Samedi 6 Mars 2010 -- La cueillette des plantes aromatiques et médicinales pour en extraire, après distillation, des huiles essentielles destinées à la fabrication de produits cosmétiques et pharmaceutiques ainsi que des arômes pour produits alimentaires, est un domaine vierge qui nécessite aujourd’hui plus d’intérêt, estime un spécialiste. La distillation des plantes est suffisamment connue mais elle reste peu exploitée en dépit de la disponibilité dans le pays de vastes étendues de forêts et de champs, fait remarquer Athmane Kouider, spécialiste dans la fabrication des huiles essentielles et des eaux florales. «Les gens connaissent le domaine de la distillation des plantes mais ne savent pas, hélas, se servir des produits fabriqués dans les distilleries, car l’aromathérapie, une spécialité qui représente un maillon médiateur, n’est pas répandue chez nous», a-t-il indiqué à l’APS.
Affirmant que le processus de distillation des plantes n’est pas une tâche difficile par rapport à leur cueillette, qui dépend du climat, des saisons et de la main-d’œuvre, M. Kouider plaide, dans le souci de promouvoir ce domaine écologique et médical, pour l’organisation de colloques et de séminaires sur les vertus de l’aromathérapie. Il déplore, par ailleurs, la difficulté de trouver de la main-d’œuvre pendant la période des cueillettes. «La majorité des jeunes personnes que nous sollicitons pour venir aux champs cueillir les plantes aromatiques et médicinales, comme la menthe, le romarin ou la lavande répondent par la négative. Pourtant, nous leur proposons une paie honorable», a-t-il indiqué qualifiant ce comportement de simple paresse.
Parmi les contraintes rencontrées au quotidien figurent la non-disponibilité de flacons appropriés et adaptés à ces produits naturels qui, grâce à leurs vertus, «font du bien à l’homme et apaisent ses souffrances», a ajouté M. Kouider, qui se consacre à la distillation des plantes depuis près de sept années. Les huiles des plantes extraites sont, à son avis, «efficaces contre tous les genres d’infection respiratoire, les maladies de la peau, les douleurs musculaires et articulaires et les problèmes digestifs». Il a souligné aussi l’importance de la formation en aromathérapie pour vulgariser l’usage des huiles et des eaux florales. «Nous ajoutons des huiles végétales aux huiles essentielles extraites afin que ces dernières soient prêtes à l’emploi par le large public, car l’utilisation d’une huile essentielle ne doit se faire que par un aromathérapeute», a-t-il signalé, tout en estimant que l’aromathérapie est la médecine du futur grâce à ses puissants effets antibiotiques et antiviraux.
L’emploi des produits fabriqués dans les distilleries peut se faire par trois méthodes : par voie respiratoire (inhalation et diffuseurs), par ingestion sur prescription d’un aromathérapeute qualifié, ou par le contact direct sur la peau à travers les massages et les sels de bain. Les plantes aromatiques désignent un ensemble de plantes utilisées en cuisine et en médecine douce pour les arômes qu’elles dégagent et leurs huiles essentielles que l’on peut extraire. Pour ne pas les énumérer toutes, on peut citer les plus connues en Algérie comme l’anis vert, le basilic, la coriandre ou la lavande. La menthe verte, le persil, le romarin, la sauge ou encore le thym sont également connus chez nous et poussent plus ou moins en abondance.
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6th March 2010 00:12 #1
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