07%. À noter aussi que pour le cas de la wilaya d'Oran, selon la DSP, l'enquête qui a ciblé les personnes âgées de 40 ans et plus, a touché quelque 807 ménages répartis sur 22 districts, dont 14 à Oran, 4 à Es-Sénia, 3 à Arzew et 1 à Aïn El-Turck. Sur les 1.078 personnes recensées qui ont été convoquées pour l'objet du dépistage, 1.024 ont répondu à l'appel, soit un taux d'adhésion de 93,4%. L'enquête qui a bénéficié selon la même source d'une enveloppe de 5 milliards de centimes a permis la création de cinq nouvelles consultations d'ophtalmologie en plus de l'équipement en matériels des consultations déjà existantes. Elle a aussi mobilisé un coordinateur, deux superviseurs, douze ophtalmologistes et quelque vingt enquêteurs pour lesquels une dizaine de points de consultation ont été consacrés. A noter enfin que la DSP d'Oran a lancé un nouveau programme visant l'amélioration du dépistage et de la prise en charge de l'enfant malvoyant en milieu éducatif.







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