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  1. #1
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    Exclamation Ali Idir :


    Samedi 19 Février 2011 -- Attention au Rhumafed de Saidal. La consommation de ce médicament antigrippal peut s’avérer dangereuse pour la santé. La raison ? Le groupe public a conditionné un médicament destiné au traitement de l’hypertension artérielle dans l’emballage du Rhumafed. Selon nos sources, le groupe public a discrètement rappelé des pharmacies 47.000 boites du produit incriminé. Mais Saidal n’a pas informé les Algériens sur les dangers que représente le faux Rhumafed. Le ministère de la Santé est également coupable d’avoir caché la vérité aux Algériens. Aucun communiqué du groupe public de médicaments, ni du ministère de la Santé n’ont appelé les malades à s’abstenir de recourir au médicament en question.

    Beaucoup de malades ayant du Rhumafed à la maison ont continué à le consommer comme un antigrippal. L’information sur le faux Rhumafed a été révélée il y a quelques jours par Ennahar. Elle n’a été ni démentie ni confirmée par Saidal, laissant les Algériens dans l’ignorance totale du danger. «Un hypertenseur agit sur le système cardiovasculaire. Il peut être très dangereux pour la santé», affirme un pharmacien. L’affaire illustre le niveau de désorganisation à Saidal. «Ce qui s’est passé est extrêmement grave. Le processus de fabrication des médicaments ne permet pas de mettre un médicament dans l’emballage d’un autre. Il est quasiment impossible de lancer la production d’un produit X sans avoir terminé la fabrication d’un produit Y», explique le même pharmacien.

    Le président de l’Ordre national des médecins Mohamed Bekkat Berkani, dans une déclaration à TSA, a dénoncé la commercialisation d’un hypertenseur dans l’emballage d’un antigrippal et demandé au ministère de la Santé d’intervenir en urgence pour protéger les consommateurs. Dans une déclaration à TSA, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes, a défendu Saidal en écartant un recours à la justice. Il a indiqué qu’il s’agit d’un problème d’emballage et qu’il n’y a pas eu de mélange entre l’antigrippal et l’hypertenseur. Or, «les consommateurs et les pharmaciens se fient à l’emballage. Ils ne peuvent pas savoir ce qu’il y a à l’intérieur. Saidal comme beaucoup de laboratoires n’inscrivent le nom du médicament sur le comprimé», explique le pharmacien.

  2. #2
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    Younès Djama :


    Dimanche 20 Février 2011 -- Une semaine après qu’une folle rumeur eut circulé telle une traînée de poudre au sein des populations algériennes, relative à un supposé « effet mortel » du médicament antigrippal Rhumafed, la réaction de Saïdal et du Syndicat des pharmaciens d’officine ne s’est pas fait attendre. Même si elle intervient tardivement, la réaction du groupe Saïdal se veut rassurante. Elle dénonce, aussi, une campagne de dénigrement de certains lobbys rompus à l’art «consommé dans la manipulation». «La campagne menée ces jours-ci contre le groupe Saïdal démontre qu’il y a bien des forces qui travaillent pour que la production nationale ne puisse jamais se développer, et améliorer ainsi l’autonomie de notre pays», peut-on lire dans un communiqué signé Saïdal et dont nous détenons une copie. Un avis partagé par le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo), Messaoud Belambri qui a déclaré hier au Jeune Indépendant que ladite campagne incriminant l’un des produits phares du leader de la production pharmaceutique du pays, «en l’occurrence le Rhumafed comprimés (antigrippal) est loin d’être innocente, si l’on en juge par son intensité et l’importance des moyens mis en œuvre. Sa parfaite orchestration dénote un professionnalisme et un art consommé dans la manipulation qui explique la facilité avec laquelle de nombreux citoyens ont été abusés et instrumentalisés pour participer activement au moyen de SMS et de mails à cette tentative de déstabilisation du groupe Saïdal».

    Après Saïdal, à qui le tour ?

    Saïdal souligne encore que «par cette action, il vient d’être prouvé que de nombreuses tendances activent pour que l’Algérie reste dépendante du marché extérieur et de l’importation». Et Saïdal d’attirer l’attention sur le fait qu’« après l’énorme mobilisation contre la décision du gouvernement de permettre aux producteurs nationaux d’approvisionner directement les officines, une nouvelle et dangereuse étape vient d’être franchie, celle de discréditer la production nationale, en s’attaquant au plus grand groupe industriel pharmaceutique en Algérie». Par conséquent, Saïdal interpelle «encore une fois les pouvoirs publics, pour que des mesures urgentes soient prises, afin de réguler et organiser le marché du médicament, mais aussi de protéger la production nationale. Car les lobbys viennent de prouver qu’ils ne reculent devant rien pour assurer leurs intérêts, après les ruptures et la déstabilisation du marché du médicament». «C’est la production nationale qui est maintenant attaquée», souligne Saïdal.

    «Aucun danger sur la santé des patients»

    «En s’appuyant sur une anomalie sans risque pour le consommateur et portée en toute transparence à la connaissance des autorités compétentes le 20 janvier dernier, les initiateurs de cette campagne ont volontairement tenté d’accréditer la thèse suivant laquelle il y aurait danger, voire même que des morts auraient été enregistrées», nous a encore déclaré M. Belambri. Plus explicite, il ajoute : «Cette anomalie constatée par nos soins, ne concerne que 500 boîtes sur le lot n° 1714 (10 000 boîtes) du produit Rhumafed et porte sur l’utilisation d’une feuille d’aluminium sur laquelle est imprimé «Cardital» au lieu de « Rhumafed». Autrement dit, tous les autres composants du produit, à savoir l’étui, la vignette, la notice, le comprimé et son principe actif, concernent bien le produit Rhumafed», insiste le président du Snapo. Ainsi, rassure M. Belambri, «le patient ayant acheté du Rhumafed a bien consommé du Rhumafed et non un autre produit. L’anomalie constatée ne porte donc, aucun danger sur la santé du patient».

  3. #3
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    Abdellah Allab :


    Dimanche 20 Février 2011 -- Le ministre de la Santé Djamel Ould Abbes a annoncé dimanche 20 février l’interdiction d’importation de médicaments antigrippaux semblables au Rhumafed de Saidal, comme mesure de représailles contre des laboratoires étrangers qui seraient à l’origine du scandale de l’antigrippal fabriqué par le groupe public. Saidal a annoncé samedi avoir retiré du marché 500 boîtes de Rhumaffd qui portent l’étiquetage d’un médicament destiné au traitement de l’hypertension artérielle. L’annonce du retrait de cette version algérienne de l’Actifed est intervenue plus d’un mois après l’éclatement début janvier de cette affaire.

    Les Algériens s’échangent depuis plusieurs jours des SMS alertant au sujet des dangers du Rhumafed sur la santé. Le ministre de la Santé a accusé des laboratoires étrangers, sans donner de noms, d’être derrière cette campagne contre Saidal pour déstabiliser l’État dans un contexte marqué par la montée en puissance des contestations sociales. La question est de savoir pourquoi le ministère de la Santé, le groupe Saidal et le réseau d’alerte de l’Institut Pasteur n’ont pas réagi avant que le scandale ne prenne des proportions alarmantes ? Une erreur dans la gestion de la communication que le ministre de la Santé tente de corriger en accusant, sans fournir de preuves, des laboratoires étrangers. Le groupe Saidal a également failli pour n’avoir pas communiqué directement avec les consommateurs. Une mauvaise stratégie qui a laissé la place à la rumeur. Le Rhumafed est aujourd’hui un médicament indésirable. Son avenir est sérieusement compromis.

    Présent à la conférence de presse, le directeur général de Saidal, Boumedienne Darkaoui, a également accusé les laboratoires étrangers d’être derrière le scandale du Rhumafed. Sans donner de détails, il a affirmé que sa société fait l’objet de campagnes de déstabilisation orchestrées par les étrangers, appelant les Algériens via SMS et les réseaux sociaux, à ne pas consommer le Rhumafed. Il a dit que ses laboratoires ont saisi une erreur technique, sans conséquence sur la santé pour s’attaquer à Saidal. «On n’a pas mis du Gardenal dans l’emballage du Rhumafed. Il s’agit d’une erreur sur l’emballage. Sur le papier d’aluminium couvrant les comprimés de Rhumafed, il est inscrit le nom de Gardenal», a‑t‑il expliqué.

    M. Derkaoui a révélé que son groupe avait alerté le gouvernement sur cette affaire le 20 janvier dernier, mais que des laboratoires étrangers ont profité de l’occasion pour inciter les Algériens à faire attention au Rhumafed qui aurait provoqué des décès. Le patron de Saidal a indiqué que l’affaire concerne 500 boîtes sur un lot de 10.000 unités qui a été destinée au centre de distribution de Batna. M. Darkaoui n’a toutefois pas expliqué les défaillances à l’origine de la confusion entre l’emballage de deux médicaments différents. Il n’a pas annoncé de sanctions à l’encontre des responsables à l’origine de l’erreur. Cette affaire illustre le manque de rigueur dans la gestion de Saidal dont les procédures internes de contrôle et de vérification sont défaillantes. Ce ne sont pas les laboratoires étrangers qui ont conditionné des comprimés de Rhumafed dans l'emballage d'un hypertenseur.

  4. #4
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    Ali Idir :


    Dimanche 20 Février 2011 -- Saidal a assuré que l'anomalie constatée récemment sur le médicament antigrippal Rhumafed comprimé «ne comporte aucun danger sur la santé du patient» l'ayant consommé. L'anomalie «ne concerne que 500 boîtes sur le lot n° 1/14 (10.000 boîtes) de l’antigrippal et porte sur l'utilisation d'une feuille d'aluminium sur laquelle est imprimé Cardital au lieu de Rhumafed», selon Saidal. Le groupe public a précisé que tous les autres composants du produit, à s'avoir l'étui, la vignette, la notice, le comprimé et son principe actif, «concernent bien le produit Rhumafed».

    Saidal, qui affirme avoir retiré le lot de médicaments concerné par l’erreur, a dénoncé une campagne et une tentative de «déstabilisation» menée par des «groupes d'intérêt» contre lui et contre un de ses produits «phares», en l'occurrence le Rhumafed. Le groupe a ajouté qu’il a décidé de porter cette affaire devant les juridictions compétentes

    TSA a interrogé un spécialiste de l’industrie pharmaceutique sur la version donnée par Saidal. Première anomalie relevée : «l’erreur sur l’emballage ne peut concerner seulement 500 boîtes sur un lot de 10.000 boites en raison de la spécificité du process de fabrication en vigueur dans l’industrie pharmaceutique», explique le spécialiste. «Les sous‑lots ne se pratiquent pas dans l’industrie pharmaceutique, donc il s’agit au moins d’un lot de 10.000 boîtes», a‑t‑il précisé.

    Deuxième anomalie: «l’aluminium imprimé utilisé est communément conditionné en bobines et non pas en feuilles, en quantités suffisamment importantes pour plusieurs lots de fabrication soit un standard minimal de plusieurs dizaines de milliers de boîtes», poursuit le spécialiste. Comment Saidal a‑t‑il pu fabriquer seulement 500 boîtes de Rhumafed avec l’emballage de Cardital ? Mystère. «Le groupe public dispose d’équipements entièrement automatisés à haute capacité permettant le lancement de fabrications à haute cadence pour d’importantes quantités», ajoute le même spécialiste.

    Troisième anomalie : la responsabilité de Saidal est totale. «Quel que soit le nombre de boîtes incriminées, elles ne devaient pas échapper aux contrôles opérés sur l’aluminium, à la réception, pendant le conditionnement et avant la libération du lot», dit‑il. L’accusation portée contre des «groupes d'intérêt» ne tient pas la route. Les affirmations de Saidal doivent être vérifiées toutefois par un organisme indépendant, conclut le spécialiste.

  5. #5
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    Yazid Slimani :


    Dimanche 20 Février 2011 -- La polémique autour du Rhumafed révèle une fois encore l'incapacité du gouvernement à gérer les crises. Au delà des faits, le ministère de la Santé et Saidal ont bien mal géré la situation, notamment au niveau de la communication. Car en décidant de se taire dans un premier temps, ils ont laissé circuler une version des faits qu'ils ont bien du mal à contester aujourd'hui.

    Petit retour en arrière. Le 20 janvier dernier, selon la version de Saidal, l'entreprise informe son ministère de tutelle qu'une anomalie a été détectée sur un lot de Rhumafed. Un dysfonctionnement dans la chaine d'emballage de ce médicament conduit à une erreur d'étiquetage. L'aluminium qui protège les cachets dans leur boîte porte la mention d'un autre médicament, le Cardital, un hypertenseur. Toujours selon Saidal, seules 500 boites du lot 1714 qui en comporte 10.000, sont concernées. Dans le même temps selon nos informations, Saidal rappelle des pharmacies 47.000 boîtes de Rhumafed. Mais les autorités préfèrent ne pas en informer le consommateur. Pendant plus d'un mois l'affaire sera donc étouffée.

    Malgré ce silence, les faits sont révélés par le journal Ennahar il y a quelques jours. Car dans l'intervalle, la rumeur s'est propagée dans le secteur médical. Des boîtes de Rhumafed contiendraient en réalité un hypertenseur. De nombreux Algériens reçoivent des SMS de médecins et de pharmaciens parmi leurs connaissances et le bouche à oreille fait le reste. Pendant plusieurs jours encore, les autorités ne réagissent pas. Elles ne démentent ni ne confirment ces informations. Prises au dépourvu, elles sont finalement obligées de changer de stratégie.

    Mais là, surprise ! Au lieu de s'en tenir aux faits pour rassurer les consommateurs, Saidal se lance ce dimanche matin dans une diatribe contre « des groupes d'intérêts » qui auraient mené une opération de «manipulation». «La violence de la campagne menée contre Saidal aura permis de mettre à nu les desseins de groupes d’intérêt que le plan de développement en cours de réalisation dérange, comme elle accroît notre détermination d’accélérer la réalisation des objectifs tracés pour le quinquennat en cours», indique le groupe dans son communiqué.

    En clair, Saidal accuse ses concurrents étrangers de vouloir le déstabiliser afin de gagner des parts de marché dans le pays. Le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbes embraye : «Profitant d'une erreur d'étiquetage sur le médicament Rhumafed, certaines parties ont voulu nuire à l'image de Saidal, fleuron de l'industrie pharmaceutique nationale», déclare‑t‑il ce matin. Mais selon un spécialiste interrogé par TSA la version de Saidal ne tient pas la route.

    Le groupe public et les autorités apparaissent ainsi sur la défensive, en train d'essayer de rattraper un avion qu'ils ont raté au décollage. Car cette affaire montre bien qu'il y a un problème au niveau du fonctionnement du système d'alerte dans le secteur de la santé. Si l'anomalie avait été communiquée au consommateur dès son constat, on aurait évité cette hystérie et cette confusion. Aujourd'hui, les autorités fuient leurs responsabilités en incriminant, comme à l'habitude, un pseudo complot étranger.

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