June 12, 2009 -- Morocco detected its first case of H1N1 swine flu in Morocco on Thursday (June 11th), local and international press reported. According to the Health Ministry, an 18-year-old student in Montreal arrived Wednesday in Casablanca and then boarded a Royal Air Maroc flight to Fez. The current condition of the girl is stable. Morocco in late April launched preventive measures against a potential influenza outbreak, including the placement of fever detectors at international airports.
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12th June 2009 21:07 #71
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13th June 2009 02:00 #72
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Samedi 13 Juin 2009 -- Un premier cas avéré de grippe porcine A (H1N1) vient d’être détecté au Maghreb. C’est au Maroc qu’il a été enregistré, jeudi dernier. La pandémie est à nos portes et les autorités sanitaires se mobilisent. Dans un communiqué rendu public, jeudi, le ministère de la Santé annonce, parallèlement à la décision de l’OMS, de relever le niveau d’alerte à la phase 6, de renforcer les mesures sanitaires aux frontières – aéroports, ports et frontières terrestres. Comment cela se traduit-il sur le terrain ? A-t-on réuni tous les moyens qui permettent de faire face à d’éventuels risques et d’intervenir à temps pour éviter une propagation de la maladie dans le pays ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes déplacés à l’aéroport international Houari Boumediène. Des médecins nous ont accompagnés à l’intérieur de l’infrastructure pour nous expliquer les différentes étapes du contrôle des passagers. Hier, vendredi 12 juin. Il était environ 13h quand nous sommes arrivés à l’aéroport. Il y a beaucoup de monde. Des milliers de passagers quittent l’infrastructure aéroportuaire et d’autres avions atterrissent encore sur le tarmac de l’aéroport pour y débarquer d’autres voyageurs. Les médecins chargés du contrôle sanitaire ont du pain sur la planche. Yagoub El Hadi, Aouchiche Abdenour, Sedoud Nabila, Titouni Aïcha et Baïleche Ismahane, tous des médecins qui assurent, ce vendredi, le contrôle au niveau du hall n°1, doivent être vigilants. Leur mission n’est pas du tout une sinécure, vu le nombre de passagers qui arrivent en provenance des différentes capitales européennes. « Ce matin, 2 avions sont arrivés avec près de 500 passagers chacun. Cela demande des efforts supplémentaires pour contrôler tout le monde », a expliqué Yagoub El Hadi.
Contrôle à l’œil nu
Le premier constat est que le dispositif sanitaire mis en place, au début du mois de mai dernier, n’a pas été modifié. Le personnel médical mobilisé au niveau de l’aéroport travaille sous forme de 4 brigades qui assurent le contrôle H24. « Nous avons affecté une brigade pour chaque hall (il y a deux halls). Les 4 brigades en question se relayent pour assurer un contrôle quotidien », a affirmé Bellahsene Samir, responsable du service du contrôle sanitaire au niveau de l’aéroport. Les médecins sont munis du même matériel que celui acquis dès le lancement de l’alerte à la grippe porcine par l’OMS : blouses jetables, bavettes, masques et test auriculaire. Un matériel qu’on n’utilise qu’en cas de détection d’un cas suspect de grippe A (H1N1). « Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons enregistré aucun cas », a rassuré le docteur Bellahsene Samir. Toutefois, le service sanitaire a examiné, depuis le mois de mai dernier, plus d’une dizaine de personnes, dont un Mexicain – le Mexique est le pays où cette maladie a été signalée pour la première fois. « Les tests subis par ces personnes se sont avérés négatifs », a déclaré le même responsable. Mais est-il possible d’éviter des risques en se contentant seulement d’un contrôle visuel ? Pourquoi n’a-t-on pas acquis des caméras thermiques ? Selon les responsables du service du contrôle sanitaire, une demande pour l’acquisition de ce matériel a été faite aux autorités. « C’est à eux de juger s’il faut acheter ce matériel », souligne le Dr Bellahsene Samir. « Ces caméras sont utiles, mais pas indispensables. Elles permettent juste de détecter les personnes atteintes d’une fièvre », a précisé pour sa part le docteur Seraf Mahfoud, responsable au même service.
Pas suffisamment de masques à Air Algérie
En l’absence d’un tel équipement utile, les médecins sont contraints à travailler avec les moyens de bord. « Nous procédons à un contrôle minutieux », a soutenu Sedoud Nabila. Le travail de contrôle se fait en plusieurs étapes. L’arrivée d’un avion d’Air Algérie en provenance de Paris était une occasion pour les médecins de nous expliquer ces différentes étapes. La première phase de contrôle se déroule avant le débarquement des passagers. Muni de prospectus de sensibilisation, un médecin se met devant la porte d’accès de l’appareil. « Tout en distribuant le document, le médecin scrute les voyageurs. S’il voit une personne malade, il l’invite gentiment à un contrôle sanitaire », explique Yagoub El Hadi. Deux autres opérations sont effectuées avant d’arriver au service de la police des frontières (PAF). L’équipage de l’avion effectue, lui aussi, ce genre d’opération avant même l’atterrissage. « Si nous constatons des signes de maladie chez un passager, on intervient directement ; on l’isole en lui mettant une bavette. Puis on le signale au service de contrôle sanitaire avant même l’atterrissage de l’avion », dira Bouarrouma Mustapha, chef de cabine principale de l’avion en question. Là aussi, on relève une défaillance. Les avions de la compagnie nationale ne disposent pas suffisamment de masques pour sécuriser tous les passagers. « On devrait penser à cela », lance un commandant de bord. En dépit de ces insuffisances, le service de contrôle sanitaire de l’aéroport et les services de contrôle de la PAF tentent d’assurer une meilleure sécurité. « Nous travaillons ensemble. Même les services de la PAF essayent de nous aider dans l’accomplissement de notre tâche », a souligné Titouni Aïcha.
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13th June 2009 02:10 #73
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Samedi 13 Juin 2009 -- La thèse développée au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon laquelle les pays ayant connu une activité importante du virus A (H1N1) devaient s'attendre à une deuxième vague d'infection, se confirme. En effet, l'Organisation mondiale a décidé de passer au degré d'alerte maximale pour faire face à ce qui est appelée dorénavant la pandémie du 21ème siècle. L'Organisation mondiale prévoit également la propagation de la grippe porcine dans les pays de l'hémisphère sud en raison de la saison hivernale. En Afrique, si les premiers cas ont été enregistrés en Afrique du Sud et que dans les autres régions du continent, cette pathologie n'a pas fait de grands dégâts chez les humains, il n'en demeure pas moins que des pays appartenant à des régions jusque-là épargnées comme le Maghreb et où, pourtant, des dispositifs de prévention ont été mis en place, un premier cas vient d'être diagnostiqué jeudi au Maroc. Il s'agit, selon les propos du ministre marocain de la Santé tenus hier lors d'une conférence de presse, d'une jeune étudiante de 18 ans arrivée à Casablanca mercredi du Canada et qui a continué son voyage jusqu'à Fès sur un vol intérieur.
L'autre pays d'Afrique du Nord est l'Egypte, où les responsables sanitaires de ce pays ont annoncé jeudi 2 nouveaux cas de grippe porcine au Caire. Il s'agit de l'épouse d'un ressortissant colombien déjà atteint et un bébé de 18 mois arrivant des Etats-Unis et résidant dans une banlieue chic de la capitale égyptienne. Ces deux nouveaux cas portent à 12 le nombre de malades recensés sur le sol égyptien. Ailleurs, la vigilance et le suivi des dispositifs de prévention semblent être de mise comme c'est le cas en Algérie, où le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a annoncé jeudi le renforcement des mesures sanitaires concernant la pandémie de grippe porcine A/H1N1, après que le niveau d'alerte eut été relevé à la phase six (6) par l'Organisation mondiale de la santé. Au département ministériel de Said Barkat, on estime que l'objectif de ces mesures sanitaires est de «limiter les risques d'importation du nouveau virus en Algérie, détecter le plus précocement possible l'arrivée sur le territoire des premiers cas d'infection humaine pour mettre en place les premières mesures et stopper ou ralentir la transmission locale». Sur le terrain, il a été décrété la mobilisation totale de l'ensemble des services de contrôle sanitaire aux frontières ainsi que des hôpitaux de référence. Depuis l'annonce de cette épidémie vers la fin du mois de mars dernier, les mesures prises ont porté sur le renforcement des mesures de surveillance avec mise en oeuvre notamment d'enquêtes épidémiologiques par les services concernés du ministère, afin d'identifier la chaîne de transmission et de prendre les mesures de contrôle les plus adaptées, à savoir celles de prophylaxie et d'isolement ainsi que sur la prise en charge médicale de chaque cas au niveau de la structure de santé de référence de proximité. Le communiqué du ministère de la Santé précise, en outre, que jusqu'à ce jour, «aucun cas n'a été signalé et que la population sera tenue informée de l'évolution de la situation en toute transparence».
L'OMS, qui fait de cette épidémie son cheval de bataille, annonce par ailleurs que le virus de grippe porcine, qui a fait depuis son apparition fin mars 28.000 malades dans le monde, a particulièrement affecté les Etats-Unis (13.217 cas), le Mexique (5.717), le Canada (2.446 cas), l'Australie (1.224), le Chili (1.694 cas) ou encore le Royaume-Uni (666 cas) parmi les 74 pays touchés. Sur les perspectives, l'OMS, par la voie de sa directrice Margaret Chan, affirme «le virus ne peut pas être arrêté. Nous avons des preuves indiscutables que nous sommes aux premiers jours d'une pandémie globale du virus H1N1. Et de souligner toutefois que «cette pandémie était modérée». Réagissant, un diplomate égyptien, dont le pays est confronté aux risques de la grippe qui l'ont amené à opter pour la solution extrême à savoir l'abattage de tout le cheptel porcin, une mesure qui a engendré des manifestations et des violences à travers le pays, a estimé que «le message de l'OMS relatif au passage au degré 6 est important. Cependant, nous sommes des pays différents, avec des situations différentes et par conséquent, il n'y a pas une prescription unique pour faire face à la pandémie». De son côté, le numéro 2 de l'OMS, le Dr Keiji Fukuda, a indiqué que «le virus de la grippe porcine va circuler dans le monde entier pendant un à deux ans et contaminer des gens sur un mode pandémique». Pour lui, la décision de passer au degré d'alerte maximale a été prise par la situation qui prévaut en Australie ou une transmission locale a été observée dans l'Etat de Victoria. Ce retour est également enregistré au Chili où le nombre de malades a plus que triplé en 2 jours, atteignant désormais 1 694 personnes. Parallèlement, l'OMS a demandé jeudi aux laboratoires pharmaceutiques de «s'atteler rapidement à la production de vaccin contre le virus A(H1N1) de la grippe porcine, dès qu'ils terminent la production de vaccin contre la grippe saisonnière». Selon l'OMS, ces laboratoires sont prêts à démarrer la production à plein régime de vaccin pandémique et dont certains ont déjà commencé. Enfin, l'OMS rappelle qu'au 20ème siècle, il a été observé 3 pandémies dont la plus célèbre fut celle vécue entre 1918 et 1919 et qui portait le nom de grippe espagnole et qui a fait un milliard de malades dont 40 millions de morts.
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13th June 2009 02:15 #74
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Samedi 13 Juin 2009 -- Une décision qui renseigne, on ne peut mieux, que le virus A(H1N1) est passé au stade de pandémie. Selon le système de niveaux d’alerte propre à l’OMS, la phase 6 est le degré maximal d’alerte et signifie que la pandémie est officiellement déclarée. En effet, dans une déclaration adressée à ses Etats membres, l’OMS a annoncé avoir pris la décision de relever son niveau d’alerte de la phase 5 à la phase 6, après une réunion d’urgence de ses experts. Ce passage au niveau 6, qui était attendu, confirme que l’épidémie de grippe A(H1N1), partie du Mexique et des Etats-Unis, s’est transformée en pandémie mondiale. Et, il s’agit bel et bien de la première pandémie mondiale du XXIe siècle. Avant-hier, un premier cas a été détecté enregistré, au Maroc, chez une jeune fille arrivée de la veille du Canada. N’ayant pas détecté à l’aéroport de Casablanca ce cas, il est des plus plausibles que les passagers du vol Montréal-Casablanca qu’a pris cette jeune fille risquent une contamination, dans la mesure qu’il s’agit d’un virus très volatile. Ce qui peut induire à une contamination de la population du royaume chérifien. Une situation que ne peut laisser indifférents les pouvoirs publics algériens, notamment le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH). Dans ce cadre, suite à tous ces développements de la situation sanitaire, le MSPRH a décidé de renforcer les mesures sanitaires qu’il a déjà prises au début de l’apparition de ce virus, même si, à ce jour, aucun cas n’a été signalé sur le territoire national. Ce nouveau dispositif de sécurité sanitaire entérinée par le département de M. Barkat est dicté par la situation plus qu’alarmante qui prévaut dans les autres pays, notamment après le premier cas détecté au Maroc. Du moment que le flux d’Algériens se rendant au Maroc est important, surtout durant la période estivale, il est nécessaire de renforcer les dispositions qui ont été arrêtées afin de faire face à toute situation, entre autres, limiter les risques d’importation de ce virus en Algérie, détecter le plus rapidement possible l’arrivée dans notre pays des premiers cas d’infection humaine pour mettre en place les premières mesures et stopper ou atténuer la transmission locale. Aussi, tous les services de contrôle sanitaires aux frontières (ports, aéroports et voies terrestres) ont été mis en alerte pour identifier tout cas suspect. Toutefois, l’Algérie a-t-elle les moyens pharmaceutiques pour faire face à une éventuelle contamination par ce virus ? Lors d’une intervention du Premier ministre, M. Ouyahia, devant les députés, ce dernier a tenu à rassurer que l’Algérie dispose des moyens pour parer à une telle éventualité. En effet, il y a lieu de rappeler qu’en 2006, le MSPRH a acquis 7 millions de doses de Tamiflu (un antiviral prescrit contre la grippe aviaire ou porcine). Aussi, durant la même année, Saïdal a signé un accord avec un firme indienne, après l’approbation du laboratoire Hoffman La Roche, qui autorise le groupe pharmaceutique algérien à produire localement cet antiviral. Le Saiflu (le Tamiflu algérien) est fabriqué par Biotic, filiale du Groupe Saïdal. Ainsi, l’Algérie est le premier pays africain autorisé à fabriquer ce médicament en plus des 11 pays en Asie et en Amérique Latine. Par ailleurs, il y a lieu de noter que les 7 millions de doses de Tamiflu déjà acquises peuvent couvrir 25% des besoins de la population. C’est dire qu’avec la production du Saiflu, une couverture sanitaire totale y est assurée. En outre, en cas d’une pandémie, toute les doses du Saiflu seront remises aux autorités sanitaires qui les distribueront gratuitement aux personnes atteintes par la grippe porcine. En somme, même si le secteur sanitaire est en état d’alerte, il n’en demeure pas moins que l’Algérie est parée à toute menace pandémique concernant le virus A(H1N1).
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13th June 2009 15:38 #75
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Samedi 13 Juin 2009 -- Un deuxième cas de grippe A(H1N1) au Maroc a été signalé chez un jeune Marocain de 29 ans, revenu du Canada dans le même avion que la jeune fille diagnostiquée jeudi comme étant le premier cas signalé au Maroc, précise le communiqué. "Ce deuxième cas a été découvert dans le cadre du suivi sanitaire à Fès (200 km à l'est de Rabat) pour une durée de 8 à 10 jours. Selon un communiqué des autorités sanitaires, l'état de santé de la jeune fille, âgé de 18 ans, évolue favorablement.
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14th June 2009 01:28 #76
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Djamel Zerrouk :
Dimanche 14 Juin 2009 -- Après un silence qui aura duré quelques semaines, les tabloïds de la presse internationale reviennent sur la grippe porcine, et, encore une fois, le verbe n’est guère mesuré. En effet, si le ton est toujours alarmiste, d’autant plus que l’Organisation mondiale de la santé vient de promettre une pandémie aux dégâts sans précédent dans l’histoire de l’humanité, il n’en demeure pas moins que cette fois, c’est le monde arabe et musulman qui est sous les feux des médias. Le Mexique où le virus s’était propagé à la vitesse de la lumière en avril 2009 n’est plus évoqué avec la même ardeur. Idem pour les Etats-Unis où le nombre de porteurs de virus et les trois morts enregistrés officiellement ont fait de l’Amérique un pays infréquentable, notamment par les touristes. Selon les médias occidentaux, il faudrait s’attendre à ce que le virus prenne des proportions «incalculables» à partir du «centre du monde musulman», à savoir l’Arabie saoudite, plus précisément La Mecque, le premier lieu saint de l’islam.
En effet, c’est à partir d’Helsinki, capitale de la Finlande, où une information selon laquelle le virus de la grippe porcine se développera à grande échelle lors du prochain hadj, qu’un congrès médical avait évoqué un tel scénario. «Imaginez, vous avez un virus qui commence à se transmettre à travers le monde, vous rassemblez des gens de tous les pays, vous les mettez ensemble pendant deux semaines et vous renvoyez tout le monde à la maison», a soutenu Albert Osterhaus, un virologue de l’université de Rotterdam. «S’il y a un mécanisme par lequel vous voulez qu’un virus se répande, c’est celui-là», a-t-il affirmé lors d’un congrès médical organisé à Helsinki, la capitale finlandaise.
Depuis, le nom de La Mecque, le lieu le plus sacré de la planète pour plus d’un milliard et demi de musulmans, et ce depuis que la Kaâba a été érigée il y a plus de 3 000 ans par le Prophète Ibrahim (QSSSL), est repris avec insistance par la presse internationale, tous moyens confondus. Les chaînes de télévision se sont fait l’écho de ce virologue hollandais. Sans qu’une étude préalable ne soit faite par des spécialistes musulmans, des pays arabes tels que l’Egypte, par la voix de son ministre de la Santé, n’ont pas caché eux non plus leurs inquiétudes allant jusqu’à proposer le report sine die du prochain pèlerinage. À la faveur de nouveaux cas recensés récemment par le Maroc, la presse de ce pays voisin s’est mise également de la partie, proposant de surseoir à l’organisation du pèlerinage à La Mecque.
Toutefois, quelques voix tentent tant bien que mal de battre en brèche ce discours alarmiste, inconnu dans les mœurs de la religion islamique et qualifié de «velléité d’empêcher les musulmans d’accomplir un des piliers de l’islam» se font entendre dans les milieux des oulémas. En premier lieu, Abdelaziz Ibn Abdallah Al Cheikh, mufti d’Arabie saoudite, qui a vivement critiqué «ceux qui ont osé proposer le report du hadj». «Pourquoi ceux qui appellent à reporter le hadj et la omra ne demandent-ils pas également l’arrêt des voyages vers l’Europe ?» a-t-il dit. De leur côté, les intellectuels s’interrogent sur le but réel d’ajourner le pèlerinage, «alors que rien n’a été dit sur les centaines de milliers de rassemblements footbalistiques et musicaux». L’Algérie, qui s’est refusée de s’aligner sur les thèses alarmistes, continue de gérer le dossier du hadj avec la sérénité voulue. En effet, des rencontres tournant autour de la préparation du hadj 2009 sont organisées régulièrement et selon le programme tracé par la commission nationale, il y a plusieurs mois.
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14th June 2009 21:56 #77
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June 14, 2009 -- Morocco's health ministry reported a second case of H1N1 swine flu on Saturday (June 13th). The young Moroccan man was on the same June 10th flight from Montreal to Casablanca as an 18-year-old woman identified Thursday as the country's first swine flu patient. The student and her family remain under quarantine in Fez, AFP reported.
Meanwhile, Algerian health officials on Friday notified all medical centres at airports and ports to step up surveillance on passengers, Echourouk reported. On Thursday, the World Health Organisation raised the alert level for the swine flu virus, announcing a "global pandemic" for the first time in 40 years.







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