Mercredi 21 Octobre 2009 -- Une enquête de la CNAS révèle que de toutes les maladies professionnelles, la surdité est l’affectation la plus fréquemment observée chez les travailleurs algériens. Elle représente 30 à 40 % des maladies professionnelles qui parviennent à ses agences. Ce sont là les conclusions d’une enquête réalisée par les services spécialisés de la CNAS, publiées dans le bulletin d’information de sa direction de la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles et rapportées par l’APS. Cette enquête et d’autres qui ont concerné des entreprises des branches d’activité de la métallurgie et des industries du textile et du bois ont montré que la surdité est l’affection des travailleurs «la plus fréquemment observée». Elle représente 30 à 40 % des déclarations de maladie professionnelle qui parviennent aux agences de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS). L’enquête a également révélé «tout l’impact négatif» engendré par le bruit sur la santé des travailleurs, car, explique le bulletin, «la surdité n’est que la pathologie la plus apparente des problèmes générés par les nuisances sonores». En effet, les enquêtes menées au niveau des différentes entreprises algériennes caractérisées par leurs intensités sonores élevées «ont montré l’existence de troubles associés tels que le stress, l’hypertension artérielle et les problèmes cardio-vasculaires ou gastriques parmi les populations des travailleurs exposés», ajoute-t-on. Par ailleurs, le bulletin a attiré l’attention sur un autre problème, celui relatif à la réaffectation des travailleurs atteints de surdité dans des postes non exposés au bruit. De ce fait, les postes bruyants vont demander de nouvelles recrues qui seront à leur tour progressivement exposées à la surdité. Pour remédier à cette situation, la CNAS souligne la nécessité de mobiliser toutes les parties concernées, à savoir les chefs d’entreprise, les salariés, les responsables de la sécurité au niveau des entreprises et les médecins de travail, pour réduire le bruit au niveau des entreprises. Il convient de rappeler que l’Organisation mondiale de la santé estime à entre 10 et 30 % les travailleurs exposés aux nuisances physiques dans les pays industrialisés et jusqu’à 80 % dans les pays en voie de développement.