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  1. #8
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    Jeudi 3 mai 2007 -- Abdelkader Tigha pourrait être victime du débat Royal-Sarkozy. Profitant de la polarisation autour de la présidentielle, Paris a fait arrêter cet ancien cadre des services de sécurité algériens, hier, à la préfecture de police, où il tentait, pour la énième fois depuis son arrivée en France le 15 février, d'obtenir le récépissé lui permettant de déposer une demande d'asile. Détenu à Vincennes, il devrait être rapidement expulsé vers la Hollande. Une manière pour la France de se débarrasser d'un témoin décisif dans l'affaire de l'assassinat des moines de Tibéhirine en 1996, puisque Tigha affirme les avoir vus dans une caserne algérienne au lendemain de leur enlèvement.


  2. #9
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    7 May, 2007 -- Nearly three months after his arrival in France on February 14 of this year, Abdelkader Tigha, a former officer of the Algerian secret service was arrested on May 2, 2007 when he presented himself for the fourth time to the Paris police prefecture to make a request for asylum in France. Mr. Tigha was immediately detained in the Vincennes holding facility. According to a decision of which he was notified on the 2nd of May, he was to be sent back to the Netherlands. His case was to be examined by the Juge des libertés et de la détention on May 4, 2007.

    The International Federation for Human Rights (FIDH) and the French League for Human Rights (LDH) consider this procedure, coming as it does at the culmination of the presidential elections, to show the lack of will on the part of the French authorities to hear Abdelkader Tigha in the case of the monks of Tibhirine. The decision, « effective immediately », was made on March 21, 2007, the date on which the Netherlands affirmed its agreement to readmit Mr. Tigha to reexamine his request for asylum, though he was only notified upon being detained by French authorities.

    Abdelkader Tigha is said to have information on the kidnapping and assassination of the seven French Trappist monks of Tibhirine in Algeria. According to Tigha-and contrary with to the official line of the Algerian authorities-it was the Algerian military security service that organized the kidnapping of the seven Trappist monks, in March 1996, with the help of Mouloud Azzout, the right-hand man of Djamel Zitouni, then "national emir" of the GIA, who was also "suspected of being a possible double agent, and in the worst case to be a member of the military security service." Tigha explains that the operation was prepared in the Territorial Research and Investigation Center (CTRI) of Blida, where he was posted.

    It is partly on the basis of these revelations that a complaint was lodged in Paris on December 9, 2003 against an unknown person («contre X ») by the members of the family of the one of the assassinated monks, the brother Christophe Lebreton, and by the father Armand Veilleux, to bring this tragedy into view. Following this complaint, a preliminary investigation was finally launched by the public prosecutor in Paris in February 2004, and was entrusted to the anti-terrorism judge Jean-Louis Bruguiere.

    Though he had been in France for several weeks and French (and Algerian) intelligence were undoubtedly cognizant of his presence, Abdelkader Tigha received no notification for a hearing. After having contacted the media Mr. Tigha was interrogated by agents of the DST on issues relating to his complex itinerary since his departure from Algeria in 1999 rather than the actual case on which he is said to have information. Compounded to Mr. Tigha’s own unwillingness to discuss matters pertaining to the investigation was what appears to have been a corresponding lack of determination on the part of the agents interrogating him.

    The French justice system seems to be less interested in wanting to shed light on the assassination of the French monks in Algeria, thus strengthening the official explanation of the Algerian government to the detriment of the pursuit of truth and justice for the families of the victims.


  3. #10
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    "Victime d'une campagne calomnieuse sans précédent, en février 2004, le grand reporter Didier Contant fait une chute mortelle d'un immeuble parisien alors qu'il s'apprêtait à publier son enquête sur la mort des moines de Tibhirine en Algérie en 1996. Les résultats d'un long travail d'investigation sur le terrain à Blida par l'ancien rédacteur en chef de l'agence Gamma confirment que les moines ont été enlevés et assassinés par le GIA (Groupe Islamiste Armé). Mais à Paris, des confrères affirment auprès des rédactions parisiennes que Didier Contant travaillait pour les services français et algériens dans le cadre de son enquête sur les moines, déconseillant toute publication de son investigation. Ces lobbies, composés de journalistes, d'éditeurs, d'avocats et d'organisations de droits de l'homme, brandissent le témoignage d'un sous-officier transfuge de l'armée algérienne, tendant à prouver l'implication de l'armée dans le rapt des moines. Didier Contant vivait cette campagne calomnieuse comme une catastrophe professionnelle ; dépossédé de son honneur, de sa dignité et de la capacité de gagner sa vie, il ne put l'accepter. Rina Sherman livre un témoignage saisissant sur la mort de son compagnon, Didier Contant. Pour rendre hommage à l'homme qu'elle a aimé, elle raconte avec brio leur grande histoire d'amour et la tragédie qu'ils ont vécues. Son récit se lit comme un roman, comme un thriller, dans lequel suspense, investigation et combat se confondent dans une réflexion essentielle : Il ne faut pas se taire afin que soit respecté l'un des droits fondamentaux de l'homme, celui de la liberté d'expression."


  4. #11
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    Samedi 22 Mars 2008 -- Selon Rina Sherman, qui donnera aujourd’hui une conférence à Alger à l’occasion du séminaire international sur le terrorisme, Jean-Baptiste Rivoire, journaliste de Canal+, a été mis en examen le 17 mars 2008 pour avoir commis des violences volontaires avec préméditation sur la personne de son confrère Didier Contant, journaliste décédé en février 2004 alors que ce dernier s’apprêtait à publier une enquête sur la mort des moines de Tibhirine.

    À la fin du mois de janvier 2004, Didier Contant, ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma, revenait d’une investigation en Algérie sur l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996. À Paris, il apprenait que Jean-Baptiste Rivoire de Canal+, faisant foi d’un email reçu d’Amnesty International à Londres, l’accusant de travailler pour les services secrets algériens et français et d’avoir harcelé l’épouse d’Abdelkader Tigha, le discréditant auprès des rédactions parisiennes, dont celle du journal le Figaro Magazine qui devait publier son enquête. Transfuge de l’armée algérienne, Tigha mettait en cause l’armée algérienne dans la mort des moines, thèse défendue par l’équipe de Canal+, comme par les membres du lobby “Qui tue qui ?”

    Cet ancien sous-officier constituait un témoin-clé pour les émissions 'Lundi investigation' et '90 Minutes' de Canal+, ainsi que pour la plainte déposée en décembre 2003 par Me Baudouin (FIDH) pour une des familles des moines victimes. Les précédentes investigations de Didier Contant ont été respectivement publiées dans le Pèlerin Magazine en février 2003 et dans le Figaro Magazine en décembre 2003. Au cours de sa dernière investigation, le grand reporter avait trouvé de nouveaux témoins indiquant que les moines avaient été assassinés par le GIA et il avait recueilli des témoignages mettant en doute la personne d’Abdelkader Tigha.

    Malgré la gravité des accusations, aucun confrère des rédactions parisiennes ne demandait au journaliste de Canal+ d’en apporter la preuve. Profondément atteint dans sa réputation et son honneur, Didier Contant ne supporte pas la calomnie et meurt dans des circonstances troublantes. L’enquête a conclu à un suicide. Un seul journaliste posera la question de la responsabilité de son confrère de Canal+ dans sa mort : Jean-François Kahn dans l’hebdomadaire Marianne. Condamné une première fois pour diffamation, Kahn a gagné le procès en appel qui établissait un lien entre les agissements des journalistes de Canal+ et la mort de Didier Contant.

    Convaincue de l’innocence de Didier Contant et de l’effet néfaste que les accusations de l’équipe de Canal+ ont eu sur ce journaliste chevronné, Rina Sherman a mené une contre-enquête sur la mort de son compagnon. Les conclusions de son enquête lui ont permis de déposer une plainte avec constitution en partie civile pour violences volontaires contre Rivoire de Canal+ et de publier un livre, le Huitième mort de Tibhirine (Éditions Tatamis, Paris et Éditions Lazhari Labter & le Soir d’Algérie, Alger) en 2007. Rina Sherman sortira prochainement un film, Paris de mes exils, qui porte une réflexion sur la liberté d’expression constituant un droit fondamental de l’être humain.

  5. #12
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  6. #13
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    Nissa Hammadi :


    Dimanche 23 Mars 2008 -- Rina Sherman, présente hier au séminaire international sur le terrorisme, a évoqué l’affaire Rivoire qui vient d’être mise en examen pour avoir commis des violences volontaires avec préméditation sur la personne de Didier Contant, journaliste décédé en février 2004, alors qu’il s’apprêtait à publier une enquête sur la mort des moines de Tibhirine. Dans cet entretien, la compagne de Didier Contant s’en prend au lobby des qui-tue-quistes en France et attend que justice soit faite.

    Liberté : Que signifie pour vous la mise en examen par la justice française du journaliste Jean-Baptiste Rivoire de Canal Plus dans l’affaire Contant ?

    Rina Sherman : Cela signifie tout simplement qu’au terme de l’instruction menée par le juge Patrick Ramael, il y aura un procès avec des audiences publiques et que M. Rivoire est mis en examen pour violence volontaire n’ayant pas entraîné une incapacité de travail. Autrement dit, il n’y a pas eu de violence physique, mais la violence préméditée morale est reconnue. C’est très important, après quatre ans de bataille que j’ai menée.

    Vous êtes à l’origine de cette plainte en justice ?

    Je me suis constituée effectivement partie civile. Il faut savoir qu’un bon nombre de journalistes devaient se joindre à moi. Au moment du passage à l’acte, il n’y avait plus personne. J’ai été emmenée à le faire toute seule.

    Qu’attendez-vous de ce procès ?

    Que justice soit faite tout simplement. Que les faits soient reconnus. Qu’on reconnaisse qu’il y a eu transgression, que nous n’étions plus dans une démarche journalistique. Je n’entends par là que les rumeurs qui ont été répandues et prises pour argent comptant par les analystes qui n’ont à aucun moment demandé à Jean-Baptiste Rivoire d’apporter la preuve de ses allégations. Il n’y en a eu aucun pour prendre la plume et dénoncer cela. Sauf le journal Marianne et le Goléas qui a fait un beau dossier en prenant le soin d’entendre toutes les parties. C’était une analyse de fond.

    Comment expliquez-vous cette attitude des médias français vis-à-vis du cas Contant ?

    Je pense qu’au niveau banal, chacun protégeait son boulot, sa prochaine pige et qu’au niveau secondaire, il y a eu des manipulations en série dont je ne connais pas tous les aboutissants. Un jour, on les connaîtra peut-être.

    Le lobby du “qui-tue-qui ?” est-il toujours puissant en France ?

    Moins qu’avant. Il y a notamment François Geses, le patron des éditions “La Découverte”, qui continue par le biais de la plate-forme d’Algeria Watch de publier des articles de propagande, toujours sans apporter la preuve de ce qu’il avance. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il présente sous forme journalistique des allégations qui ne sont pas accompagnées de preuves ou de travail en profondeur.

    Pourquoi la justice a tant tardé à ouvrir une instruction sur le suicide de votre compagnon ?

    Il y a eu une pré-enquête menée par la brigade antiterroriste qui a conclu hâtivement au suicide banal d’un individu qui avait pas mal de problèmes. Il faudrait leur poser la question. Moi, je l’ai fait et ils ne m’ont pas répondu.

    Quelle question ?

    Pourquoi ils ont conclu à un suicide, alors que la justice a procédé à une mise en examen ?

    Vous n’êtes personnellement pas convaincue de la thèse du suicide ?

    J’ai l’intime conviction que Didier Contant a été poussé par cette pression, cette campagne de rumeurs à se suicider. Il a été atteint dans sa dignité, son honneur et ses capacités professionnelles.

    Quand on a été le rédacteur en chef de la prestigieuse agence Gamma au moment de son sommet et qu’on a collaboré avec notamment le Figaro très confortablement avec des sujets profonds et variés et que du jour au lendemain, on n’est pas recevable dans aucune rédaction, il y a de quoi être déstabilisé.

    On l’a traité comme une double barbouze ayant harcelé l’épouse de Abdelkader Tigha. Alors qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse de son corps, alors que de son esprit, il n’existe plus rien ? Contant, c’était quelqu’un qui a cherché et entendu les gens de tous les bords dans son enquête. Il ne se contentait pas de trouver des témoignages qui allaient dans un sens. C’est ça qui n’a pas plu. C’est le fait que c’était un véritable travail de journaliste. Didier était un journaliste de fond et un militant d’aucune cause.

    Dans votre quête de révéler au grand jour la vérité, vous avez souffert de la même solitude. Comment avez-vous vécu cette situation ?

    Dans le sillage de Didier Contant, je me suis retrouvée dans la même situation que lui. J’avais le choix de continuer toute seule ou de me taire. Pour moi, si je me taisais, je n’existais plus. Si l’on ne peut plus parler, s’exprimer librement, la vie n’a plus de sens.

    Vous êtes en train d’écrire un livre sur la liberté d’expression en France et du lobby “qui-tue-qui ?” Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

    Le projet de livre en préparation essaye de retracer l’évolution de la mentalité occidentale de cette frange de la gauche française qui a enfanté aujourd’hui la mentalité de “qui-tue-qui ?” À la fin de la Seconde Guerre mondiale et au début de la guerre froide, après le congrès de la liberté de la culture pour retracer exactement comment la mentalité de cette frange européenne a évolué pour avoir aujourd’hui ce levier de “qui-tue-qui ?”

    Comment, justement, ce clan a-t-il évolué ?

    Je suis au début de ma recherche, je ne peux pas vous donner toutes les clés maintenant. Il faudra attendre la sortie du livre qui, évidemment, représente un énorme travail. Mais, je pense qu’il y a eu une sorte de dressement d’une partie de la gauche pour contrecarrer le communisme qui, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, était en position de devenir un pouvoir en France et en Italie, notamment.

    Que représente pour vous votre participation à ce colloque sur le terrorisme ?

    C’est heureusement pour moi la seconde fois que je viens en Algérie. Je suis venue en novembre dernier. Cela signifie pour moi une opportunité de liberté d’expression que je prends avec les deux mains.

  7. #14
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    Samedi 14 Février 2009 -- Le juge d'instruction parisien, Patrick Raphaël, qui enquêtait sur les circonstances du décès du grand reporter Didier Contant, a ordonné, le 5 février dernier, le renvoi du journaliste Jean-Batiste Rivoire devant le tribunal correctionnel de Paris, pour les chefs d'inculpation de violences volontaires préméditées. C'est ce qu'a annoncé mercredi, l'auteur du livre Le huitième mort de Tibhirine, Rina Sherman, qui est aussi la compagne de Didier Contant, décédé il y a cinq ans. Les deux journalistes, pour rappel, enquêtaient sur les circonstances de la mort, en 1996, des sept moines de Tibhirine. Selon Rina Sherman, « cette querelle entre les deux journalistes n'a sans doute pas retenu jusqu'à présent toute l'attention que mérite cette étrange affaire qui, souligne-t-elle, dépasse de loin une simple rivalité professionnelle ».

    Rappelant les faits ayant précédé la mort de Contant, la rédactrice du communiqué souligne qu'en janvier 2004, Didier Contant, qui avait publié un premier sujet dans le Figaro Magazine, s'apprêtait à proposer à l'hebdomadaire un nouvel article contredisant totalement la thèse de Jean-Batiste Rivoire. Au cours de sa dernière investigation, poursuit Sherman, le grand reporter avait trouvé de nouveaux témoins, qui lui auraient affirmé que les sept moines avaient été assassinés par le Groupe islamique armé GIA. Contant avait recueilli des témoignages mettant en doute la crédibilité des propos du sous-officier déserteur algérien, Abdelkader Tigha.

    « L'enquête de Rivoire reposait en grande partie sur les déclarations de ce sous-officier déserteur, qui mettait en cause l'armée algérienne dans l'assassinat des moines », lit-on dans ce communiqué. Les révélations de Tigha, signale la compagne de Contant, ont été largement exploitées par un certain nombre de personnes ayant manifesté un vif intérêt pour la situation en Algérie et qui dénoncent sans nuance, depuis plusieurs années, l'instrumentalisation du terrorisme islamiste par le gouvernement algérien. « Dans l'intention d'empêcher toute nouvelle publication de son confrère, Jean Batiste Rivoire a contacté les rédactions parisiennes en se réclamant de sources dignes de foi, pour accuser, ni plus ni moins, Didier Contant d'être un agent des services secrets algériens », poursuit le communiqué.

    Rina Sherman indique en outre, que de nombreux journalistes, témoins des faits, entendus par le juge d'instruction ont confirmé la réalité des accusations proférées par Rivoire et le caractère gravissime d'une telle manoeuvre, qui condamne la personne visée à une perte totale de crédit et à sa mort professionnelle. « Didier Contant n'a pas supporté d'être ainsi calomnié et mis en cause dans son intégrité professionnelle », souligne le même document.

    Il y a quatre ans, la compagne de Didier Contant a porté plainte et s'est constituée partie civile. Elle a, depuis, relaté sa propre enquête dans un ouvrage intitulé Le huitième mort de Tibhirine, ainsi que dans le film Paris de mes exils. Pour conclure, Rina Sherman souligne que l'information judiciaire a, aujourd'hui, confirmé totalement les faits dénoncés à l'encontre de Jean-Batiste Rivoire. « Un journaliste manipule volontairement une information, une infime calomnie, la diffuse, d'autres ne la vérifient pas, un dernier en fait les frais... c'était l'affaire Contant. Avec ce renvoi devant la juridiction correctionnelle, on va pouvoir désormais parler de l'affaire Rivoire », conclut le communiqué.

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