Samedi 11 Juillet 2009 -- L’Algérie veut bénéficier de l’expérience égyptienne en matière de banque de gènes végétaux et animaux, selon M. Harrag Abdelmalek, cadre au ministère de l’Agriculture et du Développement rural. «Le pays est en phase de créer une banque de gènes végétaux et animaux, tout en procédant à la formation des experts dans ce domaine et, dans ce sens, l’expérience égyptienne en la matière pourrait nous aider», a déclaré M. Harrag, à l’issue de la cérémonie de signature du mémorandum d’entente entre l’Institut national de recherche agricole d’Alger et le Centre de recherches agricoles d’Egypte, qui s’est déroulée jeudi dernier, au Caire, lors de la deuxième session de la haute commission de coopération agricole algéro-égyptienne. La coopération bilatérale, a-t-il précisé, cité par l’APS, peut également englober d’autres domaines tels le développement rural et la protection des ressources forestières, sachant que la partie égyptienne a souhaité bénéficier de l’expérience algérienne dans les domaines du développement rural et de l’intégration de la femme rurale. De son côté, Mohamed Mustapha El- Djarhi, vice-président du Centre égyptien de recherches agricoles, a affirmé qu’il existait de nombreux domaines de coopération entre les deux pays qui peuvent être exploités, notamment dans le cadre des défis de l’heure auxquels est exposée la région arabe, comme les changements climatiques, la rareté de l’eau, et les coûts élevés des récoltes agricoles. Pour faire face à ces défis, M. El-Djerhi a relevé la nécessité d’une utilisation efficace des biotechnologies pour un meilleur rendement afin de réduire les coûts de production et les prix. Pour M. El-Djerhi, les deux pays peuvent bénéficier de leurs expériences respectives dans le domaine. Concernant l’eau, l’accent a été mis sur la nécessité de tirer profit des expériences des deux pays pour optimiser l’exploitation des eaux naturelles et les eaux traitées dans l’agriculture. Cette cession a été consacrée à l’évaluation des réalisations effectuées dans le cadre de la coopération agricole entre les deux pays et l’examen des autres possibilités de coopération, notamment la recherche agricole, l’hydraulique, les orientations agricoles, la protection des plantes et des forêts, la lutte contre la désertification, la santé animale et la production animale. La première session de la commission de coopération s’est tenue à Alger en février 2004.