Évolution des sciences et des arts dans le monde arabe et musulman :
Conférence le 1er avril à Alger
Lundi 29 Mars 2010 -- Le Lion’s Club Alger-Citadelle organise, le 1er avril prochain, à l’hôtel Mazafran de Zéralda, une conférence sur l’évolution des sciences et des arts dans le monde arabe et musulman. Cette conférence thématique sera animée par le professeur Ahmed Djebbar, docteur en mathématiques, professeur à l’université et ancien ministre de l’Éducation nationale. À l’occasion, plusieurs ouvrages seront dédicacés.
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29th March 2010 00:52 #1
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30th March 2010 20:57 #2
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March 30, 2010 -- An international conference on Islam and rational sciences opened Monday (March 29th) in Algiers, El Khabar reported. High Islamic Council (HCI) President Cheikh Bouamrane said that the 3-day symposium aims to respond to "questions posed by some intellectuals on the agreement between Islam and the spirit and contribution of this religion to universal civilisation".
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31st March 2010 00:20 #3
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ALGER, Mercredi 31 Mars 2010 -- Les participants au colloque international sur "l'islam et les sciences rationnelles, entre passé et présent", dont les travaux ont débuté lundi à Alger, ont qualifié cette rencontre de "prise de conscience" quant à l'islamophobie qui nuit à la religion musulmane et aux musulmans. "Ce colloque est une prise de conscience et une opportunité pour affirmer et dire ce que nous pensons de manière scientifique", ont relevé les intervenants lors la séance plénière de ce colloque de trois jours, organisé par le Haut conseil islamique (HCI). Les intervenants qui sont des enseignants, professeurs d'université et chercheurs ont mis en évidence l'importance de la relation la science et la religion ce qui permet, ont-ils souligné, de démystifier certains aspects "marginaux", exploités par les islamophobes, notamment en ce qui concerne le licite et l'illicite (halal et haram) ou encore aux effets vestimentaires des musulmans.
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2nd April 2010 00:08 #4
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Vendredi 2 Avril 2010 -- Le conseil supérieur islamique ainsi que les participants au colloque international sur le thème « l’islam et la science entre passé et avenir », qui a pris fin, avant-hier, ont appelé à la nécessité de relier le passé de la civilisation islamique aux perspectives futures dans le domaine de la science. La plupart des interventions ont, en effet, insisté sur l’apport de la civilisation islamique par le passé. Les demandes concernaient entre autres la création de trois prix secondaires dans différents domaines scientifiques, destinés aux compétences nationales à l’étranger et à renforcer les liens entre elles. Ils ont également appelé à redynamiser les institutions culturelle à l’étranger, à faire participer les médias au projet, à former des journalistes spécialisés dans le domaine scientifique et à préserver, étudier, publier et traduire les recherches islamiques.
Le professeur d’histoire du moyen-âge à l’université Lumière-Lyon 2-, Pierre Guichard, a, auparavant, appelé à lire des livres et essais attaquant l’islam, dans leurs contextes historiques, en faisant preuve d’une sensibilité excessive, faisant ainsi référence aux livres de Guggenheim paru, fin 2008 début 2009, dont il dit qu’ils comptent des points positifs et d’autres négatifs et qu’ils faut selon lui live en toutes objectivité pour que les musulmans puissent connaitre les visées de ce penseur occidental. Le Dr Abdelkrim Bekri de l’université d’Oran à quant à lui suggérer une méthode pour consolider les référents scientifique musulmans déclarant que « nous devons faire connaitre l’histoire des sciences chez les arabes dans les livres scolaires, et ce avec la participation du ministère de l’éducation ». M Bekri et ses collègues, à l’instar de, Belkacem Rechouani, Aissa Moussa Mohamed, s’ils ont insisté sur la nécessité de démonter le lien existant entre l’islam et la pensée, sont cependant resté prisonnier du passé, se contentant de d’énumérer ses apports passés.
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4th April 2010 00:43 #5
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Sara Kharfi :
Dimanche 4 Avril 2010 -- Comment les sciences ont-elles influencé les arts ? De quelle manière les arts ont-ils été au service des sciences ? Y a-t-il eu des manifestations concrètes ? Quel a été l’apport des scientifiques aux artistes, et inversement proportionnel ? Peut-on joindre ces deux disciplines, en apparence, aux antipodes l’une de l’autre ? Le professeur Ahmed Djebbar, mathématicien, enseignant et chercheur en histoire des sciences au CNRS et spécialiste dans les mathématiques de l’Occident musulman (Espagne musulmane et Maghreb), a expliqué l’étroite relation qui existait, du VIIIe au XVe siècle, entre les sciences et les arts, en terre d’Islam, dans le cadre d’une conférence organisée, jeudi dernier, à la salle Kheima (hôtel Safir Mazafran), par le Lions’club Alger-Citadelle. Sa conférence s’est articulée autour de trois axes importants : l’art sans les sciences, l’art au service des sciences et enfin les sciences au service de l’art. Ahmed Djebbar a donné un aperçu édifiant de la relation entre les deux domaines, tout en mettant en relief le mode de vie des sociétés qui avaient pour dénominateur commun la religion musulmane. Il y avait, à cette époque-là, une grande liberté de circulation, ce qui a facilité les échanges et surtout la création dans toutes les disciplines. Car la spécificité de cette période et des sociétés humaines était la différence. Mais, souvent, les pratiques profanes se confondaient avec les pratiques religieuses. Sommes-nous sortis de cet amalgame ? La réponse évidente à cette interrogation pourrait susciter la curiosité des uns et pousser à la recherche pour les autres. Ahmed Djebbar a entamé son postulat par la problématique de l’image dans l’Arabie antéislamique. “Le culte des images n’existait presque pas dans l’Arabie antéislamique”, a-t-il attesté.
D’ailleurs, le Coran ne consacre que deux versets à la question de l’image, car celle-ci n’a jamais été centrale. Dans les hadiths, il n’y a pas de catégorie dédiée à l’image. Cependant, par extension, il y a eu consensus sur trois points entre les sunnites et les chiites. Ils conviennent de l’interdiction des images représentant des humains et animaux sur les murs, de la représentation anthropomorphique et la permission des dessins et autres représentations sur les coussins et tapis. On tolère les poupées et les marionnettes, parce qu’on estime que Aïcha, l’une des épouses du Prophète, avait des poupées. “Le moindre élément de la vie réelle du Prophète était considéré comme un moyen de liberté”, ajoute M. Djebbar. Malgré le combat du monothéisme contre le paganisme, “chronologiquement, les musulmans ont toujours fait de l’art figuratif”, mais il est devenu un art profane, exclu de la religion. Les exemples ne manquent pas pour étayer cet axiome, notamment à l’ère des Omeyyades. Images à l’appui, Ahmed Djebbar a montré quelques célèbres palais des Omeyyades, notamment Qasr Khirbat Al-Mafjar, Qasr Al Har Al-Ghari, et Qusayr’Amra. Les artistes en terre d’islam ont de tout temps transgressé les règles, notamment en représentant le Prophète, au XIIIe siècle, par l’art des miniatures.
En outre, ce qui a encouragé les artistes, c’est l’existence des concepts d’Al Amma et Al Khassa. Cette dernière représentait l’Intelligentsia de l’époque, qui prenait plus de libertés, se croyant au dessus de tout et tous. D’autant que “les califes ont toujours brigué le pouvoir au nom de l’islam, mais n’ont pas toujours gouverné par l’islam”, estime Ahmed Djebbar. La deuxième partie de la conférence a été consacrée à la présence de l’art dans la science, notamment dans les ouvrages consacrés à la chimie ou à la zoologie. Ibn El Yassamin, savant et grand soufi, du douzième siècle (né à Fès au Maroc), a composé 54 vers qui font croire — dans la forme — à un poème amoureux, mais qui sont, dans le fond, une fiche technique pour apprendre l’algèbre. Les mathématiques interviendront dans l’art, notamment dans la construction des minarets, à l’exemple du minaret de Samara, ou la mosquée Bleue en Turquie, “bien que la mosquée du Prophète ait été construite sans minaret”. L’art des calligraphies n’échappera pas à la logique mathématique, et le célèbre calligraphe, Ibn Moqla, introduira les proportions dans ses œuvres artistiques. Les rotations également. Il est clair que l’art ne peut se passer des sciences. Celles-ci acquièrent, grâce à l’art, une sorte d’harmonie et de beauté, voire une irrégularité, nécessaires à la création.







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