Mardi 26 Mai 2009 -- Le stress, l’angoisse, les problèmes professionnels, les difficultés du quotidien, l’érosion du pouvoir d’achat… Autant de facteurs qui affectent la qualité du sommeil des Algériens. À ces difficultés de dormir passagères se greffent des troubles de sommeil pathologique comme la parasomnie. Il existe, selon les spécialistes, environ 70 troubles du sommeil, dont certains sont carrément classés comme pathologies. L’insomnie est certes la plus connue, car la plus fréquente. Il n’en demeure pas moins que les parasomnies (somnambulisme, éveil confusionnel, terreur nocturne, cauchemar…), l’hypersomnie ou l’apnée du sommeil (ronflement), sommeil agité… sont toutes aussi évocatrices. “Les troubles du sommeil ne sont pas une maladie, mais des symptômes qu’on rencontre dans beaucoup de maladies organiques qui se manifestent par la douleur”, explique Dr Haoua, psychiatre. Il précise que les soucis de la vie, les maladies psychiatriques comme la dépression, l’angoisse, troubles de l’humeur, la psychose maniaco-dépressive ou la schizophrénie ont également tendance à altérer la qualité du sommeil voire à empêcher de dormir. “La personne est entraînée dans un cercle vicieux. La maladie psychiatrique provoque l’insomnie et l’insomnie aggrave la maladie”, souligne le praticien, en ajoutant un détail important : “L’insomnie peut aggraver la maladie ou la provoquer”, en ce sens que si le trouble dure trop longtemps, il devient structurel et entraîne une dépression nerveuse. “Les insomniaques chroniques, que je reçois beaucoup en consultation, deviennent fragiles et nerveux. Ce sont des gens qui se sont habitués progressivement à ne pas dormir”, explique le psychiatre. Selon une étude épidémiologique réalisée au service du Pr Kacha, à l’hôpital psychiatrique de Chéraga, un Algérien sur quatre est touché par les troubles du sommeil.
Un service de consultation de sommeil est instauré depuis trois ans à l’hôpital de Chéraga
Une unité du sommeil, en bonne et due forme, a été inaugurée il y a deux mois dans la même structure hospitalière. C’est une première en Algérie. L’unité est dirigée par Dr. Dechicha, spécialiste des troubles du sommeil. Elle est équipée d’appareils d’enregistrement nocturne, pour analyser la nature du trouble et sa gravité. Ces séances sont programmées sur orientation du médecin traitant. L’on regrette, néanmoins, que peu de praticiens dirigent leurs patients vers ce service spécialisé, se limitant à des prescriptions médicales. Au-delà, les personnes, qui souffrent de troubles du sommeil, évitent souvent de consulter. Ce qui tend à rendre le mal pathologique. Parfois, l’on assimile le trouble à la fatalité, particulièrement comme le somnambulisme ou la paralysie du sommeil. Quant à l’apnée du sommeil (ronflement), qui touche jusqu’à 4% des Algériens, elle n’est pas du tout ou très rarement prise au sérieux et par conséquent traitée.
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26th May 2009 14:36 #1
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Souhila Hammadi :
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26th May 2009 14:37 #2
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Souhila Hammadi, Mardi 26 Mai 2009 :
Liberté : Comment se manifeste l’insomnie ?
Dr Hawa : Le sommeil entre dans l’hygiène de vie. Il faut respecter les heures de sommeil, c’est-à-dire ne pas perturber le cycle circadien. L’ACTH est presque au niveau zéro à minuit. Elle est au maximum de 100% à 8h et à 50% à 16h. Si on veille au-delà de minuit, on puise dans les réserves de l’ACTH. C’est ce qui provoque la mauvaise humeur.
Comment respecter alors une bonne hygiène du sommeil ?
Il est recommandé de prendre un bain, de dormir dans une chambre aérée, dans une température ambiante de 20 à 22°, dans le silence (le bruit est mauvais) et le noir qui est très reposant. Il faut aussi éviter de dîner tard et de manger copieux avec beaucoup de gras, ainsi que les activités sportives et intellectuelles tardives.
Quelle est la thérapie appropriée pour les troubles du sommeil ?
Quand la personne présente une insomnie, dont la cause est réactionnelle et non pas pathologique, le traitement n’est pas indiqué. Nous recommandons juste une hygiène de vie. Nous prescrivons des médicaments quand l’insomnie devient une souffrance. Le traitement causal s’attaque à l’origine de l’insomnie quand elle est symptomatique. Pour les troubles qui n’ont pas de causes sous-jacentes, on donne des inducteurs de sommeil (somnifères) avec beaucoup de prudence, car ils induisent le piège de la pharmacodépendance. La prescription des hypnotiques est pointilleuses. Elle ne doit pas dépasser les 21 jours. Si au bout de trois semaines, tout ne rentre pas dans l’ordre, on cherche la cause ailleurs. Il est recommandé le traitement naturel, c’est-à-dire les produits de phytothérapie, qui sont à la mode.
Pensez vous que les Algériens souffrent davantage de trouble du sommeil que par le passé ?
J’ai constaté, depuis 28 ans que je suis en psychiatrie, que le nombre des patients qui consultent pour des troubles du sommeil est de plus en plus important. D’année en année, il double. Les causes les plus fréquentes sont liées à l’environnement, tel que le stress professionnel ou familial (logement, chômage…) avec les conditions socio-économiques.
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26th May 2009 14:38 #3
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Souhila Hammadi, Mardi 26 Mai 2009 :
Liberté : Quel est l'apport de la photothérapie sur le traitement des troubles du sommeil ?
Mme Yousfi : Les plantes médicinales sont une bonne solution quand le trouble neuropsychologique (insomnie, anxiété, dépression, instabilité) est léger à modéré. Il est associé à la phytothérapie des mesures hygiéno-diététiques et parfois l'aide d'un psychothérapeute. Elles sont aussi conseillées lorsque le trouble est passager et dû à des causes psychosociales (deuil, chômage, divorce, échec professionnel ou scolaire, stress...)
Quelles sont les plantes les mieux réputées en la matière ?
Les plantes médicinales les plus conseillées maintenant pour leurs vertus calmantes, apaisantes et leur capacité à faciliter le sommeil sont en première position la racine de valériane qui a fait l'objet de centaines d'études cliniques et scientifiques et que l'on trouve dans nos officines sous l'appellation phyriane. La passiflore, l'aubépine, le coquelicot des champs et la mélisse sont également conseillés mais elles sont plus spécifiques dans leur indication. Quand les troubles du sommeil sont associés, ce qui est souvent le cas, à des troubles de l’humeur, de la déprime ou de l’instabilité, la plante indiquée est le millepertuis qui a fait également l’objet de centaines d’études cliniques. Le millepertuis se trouve aussi dans nos officines sous le nom de phyanxio.
Est-il plus utiles de traiter les causes des troubles du sommeil (stress, angoisse, dépression...) que le trouble lui même ?
L’idéal dans la démarche à suivre dans la prise en charge des troubles du sommeil est bien sûr de traiter les causes mais souvent cette démarche est très longue et le plus important est de soulager le patient. C’est pour cela que la phytothérapie, qui n’entraîne que peu ou pas d’effets secondaires, est plus conseillée pour pouvoir en même temps s’attaquer aux causes à l’aide d’une psychothérapie quand elles sont d’ordre psychologiques ; si elles sont d’ordre environnementales, penser à aménager ce dernier pour favoriser le sommeil (bon matelas, chambre sombre, bonne température, éviter de dîner tard le soir, manger léger et peu épicé, éviter les excitants... Si les causes sont d’ordre physiques (personnes atteintes d’une maladie chronique comme l’asthme, problèmes rénaux, prostate, troubles digestifs, acouphènes, les personnes âgées, les femmes en phase prémenstruelle, avant et pendant la ménopause. Dans tous ces cas, il faut donc traiter ces causes d’abord et pour soulager le patient sans l’exposer à la surmédication, la phytothérapie est plus appropriée .
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26th May 2009 14:39 #4
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Souhila Hammadi, Mardi 26 Mai 2009 :
L’insomnie : C’est un défaut du sommeil qui conduit d’emblée à exclure les “petits dormeurs” qui se contentent de quatre ou cinq heures pour inclure, en revanche, ceux, assez nombreux, qui se plaignent de mal et peu dormir, mais dont on constate qu’ils dorment, en réalité, huit heures d’un sommeil de qualité. Si elle apparaît donc parfois comme un phénomène subjectif, l’insomnie est bien souvent un trouble réel caractérisé par des difficultés à dormir ou un sommeil “non récupérateur”. Il est bien évident que chacun peut être, un jour ou l’autre, sujet à l’insomnie. Mais le véritable problème surgit quand elle devient chronique.
Les parasomnies : Ce sont des anomalies du sommeil, fréquentes chez les enfants. Les plus connues et les plus spectaculaires sont le somnambulisme, les terreurs nocturnes et l’énurésie.
L’hypersomnie : Il y a les gros dormeurs et les petits dormeurs, mais il y a aussi les hypersomniaques. Ce ne sont pas des personnes qui font des nuits plus longues que les autres : ils peuvent au contraire dormir peu la nuit, mais ils s’endorment à tout bout de champ, tout au long de la journée. La maladie la plus courante, qui affecterait une personne sur mille à des degrés divers, est la narcolepsie.
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4th March 2010 00:23 #5
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ALGER, Jeudi 4 Mars 2010 -- Le président de la Société algérienne de pneumo allergologie, d'oncologie thoracique et du laboratoire de sommeil, le professeur Habib Douaghi, a fait savoir mardi à Alger qu'une enquête sur le syndrome de l'apnée du sommeil a été menée. Ayant concerné un échantillon de 3.000 malades souffrant de ronflements et d'apnée du sommeil, l'enquête a été effectuée dans deux cliniques dans chacune des treize wilayas concernées, a indiqué le Pr. Douaghi dans un entretien à l'APS. Egalement chef de service pneumologie et allergologie à l'hôpital Beni-Messous, le Pr. Douaghi a précisé que les résultats de cette étude permettront aux spécialistes de fixer le nombre exact d'Algériens atteints du syndrome d'apnée du sommeil.







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