Jeudi 24 Février 2011 -- Ayant obtenu gain de cause, paramédicaux, greffiers et étudiants ont décidé, ce jeudi 24 février, de mettre un terme à leur mouvement de protestation. Les paramédicaux, qui avaient entamé une grève de deux jours les 1er et 2 février avant d’entreprendre une grève illimitée à partir du 9 février pour réclamer notamment la promulgation de leur statut particulier, ont décidé de mettre fin à leur débrayage après une réunion tenue avec le ministère de la Santé. «Les représentants du SAP ont eu aujourd'hui (jeudi) une réunion au ministère de la Santé, présidée par le ministre Djamel Ould Abbès. Il y a eu satisfaction de nos revendications de la part du ministre qui s'est engagé à régler les problèmes soulevés, donc nous avons décidé de reprendre les activités normalement», a souligné le secrétaire général du syndicat, Lounès Ghachi, dans une déclaration à l’agence APS. Selon un communiqué du ministère de la Santé, les représentants des paramédicaux avaient été convoqués pour être informés de la signature par le Premier ministre des trois décrets portant création des instituts supérieurs de formation en sciences paramédicales, des instituts supérieurs des sages‑femmes et des instituts de formation paramédicale.
Pour leur part, les greffiers ont repris également le travail ce jeudi après la promulgation du décret exécutif instituant le régime indemnitaire des fonctionnaires des greffes, l’une de leurs principales revendications. À travers leur mouvement de grève entamé depuis le 16 février, ces fonctionnaires de la justice avaient paralysé l’ensemble des trente‑six cours que compte le pays. Possibilité de bénéficier du logement, toutes formules confondues, du transport dans le cadre des œuvres sociales, et dissolution du syndicat des greffier sont les principales exigences devant lesquelles la tutelle s’est inclinée à l’issue d’une réunion qui a regroupé le garde des sceaux, Tayeb Belaiz, et les représentants des fonctionnaires du secteur. D’autres revendications sont, selon un communiqué du ministère de la Justice, en cours d’examen. Parmi celles-ci, «l'indemnisation des heures supplémentaires conformément à la législation en vigueur et la prime d'affectation au Sud».
Retour aux cours dans les universités et les grandes écoles
Dans les campus ainsi que dans les grandes écoles, le retour à la normale devrait intervenir dans quelques jours. L’abrogation du décret 10-315 relatif à la grille indiciaire des fonctionnaires, l’association des étudiants dans l’élaboration des nouveaux textes devant régir les correspondances entre l’ancien et le nouveau système LMD, sont entre autres les dispositions qui ont pu convaincre les étudiants de reprendre les cours après un mouvement de protestation qui a duré près d’un mois. «J’ai l’honneur, de vous demander d’entamer l’organisation, au sein de vos établissements respectifs, des débats avec la participation de l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire, tout en respectant scrupuleusement les échéances et les niveaux d’organisation des débats suivant le planning arrêté dans la fiche technique jointe en annexe», lit‑on dans une note publiée, mercredi 23 février, par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Chefs de départements et adjoints, présidents et membres du comité scientifique, représentants d’enseignants et représentants d’étudiants participeront donc aux débats à l’issue desquels des propositions seront faites pour l’élaboration des nouveaux textes. L’échéance fixée par la tutelle prendra fin le 27 mars prochain. Depuis le début du mois en cours, des fonctionnaires dans plusieurs secteurs et des étudiants avaient organisé un mouvement de contestation sans précédent paralysant ainsi hôpitaux, tribunaux, grandes écoles et universités. Grèves, rassemblements et sit‑in ont été observés dans l’objectif de faire entendre leurs revendications socioprofessionnelles à leurs tutelles qui semblaient faire jusqu’ici la sourde oreille.
Arrêtés jeudi, un syndicaliste et un photographe du Snapap relâchés
Un militant du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) Mourad Tchikou et un photographe ont été interpellés, ce jeudi 24 février, par les services de sécurité lors d’un sit‑in observé par les travailleurs de l’École nationale supérieure des travaux publics. Ces deux personnes ont été relâchées quelques heures après. «C’est notre photographe qui a été interpellé en premier par un agent de sécurité accompagné d’un policier. Je suis intervenu pour leur expliquer simplement que cette personne travaillait avec le syndicat… Ils nous ont conduits au commissariat central de Kouba. Nous avons été relâchés quelques heures après vérification de l’appareil du photographe», explique Mourad Tchikou dans une déclaration à TSA. Le syndicaliste s’était déplacé dans la matinée pour s’enquérir de l’état de santé des cinq travailleurs qui observent depuis dimanche une grève de la faim.
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24th February 2011 19:40 #36
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Samia Amine :
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26th February 2011 17:26 #37
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Lyes Amara :
Samedi 26 Février 2011 -- L’université Abderrahmane Mira de Bejaïa est toujours bloquée par les étudiants malgré l’abrogation du décret n° 10/315 du 13 décembre dernier. En effet, les examens qui devaient avoir lieu aujourd’hui ont été ajournés pour cause de blocage des accès des campus par les étudiants. Les étudiants continuent à exiger l’accès sans conditions au Master. En outre, ils sont revenus à la charge avec d’autres revendications, comme la «gestion démocratique» de l’université. Dans cette optique, une réunion entre les étudiants et les enseignants est programmée pour demain au campus d’Aboudaou.
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27th February 2011 14:58 #38
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Lyes Amara :
Dimanche 27 Février 2011 -- La coordination locale des étudiants et le collectif des enseignants de l’université Abderrahmane Mira de Bejaïa appellent conjointement à une marche, demain lundi à partir de 10 heures dans les rues de Bejaïa. Cette action de protestation a été arrêtée à l’issue de l’assemblée générale commune de la coordination des étudiants et du collectif des enseignants, tenue ce dimanche sur le campus d’Aboudaou. Une plate-forme de revendications en 13 points a été élaborée. Il s’agit, entre autres, d’une gestion démocratique de l’université, de la tenue des états généraux pour l’évaluation des deux systèmes, de l’accès au Master sans conditions, du refus de la soumission de l’université au secteur économique, du maintien du système classique et du concours Magistère avec plus de postes. L’université de Bejaïa demeure toujours bloquée par les étudiants.
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28th February 2011 14:11 #39
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Lyes Amara :
Lundi 28 Février 2011 -- Des milliers d’étudiants et des enseignants de l’université Abderrahmane Mira de Bejaia ont organisé ensemble ce lundi 28 février à partir de 10 heures, une marche de protestation dans les rues de la ville de Bejaia. Initiée par la coordination locale des étudiants et le collectif des enseignants, la procession s’est ébranlée du campus Aboudaou vers le siège de la wilaya. Devant le siège de la wilaya, un meeting a été improvisé durant lequel les deux organisations ont énuméré leurs revendications, dont l’accès au Master sans condition et un moratoire sur les réformes universitaires via la tenue des états généraux sur l’université. «La réponse du Conseil des ministres ne répond nullement aux attentes légitimes des étudiants et ne résout aucunement la crise profonde de l’université algerienne, mais aggrave davantage la situation en confiant l’autorité pédagogique aux recteurs, nous réduisant, nous étudiants, à des figurants spectateurs de la déchéance de notre avenir», lit-on dans la déclaration des étudiants. La déclaration des enseignants abonde dans le même sens. Le collectif des enseignants exige «la mise en place du principe électif dans l’occupation des postes de responsabilité pédagogique : Election des Recteurs, Doyens, Chefs de départements, etc». En conclusion, le collectif des enseignants appelle au maintien «de la mobilisation pour une dynamique à même de poser et d’imposer les débats de fond sur les voies et moyens pour l’aboutissement vers une université performante où le principe de la gestion démocratique garantira le respect de la norme pédagogique».
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28th February 2011 15:21 #40
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Abdellah Allab :
Lundi 28 Février 2011 -- La protestation dans les universités et les écoles supérieures prend de l’ampleur. Des dizaines d’étudiants de l’Ecole nationale supérieure du commerce ont tenu un sit-in ce lundi matin devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur pour dénoncer la politique «de terreur pratiquée par l’administration de l’école à leur encontre» et réclamer la satisfaction de leurs revendications. Les étudiants ont brandi des slogans dénonçant la politique «de discrimination pratiquée par le ministère», «l’injustice». «La confiance est dans l’engagement écrit», ont-ils crié. Les protestataires réclament l’allègement des programmes d’enseignement, la séparation entre les promotions du système LMD et celles de l’ancien système, l'ouverture de plus de postes de magistère et la possibilité de participer aux concours d’accès au master 1. Les étudiants de cette école, en grève depuis jeudi dernier, dénoncent les manœuvres de l’administration visant à casser leur mouvement de protestation.,L’annonce de l’abrogation du décret du 13 décembre dernier lors du dernier conseil des ministres tenu le 22 février n’a pas fait baisser la tension dans le secteur de l’Enseignement supérieur. Les grèves et les sit-in se poursuivent à travers les universités et écoles supérieures du pays. Une marche a réuni aujourd’hui des milliers d’étudiants et des enseignants à Bejaïa, sortis dans la rue pour dénoncer la réforme de l’université.
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28th February 2011 17:32 #41
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Samia Amine :
Lundi 28 Février 2011 -- Cinq étudiants ont été blessés ce lundi 28 février dans des escarmouches qui ont eu lieu entre des représentants de l’Ugeal, de l’Unja et de l’Unea et ceux du comité autonome à la faculté des sciences humaines et sociales de Bouzareah, affirme le porte-parole du comité Mounir Azzouni. Dimanche ces affrontements entre les deux parties avaient fait près d’une dizaine de blessés dont un avait été évacué à l’hôpital. «Ce sont des gens qui veulent casser le mouvement de grève qu’on a entamé pour protester contre le manque de sécurité dans la faculté. Mercredi dernier, une étudiante a été agressée au couteau dans son enceinte», affirme cet étudiant. Pour torpiller leur mouvement, poursuit-il, les représentants de ces organisations «affiliés à des partis politiques» ont tenu un rassemblement dimanche qui a été chahuté par des centaines d’étudiants en grève. «Pour répondre à leur provocation un autre rassemblement a été organisé. Par la suite, ils se sont dirigés vers le département de psychologie et ont défoncé les portes. Même chose au département de langues étrangères», raconte-t-il. «Là-bas, ils ont agressé des étudiants, nous sommes dès lors intervenus». Selon M. Azzouni, ni les agents de police, ni les agents de sécurité ne sont intervenus pour protéger les étudiants. Mardi 1er mars, les protestataires envisagent de tenir un autre rassemblement à Bouzareah et éventuellement devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
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1st March 2011 16:10 #42
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Lyes Amara :
Mardi 1 Mars 2011 -- Après le succès de la marche organisée hier lundi 28 février, la Coordination locale des étudiants (CLE) de l’université Abderrahmane Mira de Bejaïa a décidé d’opter pour une grève illimitée jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications, a-t-on appris ce mardi auprès de responsables de cette Coordination. Une décision entérinée par l’assemblée générale des étudiants, tenue lundi soir après la marche, selon la même source. Dans l’attente de la satisfaction de ses revendications, la coordination s’attèlera, selon un de ses membres, à son travail de structuration de toutes les résidences universitaires de Bejaïa. L’ouverture de cette coordination estudiantine à la société civile, régulièrement évoquée dans les discussions, pour créer une dynamique citoyenne, n’est pas inscrite dans l’agenda, selon un autre responsable de cette structure. Pour le moment du moins.







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